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Pilotes Normandie Niemen 1943 45

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Yourodivi

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Aug 26, 2010, 2:45:30 PM8/26/10
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http://www.normandieniemen.com/index.php?rubrique=histoNN&width=1280

extraction du site

Liste des pilotes du régiment Normandie-Niémen

Le GC3 Normandie Niemen en chiffres ce sont 95 pilotes engagés, 273
victoires mais aussi et malheureusement 43 officiers qui ne rentreront pas.
Le tableau ci dessous vous indique la liste de la totalité des pilotes
classés par ordre et lieu d'arrivée ainsi que la date de fin d'activité. Si
aucune date n'est précisé cela signifie que le pilote n'a pas quitté le
régiment avant la fin des hostilités.
Le grade indiqué est celui en vigueur à l'intégration.
Le chiffre en rouge indique le nombre de victoires homologuées au sein du
régiment (certains pilotes comptent d'autres victoires en dehors du
Normandie Niemen).
CA = Combat aérien

ACC = Accident

?

Asp ALBERT Marcel 21

Arrivé le 28 Novembre 1942 à Ivanovo.

Jusqu'au 12.12.44 départ

Marcel Albert est né à Paris le 25 novembre 1917. D'ailleurs son accent et
sa gouaille trahissent son origine parigote ! Comme Marcel Lefèvre, il doit
abandonner ses études secondaire pour subvenir aux besoins de sa famille. C'est
ainsi qu'il entre aux usines Renault comme ouvrier métallurgiste.
Parallèlement, il sollicite une bourse pour apprendre à voler. Il passe
alors, grâce à une bourse d'état, son premier, puis son second degré de
pilote.

Il est appelé sous les drapeaux le 24 mars 1938. Versé dans l'Armée de l'Air,
il intègre l'école d'Istres. Il y passe son Brevet Militaire durant le mois
de juillet 1938. Il est ensuite muté à la Première Escadre de Chasse. C'est
là qu'il se trouve quand la guerre éclate, en septembre 1939. Il est alors
envoyé au Centre de Formation des Pilotes de Chasse de Chartres. Comme
beaucoup de pilotes qui se feront remarquer dans les rangs de la France
Libre, il y est instructeur.

Néanmoins, contrairement à René Mouchotte, il est versé dans une escadrille
d'active : le GC I/3. Cette unité est l'une des premières équipée du tout
nouveau Dewoitine D520. Il est versé à la deuxième escadrille de ce Groupe
de Chasse : la SPA69 " Au Chat ". Il est alors engagé dans la Campagne de
France de 1940. Lors de sa première mission, le 14 mai 1940, Marcel Albert
frôle la mort quand il est attaqué par un Bf109 qu'il n'avait pas vu.
Heureusement son adversaire le rate. Dans le combat qui suit, il parvient à
toucher un Bf109, dont le pilote largue la verrière. Bien que confirmé par l'un
de ses camarades, ce succès n'est pas homologué par l'Armée de l'Air. Il
abat un He111 le 21 mai 1940, qui lui est homologué. Il effectue une
trentaine de missions lors de cette campagne.

Devant l'avance fulgurante des troupes Allemandes, le groupe se replie.
Grâce à l'allonge du chasseur Dewoitine, le groupe de Marcel Albert parvient
à traverser la Méditerranée pour rallier l'Afrique du Nord.

N'acceptant pas la défaite, Marcel Albert profite d'un exercice pour
rejoindre Gibraltar, le 14 octobre 1941. La formation de trois D520 du GC
I/3 qui l'accompagne est formée de pilotes qui s'illustreront plus tard dans
les rangs de la France Libre, et plus particulièrement au GC3 Normandie :
Marcel Lefèvre et Albert Durand. Marcel Albert sera le seul à survivre à ce
conflit.

Par un curieux coup du destin, il quitte l'Algérie, le jour même où il
reçoit ses galons de Sergent-Chef.

Sitôt posé à Gibraltar, il signe son engagement dans les Force Française
Libres (matricule 30109).

Par un curieux coup du destin, il quitte l'Algérie, le jour même où il
reçoit ses galons de Sergent-Chef.

Sitôt posé à Gibraltar, il signe son engagement dans les Force Française
Libres (matricule 30109).

Il est transféré en Angleterre. Il y arrive en décembre 1941. La Royal Air
Force recommence complètement son entraînement, puis le place en Operational
Training Unit, afin de lui apprendre les méthodes de combat de la RAF. Il
est ensuite, avec Marcel Durand, transféré au 340 Free French Squadron.
Cette unité de chasse est la première unité de chasse de la France Libre
créée au sein de la RAF en Grande Bretagne. Elle porte, au sein des FAFL, le
nom de Groupe de Chasse 2 " Ile de France ". Cette unité combat sur le
meilleur chasseur dont la chasse Britannique dispose à cette époque : le
Spitfire Vb. C'est l'époque où la RAF cherche à mettre la pression sur la
Luftwaffe par une offensive aérienne à base d'attaque de toutes natures. C'est
ainsi que Marcel Albert effectue 47 missions de " sweep " au-dessus de
Boulogne, du Havre ou d'Abbeville. Quand il apprend la formation d'une unité
de chasse destinée à combattre sur le front soviétique, Marcel Albert se
porte volontaire, tout comme ses deux compagnons d'évasion : Marcel Lefèvre
(qui servait alors dans une escadrille Britannique) et Albert Durand.

Il est promu Aspirant et effectue un long périple pour rejoindre sa nouvelle
unité en gestation au Liban : à Rayak. Il y arrive le 7 octobre 1942. Cette
unité a pris le nom de GC3 Normandie. Elle est commandée par le commandant
Joseph Pouliquen, au niveau administratif, et le commandant Jean Tulasne au
niveau opérationnel. L'unité manque de tout et surtout de cohésion à ce
moment. Les pilotes qui la compose viennent d'horizons très divers et, par
exemple, Marcel Albert ne sait rien de son nouveau commandant : Jean
Tulasne. L'inaction du mois d'octobre ne fait rien pour le moral. Il faut en
effet attendre assez longtemps que les autorisations diverses viennent pour
que les pilotes partent finalement pour l'Union Soviétique le 12 novembre
1942.

Quand les pilotes arrivent en Russie, ils découvrent un monde complètement
nouveau. Ce n'est ni l'Armée de l'Air, ni la Royal Air Force. Par exemple,
la transition ne se fait pas par un long entraînement au sein d'une OTU,
mais par de simples prises en main à bord de Yak7 à double-commandes. L'entraînement
dure entre décembre 1942 et janvier 1943.

Le 12 décembre 1943, Marcel Albert est promu sous-lieutenant.

Marcel Albert est l'un des pilotes qui s'adapte le mieux à ce nouvel
environnement. Il est très satisfait de leur nouvelle monture : le Yak1b,
dont le premier exemplaire arrive le 19 janvier 1943 sur la base d'Ivanovo.
Il le compare favorablement au Spitfire qui fut sa monture en
Grande-Bretagne. Il est aussi très satisfait des mécaniciens soviétiques.

Il faut attendre mars 1943 pour que le GC3 parte pour le front avec ses
Yak1b. Le 22 mars, les chasseurs Yak1b du Normandie se posent sur le terrain
de Polotniani-Zavod. Durant ce vol de transfert, Marcel Albert se perd et il
faut le récupérer en biplan U2. Cet avion est piloté par l'ancien
observateur Jean de Pange. C'est à cette occasion que Marcel Albert fait
montre de son tempérament facétieux : il affole de Pange en coupant l'arrivée
d'essence du biplan...

Marcel Albert remporte son premier succès sur ce front le 16 juin 1943. Il
abat un avion de reconnaissance bipoutre FW189. Il indique tirer de si près
qu'il sentait le vernis brûlé de l'avion allemand ! Il va ensuite allonger
la liste de ses succès. Ils vont lui permettre d'être l'un des pilotes
français les plus titré de le Seconde Guerre Mondiale. Il est titulaire de
25 victoires aériennes, dont 23 homologuées.

Mais Marcel Albert va rester dans les mémoires de ses compagnons de combat
pour d'autres raisons. C'est un commandant de dispositif prudent, qui sait
juger une situation. Qui ne s'engage que si la situation tactique est
favorable. Il s'engage alors à fond. C'est aussi un pilote qu'il est
pratiquement impossible de surprendre. Il reste dans les mémoires de
nombreux pilotes du Normandie, comme celui dont la tête est littéralement
montée sur roulement à bille. Il voit le premier et son mécanicien
soviétique indique qu'il n'a jamais relevé un impact sur l'avion se " son "
pilote.

