Pratiquant fort volontiers la navigation de randonnée à bord de petits
bateaux (yole de mer, dériveur, canoë, kayak, un peu de croiseur habitable),
et amoureux des bateaux en bois, je suis très attiré par les kayaks pliants
de type Nautiraid. Dès que mon banquier est d'accord, je craque !
Les programmes de navigation envisagés seraient les suivants : descentes de
fleuves et navigations en mer abritée en solo ou en flotille, et dès que
l'esquimautage sera parfaitement maîtrisé, randonnées côtières en bordure de
mer,(dans la limite de la 6ème catégorie) et nuits à la belle étoile sur des
îlots grands comme des mouchoirs de poche.
Deux modèles me plaisent bien : le Greenlander 1 500-4 Expédition Bois (ma
doué, qu'est-ce qu'il est beau...mais qu'est-ce qu'il est cher...), et le
RAID I 460-4 Expédition Bois. Quelqu'un dans l'assistance a-t-il eu
l'occasion d'essayer ce genre de bateau ?
Mes questions sont les suivantes :
Pour le Greenlander :
- Qu'en est-il de la stabilité par rapport à un kayak de rando en fibre de
verre? (genre Polyform ou Plasmor)
- Est-ce que le bateau s'appuie vraiment sur le stabilair dans un coup de
gîte ? Peut-on naviguer stabilairs dégonflés sur mer d'huile, le bateau
va-t-il y gagner un peu de finesse ?
- sans attendre les performances d'un kayak en fibre, les sensations de
glisse sont-elles malgré tout au rendez-vous ?
- Peut-on stocker, à l'intérieur du bateau, une petite tente, duvet, et le
minimum vital pour 4 à 5 jours d'autonomie pour un pagayeur (sans oublier
les jumelles pour observer les martins-pêcheurs...ou les fous de bassan...)
?
- Pour le RAID 460 Expédition :
- N'a-t-on pas trop l'impression de conduire un 38 tonnes? (72 cm de large,
quand même...)
- Pour les deux bateaux:
- Résistance de la toile ?
- Etanchéité ?
- Entretien ?
- SAV ?
- Quid au sujet du gréement proposé par la Sté Nautiraid ? objet de
décoration, gadget, ou réellement utilisable ? A partir de quelle allure ?
- Le montage/démontage de l'ossature : prise de tête, ou partie de plaisir ?
- L'emmener au bout du monde, démonté, dans un train ou la cale d'un avion.
Réalité plausible, ou argument commercial un peu bidon ?
Si quelqu'un connaissait une adresse où je pourrais louer ce genre de
matériel (et si en plus ça pouvait être en Bretagne...) ce serait très sympa
de m'en faire part.
Merci d'avance
Dominique Hottois (44).
Largement supérieur à un kayak de mer en fibre, beaucoup plus fin...
> - Est-ce que le bateau s'appuie vraiment sur le stabilair dans un coup de
> gîte ?
Ce ne sont pas des bateaux qui gitent (sauf à la voile). Il n'y a rien pour
caler les genoux pour faire giter le bateau. En mer, la gite ne sert
d'ailleurs pas à grand chose. Et ce ne sont en ancun cas des bateaux de
rivière.
> Peut-on naviguer stabilairs dégonflés sur mer d'huile, le bateau
> va-t-il y gagner un peu de finesse ?
Je ne pense pas : les stabilairs gonflés participent à la rigité du navire.
> - sans attendre les performances d'un kayak en fibre, les sensations de
> glisse sont-elles malgré tout au rendez-vous ?
Beaucoup moins qu'un kayak de mer en fibre monoplace, un peu moins que le
biplace fibre que j'ai pus essayer (de mémoire, un indiana 2 qui avait le
gros défaut de déraper dans les vagues).
> - Peut-on stocker, à l'intérieur du bateau, une petite tente, duvet, et le
> minimum vital pour 4 à 5 jours d'autonomie pour un pagayeur (sans oublier
> les jumelles pour observer les martins-pêcheurs...ou les fous de
bassan...)
> ?
>
Pas de problème, j'ai fait strasbourg - Paris par les canaux, la marne et la
seine avec matériel de camping etc...(mais je n'ai pas vu de fous de bassan
;o)
> - Pour le RAID 460 Expédition :
> - N'a-t-on pas trop l'impression de conduire un 38 tonnes? (72 cm de
large,
> quand même...)
>
> - Pour les deux bateaux:
> - Résistance de la toile ?
