Voilà: aujourd'hui, c'était mon deuxième jour en solo sur des TDP à Toussus,
et je reconnais que, bon Dieu, qu'est-ce que je peux baliser dès le moment
où je me trouve en base!
Rester dans le plan, que je conserve assez aisément avec mon instructeur,
devient une mission beaucoup plus difficile lorsque je suis seul à bord.
Alors quand je lis sur le net des types qui racontent que leurs lachés, ils
se sont passés en chantant à tue-tête dans le cockpit, je me dis: ils sont
soit con, soit super balèze, soit ils évoluent dans un aérodrome où le
traffic est nul, soit.........c'est moi qui suit une poule mouillée!!
Si quelqu'un d'assez humble, honnête et expérimenté a connu ce problème puis
compris le travail qu'il faut faire sur soit pour aller au delà de ce putain
de facteur humain, j'espère qu'il le sera aussi pour faire partager son
envie de se dépasser.....
Quoi qu'il en soit, j'attend vos réponses..........
Chris.
En ce qui me concerne j'en suis encore loin de mon premier vol solo...
10 ou 15H
Mais je comprends tout a fait . Je pense que mon premier reflexe serait
d'en parler avec l'instructeur, non?
Si je peux faire la relation avec la voiture : quand j'ai eu mon permis
mon premier trajet n'a pas ete sans stress. Puis petit a petit la
confiance s'installe.
Je pense qu'ici c'est pareil.
Je suis curieux de connaitre le sentiment des autres pilotes
experimentes.
a+
Jean qui lui tarde d'etre a demain pour aller voler surtout vu le temps
qu'il fait ici (LFCL).
Bons vols
Jean a écrit :
> > Si quelqu'un d'assez humble, honnête et expérimenté a connu ce problème puis
> > compris le travail qu'il faut faire sur soit pour aller au delà de ce putain
> > de facteur humain, j'espère qu'il le sera aussi pour faire partager son
> > envie de se dépasser.....
> >
Je ne suis lâché (ULM) que depuis quelques heures et je ressens encore
un peut de stress lorsque je suis seul à bord. Ma solution : décolage ->
2 TDP pour décompresser -> atterrissage -> détente au moins 1/2 heure.
De cette façon, je n'ai plus de stress lors du vol suivant.
Bon, bien sur, en ULM, c'est plus facile. En plus, la piste et le TPD
sont toujours vide...
De mon point de vue, si tu ne surmonte pas ton stress, vole quelques
heures de plus avec un instructeur. De toute façon, ça ne peut pas faire
de mal ;-)
Maintenant j'attends impatiemment - mais avec appréhension - ma première nav
solo ...
Gilles
Maintenant
> Salut
> Ceci est un appel à témoignages.
Le titre est un peu fort, le lieu du lacher trés inhospitalier. Je n'y
suis allé qu'une fois et j'ai dit "c'est la dernière".
Il est normal d'être tendu dans ces cas là, la joie ne s'exprime que
retour au sol.
Pour info, avec 5000 heures, dans mon petit bolide acheté il y a un mois,
j'ai fait 4h00 de mania avant de penser que je pouvais mettre un de mes
enfants à coté de moi.
Que du trés normal donc.
--
MiniCab F-PRAZ
Philippe Vessaire
vessaire.philippe@___No_Spam___free.fr
Pour répondre à Jean, je ne pense surtout pas qu'il faille en parle à mon
instructeur!!!!!
D'une part, parce qu'il le sait sûrement (en tout cas, il doit savoir
que c'est une épreuve obligatoire, sorte de baptême du feu, à surmonter)
donc le lui rappeller ne servirait à rien ;
D'autre part, vu que nous tenons tous à voler rapidement en solo et
que je suis prêt à passer outre mes émotions pour pouvoir enfin voler de mes
propres ailes, je pense que cette démarche ne ferait que repousser ce moment
tant attendu! et ça, hors de question!!