C'est aussi un joyeux compagnon qui saura toujours faire montre d'un esprit
gouailleur et dont les messages peu orthodoxes marqueront ses compagnons de
combat.

Il est l'un des rares survivants du contingent initial du Normandie. Ses
qualités de pilotes et surtout son sens de la tactique lui ont permis de
durer et de vaincre, sans risques inutiles. C'est aussi l'un des rares
pilotes Français à avoir fait la Campagne de France, servit au sein de la
Royal Air Force et des VVS. Le fait qu'il se soit adapté à ces trois
environnements avec un succès égal montre des qualités exceptionnelles.

Il finit la guerre avec le grade de Capitaine, et la plupart des décorations
Françaises et Soviétiques. Il est notamment Compagnon de la Libération et
Héros de l'Union Soviétique. Il décède aux USA en août 2010.

Le yak 9 de M.Albert à Toula hiver 43/44

Yak3 de M.Albert, Gross-kalweitchen, fin 44

Yak3 de M.Albert,Le Bourget 1945

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Ltt BÉGUIN Didier

Arrivé le 28 Novembre 1942 à Ivanovo

Jusqu'au 16.02.44, disparu CA.

Didier Béguin est né à Paris le 14 décembre 1918, engagé dans l'Armée de l'Air
en 1937, breveté pilote le 25 Août. Il rejoint le G.A.O. 507 à Luxeuil en
Janvier 1938, nommé sergent en Février il fait le peloton des E.O.R. de
Décembre 1939 à Avril 1940.

Le 22 Juin 1940 il s'évade vers l'Angleterre avec 5 élèves pilotes et un
officier lors du convoyage d' un Goéland de Clermont à Toulouse, s'engage
parmi les premiers dans les F.AF.L. et après formation en O.T.U. il sera
affecté successivement aux 245nd, 213nd et 253nd Squadrons.

De Juillet 40 au 23 Août 1942, date de son engagement parmi les 14 premiers
pilotes de l'escadrille GC III Normandie, il effectue 207 missions de guerre
dont 65 de nuit.

Il remporte pendant la 1ère campagne de 1943 sur le front Russe 7 victoires
, blessé le 17 Juillet il sera promu Capitaine le 25 Septembre et commandera
l'escadrille 2 Le Havre.

Il quitte l'escadrille en Février 1944, rejoint la RAF, muté le 13 Juin 1944
au 130nd Squadron puis le 341nd FFL squadron " Alsace " où il commande l'escadrille
" Strasbourg ".

Il sera abattu par un tir direct de flak de 88 au dessus de la Hollande le
26 Novembre 1944.

Il totalisait 415 missions de guerre et 8 victoires homologuées et il est
Compagnon de la Libération, Chevalier de la Légion d'Honneur et décoré de l'Ordre
de la Guerre pour la patrie et de l'Ordre du Drapeau Rouge.

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Asp BIZIEN Yves 1

Arrivé le 28 Novembre 1942 à Ivanovo

Jusqu'au 13.04.43?disparu CA.

Yves? Bizien est né le 30 novembre 1920 à Neuville les Dieppe
(Seine-Maritime). Il possède un Certificat d'Étude Primaire, qui lui permet
de devenir apprenti-électricien. Comme de nombreux passionnés d'aviation, il
assouvit sa passion par le biais de l'Aviation Populaire. C'est ainsi qu'il
s'inscrit, dès sa création, à la section de Dieppe de cette organisation. Il
y travaille avec assiduité. Il doit préparer ses cours le matin, puis
travailler le jour, pour reprendre ses études le soir, jusqu'au milieu de la
nuit.

A la déclaration de guerre, il s'engage dans l'Armée de l'Air. N'ayant que
19 ans, il doit demander à son père de signer son engagement. Il rejoint, le
10 octobre 1939, l'École Élémentaire de Pilotage de Bernay. Il y est
accueilli par le son chef pilote lorsqu'il était à Dieppe : l'adjudant-chef
Bastie. Il est ensuite transféré à Vannes, où il arrive le 22 mai 1940.

Quand survient l'Armistice, sa formation est loin d'être terminée : il est
soldat de deuxième classe, élève-pilote à l'École de Pilotage 23 de Morlaix,
où il est depuis le 12 juin 1940. Le 19 juin 1940, sous la direction du
directeur de l'école, le lieutenant Pinot, il quitte Morlaix en camion avec
une vingtaine de camarades. Il s'embarque à Douarnenez à bord du langoustier
" Le Trébouliste ", d'une capacité de six à huit passagers. Ils rejoignent
Falmouth, en Angleterre. Il signe alors, le 21 juin 1940, son engagement
dans les FAFL et entreprend son entraînement dans les écoles de la RAF. Il y
utilise le pseudonyme de James Welker. On verra plus loin que c'était une
sage précaution et qu'il aurait dû s'y tenir. Il passe notamment par la 6
Elementary Flying Training School de Sywell en mai 1941. Il devient alors
instructeur en 1942. Mais il désire ardemment combattre...

Quand il apprend la constitution d'un groupe de chasse pour combattre sur le
front russe, il se porte volontaire. C'est ainsi qu'il fait partie du
premier contingent qui arrive en URSS le 28 novembre 1943. Comme ses
camarades, il s'entraîne d'abord sur Yak7, à double-commande, puis passe sur
Yak1b.

Le 13 avril 1943, un combat oppose 6 Yak1b du Normandie à 8 FW190, dans le
ciel de Spass-Demiensk. Il y obtient une victoire, partagée avec Derville et
Poznanski, sur l'un des Focke-Wulf. Mais, comme ses deux autres camarades,
il est abattu par les chasseurs allemands. Son avion tombe dans les lignes
allemandes. Il est le premier pilote du Normandie tué au combat.

On suppose que les allemands ont retrouvé ses papiers dans la carcasse de l'avion,
car sa famille fut arrêtée en France fin septembre 1943. Son père, sa mère
et ses deux frères furent déportés. Seul son frère André reviendra de cet
enfer, après avoir connu les camps de Buchenwald et Dora.

Il avait 353 h de vol et 25 missions de guerre. Il fut cité, à titre
posthume, à l'ordre de l'Armée Aérienne.

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Asp CASTELAIN Noël 6

Arrivé le 28 Novembre 1942 à Ivanovo.

Jusqu'au 16.07.43 disparu CA.

Noël CASTELAIN est né le 30 Octobre 1917 à Niort.

En 1940, il est sergent pilote, élève à l'École de pilotage d'Avord.
Physiquement, il est grand, mince, mais puissant; moralement, il est doux,
calme et bon enfant. Au mois de mai 1940, l'Ecole d'Avord est repliée sur le
terrain de la Jarre à La Rochelle. Le 18 juin, soutes les écoles repliées à
La Rochelle reçoivent l'ordre de partir vers le Sud. Castelain se retrouve
avec de nombreux jeunes de l'armée de l'Air à Saint-Jean-de-Luz où, grâce à
l'obligeance de Polonais, il peut embarquer à bord d'un cargo à destination
de l'Angleterre.

Arrivé à Saint-Athan, base aérienne où sont regroupés tous les aviateurs
fiançais, impatient de servir, il exagère, dans ses déclarations, son degré
d'entraînement. Cela lui réussit parfaitement, puisqu'il est désigné pour
faire partie du premier groupe de dix sous-officiers pilotes, presque tous
anciens moniteurs ou pilotes chevronnés, admis à l'entraînement en " O.T.U.
" à Sutton-Bridge.