> - Etanchéité ?
> - Entretien ?
Le Klepper appartenait à mn père et avait plus de 30 ans (kayak des années
50). Malgrès son age, il a très bien supporter les 500 kms. Seules quelques
vis avait tendance à s'échapper sur l'armature. Il faut dire qu'on avait
effectuer quelques portages du bateau chargé.
Avec l'age, le caoutchouc avait aussi tendance à se décomposer.
> - SAV ?
Jamais eu besoin.
> - Quid au sujet du gréement proposé par la Sté Nautiraid ? objet de
> décoration, gadget, ou réellement utilisable ? A partir de quelle allure ?
Je ne conais pas celui de nautiraid. Le Klepper avait deux dérives
latérales, un gréément houari avec foc assez efficace avec deux bémol :
- il ne faut esperer remonter trop près du vent
- si le vent forcit, le bateau gite et il n'y a pas de rappel possible.
Enfin, le gréement et les dérives prennent de la place. J'avais donc
renoncer à l'emporter pour Strasbourg - Paris.
> - Le montage/démontage de l'ossature : prise de tête, ou partie de plaisir
?
> - L'emmener au bout du monde, démonté, dans un train ou la cale d'un
avion.
> Réalité plausible, ou argument commercial un peu bidon ?
>
Possible si tu accepte de n'avoir que peu d'autres bagages (because poids en
soute). Ainsi, j'ai emmener des VTT au mali (20 kg le VTT Carrefour) en
ayant tous lmes bagages en bagage à main. Attention, maintenant, ils ont
tendance à peser les bagages à main.
> Si quelqu'un connaissait une adresse où je pourrais louer ce genre de
> matériel (et si en plus ça pouvait être en Bretagne...) ce serait très
sympa
> de m'en faire part.
>
> Merci d'avance
>
> Dominique Hottois (44).
>
---
Gérard au tiers (finalement, la voile, c'est moins fatiguant...)
> Je n'ai jamais navigué sur les notiraid mais sur un Klepper, qui somme toute
> est assez similaire.... Je vais donc essayer de te répondre...
> "dominique.hottois" <dominiqu...@online.fr> a écrit dans le message de
> news: BAE5E53D.E60%dominiqu...@online.fr...
>> Bonjour à tous,
>>
>> ...
>> Les programmes de navigation envisagés seraient les suivants : descentes
> de
>> fleuves et navigations en mer abritée en solo ou en flotille, et dès que
>> l'esquimautage sera parfaitement maîtrisé, randonnées côtières en bordure
> de
>> mer,(dans la limite de la 6ème catégorie) et nuits à la belle étoile sur
> des
>> îlots grands comme des mouchoirs de poche.
>>
> A mon avis, oublie l'esquimautage : La lageur du bateau et les stabilairs
> n'aideront pas au retournement. Si en plus il s'agit d'un bi-place,
> j'imagine la synchro nécessaire entre les deux pagayeurs....Ces bateaux sont
> très stables et dans des conditions "normales" d'utilisation, tu ne devrait
> pas chavirer.
Mmouais...autant l'esquimautage sur un biplace me paraît plus tenir de
l'exercice de style, voire même du numéro de cirque, que de la manoeuvre de
sécurité (je n'ose même pas imaginer ce qui pourrait se passer si les
pagayeurs sous l'eau essaient de redresser le bateau en tirant chacun de son
côté...), je pense que sur un monoplace (car c'est un monoplace que je
compte acquérir) la question mérite d'être posée. On peut quand même être
rapidement coiffé et destabilisé par une vague un peu vicieuse, même par
beau temps (passage à fond les manettes d'une grosse vedette, par ex). Je
vous tiendrai au courant de mes tentatives d'esquimautage sur un tel engin
(à moins que je reste indéfiniment maintenu dans la position du pagayeur à
l'envers, faisant risette aux poissons...)
>> ...
>>
>> Mes questions sont les suivantes :
>> Pour le Greenlander :
>> - Qu'en est-il de la stabilité par rapport à un kayak de rando en fibre de
>> verre? (genre Polyform ou Plasmor)
>
> Largement supérieur à un kayak de mer en fibre, beaucoup plus fin...
>
>> - Est-ce que le bateau s'appuie vraiment sur le stabilair dans un coup de
>> gîte ?