Pour répondre à JSW, le fait que la piste et le TDP soient toujours vides
constitue assurément un facteur, je dirais amoindrissant du point de vue du
stress. De plus, étant donné que les avions sont réservés longtemps à
l'avance, il nous est difficile de "pauser" puis de reprendre le
vol......mais de toutes façons, qui le voudrait?
Je précise que nous effectuons toujours, mon instructeur et moi-même,
deux tours de piste ensemble avant qu'il ne décide si, oui ou non, je suis
en forme pour un solo....Je n'ai donc pas bien évidemment abandonné mon
instructeur ;-) et je continue donc à bénéficier de sa rassurante
présence....
Merci pour le message de soutient de Pierre à qui je glisse que je vole à
l'ACOP si ça lui dit quelque chose....
Je terminerai par Gilles qui vraisemblablement a bien compris là où je
voulais en venir. Merci Gilles d'avoir le courage et l'humilité de dire ton
appréhension...C'est tout à fait le type de message que j'espérais
recevoir......
Bon vol à tous et........soyez prudents!
Christophe_______
Pour répondre à Jean, je ne pense surtout pas qu'il faille en parle à mon
instructeur!!!!!
D'une part, parce qu'il le sait sûrement (en tout cas, il doit savoir
que c'est une épreuve obligatoire, sorte de baptême du feu, à surmonter)
donc le lui rappeller ne servirait à rien ;
D'autre part, vu que nous tenons tous à voler rapidement en solo et
que je suis prêt à passer outre mes émotions pour pouvoir enfin voler de mes
propres ailes, je pense que cette démarche ne ferait que repousser ce moment
tant attendu! et ça, hors de question!!
Pour répondre à JSW, le fait que la piste et le TDP soient toujours vides
constitue assurément un facteur, je dirais amoindrissant du point de vue du
stress. De plus, étant donné que les avions sont réservés longtemps à
l'avance, il nous est difficile de "pauser" puis de reprendre le
vol......mais de toutes façons, qui le voudrait?
Je précise que nous effectuons toujours, mon instructeur et moi-même,
deux tours de piste ensemble avant qu'il ne décide si, oui ou non, je suis
en forme pour un solo....Je n'ai donc pas bien évidemment abandonné mon
instructeur ;-) et je continue donc à bénéficier de sa rassurante
présence....
....Toujours en attente de la réponse d'une âme soeur....
Merci pour le message de soutient de Pierre à qui je glisse que je vole à
Tomcat
Christophe <cristal.@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
8qg3e9$i8i$1...@wanadoo.fr...
Chris
--
scale modelsim website : http://go.to/flying-frog/
forum pictaviafrance : http://communities.msn.fr/Pictaviafrance
forum pictautofrance : http://communities.msn.fr/Pictautofrance
Christophe <cristal.@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
8qg44i$55m$1...@wanadoo.fr...
<cristal.@wanadoo.fr> a écrit dans le message : 8qfnt6$ot8$1...@wanadoo.fr...
> Salut
> Ceci est un appel à témoignages.
>
patrick andreaux <andr...@worldnet.fr> a écrit dans le message :
8qgbik$hc$1...@news4.isdnet.net...
Je dois en être à 1h ou 2 de solo et je m'emm... profondément à faire des
tours de pistes (à CHAVENAY, où j'ai eu droit aussi à pas mal de trafic).
Mon premier vol solo ? J'étais hyper content, d'autant que je ne m'y
attendais pas, et j'ai eu l'impression de voler (et atterir surtout) bien
mieux que lorsque j'étais avec mon instructeur, qui parfois me stressait, en
fait..
Tant que tu as la vitesse qui va bien, que peut-il arriver ? Pas grand
chose, à part devoir remettre les gaz s'il y a trop de traffic (ce à quoi
j'ai eu droit au deuxième vol solo) et je trouve çà plus distrayant qu'autre
chose (de devoir remettre les gaz).
A mon avis le stress ne peut venir que d'une sensation d'insécurité ou de la
peur de faire une c... Cette sécurité étant acquise par la seule vitesse
(dans ce cas-là) et un minimum de maîtrise de l'avion (très tolérant),
regardes le paysage et déjà çà ira mieux...