Dans ce groupe se trouve Littolff, célèbre dans toute l'aviation française.
Littolff est un pilote de classe exceptionnelle qui, après avoir été un as
de l'acrobatie aérienne en temps de paix, a participé à la bataille de
France en menant, avec des avions de chasse inadaptés, des attaques
impossibles sur les formations de chars allemands. Vers le 20 juin, avec ses
deux équipiers, il est à Toulouse-Francazal où il est en train de troquer
ses vieux Morane 406 contre des Dewoitine 520. C'est là que, apprenant la
décision du gouvernement français de demander l'armistice, alors qu'il n'a
jamais eu l'occasion de se mesurer à armes égales avec l'ennemi-, il prend
la décision de rejoindre l'Angleterre, où il arrive après un vol sans
histoire avec sa patrouille de trois Dewoitine 520, Castelain voue à
Littolff une admiration sans limite. La chance veut qu'en O.T.U., ils soient
affectés à la même escadrille. Grâce à sa volonté, grâce aussi aux conseils
autorisés de Littolff, Castelain réussit à terminer avec succès son
entraînement en O.T.U. Il ne quittera plus Littolff

Embarqués à bord du Penland avec les trois Dewoitine 520 en caisse, ils
participent à l'expédition de Dakar, puis débarquent à Douala. Les Dewoitine
520 sont remontés. Deux seulement pourront voler; dont l'un au cours du
premier vol effectué par Feuillerat (l'un des équipiers ayant suivi Littolff
en Angleterre) s'écrasera au sol. Faute de pièces de rechange, il n'est pas
possible de maintenir cet unique avion en état de vol, ni de l'utiliser pour
une mission. Mais, au Caire, quelques pilotes de chasse évadés de Syrie
réclament du renfort. Castelain et Littolff, avec d'autres amis, sont
dirigés sur Le Caire où ils forment, avec les évadés de Syrie, une
escadrille équipée de Hurricane par les soins de la Royal Air Force, qui
sera le noyau du futur groupe Alsace. Cette escadrille est engagée en Libye,
où ses pertes sont telles que, faute de réserves, elle est bientôt retirée
des opérations pour être reformée avec les réserves arrivant d'Angleterre ou
recrutées en Syrie, où les troupes alliées et françaises viennent de
s'installer. C'est la naissance du groupe Alsace. Presque au même moment le
général de Gaulle vient de décider d'envoyer en Russie une formation de
chasse, qui opérera, au sein des forces aériennes soviétiques, sur du
matériel soviétique. Castelain et Littolff, dont il est l'inséparable
équipier, se portent volontaires pour cette nouvelle unité française qui
portera le nom de Normandie-Niémen. Castelain et Littoff font partie des
premiers pilotes arrivés à Ivanovo le 28 Novembre 1942. Le 16 Juillet 1942
Noël Castelain est en couverture haute lors d'une mission avec Littolff, les
deux pilotes sont coiffés par trois FW190 et disparaissent à jamais.
Bernavon subit le même sort. L'aspirant Castelain était crédité de 6
victoires. Il est décoré de l'ordre de la libération.

Source : Mémorial des compagnons de la Libération-compagnons morts entre le
18 juin et le 8 mai 1945 ,1961.

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Ltt DERVILLE Raymond 1

Arrivé le 28 Novembre 1942 à Ivanovo

Jusqu'au 13.04.43, disparu CA.

Raymond Derville est né le 27 février 1914 à Roubaix (Nord). Il assouvit sa
passion pour l'aviation par des leçons de pilotage à l'aéro-club Ronchin
(près de Lille). Il obtient ainsi son brevet civil.

Le 15 avril 1935, Raymond Derville signe son engagement dans l'Armée de l'Air.
Le 25 août 1935, il obtient, à Istres, son brevet militaire. Au terme de son
engagement, il retourne à la vie civile.

Quand la guerre éclate, il est mobilisé et versé dans le corps des Officier
de Réserve. Il est au peloton des Officiers de Réserve de Chateauroux quand
il apprend la nouvelle de l'armistice. Il refuse la défaite et se rend à
Saint-Jean de Luz. Comme de nombreux premiers ralliés de la France Libre, il
parvient à s'embarquer, avec l'aide de militaires polonais sur bateau en
partance pour l'Angleterre.

Dès le 28 juin 1940, il signe son engagement dans les FAFL. Il est
aspirant-pilote et commence sa formation au sein de la RAF. C'est ainsi qu'il
intègre les écoles de la RAF (dont la 5 Service Flying Training School de
Turnhill, le 15 février 1941). Après son passage en OTU, il est envoyé au
Moyen-Orient pour rejoindre le Groupe de Chasse n°1 de la France Libre : le
groupe Alsace. Il participe, au sein de cette unité, à la campagne de Lybie
sur des Hurricane. À l'occasion de la visite du chef des FAFL, le Général
Valin, il se porte volontaire pour l'unité qui se constitue alors pour
combattre sur le front russe. Il se rend alors, avec les autres volontaires
pour le Groupe Normandie, sur la base de Rayak, au Liban.

Comme les pertes du Groupe Alsace sont lourdes et que les volontaires pour
le Groupe Normandie partis du GC1 n'ont pas été remplacés, le commandant
Pouliquen demande des volontaires pour retourner au Groupe Alsace. Henry
Lafont et Raymond Derville se portent volontaires et retournent à El Daba.
Ils y arrivent dans la soirée du 26 juin 1942, au milieu d'une retraite.

Les combats sont très durs. Dès le lendemain, deux pilotes sont abattus et
tués : les lieutenants Colin et Louchet. Ce n'est pas tout : les lieutenants
Lafont et Thiriez sont blessés. L'avion de Derville est touché.

La retraite terminée, Derville rejoint seul le Normandie à Rayak : Lafont
est rapatrié en Angleterre et ne sera pas du voyage... Raymond Derville fait
donc partie du premier contingent qui rejoint l'URSS.

Comme ses camarades, il se forme sur yak7, puis touche un Yak1b. C'est aux
commandes de ce type d'appareil qu'il est impliqué dans un dur combat
opposant 6 Yak du Normandie à 8 FW190, dans la région de Spass-Demiensk. Il
partage une victoire avec Bizien et Poznanski avant d'être abattu. Son avion
tombe dans les lignes allemandes : à 15 km du front. C'est aussi le cas de
ses deux compagnons : ce sont les premières pertes du Normandie. Selon
toutes vraisemblances, il fut fait prisonnier par les allemands... Et
fusillé par ce derniers, selon les ordres du Maréchal Keitel, par lequel les
pilotes français pris les armes à la main devaient être fusillés, comme
franc-tireurs.

Raymond Derville a reçu les décorations suivantes : Croix de Chevalier de la
Légion d'Honneur, Croix de Guerre (avec deux palmes), Médaille de la
Résistance, Médaille Coloniale (avec l'agrafe Libye).

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Asp DURAND Albert 6

Arrivé le 28 Novembre 1942 à Ivanovo

Jusqu'au 01.09.43, disparu CA.

Albert Durand est né le 16 septembre 1918 à Grasse dans les Alpes Maritimes.
Après un brevet de pilote obtenu à l'aéro-club de Provence, il passe le
concours des sous-officiers de l'armée de l'air et effectue ses premières
heures de vol militaire au centre de perfectionnement à Nîmes. Il en sort
breveté le 15 juillet 1938.

Affecté au GC III/1 à Sidi-Ahmed avec le grade de sergent en août 39, c'est
lui qui ouvrira la tableau de chasse de son groupe en décrochant sa première
victoire. Son groupe de chasse est dissous après l'armistice et il se
retrouve inactif.
Il est alors affecté au GCI/3 à Oran où il se lie d'amitié avec Albert et
Lefèvre et c'est avec ces derniers qu'il décide de tenter de rejoindre
Gibraltar lors d'un vol d'exercice sur D520.L'opération est un succès et les
trois hommes sont très bien reçu par les anglais qui les envoient en Grande
Bretagne à bord du "Commandant Dubosc", un aviso français. Plusieurs navires
du convois sont coulés par les allemands durant le voyage mais ils arrivent
finalement à bon port.

S'en suit un mois et demi de formation sur Spitfire à l'OTU de Camberley
puis l'intégration avec Marcel Albert au sein du squadron français "Ile de
France".
Les trois hommes avaient déjà discuté d'une éventuelle participation à un
hypothétique groupe de chasse en Russie et c'est donc tout naturellement
qu'ils rejoignent leurs futurs compagnons d'escadrille à Camberley pour un
périple qui durera d'août à novembre 1942 et les conduira à Ivanovo via
Glascow, Lagos, Le Caire, Rayak, Téhéran et Bakou.

C'est ensuite l'entraînement et le début de la première campagnes au mois
d'avril 43. Ce sera encore Albert Durand avec Préziosi à ouvrir la longue
liste des victoires du Normandie, le cinq avril 1943, descendant chacun un
FW190.Albert Durand en ajoutera cinq autres à sa liste au sein du NN ce qui
portera son total de victoires à 10 homologuées dont 4 individuelles. Le
premier septembre 1943 il est mission avec Albert comme chef de dispositif,
au dire de ce dernier on ne sait absolument pas ce qui s'est passé. Durand
ne rentre pas. Il aurait eu 25 ans le 16 du même mois.

Le yak-1b n° 42 d'Albert Durand décoré comme celui de La Poype, d'une gueule
menaçante. La présence des moustaches sur les deux "nose art" fait plus
penser à un félin qu'à un requin. Les taches quant à elles évoquent un
léopard ou une panthère. Ne disposant pas de photo valable de l'arrière de
l'appareil, cette partie est à considérer avec des réserves. Toute doc
bienvenue bien sur.