>
> Ce ne sont pas des bateaux qui gitent (sauf à la voile). Il n'y a rien pour
> caler les genoux pour faire giter le bateau. En mer, la gite ne sert
> d'ailleurs pas à grand chose. Et ce ne sont en ancun cas des bateaux de
> rivière.
la navigation en eau douce est sûrement un peu plus éreintante que sur une
coque plus étroite, mais bon, cette utilisation devrait être marginale, je
me traîne aussi parfois en rivière dans une yole de mer en voyant filer des
skiffs larges comme des allumettes. Le plaisir est là, et c'est peut-être
l'essentiel. Les bateaux de mer ne s'expriment pleinement que sur la mer, il
y a bien des 4X4 en plein Paris qui ne verront jamais la moindre tache de
boue... Et ça ne choque plus personne...
>
>> Peut-on naviguer stabilairs dégonflés sur mer d'huile, le bateau
>> va-t-il y gagner un peu de finesse ?
>
> Je ne pense pas : les stabilairs gonflés participent à la rigité du navire.
Rassure- moi : le bateau ne se disloque pas en cas de crevaison, hein?
>
>> - sans attendre les performances d'un kayak en fibre, les sensations de
>> glisse sont-elles malgré tout au rendez-vous ?
>
> Beaucoup moins qu'un kayak de mer en fibre monoplace, un peu moins que le
> biplace fibre que j'ai pus essayer (de mémoire, un indiana 2 qui avait le
> gros défaut de déraper dans les vagues).
J'ai également testé un biplace fibre qui ne m'a pas laissé un souvenir
impérissable...et puis j'aime bien être seul à bord : on sent bien mieux
toutes les réactions du bateau, ça me paraît aussi plus pédagogique : quand
il y a une connerie de faite, on ne cherche pas longtemps le fautif...
>
>> - Peut-on stocker, à l'intérieur du bateau, une petite tente, duvet, et le
>> minimum vital pour 4 à 5 jours d'autonomie pour un pagayeur (sans oublier
>> les jumelles pour observer les martins-pêcheurs...ou les fous de
> bassan...)
>> ?
>>
> Pas de problème, j'ai fait strasbourg - Paris par les canaux, la marne et la
> seine avec matériel de camping etc...(mais je n'ai pas vu de fous de bassan
> ;o)
Mais ton Klepper, c'est un mono ou un biplace ? Il fait quelle longueur? Et
je tiens beaucoup à caser le maximum DANS le bateau, de façon à limiter le
fardage...
Pas de fous de bassan entre Paris et Strasbourg ? Sans vouloir te vexer, tu
n'a pas dû bien chercher... :))))
>
>> - Pour le RAID 460 Expédition :
>> - N'a-t-on pas trop l'impression de conduire un 38 tonnes? (72 cm de
> large,
>> quand même...)
>>
>> - Pour les deux bateaux:
>> - Résistance de la toile ?
>> - Etanchéité ?
>> - Entretien ?
>
> Le Klepper appartenait à mn père et avait plus de 30 ans (kayak des années
> 50). Malgrès son age, il a très bien supporter les 500 kms. Seules quelques
> vis avait tendance à s'échapper sur l'armature. Il faut dire qu'on avait
> effectuer quelques portages du bateau chargé.
>
> Avec l'age, le caoutchouc avait aussi tendance à se décomposer.
>
>> - SAV ?
>
> Jamais eu besoin.
>
>> - Quid au sujet du gréement proposé par la Sté Nautiraid ? objet de
>> décoration, gadget, ou réellement utilisable ? A partir de quelle allure ?
>
> Je ne conais pas celui de nautiraid. Le Klepper avait deux dérives
> latérales, un gréément houari avec foc assez efficace avec deux bémol :
> - il ne faut esperer remonter trop près du vent
> - si le vent forcit, le bateau gite et il n'y a pas de rappel possible.
>
> Enfin, le gréement et les dérives prennent de la place. J'avais donc
> renoncer à l'emporter pour Strasbourg - Paris.
>
Le gréement Nautiraid consiste en deux "ailes" ressemblant à des éventails
articulés autour d'un mat très court, et il n'y a pas de dérive. J'ai bien
peur que ça ne soit utilisable uniquement aux allures (très?) portantes. Le
gréement du Klepper me paraît bien plus efficace : GV houari lattée,
hale-bas,foc, dérives latérales, et même un petit banc de rappel amovible.