Enfin, AMHA
Dis nous comment se passe la suite...
Vincent
Pour ma part, il me semblait que pendant mon premier vol solo j'étais plutôt
tranquille. Mais, après ton message, je me suis souvenu que je chantais très
fort, pas parce que j'étais content mais plutôt pour me calmer. En fait
j'était tellement nerveux que j'en tremblais. Ma solution : je me suis dis
que c'était normal et que cela allait passé et ça à marché. Au bout d'une ou
deux heures de tdp j'étais plus tranquille.
Par contre j'ai toujours gardé une appréhension des contacts radio. J'ai
peur de dire n'importe quoi. Est ce que quelqu'un pourrai me conseiller?
Myp20
Rien de tout ça : chacun réagit à sa façon.
Je me souviens de mon lâcher (je n'avais que 7 h 30 de double, et il m'a
pris par surprise). Après 3 ou 4 TDP en double, mon instructeur me fait
rentrer à la base, mais au moment d'arrêter le moteur (mais oui, j'ai
commencé mon apprentissage à l'envers puisque je suis passé au planeur
après le ventilateur), il me demande de ne pas le faire, mais de continuer
mes TDP sans lui.
Je lui demande : « Sérieux ? »
Il me répond : « Oui, tu peux le faire tout seul puisque je n'ai rien touché
depuis notre départ. »
Je le crois, je retourne en piste et je redécolle, en suivant bien les
quelques consignes supplémentaires dont je vous fais grâce.
Je suis de nature craintive et pourtant, la peur n'a jamais fait partie
de ce lâcher, pas plus que des vols solo qui ont suivi (elle est revenue
quelques années plus tard, après quelques années restés au sol et un
réapprentissage mal contrôlé).
En une seule phrase, cet instructeur m'a donné tout ce qui me manquait :
la confiance. Et ça a marché.
La relation entre un instructeur et son élève peut faire toute la
différence au monde. Ce premier instructeur, je lui faisais pleinement
confiance et il avait le don de deviner l'appréhension des élèves et
de les aider à contrôler cette appréhension.
Par contre, j'ai aussi connu un instructeur macho, très macho, du type
qui veut que tu te sentes riddicule si tu as quelque appréhension, et qui
te fais faire des manoeuvres inutilement acrobatiques (je n'ai surtout
pas dit voltige).
Aujourd'hui, c'est à mon tour de lâcher des élèves. Si le niveau d'habileté
y est mais que la confiance n'y est pas, l'élève reste en double (même chose
si la confiance précède l'habileté, et ça devient de la surconfiance, encore
plus dangereuse que le manque).
Le gain de confiance chez les élèves lâchés est le lot de la majorité.
De la majorité, mais il reste la minorité, celle qui a des problèmes.
Il faut travailler à les résoudre et ça, c'est souvent le rôle de
l'instructeur. J'ai eu des cas très difficiles, mais peu d'insolubles.
> Si quelqu'un d'assez humble, honnête et expérimenté a connu ce problème puis
> compris le travail qu'il faut faire sur soit pour aller au delà de ce putain
> de facteur humain, j'espère qu'il le sera aussi pour faire partager son
> envie de se dépasser...
C'est un problème de confiance. Si ton instructeur n'a jamais abordé ce
problème et n'a jamais tenté de le résoudre (j'espère que tu n'es pas de
ceux qui n'osent pas l'avouer par crainte de retomber en double), il doit
le faire (ou tu en trouves un autre). Avec un peu de chance, tu peux
trouver la perle d'instructeur qui va savoir te convaincre de tes capacités,
ce qui va atténuer tes appréhensions.
Il faut aussi être très très méthodique. Ce sont les élèves qui me l'ont
appris, en me disant que les instructeurs peu disciplinés ne leur inspiraient
pas confiance et que ça rendait l'apprentissage plus difficile.
Bonne chance !