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Asp de La POYPE Roland 16

Arrivé le 28 Novembre 1942 à Ivanovo

Jusqu'au 12.12.44, départ.

Roland de La Poype est un des rares pilotes du NN (avec Albert, de Pange,
Risso, Schick et Mahé) à avoir survécu aux deux premières campagnes
auxquelles le régiment a participé. Il naît à Pradeaux dans le Puy-de-Dôme
le 28 juillet 1920.
Très vite attiré par l'aviation il intègre l'armée de l'air au mois d'août
1939 en tant qu'élève-pilote et décroche son macaron en mars 1940 bien que
n'ayant pas finit sa formation lorsque survient la débâcle. Il est alors à
l'école de chasse d'Etampes. Répondant à l'appel du général de Gaulle, il
réussit à rejoindre le Royaume Uni via Saint Jean de Luz. Il rejoint les
FAFL en juillet 40 pour combattre en Afrique Occidentale Française puis
intègre le 602nd squadron de la RAF. Il est alors sergent.

l obtient sa première victoire ( un me 109)et le grade de Flight-Lieutenant
en août 1942. Notons qu'à cette date son grade français, aspirant, n'a pas
changé.
Il se porte alors volontaire pour combattre sur le front russe au sein du
futur GC3 Normandie, et découvre l'URSS le 28 Novembre 1942 à Ivanovo en
compagnie du premier contingent .Il y restera deux ans, le temps de se
forger un solide palmarès et de se voir décerner, entre autres, le titre de
héros de l'union sovétique en meme temps que Marcel Albert. Il est capitaine
lorsqu'il rejoint la France à la fin de 1944.
Du 22 août 42 au 26 octobre 44 de La Poype totalise 16 victoires homologuées
dont 7 individuelles. Il reste dans l'armée de l'air jusqu'en 1947,
commandant d'escadrille au Bourget, attaché de l'Air en Belgique puis en
Yougoslavie, mais un autre destin l'attend: Roland de la Poype aura autant
de réussite dans le civil que dans la vie militaire et, visionnaire et
inventeur, il créera sa propre entreprise d'emballage ( il a à son actif
l'invention du berlingot DOP et plus proche de nous la conception de la
célèbre Méhari Citroën ) en mai 1947.
Il prend sa retraite en 1985.


Le yak1b de Roland de La Poype à Kationki en juin 42

Le yak3 numéro 24 tel qu'il arriva a Alytous en 44, attribué à Roland de La
Poype .

Yak3 attribué à R.de La Poype en mai 45 à Elbing.

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Asp LEFÈVRE Marcel 11

Arrivé le 28 Novembre 1942 à Ivanovo

Jusqu'au 05.06.44, décédé.

Marcel Lefèvre est né en 1918 aux Andelys, dans l'Eure. Issu d'une famille
modeste il est le sixième d'une famille de sept enfants. Elève studieux,
reçu premier du canton à l'épreuve du certificat d'étude il ne pourra
malheureusement pas étudier (il cherchera ceci dit à le faire par lui même)
et deviendra employé de banque, tout en restant attiré par le sport et le
théâtre.

Il décroche, grâce à l'aviation populaire, une bourse qui lui permet
d'apprendre à voler, il obtient son brevet de pilote en 1937.

Il rejoint l'armée de l'air en 1938, y obtient son brevet militaire le 1er
Août de la même année et prend le grade de sergent. En 1939, il est élève
moniteur à Istres puis à Salon-de-Provence. Excellent pilote, il est affecté
au GC II/3 "Dauphiné", puis à Bergerac comme moniteur de chasse sur Curtiss
H75. Il verra l'armistice avec amertume, n'ayant même pas pu combattre.
Démobilisé à sa demande dans un premier temps, il se ravise et rejoint la
zone libre pour être intégré à Blida puis à Oran au sein du GC 1/3 en avril
1940. Ayant fraternisé avec Marcel Albert et Albert Durand, les trois
camarades décident de répondre à l'appel du général de Gaulle et parviennent
à rejoindre Gibraltar lors d'un exercice en vol sur Dewoitine D520.Lefèvre
se trompe de quelques centaines de mètres à l'atterrissage et se retrouve à
La Linéa, coté espagnol. Se faisant tirer dessus par les franquistes il
réussit cependant à redécoller malgré l'étroitesse du terrain et à rejoindre
ses amis.

La traversée vers Londres sur l'aviso français " Commandant Dubosc" ne sera
pas sans de danger, plusieurs bateaux étant coulés au sein de leur convoi,
mais il finissent par arriver à bon port et Marcel Lefèvre intègre les FAFL
en décembre 1941. Il effectue une nouvelle formation à Camberley puis à
l'OTU n°57 de Chester et est promu aspirant avant d'être intégré au 81rst
squadron de la RAF et y effectuer de nombreuses mission sur l'Angleterre et
la France occupée.

Lorsque le projet d'un groupe de chasse en URSS voit le jour il se porte
volontaire en compagnie de ses deux compagnons d'escadrille en Algérie,
Albert et Durand ( de fait d'après Marcel Albert, au début de son séjour en
Angleterre et rencontrant le général de Gaulle qui s'informait de ses
intentions, il avait déjà formulé le souhait de combattre dans un éventuel
groupe de chasse en Russie).Ils arrivent donc avec le premier contingent à
Ivanovo fin Novembre 1942.Il survit à la première campagne, d'Avril à
Octobre 43, en ayant abattu 11 avions ennemis, plus trois victoire
probables.

Il s'occupe de la formation des renforts dans les mois qui suivent à Toula,
et prend le commandement de l'escadrille 3 "Cherbourg" avec le grade de
Lieutenant fin décembre 43. Le groupe repart pour le front en mai 1944.

Le 28 mai 1944 Lefèvre rentre d'une mission de six yaks commandée par
Pouyade, mais son appareil a une fuite d'essence. Selon le témoignage du
médecin du groupe Georges Lebiedinsky, Lefèvre choisit de se poser train
rentré de peur que la manoeuvre de sortie des roues ne puissent provoquer un
incendie. L'avion prend malheureusement feu en touchant le sol et c'est une
torche vivante qui s'en extrait. Très gravement brûlé, il est envoyé à
l'hôpital de Moscou le jour même, Marcel Lefèvre décède d'une néphrite aiguë
cinq jour plus tard, suite à de terribles souffrances. Il avait 26 ans.

Marcel Lefèvre a été fait Héros de l'Union Soviétique, avec l'Ordre de
Lénine à titre posthume en mai 1945. Il était par ailleurs titulaire de la
Croix de la Libération, la Croix de Guerre, l'Ordre du Drapeau Rouge et
l'Ordre de la Guerre pour la Patrie, et Chevalier de la Légion d'Honneur.


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L'insigne de Marcel Lefèvre était la tête du "Père Magloire" et son avion,
un des rares personnalisés avec ceux de La Poype et Durand, est devenu un
des plus célèbre du NN. Il n'en est pas moins vrai qu'il a fait l'objet de
multiples interprétations parfois très diverses. Le principale variation
étant sur la couleur de l'avion et celle de l'insigne. Ce profil est basé
sur un cliché montrant 60 % du flanc babord de l'appareil en gros plan.

L'insigne monochrome est bien visible . Le cliché est daté octobre 43 et
situé à Sloboda. Si la datation est correcte ce yak doit etre vert AMT 4 et
6, car il s'agit d'un yak 9 ou 9 D livré en juillet ou septembre 43. La date
certainement la bonne car durant l'hiver 43/44 Marcel Lefèvre pilote un yak
9T à l'insigne polychrome et sans flèche. NN Avirex

Ce yak est par contre un 9T, piloté par Lefèvre à Toula durant l'hiver
43/44.Le cliché dont il est issu montre clairement que l'insigne n'est plus
monochrome, la flèche n'est pas présente et l'avion est décoré de la bande
des As.

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Cne LITTOLFF Albert 4

Arrivé le 28 novembre 1942 à Ivanovo

Jusqu'au 16.07.43, décédé CA.

Albert Littolff est né le 31 octobre 1911 à Cornimont dans les Vosges, il
entre en 1931 à l'école de pilotage Hanriot de Chalon sur Saône. Possédant
d'excellentes dispositions en la matière, il est choisi le lendemain de son
brevet pour effectuer un stage de chasse à Istres.