Même s'il ne doit pas pointer comme un 12m J.I, la plage d'utilisation me
paraît plus conséquente... Un tel gréement doit pouvoir être construit sans
trop de problèmes. Mais il est vrai aussi que les Klepper qui accueillent
ces gréements font 87 cm de bau...Pfff...à cogiter, donc...
Sinon, reste la transformation du Nautiraid en trimaran : deux poutres en
lamellé-collé, deux flotteurs en Klegecell, un beau gréement, et Yaouhhh...
(déjà fait, je l'ai vu !) Mais on s'éloigne un peu de l'esprit kayak de
mer...
>> - Le montage/démontage de l'ossature : prise de tête, ou partie de plaisir
> ?
>> - L'emmener au bout du monde, démonté, dans un train ou la cale d'un
> avion.
>> Réalité plausible, ou argument commercial un peu bidon ?
>>
> Possible si tu accepte de n'avoir que peu d'autres bagages (because poids en
> soute). Ainsi, j'ai emmener des VTT au mali (20 kg le VTT Carrefour) en
> ayant tous lmes bagages en bagage à main. Attention, maintenant, ils ont
> tendance à peser les bagages à main.
>
>> Si quelqu'un connaissait une adresse où je pourrais louer ce genre de
>> matériel (et si en plus ça pouvait être en Bretagne...) ce serait très
> sympa
>> de m'en faire part.
>>
>> Merci d'avance
>>
>> Dominique Hottois (44).
>>
>
> ---
> Gérard au tiers (finalement, la voile, c'est moins fatiguant...)
Peut-être, mais ça ne rase pas les cailloux d'assez près...
Merci beaucoup pour tes expériences et renseignements.
Amicalement
Dominique Hottois
>
>
C'était un bi (type aerius II). Je l'ai revu au salon il n'y a pas longtemps
et j'ai l'impression que le modèle n'a pas changé, à par la mousse sur les
sieges...Tout tenait dans les pointes hors le chariot de portage acheté en
cours de route et attaché sur le bateau, ce qui faisait rigoler les passants
(regarde, ils ont une roue de secours !). La pointe avant était assez
accessible.
>...
> Le gréement Nautiraid consiste en deux "ailes" ressemblant à des éventails
> articulés autour d'un mat très court, et il n'y a pas de dérive. J'ai bien
> peur que ça ne soit utilisable uniquement aux allures (très?) portantes
> ...
C'est clair, mais la place de ce gréement plié doit être assez faible ? Si
tu as un gouvernail à palonnier, tu peux peut-être aussi utiliser un cerf
volant? (jamais testé).
> ---
Gérard au tiers
Possesseur d'un biplace en fibre (Polyform K2000) je réponds entre les
lignes pour ce que je sais.
> Les programmes de navigation envisagés seraient les suivants : descentes
de
> fleuves et navigations en mer abritée en solo ou en flotille, et dès que
> l'esquimautage sera parfaitement maîtrisé, randonnées côtières en bordure
de
> mer,(dans la limite de la 6ème catégorie) et nuits à la belle étoile sur
des
> îlots grands comme des mouchoirs de poche.
N'attends pas de maitriser l'esquimautage pour aller en mer : il en faut
vraiment beaucoup pour renverser un kayak de mer. Bien sûr il faut
s'entraîner pour remonter à bord après chavirage. (Sur un double :
- après chavirage, on sort du bateau et on crache l'eau avalée,
- on redresse et on vide (deux écopes indispensables),
- on stabilise le bateau avec la pagaie en travers et un gilet en guise de
flotteur,
- on monte chacun son tour, je donne pas la méthode : on change tout le
temps)
> - Peut-on stocker, à l'intérieur du bateau, une petite tente, duvet, et le
> minimum vital pour 4 à 5 jours d'autonomie pour un pagayeur (sans oublier
> les jumelles pour observer les martins-pêcheurs...ou les fous de
bassan...)
> ?
Sur notre double, qui a un volume bien moindre qu'un Nautiraid, on stocke
pour six jours d'autonomie. Restent dehors : la tente et un karimat. Même si
le bateau semble hyper chargé, bien peu stable et offrir beaucoup de
fardage, on a essuyé pas mal de vent et de vagues sans problèmes. Conclusion
: aucun problème avec un Nautiraid !
> - L'emmener au bout du monde, démonté, dans un train ou la cale d'un
avion.
> Réalité plausible, ou argument commercial un peu bidon ?
Bien sûr que c'est plausible. Et c'est pour cela que je changerais mon kayak
!
Yves