Jean
> Pour info, avec 5000 heures, dans mon petit bolide acheté il y a un mois,
C'est quoi déjà ton petit bolide ?
Jean
j'ai egalement ete lache a toussus (aeroclub air france) , et si tu es
anxieux a l'idee de solo-er, je te conseillerai d'essayer de te faire lacher
surtout pas le weekend deja et puis tu peux essayer sur un autre terrain
moins contraignant genre chartres ou dreux ..de toutes facons ca viendra
avec l'experience a mon avis!
bon courage!!
Marc
<cristal.@wanadoo.fr> wrote in message news:8qfnt6$ot8$1...@wanadoo.fr...
> Salut
> Ceci est un appel à témoignages.
>
> Voilà: aujourd'hui, c'était mon deuxième jour en solo sur des TDP à
Toussus,
> et je reconnais que, bon Dieu, qu'est-ce que je peux baliser dès le moment
> où je me trouve en base!
> Rester dans le plan, que je conserve assez aisément avec mon
instructeur,
> devient une mission beaucoup plus difficile lorsque je suis seul à bord.
>
> Alors quand je lis sur le net des types qui racontent que leurs lachés,
ils
> se sont passés en chantant à tue-tête dans le cockpit, je me dis: ils sont
> soit con, soit super balèze, soit ils évoluent dans un aérodrome où le
> traffic est nul, soit.........c'est moi qui suit une poule mouillée!!
>
> Si quelqu'un d'assez humble, honnête et expérimenté a connu ce problème
puis
> compris le travail qu'il faut faire sur soit pour aller au delà de ce
putain
> de facteur humain, j'espère qu'il le sera aussi pour faire partager son
Bref ce que je voulais te dire concernait mon apréhension. J'ai été
laché au bout de 10 heures de vol en double commande. Pour être honnête et
sans prétention, je fais tout pour! dès le moment où je suis en double,
l'ensemble de mes actes sont irréprochables....le type a toutes les raisons
de me lacher!
Voilà le problème : en deux heures de TDP solo, il y a eu deux ATT où
j'ai vraiment faillit me mettre dans le décor! Alors que j'étais bien l'axe,
l'avion a fait une embardée à gauche que je n'ai pu rattraper que de
justesse!!!
(je précise que j'ai deux enfants et bientôt trois!)
Ai-je tort? je me dis que la confiance de soi-même se gagne en se
montrant (à soi même) qu'ON PEUT le faire. Donc, obligé de passer par là, ce
sentiment disparaîtra dès lors que la preuve est faite...Ai-je tort?
Je suis malheureusement le type d'élève que tu décris: je n'avourais
pas mes craintes de peur de retomber en double. Car connaissant l'homme, il
ne manquerait pas de se foutre de ma tronche et me priverait aussi sec
d'expérience solo, donc impossible de faire le travail nécessaire pour aller
au-delà de mes appréhension.....
En gros, je me sens bien seul dans mon apprentissage de
pilotage......
Voilà....
Chris
>> Pour info, avec 5000 heures, dans mon petit bolide acheté il y a un
>> mois,
Y'en a un, au fond, qui n'a pas suivi: Minicab, GY201, dessin de Yves
Gardan (1948) construit durant les années 80. biplace cote à cote, moteur
A65 (et voui, un lyconsaur) qui a connu son heure de gloire en amérique du
nord sous le nom de Cavalier (verrière retouchée). 300kg à vide, 520 maxi
--
F-PRAZ
Philippe Vessaire
vessaire.philippe@___No_Spam___free.fr
Ca m'a fait le même effet... après 1 ou 2 heures de tdp en solo. Avec
l'instructeur j'hésitai beaucoup, en me demandant si je devais faire ceci ou
cela ou ne pas le faire, ou le faire plus tard... En solo pas de problème,
personne ne m'observe, je fais ce que j'ai à faire et point final. Ceci dit,
je ne pense pas que mes instructeurs ait un rapport avec ça.
Rassure-toi, une sortie de piste n'a généralement que des conséquences
mineures.