Noté comme excellent pilote et classé parmi les premiers, il se voit intégré
dans le Groupe Weiser (groupe de présentation pratiquant la voltige) puis
est affecté à la 7ème escadre de Dijon. Insatisfait de son affectation en
Algérie (au II/7 "Nice" équipé de Morane 406) il revient en métropole après
de nombreuses demandes. Il est au III/7 lorsque les allemands percent à
Sedan. En mai 1940, il abat son premier avion ennemi, un JU88, à bord de son
Dewoitine D520. Suivront cinq autres succès. En 1940, il répond à l'appel du
général de Gaulle et s'envole avec deux de ses coéquipiers à bord de D520
pour rejoindre le Royaume Uni. De là, il part pour l'Egypte, combat entre
autre en Libye (3 victoires) et en Crète (1 victoire) puis, revenu en Grande
Bretagne, il fait la connaissance des capitaines Tulasne et Pouliquen qu'il
va suivre pour intégrer le groupe de chasse "Normandie" sur le point de
partir pour la Russie. Arrivé le 29 novembre 1942 à Ivanovo pour son
entraînement, il repart le 22 mars 1943 pour le front. En deux mois et demi,
du 3 mai au 16 juillet, A.Littolf détruit quatre avions ennemis mais ce même
16 juillet lui est malheureusement fatal.

Lors d'une seconde sortie de huit yaks commandée par Tuslane il se retrouve
en compagnie de Castelain coiffé par trois FW 190. Ils ne survivront ni l'un
ni l'autre à l'engagement qui s'en suivra.

Sa dépouille ne sera découverte qu'une dizaine d'années plus tard et sera
inhumée en octobre 1960 sur le sol français. Au total Albert Littolff sera
crédité de 14 victoires dont 6 individuelles. La base aérienne 902 de
Contrexéville portera son nom.

Reconstitution du Yak9 que pilotait A.Littolf le jour de sa disparition.

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Asp MAHÉ Yves 1

Arrivé le 28 novembre 1942 à Ivanovo.

Jusqu'au 07.05.43, disparu (capturé).

Le lieutenant-colonel Yves Mahé est né à Nantes (Loire-Atlantique), le 21
novembre 1919. Photograveur au journal " Le Phare ", il obtient, tout en
exerçant son activité professionnelle, son brevet de pilote civil à
l'Aéro-club de Château-Bougon.

Dès le début des hostilités il s'engage et est affecté à la base école
d'Istres, où il passe son brevet militaire. Après l'armistice de juin 1940,
il s'évade de Tafaraoui, près d'Oran, en juillet de la même année, sur un
Simoun en direction de Gibraltar. Pilote de chasse de nuit dans la R.A.F.,
il obtient une victoire retentissante au-dessus de la vallée d'York. Il fait
partie des tout premiers éléments dès la formation du groupe de chasse "
Normandie ".

Il arrive à Ivanovo en 1942.En mai 1943, à la suite d'une mission de
mitraillage ayant pour cible l'aérodrome de Spass-Diemiansk, il est touché
par la D.C.A et se voit contraint d'atterrir derrière les lignes allemandes.
Prisonnier à Smolensk, en Pologne et en Allemagne, il s'évadera de
nombreuses fois, mais sera toujours repris. Libéré par l'arrivée des troupes
soviétiques, il ne rentrera en France qu'au mois d'août 1945, après avoir
assuré, sur la demande des Soviétiques, le rôle d'officier de liaison Pour
le rapatriement de tous les prisonniers français de sa zone.

Il sera bien sur réaffecté au groupe de chasse " Normandie-Niemen " dès son
retour et participera à la campagne d'Extrême-Orient. Commandant la 5e
escadre à Orange en 1956, il est affecté à la Défense aérienne du territoire
à Versailles, à Paris et à Taverny (base qui porte désormais son nom). Le 29
mars 1962, le lieutenant-colonel Yves Mahé décède en service aérien commandé
aux commandes d'un Météor.

Yves Mahé était compagnon de la libération et titulaire d'une victoire
homologuée. Source ICARE.

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Ltt de PANGE Jean

Arrivé le 28 novembre 1942 à Ivanovo.

Jusqu'au 12.12.44, départ.

Jean de PANGE est né à Paris . Il intègre l'aviation en 1937. Après avoir
suivi l'école des E.O.R. d'Avord, il rallie les F.F.L. au mois de juin 1940,
en Angleterre. Il prend part, à la fin de cette même année, aux opérations
de Koufra avec le GRB I qui deviendra plus tard le groupe Lorraine. On le
trouve sur tous les terrains d'opérations des F.A.F.L. d'Afrique. Il est un
des tout premiers éléments à rejoindre l'URSS en 1942. Pilote de liaison,
chargé des missions les plus diverses au sein du GC3 "Normandie", il quitte
l'U.R.S.S. le 19 décembre 1944.

Après l'armistice de 1945, il collabora à l'Office français d'Exportation de
Matériel Aéronautique (O.F.E.M.A.).

Jean de Pange est l'auteur du livre: "Nous en avons tant vu"
Il sera administrateur de société une fois la paix revenue. Jean de PANGE
est décédé le 6 octobre 1999.

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Ltt POZNANSKY André 1

Arrivé le 28 novembre 1942 à Ivanovo.

Jusqu'au 13.04.43, disparu CA.

André Poznanski est né à Baden, en Autriche, le 30 juin 1921. Il s'engage
dans l'Armé de l'Air en octobre 1939. Il est reçu à l'Ecole de l'Air
(promotion " Lieutenant Pinczon du Sel " 1939), il est donc directement
officier et est nommé sous-lieutenant en mars 1940.

N 'acceptant pas la défaite, il décide de rejoindre la Grande-Bretagne. Pour
cela, il réussit à s'embarquer à Port-Vendres à bord d'un cargo, aidé par
les troupes polonaises qui quittent la France défaite. C'est ainsi qu'il
quitte la France le 7 juillet 1940. Après une escale à Gibraltar, il arrive
finalement en Angleterre le 7 juillet 1940. Ce jour même il signe son
engagement dans les Forces Aériennes de la France Libre.

Comme tous les pilotes français qui ont rejoint la RAF, il doit reprendre
complètement sa formation. Il est breveté pilote le 26 juillet 1941. Il est
alors versé, pour entraînement opérationnel, à la 56 OTU de Sutton Bridge. A
l'issue de cette formation, le 23 septembre 1941, il est affecté au 32
Squadron de la RAF. Le lendemain, il reçoit sa promotion au grade de
lieutenant.

Il est, plus tard, muté au Moyen-Orient. Il débarque ainsi le 25 janvier
1942 à Freetown. Il est en route pour rejoindre le Groupe de Chasse 1 de la
France Libre : le GC Alsace. Cette unité est en cours de formation à Rayack,
au Liban. Elle ne dispose que d'un matériel hétéroclite pour former les
pilotes . C'est là qu'il rencontre le commandant Pouliquen et le Capitaine
Tulasne, qui seront ses commandants plus tard au sein du Groupe de Chasse
Normandie.

Quand le GC1 est jugé capable de monter en ligne, il est envoyé à Abu Sweir,
près d'Imaïlia en Egypte. Elle vole alors sur Hurricanes Mk1 (des avions
fatigués et dépassés il faut bien l'admettre). Après une période de prise en
main des chasseurs britanniques, le GC1 fait mouvement vers Fuka. Comme de
nombreux pilotes de cette unité, il brûle de combattre plus activement. Il
est aussi probable que le fait de combattre sur des avions d'un modèle
dépassé ne plaise pas à cet ardent combattant. C'est pourquoi, il se porte
volontaire quand il apprend la constitution d'un Groupe de chasse destiné à
combattre en Russie. Après un périple long et frustrant, il arrive, avec le
premier contingent de pilotes, en URSS, le 28 novembre 1942.

Comme ses camarades, il se forme sur Yak7 à double-commandes. Puis, il passe
sur l'avion d'arme du GC3 Normandie : le Yak1b. C'est avec cet appareil que
le groupe part pour le front.

Le Lieutenant Poznanski disparaît le 13 avril 1943 dans un combat contre
huit FW190, dans la région de Spas-Demiensk. Il fait partie des premiers
pilotes perdus avec Marcel Bizien et Raymond Derville. Ils ont sans doute
été victimes de pilotes des 10, 11 et 12/JG51 qui revendiquent 5 yak1 dans
cette région autour de l'horaire du combat. Au cours du combat, une victoire
lui est attribué, qu'il partage avec les deux autres pilotes français
abattus.

André Poznanski était Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre avec
palme, médaillé de la Résistance.

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Ltt PRÉZIOSI Albert 4

Arrivé le 28 novembre 1942 à Ivanovo.

Jusqu'au 28.07.43, disparu CA.