Si tu fais des touchs and go - ce qui est habituel à Toussus - tu remets
peut-être
les gaz un peu rapidement ?
> Ai-je tort? je me dis que la confiance de soi-même se gagne en se
> montrant (à soi même) qu'ON PEUT le faire. Donc, obligé de passer par là,
ce
> sentiment disparaîtra dès lors que la preuve est faite...Ai-je tort?
La confiance vient aussi de la répétition et de l'acquisition des
procédures.
Le tour de piste c'est fastidieux, mais c'est comme ça que "ça rentre".
J'ai eu quelques élèves plus stressés que les autres. Nous avons cherché
le remède ensemble, il semble à chaque fois que ce soit une augmentation
(temporaire) de la fréquence des vols. Ils aiment bien aussi commencer par
un tour en double avant de repartir tous seuls, pendant quelques vols.
> Je suis malheureusement le type d'élève que tu décris: je n'avourais
> pas mes craintes de peur de retomber en double. Car connaissant l'homme,
il
> ne manquerait pas de se foutre de ma tronche et me priverait aussi sec
> d'expérience solo, donc impossible de faire le travail nécessaire pour
aller
> au-delà de mes appréhension.....
Es-tu sûr qu'il réagirait comme ça ? Avant d'être instructeur, on a aussi
connu
le premier solo et ses émotions... Reste toi-même, c'est le meilleur moyen
d'avancer.
>
> En gros, je me sens bien seul dans mon apprentissage de
> pilotage......
Au vu de toutes les réponses que tu as reçues sur le forum, tu n'es pas si
seul que ça ;-)
Bon courage
Véronique
http://gppa.decollage.org/avions/minicab-2.jpg
"Philippe" <philippe@PAS__de.Spam> a écrit dans le message news:
20000923....@MiniCab.localdomain...
> Dans l'article <39CC19...@sympatico.ca>, Jean Richard
> <j.ri...@sympatico.ca> a écrit :
>
> >> Pour info, avec 5000 heures, dans mon petit bolide acheté il y a un
> >> mois,
>
Deux points de vue fort intéressants...
- l'instructeur qui stresse l'élève ;
- l'élève qui se sent jugé et qui a toujours peur de faire le mauvais choix.
Il est bon que l'instructeur « charge » un peu l'élève (ce qui le stresse).
Un problème avec cette approche pédagogique, c'est le dosage :
- une charge trop faible ralentit la progression de l'élève, peut lui
donner une fausse confiance et surtout le rendre paresseux ;
- une charge trop forte risque de le paralyser et de lui faire perdre sa
confiance.
Le bon dosage, c'est au lâcher qu'on le reconnaît. L'élève qui s'aperçoit
au lâcher que c'est moins stressant et qu'il a moins de difficulté à se
concentrer, c'est souvent celui que l'instructeur a bien préparé.
Par ailleurs, l'instructeur ne devrait pas cacher à l'élève que la charge
élevée est nécessaire et que ce dernier pourrait trouver la tâche plus
facile lorsqu'il sera seul. Ça aide à mieux accepter la difficulté.
Quant à l'élève qui se sent jugé, la balle est cette fois dans son camp,
bien que l'instructeur devrait reconnaître la situation. J'ai eu plusieurs
élèves appartenant à cette catégorie (la plupart chez les plus jeunes,
surtout les post-adolescents - mais heureusement c'est beaucoup plus facile
et plus agréable de travailler avec eux qu'avec les plus âgés).
Un instructeur ne doit jamais laisser un élève en situation d'échec devant
une erreur. Une erreur détectée par l'élève doit devenir l'occasion
d'apprendre quelque chose. Quand on insiste sur les « vertus pédagogiques »
d'une erreur, l'élève a beaucoup moins tendance à se sentir jugé (car on
occupe son esprit à quelque chose de plus valorisant). Attention
cependant : si on peut tirer profit de l'erreur, il ne faut surtout pas
la banaliser (ou la valoriser).
Jean
Ayant travaillé pendant 7 ans à Montréal/Saint-Hubert, avec vue sur la
piste la plus utilisée pour l'école, j'ai vu des centaines de ces
posés-décollés (l'appellation donnée aux touches and goes dans les pays
francophones ;-))) de type usine, où on a l'impression que l'objectif
recherché, c'est d'en faire le plus grand nombre possible dans un
temps donné.
Tant pis si je me répète : le décollage d'un planeur et son atterrissage
sont plus difficiles et beaucoup plus délicats que celui d'un avion
d'école genre Rallye 100, Katana, Cessna 150 ou PA-28. Pourtant, les
élèves planeur seront lâché avec en moyenne deux fois moins de
décollages et d'atterrissages que les élèves avion. Pourquoi ?
Probablement parce qu'on ne fait pas de posés-décollés en planeur
(et souhaitons qu'on ne tombe pas dans ce piège avec la multiplication
des motoplaneurs style Dimona, Ximango et autres).
Il m'est souvent arrivé de compter moins de trois secondes entre le
toucher des roues et la remise des gaz. Comment un élève peut-il
arriver à analyser son dernier atterro en trois secondes ? Comment
un élève peut-il relâcher un peu la tension (elle est très grande
en approche et à l'atterro) en moins de trois secondes ?
> La confiance vient aussi de la répétition et de l'acquisition des
> procédures.
Une bonne partie du pilotage repose sur l'exécution adéquate de
nombre d'automatismes. Si les techniques de pilotage fondamentales
ont été négligées, l'élève traîne un handicap (et je crois que
c'est une faiblesse de l'école moteur que de négliger le pilotage
de base, tendance qui pourrait en partie avoir son origine dans le
matériel un peu mou, style Cessna 150 ou autres machins qui se
pilotent les bras croisés - vivement des machines un peu plus vives,
ce qui ne veut pas nécessairement dire vicieuses, le monde des
planeurs nous en donnant la preuve).
> > Je suis malheureusement le type d'élève que tu décris: je n'avourais
> > pas mes craintes de peur de retomber en double.
> Es-tu sûr qu'il réagirait comme ça ? Avant d'être instructeur, on a aussi
> connu le premier solo et ses émotions...
Avoue quand même qu'il y en a plusieurs qui ont la mémoire courte...
L'élève qui a peur de retomber en double, ça peut être son propre
problème, mais c'est encore plus souvent le problème de l'instructeur
ou même celui de l'aéro-club (qui n'a pas connu ces aéro-clubs avec
des règles de conduite qui considèrent la remise en double d'un
élève comme une punition ?).
Cet esprit existait dans mon propre aéro-club. Je l'ai combattu. Et
maintenant, il est fréquent de voir des membres demander spontanément
à monter en double, ce qu'on ne voyait pas avant qu'on s'attaque au
problème et qu'on influence la culture du club.
Jean
> Bref ce que je voulais te dire concernait mon apréhension. J'ai été
> laché au bout de 10 heures de vol en double commande. Pour être honnête et
> sans prétention, je fais tout pour! dès le moment où je suis en double,
> l'ensemble de mes actes sont irréprochables....le type a toutes les
raisons
> de me lacher!
L'apprentissage repose d'abord sur la confiance mutuelle entre le maître et
l'élève. Ton instructeur a suffisamment confiance en toi pour te lâcher. Ta
confiance en lui semble plus limitée.
> Voilà le problème : en deux heures de TDP solo, il y a eu deux ATT
où
> j'ai vraiment faillit me mettre dans le décor! Alors que j'étais bien
l'axe,
> l'avion a fait une embardée à gauche que je n'ai pu rattraper que de
> justesse!!!
> (je précise que j'ai deux enfants et bientôt trois!)
Mais tu as réussi. Il est intéressant est que tu le perçois comme un échec.
Le déroulement de ton vol, tes performances et tes sensations doivent être
discutés lors du debriefing. Es-tu sûr que la marge était vraiment aussi
faible que tu le crois ?