D'origine corse, le Capitaine Albert Préziosi est né à Vezzani en 1915. Il
fait partie des tous premiers éléments ayant rejoint l'URSS en 1942. Alors
lieutenant, au commande du Yak 1B N°43112, il mettra à son actif la première
victoire du GC3 en abattant un FW190 lors d'une mission d'escorte de PE2
entre Smolenzk et Roslav le 5 avril 1943.

Le 28 Juillet 1943,lors d'un combat contre 6 FW190 à 20 km au nord de
Karatchev, il est perdu de vue par ses camarades et ne rentre pas à la base.
Le 24 août de la même année il est décoré à titre posthume de l'ordre de la
guerre pour le salut de la patrie ( deuxième classe) .

Albert Préziosi était titulaire de quatre victoires.

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Asp RISSO Joseph 11

Arrivé le 28 novembre 1942 à Ivanovo.

Jusqu'au 12.12.44, départ.

Joseph Risso est né à Cadolive dans les Bouches-du-Rhône le 23 janvier
1920.C'est un des rares rescapé des deux premières campagnes du Normandie.

Engagé dans l'aviation en 1938, il entre à l'école de pilotage Caudron
d'Ambérieu-en -Bugey la même année et obtient rapidement son brevet. En
1939-1940 il termine son instruction à l'école d'Istres. Après l'armistice
de 1940, il s'évade de Nouvion (Algérie) à bord d'un Simoun et rejoint
Gibraltar. L'aventure se termine malheureusement par un atterrissage forcé à
La Linea en Espagne où il est fait prisonnier .Destiné au rapatriement vers
la France,il réussit cependant à quitter Madrid et à rejoindre
clandestinement Gibraltar puis l'Angleterre en septembre 1940.

C'est donc à Londres qu'il effectue un stage à l'école de pilotage d'Odiham
puis à l'OTU de Debben.

Pilote de chasse de nuit dans la R.A.F au sein du 253rd Squadron, il est un
des tout premiers éléments du Groupe de chasse n° 3 "Normandie".
"Escartefigue", comme le surnommerons ses camarades du NN, arrive en URSS à
Ivanovo en octobre 1942. Au cours des deux premières campagne du régiment ,
d'Avril 42 à Novembre 44, Joseph Risso totalise 11 victoires confirmées et 4
probables sans jamais se faire descendre .Il rejoint la France en Décembre
1944,titulaire d'un grand nombre de médailles dont le légion d'honneur
(grand croix), la croix de guerre, l'Ordre d'Alexandre Newsky etc...

Il occupe par la suite de nombreuses fonctions dans l'armée de l'Air; il est
notamment été affecté à l'état-major de la 5° RA d'Alger, à la 11° escadre
de chasse (commandant en second), à la 13° escadre de chasse tout temps
(commandant). Il est aussi plus tard auditeur au Collège de défense de
l'OTAN, puis affecté à la Direction de la sécurité militaire. Après un
passage au Centre des Hautes Etudes militaires et institut des Hautes Etudes
de Défense nationale, il dirige le Centre d'opérations de la Défense
aérienne à Taverny. Il est alors général de brigade.

Yak 9T numéro 21 à Toula, hiver 43/44. Attribué à J.Risso

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Asp SCHICK Michel

Arrivé le 28 novembre 1942 à Ivanovo

Jusqu'au 12.12.44, départ.

Né le 24 Mai 1918 à Moscou (Russie), étudiant quand la guerre se déclare, il
rejoint l'Angleterre depuis St jean de Luz le 24 Juin 1940 passager comme
beaucoup d'autres futurs volontaires du paquebot Polonais "Sobiesky" à bord
duquel il rencontre Jean de Pange et s'engage avec lui dans les FAFL. IL
participe par la suite aux opérations de débarquement de Dakar et de Koufra.

Il entreprend un début de formation de pilote en Afrique et en en Angleterre
mais c'est en temps qu'officier de liaison/interprète et avec 12 heures de
vol qu'il sera intégré au tout récent Groupe Normandie en Novembre 1942 .

Il assurera la liaison entre le Groupe et l'état major Soviétique, passager
à bord du U2 du Normandie piloté par Jean de Pange dans des conditions
souvent extrêmes. Très souvent, il tiendra le rôle d'officier radio lors des
opérations en première ligne (comme Igor Eichenbaum).

Il deviendra pilote de liaison, suite à une indisposition passagère clouant
de Pange au sol et l'amenant à être désigné d'abord comme remplaçant, puis
comme pilote de liaison à part entière.

Puis, fait unique dans les annales de l'armée de l'Air, il obtiendra son
brevet de pilote de chasse sur yak (sans jamais l'avoir demandé), formé "sur
le tas" par ses camarades. Il recevra également son brevet de navigateur,
car étant mentionné comme tel dans plusieurs rapports de mission et
objectivement doué pour la navigation, l'état-major finira par le lui
attribuer d'office "par assimilation" ( d'après M.Schick lui-même).

Michel Schick réalisera ainsi un rêve et tiendra une promesse qu'il s'était
fait à lui même : devenir pilote de chasse.

Il quitte le Normandie devenu Niémen le 12 décembre 1944 avec le groupe des
permissionnaires des "Anciens", décoré de l'ordre de l'Etoile Rouge, de la
Légion d'honneur, de la Croix de Guerre, de la médaille de la résistance et
de Médaille de la Victoire.

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Cdt TULASNE Jean 3

Arrivé le 28 novembre 1942 à Ivanovo.

Jusqu'au 17.07.43, disparu CA.

Jean Tulasne est né à Nancy en 1912. Fils d'un commandant d'aviation et
neveu d'un général de l'armée de l'air, il était comme le décrivit Pierre
Pouyade, un "enfant de la balle". Son père disparut accidentellement en 1930
et lui laissa en effet une solide passion pour l'aéronautique. C'est
d'ailleurs avec Pouyade qu'il intégrera Saint Cyr puis l'école de l'air de
Versailles.

En 1933, il choisit donc l'aviation. Après un passage sur bombardier à
Avord, il rejoint tout naturellement la chasse à sa demande en avril 1937.
En 1938 il est instructeur à l'Ecole de l'Air de Salon de Provence.

En 1939, il est en poste Tunisie, puis à Oran avec le grade de capitaine au
sein du GC II/9 dont il commande la 4e escadrille.Il est ensuite nommé au
commandement de la deuxième escadrille du GC 1/7 "Provence".

Il est au Moyen-Orient (plaine de la Beeka) lorsque survient l'armistice.

Transféré en métropole, il est alors rendu responsable de la "désertion" de
trois de ses camarades partis rejoindre les FFL.

Il sera tout d'abord interdit de vol puis autorisé à voler sous
surveillance. Le 5 décembre 1940 il simule une panne de moteur au large de
Beyrouth et met le cap sur la Palestine après avoir effectué un piqué. Il
parvient à se poser seul à Lydda non loin de Haiffa et retrouve d'anciens
camarades alors incorporés au Free French Flight N°2.

Pour Vichy, Jean Tulasne est alors officiellement porté disparu en mer.

Il s'engage dans la RAF avec le grade de Flight Lieutenant et ne tarde pas à
se faire remarquer comme pilote hors paire.Il rejoindra le 274e squadron
pour se battre contre les Italiens à Tobrouk.

Il quitte le front malgré lui pour Le Caire suite à sa nomination par le
général de Gaulle au poste de chef d'état major des FAFL au Moyen -Orient.

Il retournera au service actif comme commandant du groupe de chasse "Alsace"
le 15 septembre 1941, et participera à la bataille de Gazala au coté des
Britanniques avant de se replier devant l'avancée des troupes de Rommel puis
de rejoindre Alexandrie.

C'est alors que lui est confié le commandement du tout nouveau groupe de
chasse "Normandie". Nous sommes le 2 février 1943 et Jean Tulasne est
transféré en Angleterre pour y attendre le départ du groupe vers l'URSS.

Il y rejoint son camarade de promotion Pierre Pouyade qui le définira plus
tard comme un virtuose de l'acrobatie et amoureux du risque,
caractéristiques qui contribueront à installer la réputation du "Normandie"
dans ses premiers mois d'éxistence. Jean Tulasne semble infatigable, déprimé
par le manque d'action et heureux d'effectuer trois ou quatre missions dans
la même journée.

Le 17 juillet 1943 il prend le commandement d'un groupe de neuf yaks (dont
Albert, Préziosi, Léon, Bon, Béguin, Vermeil et Pierre Pouyade...)pour la
quatrième et dernière mission de la journée, une escorte d'IL2 dans le
secteur de Znamenskaia à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest d'Orel.
Albert, Preziosi et Léon abattent un FW190 alors que Bon en endommage un
autre.

Béguin et Vermeil sont par contre coiffés par six autres allemands. Béguin,
endommagé et blessé devra se poser sur le ventre du bon coté du front,
Vermeil ne rentre pas.

Jean Tulasne, ayant signalé de nombreux FW au dessus du groupe, monte dans
le soleil pour les engager. Masqué par un nuage aux yeux de ses compagnons
d'escadrille, il disparaît pour toujours.

On a malheureusement peu d'informations sur la dynamique de la disparition
du commandant Tuslane, ce qui n'a pas permis de retrouver son corps. En
1963, une vieille femme de la région d'Orel indiquera dans une clairière non
loin de Znamenskaia, la tombe d'un pilote français qu'elle aurait elle même
enterré après avoir subtilisé le corps aux allemands. Ses camarades russes
resteront persuadé qu'il s'agit bien de la dépouille de Jean Tulasne et la
conserveront sur leur sol dans le cimetière de Vedenskoie avec la mention
"Pilote français inconnu". Jean Tulasne était officier de la Légion
d'Honneur, Compagnon de la Libération, titulaire de 7 citations et de la
Croix de Guerre 1939-1945 avec palme. Il avait effectué 2000 heures de vol
dont 132 de combat en 96 missions. Il comptait trois victoires confirmées.

Le Yak1b du Commandant Jean Tulasne à Polotniani-Zavod en avril 1943.
Comme certains des yaks1b du Normandie, la casserole d'hélice n'est pas
tricolore et l'avion n'a comme signe distinctif qu'une cocarde sur le flanc.

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Slt BERNAVON Adrien 4

Arrivé le 10 mai 1943 à Mosalsk-Vassilevskoie

Jusqu'au 19.07.43, disparu CA.

Adrien Bernavon nait le 11 décembre 1912 à Lyon. L 'adjudant-chef Bernavon
fait preuve dès 1939 de son savoir-faire aux commande d'un chasseur. Durant
la campagne de France,au sein du GCII, pilotant un Morane 406, il descend
trois "Dornier 17". Il ajoute à son palmarès trois autres victoires
probables.

Il combattra en Indochine sous les ordres du capitaine Pierre Pouyade, futur
comandant du GC3 Normandie, au sein de l'escadrille 2/595.

Il connaîtra une aventure assez semblable à celle que vécut ce dernier en
s'évadant d'Indochine à bord d'un Potez 25 qui tombera en panne de carburant
au dessus de la jungle. Il posera tant bien que mal son appareil et bien que
blessé, il rejoindra les lignes chinoises au prix d'une marche forcée à
travers la montagne. Fin 1942 il est affecté aux FAFL au moyen-orient. C'est
là qu'il se porte volontaire pour le GC3 Normandie.

Il rejoint le groupe à Mosalsk le 10 mai 1943.Il est alors sous-lieutenant.
Il est blessé le 13 juin de la même année mais reprend par la suite sa place
dans l'escadrille.

Adrien Bernavon disparaîtra le 16 Juillet 1943 lors d'une patrouille de
couverture dans le secteur de Krasnikovo commandée par Jean Tulasne. Avec
lui disparaîtront le même jour Albert Littolff et Noël Castelain. Son corps
ne sera jamais retrouvé.

Il comptait alors quatre victoires homologuées et deux probables. Adrien
Bernavon était Chevalier de la légion d'honneur, compagnon de la libération,
titulaire de la médaille militaire et de la croix de guerre 1939/45.

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Asp BON Maurice 6

Arrivé le 10 mai 1943 à Mosalsk-Vassilevskoie.

Jusqu'au 13.10.43, décédé CA.

Maurice Bon voit le jour à Elliant à l'est de Quimper dans le Finistère sud
le 10 Février 1920.Brillant dans ses études il doit, comme Marcel Lefèvre, à
l'aviation populaire l'obtention de son brevet de pilote civil en juin
1938.Il entre dans l'armée de l'air en février 39 et c'est à Montpellier
qu'il vivra la défaite et l'armistice. Le 31 août suivant il est démobilisé.
Réintégré en mai 41 il se porte volontaire pour l'Afrique Occidentale
Française après une affectation en Provence. C'est ainsi qu'il se rend à
Madagascar via Dakar en mars 1942.C'est là qu'il totalisera ses premières
heures de vol de guerre sur Morane 406 principalement. Volontaire pour le
"Normandie" en Janvier 43, après son engagement dans les FAFL il rejoint le
régiment le 15 mai 43 avec le grade d'aspirant. Il participera à la bataille
d'Orel et détruira 6 avions ennemis entre juillet et Octobre 43.

Le 13 du même mois il est en mission au nord de Gorki avec Pouyade, Mourier,
Risso, de La Poype et Roger Denis lorsque le groupe rencontre huit FW190.
Trois FW seront abattus par les deux premières paires, mais Roger Denis et
Maurice Bon ne rentreront pas. Abattu, Maurice Bon sera enterré par les
russes près de l'église de Gorodetz, alors détruite, mais son corps ne sera
en fait jamais retrouvé après guerre.

Maurice Bon était titulaire de la Croix de Guerre avec 4 palmes,de la
médaille militaire et de l'Ordre de la Guerre pour la patrie à titre
posthume.

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Asp LAURENT Alexandre 2

Arrivé le 18 mai 1943 à Mosalsk-Vassilevskoie.

Jusqu'au 12.12.44, départ.

L'aspirant Alexandre Laurent rejoint le GC3 Normandie le 18 mai 1943 à
Mosalsk. Il est intégré à l'escadrille 2 où il se distinguera notement en
octobre 44 abattant 2 Fock Wulf 190. Il quittera l'unité en décembre de la
même année avec les anciens.

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Asp BALCOU André 1

Arrivé le 09 juin 1943 à Khationki.

Jusqu'au 20.09.43, décédé CA.

André Balcou est né le 11 mars 1920 à Paris (17ème). le 10 juin 1938, il
s'engage à Versailles, pour une durée de trois ans. Il est d'abord affecté à
Istres, au Bataillon de l'Air, puis, le 28 août 1939, il est transféré à
Châteauroux, toujours au Bataillon de l'Air.

Le 18 septembre 1939, il est affecté à l'Ecole Auxiliaire de Pilotage de
Nîmes. Le 30 septembre 1940, il est à la Base Aérienne de Salon-de-Provence.
Le 15 avril 1941, il est affecté à l'Escadrille de Chasse 565. Cette unité
est stationnée sur la base de Diego Suarez, sur l'île de Madagascar. A
l'occasion du débarquement Britannique sur Madagascar, il rejoint les FAFL,
le 15 novembre 1941. Il signe son engagement le 12 décembre 1942. Il a alors
le grade d'adjudant.

Le 1er mai 1943, il se porte volontaire pour le GC3 Normandie opérant sur le
front soviétique. Comme tous les pilotes sous-officiers, il est nommé
Aspirant avant de rejoindre sa nouvelle unité. Il fait partie du contingent
de renfort destiné à combler les sévères pertes de l'unité.

Le 20 juillet 1943 (certaines sources donnent le 9 juin), sous les ordres du
commandant Pierre Pouyade, il rejoint enfin le GC3 Normandie, sur la base de
Kathionki.

Le 19 septembre 1943, il abat un Ju87 Stuka en collaboration avec Joseph
Risso.
Le lendemain, il est tué lors d'un engagement contre un FW190. Il s'abat
près du village de Kniaje-Sélo, près d'Ilena. Les russes l'enterrent alors
près du village. En 1953, avec dix autres dépouilles de pilotes français
tombés en Russie, sa dépouille sera ramené en France et inhumé à Béziers.

Il est titulaire de la Médaille militaire, de la Croix de Guerre et de
l'Ordre pour la Patrie (décoration Soviétique).

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Slt BARBIER Léo

Arrivé le 09 juin 1943 à Khationki.

Jusqu'au 15.10.43, décédé CA.

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Ltt BOUBÉ Henri

Arrivé le 09 juin 1943 à Khationki.

Jusqu'au 28.07.43, départ.

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Cne de FORGES Paul 3

Arrivé le 09 juin 1943 à Khationki.

Jusqu'au 31.08.43, disparu CA.

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Ltt LÉON Gérald 4

Arrivé le 09 juin 1943 à Khationki.

Jusqu'au 04.09.43, décédé CA.

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Asp MATHIS Jacques 4

Arrivé le 09 juin 1943 à Khationki.

Jusqu'au 06.09.43, blessé CA.