> Ai-je tort? je me dis que la confiance de soi-même se gagne en se
> montrant (à soi même) qu'ON PEUT le faire. Donc, obligé de passer par là,
ce
> sentiment disparaîtra dès lors que la preuve est faite...Ai-je tort?
La confiance en soi se gagne par une perception positive d'une expérience et
non par une perception négative. Or la qualité de perception est
proportionnelle avec la quantité et la qualité des expériences antérieures.
C'est parce-qu'il possède cette qualité et quantité d'expérience que ton
instructeur aura une meilleure perception de tes performances que toi-même
et c'est ta relation de confiance avec lui qui te permet d'en profiter.
>
> Je suis malheureusement le type d'élève que tu décris: je n'avourais
> pas mes craintes de peur de retomber en double. Car connaissant l'homme,
il
> ne manquerait pas de se foutre de ma tronche et me priverait aussi sec
> d'expérience solo, donc impossible de faire le travail nécessaire pour
aller
> au-delà de mes appréhension.....
Envisage de renoncer à un peu d'amour propre, tu constateras une
augmentation concomittante de ta confiance en toi-même.
>
> En gros, je me sens bien seul dans mon apprentissage de
> pilotage......
Recherche de la compagnie, celle de ton instructeur pour commencer.
Amicalement.
Peter Stern
> Mais tu as réussi. Il est intéressant est que tu le perçois comme un échec.
> Le déroulement de ton vol, tes performances et tes sensations doivent être
> discutés lors du debriefing. Es-tu sûr que la marge était vraiment aussi
> faible que tu le crois ?
Une comparaison qui vaut ce qu'elle vaut : de nombreux
musiciens professionels ont le trac, et cela ne les
empêche pas de bien jouer et même d'être heureux tout
en ressentant ce trac maîtrisé.
--
Alain NAIGEON - Strasbourg, France - anai...@free.fr
Musique renaissance : http://listen.to/renmusic
--> Most pages now available in English! <--
> Avec l'instructeur j'hésitai beaucoup, en me demandant si je devais faire
ceci ou
> cela ou ne pas le faire, ou le faire plus tard... En solo pas de problème,
> personne ne m'observe, je fais ce que j'ai à faire et point final. Ceci
dit,
> je ne pense pas que mes instructeurs ait un rapport avec ça.
Ca alors, j'avais exactement le même "probléme"... En double, à certains
moments (imaginons le cas où il faut faire un petit palier en base ou en
finale), je me rendais compte (de temps en temps :-) qu'il fallait agir,
mais je me disais "l'instructeur ne dis rien, c'est que ça doit être bon...
Mais quand même, j'ai l'impression que c'est pas bon... Bon, j'attends
encore qq secondes et j'agis..." Enfin bref, c'était toujours ce genre de
questions. Ce n'était bien sûr pas dut à mon instructeur qui est super :)...
Juste un "probléme" que j'avais, moi... Je n'arrivais pas à me dire "c'est
moi qui pilote, et l'instructeur, il n'interviendra qu'au dernier moment:
c'est à moi d'agir... Et même si je fais une connerie, ben c'est pas (trop
:) grave.."
En solo, il n'y avait plus de probléme... Heu, pardon: il n'y avait plus CE
probléme ;-).
Enfin, je parle au passé, mais tout cela n'a que quelques mois :-)...
En tout cas, cette discussion est très intéressante :-).
A+
PM,
jeune EP
==========================
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@: pierre...@wanadoo.fr
n° ICQ: 55.08.56.65
>L'apprentissage repose d'abord sur la confiance mutuelle entre le maître et
>l'élève. Ton instructeur a suffisamment confiance en toi pour te lâcher. Ta
>confiance en lui semble plus limitée.
C'est clair! Il me donne carrément l'impresion qu'il se moque bien
de la courbe de progression des élèves, du moment qu'il a de bon rapport
avec le chef-pilote et la présidente, tout va bien pour lui! bien sûr, il ne
va pas trop loin dans le comportement irrespectueux, de peur que cela vienne
aux oreilles des sus-cités!
>Mais tu as réussi. Il est intéressant est que tu le perçois comme un échec.
En effet. Je me considèrerai en situation d'échec tant que je ne
sentirai pas une maîtrise parfaite de la sécurité à chaque ATT.
>Envisage de renoncer à un peu d'amour propre, tu constateras une
>augmentation concomittante de ta confiance en toi-même.
Oui, bon, alors là, j'ai envie de dire j'ai déjà donné, hein....
j'ai tendu une joue, je me suis pris une baffe; puis j'ai tendu l'autre
joue, je me suis pris une autre baffe... Ce type est un con, c'est tout. Ce
n'est pas parceque je vole dans le cadre de mes loisirs que je vais tout lui
passer à ce type. Je ne vais pas tout t'expliquer, mais je pense avoir des
raisons de chercher à progresser sans trop avoir besoin de son aide.
Et là, combien d'entre vous vont me dire :"mais change d'aéroclub ou
d'instructeur!" ? Le temps me montrera peut-être que vous avez raison,
mais.........chaque chose en son temps.....
>Recherche de la compagnie, celle de ton instructeur pour commencer.
je préfère celle des forums comme celui-là. Au moins, des
tas de gens sympa me rassurent en me disant que eux aussi connaissent ce
genre de problème...
>Amicalement.
Ah! tu vois?
>Peter Stern
Christophe Gambus
Je vois qu'on a tous a peu près la même expérience intime : stress causés
par les coups de gueule de l'instructeur en courte finale qui font perdre
le contrôle des derniers instants de l'ATT et, par la même, la confiance en
soi ...
Ce qui m'a permis d'atterrir potablement, et donc d'être lachée, c'est
d'avoir imposé à mon instructeur préféré, (un des meilleurs que je
connaisse mais au combien grande gueule), de la fermer en courte finale :
soit il me laissait faire, soit il me renait le manche en cas de danger,
mais EN SILENCE, du coup j'ai pu mieux gérer et analyser totalement mes
atterrissages, et trouver l'erreur que je faisais depuis des heures : jeter
des regards aux instruments en courte finale, au lieu de ne viser que le
seuil de la piste ...
J'ai chanté moi aussi toute seule dans mon cockpit au 1er solo (de
soulagement sans doute d'être enfin seule),mais j'ai aussi énoncé tous les
paramètres à voix haute,comme si mon croquemitaine était toujours à mes
côtés.
Tenez-bon, restez vigileant et critique, analysez et comprenez vos erreurs
par vous mêmes, la maîtrise, c'est un savant mélange de doutes et de
convictions, qu'il faut savoir remettre en jeu à chaque vol.
Kikou
> mais EN SILENCE, du coup j'ai pu mieux gérer et analyser totalement mes
> atterrissages, et trouver l'erreur que je faisais depuis des heures : jeter
> des regards aux instruments en courte finale, au lieu de ne viser que le
> seuil de la piste ...
Deux erreurs fréquentes :
- regarder les instruments en fin de finale (l'obsession de la vitesse quand
on n'a pas appris ce que signifie l'assiette) ;
- continuer de regarder le sol au lieu de l'horizon (ou au moins l'autre bout
de la piste) à l'arrondi.
Des élèves qui assimilent très tôt ces choses n'ont plus de problème (ou peu)
de problème à l'atterro.
Autre chose (et c'est ainsi qu'on m'a appris), il faut enseigner d'abord la
technique (le pilotage proprement dit) de l'atterrissage AVANT d'introduire
la planification du circuit de piste. L'élève qui maîtrise l'atterro sera
moins perturbé en prise de terrain car il sera moins obsédé par cet atterro.
Jean
P.S. Comme disait un bon vieil instructeur VàV anglais, la technique d'abord,
le jugement ensuite, mais les deux ensemble, c'est trop pour les débutants.
A bientot, Olivier
cristal.@wanadoo.fr a écrit :
et comme on dit, vaut mieux un pilote plein qu'un réservoir vide ;o))
Patapé
The Fly