Le sous-lieutenant Jacques Mathis naît le 2 décembre 1914. Parvenant à
quitter la France en 1942 après plusieurs tentatives infructueuses, Jacques
Mathis rejoint les Forces Aériennes Françaises Libres. A son arrivée en
Grande-Bretagne, il est volontaire pour le groupe de chasse Normandie qu'il
rejoint en juin I943.

Opérationel dès son arrivée en U.R.S.S, il participe aux offensives du front
central soviétique, aux batailles d'Orel, de Briansk, d'Ielnia et de
Smolensk. Il se révèle immédiatement comme une excellente recrue.

Pilote de chasse, d'un moral à toute épreuve, il sait même aux moments les
plus difficiles conserver un mental et un sang-froid qui en font un "
leader" des plus écoutés.

Chef de patrouille, calme et décidé, il obtient très vite quatre victoires
officielles grâce à son adresse, à sa ténacité et à son courage au combat.
Surpris par des chasseurs ennemis supérieurs en nombre, il est descendu en
flammes le 6 septembre 1943. Il réussit cependant à regagner les lignes
soviétiques malgré de graves brûlures au visage et aux mains. Par son
attitude et son courage il provoque l'admiration de ses camarades de combat
français et soviétiques. Rapatrié en Angleterre, il y reprend, dès sa
guérison, la lutte dans les Forces Aériennes Françaises Libres jusqu'au 31
août 1944, où il trouve la mort en service aérien commandé de nuit.

Source : "Mémorial des compagnons de la Libération". Compagnons morts entre
le 18 juin et le 8 mai 1945.

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Cne POUYADE Pierre 6

Arrivé le 09 juin 1943 à Khationki.

Jusqu'au 11.11.44, départ.

Né le 25 juin 1914 à Cerisières (Yonne). Après être entré à St-Cyr en 1930,
il rejoint l'aviation en 1932, puis l'école d'application de l'Armée de
l'Air de 1933 à 1935. Lieutenant à la 6ème escadre de chasse à Chartres de
1935 à 1937, puis à la 4ème escadre à Reims de 1937 à 1939, il participe à
la campagne de France comme capitaine commandant d'escadrille de chasse de
nuit à la 13ème escadre de Reims. Après l'Armistice, envoyé comme commandant
d'escadrille de chasse au Cambodge, en Annam, au Tonkin, puis, sous
l'occupation japonaise, participe à la résistance. Il s'échappe d'Indochine
le 2 octobre 1942 à bord d'un vieux Potez 25 qu'il posera à court d'essence
sur le plateau du Yunnan en chine. Après un long périple qui le fera
traverser les Indes, l'Arabie, le Soudan, le Tchad, le Nigeria, puis les
Etats-Unis, il rejoindra Londres en février 43. Là, il est chargé par le
général Valin de recruter des renforts pour le GC3 "Normandie" qui vient de
rejoindre le front germano-soviétique. Il rejoint l'unité à Khationki, à 120
Km de Moscou le 9 juin 1943. Il prend le commandement du groupe le 17
juillet 1943 après la disparition de Jean Tulasne et le conservera jusqu'au
12 décembre 1944 date de son retour en France. Pendant sa permission, il est
victime d'un accident de voiture à Paris, ce qui l'empêche de rejoindre son
unité. Il retournera malgré tout en U.R.S.S. et participera au retour du
"Normandie-Niemen" au Bourget le 20 juin 1945. Il termine la guerre avec 9
victoires aériennes, dont 6 homologuées, puis continue son parcours à des
postes importants dans l'année de l'air jusqu'en 1956. Décédé en 1979, ses
cendres furent dispersées en méditerranée...

Le Yak 9T de Pierre Pouyade à Alytous en Juin 1944. Noter l'absence de
numéro et l'insigne du "Normandie" alors sans flèche blanche.

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Ltt de TEDESCO Jean

Arrivé le 09 juin 1943 à Khationki.

Jusqu'au 14.07.43, disparu CA.

Jean de Tedesco est né le 28 mars 1920 à Paris. C'est un esprit brillant. Il
réussit le concours d'entrée ve à l'Ecole de l'Air. Il est intègre cette
école, à Salons de Provence, le 1er décembre 1939. Il est donc de la
promotion 1940. Cela lui permet de sortir officier. C'est ainsi qu'il est
nommé sous-lieutenant le 21 mars 1940. Il obtient son brevet de pilote
militaire le 19 mai 1940. Sous la pression des troupes allemandes qui
bousculent les armées alliées, l'École de l'Air, qui était basée à
Mont-de-Marsan se replie sur Bordeaux. Elle y arrive le 19 juin 1940. Jean
de Tedesco refuse alors de poser les armes, il décide donc de rejoindre la
Grande-Bretagne pour poursuivre la lutte.

Comme d'autres pilotes qu'il retrouvera dans les unités des FAFL, il se rend
à Port-Vendres. Il s'y déguise en officier polonais et, avec l'aide des
polonais qui quittent la France vaincue, il embarque pour l'Angleterre. C'est
ainsi qu'il embarque le 24 juin 1940 sur le cargo Apappa, déguisé en
officier polonais. Il débarque en Angleterre, à Liverpool, le 6 juillet
1940.

Il signe immédiatement son engagement dans les Forces Aériennes de la France
Libre. Mais, comme tous les pilotes français, il lui faut entamer sa
formation au sein de la Royal Air Force. Il est dirigé vers la base de
Saint-Athan, près de Cardiff (Pays de Galles). Il y retrouve les premiers
pilotes français qui ont rejoint les îles Britanniques.

Contrairement à certains de ses camarades, il a besoin d'une formation
complète. Il est alors muté à Odilham, où s'ouvre l'Ecole Elémentaire de
Pilotage Franco-Belge. C'est là qu'il commence son apprentissage.

Il suit la formation normale d'un pilote de la RAF en rejoignant, ensuite,
la 6 Service Flying Training School de Turnhill. A l'issue de ce stage, il
reçoit les ailes du brevet de la Royal Air Force. Puis, le 17 août 1941, il
est versé à la 59 Operationnal Training School de Crosby-on-Eden. Ce qui est
la cycle normal.

Une première promotion, accordée le 24 septembre 1941, lui permet d'atteindre
le grade de Lieutenant.

Il est enfin affecté à une unité de première ligne : le 257 Squadron de la
RAF. Mais bientôt, il va rejoindre la première unité de Chasse de la France
Libre constituée sur le sol britannique : le 340 " Free French " Squadron,
autrement appelé Groupe de Chasse 2 " Ile-de-France ". Il la rejoint le 7
novembre 1941. Cette unité est, à ce moment, commandée (comme c'est souvent
le cas) par un officier britannique : le Squadron Leader Keith Loft. Cette
unité est en formation, et il faut attendre que l'unité soit opérationnelle
pour que l'unité passe sous commandement français et combatte en première
ligne.

Finalement, quand l'unité est déclarée opérationnelle, elle est attachée au
célèbre 11 Group, qui fut la cheville ouvrière du Fighter Command tout au
long de la Bataille d'Angleterre. Mieux encore, le 340 Squadron est affecté
au glorieux Wing de Tangmere. A ce moment, l'unité est commandée par le
Lieutenant de Vaisseau Philippe de Scitivaux. On trouve en effet des pilotes
issue de l'Armée de l'Air et de l'Aéronavale dans cette unité. D'ailleurs,
les mécaniciens proviennent en grande partie de la " Royale ". Jean de
Tedesco est attaché à l'escadrille 1 du GC2. Il est sous les ordres du
Capitaine Bernard Dupérier.

Les missions au dessus de la France vont amener leur lot de combats. Jean de
Tedesco s'y fait remarquer comme un chef de patrouille exceptionnel. Le 3
mai 1942, il prend part à un combat contre des FW190, un avion assez nouveau
qui mène la vie dure aux Spitfire Vb (qui sont le modèle le plus courant à
cette époque, et qui est la monture du 340 Squadron). Au court de l'engagement,
il abat un appareil ennemi au dessus du Pas-de-Calais, mais son avion est
durement touché. Il doit le poser sur le ventre sur le terrain de Manston.

Il quitte le GC2 le 15 octobre 1942, pour le 611 Squadron de a RAF. Cette
unité est basée sur la très fameuse base de Biggin Hill. Il obtient une
seconde victoire sur un FW190 le 2 novembre 1942, au-dessus de la manche.

Mais il revient le 23 novembre de la même année au 340 Squadron. Entre
temps, le 28 octobre 1942, il reçoit, des mains du Général de Gaulle, la
Croix de Guerre.

Le 2 décembre 1942, il est envoyé au repos. On le mute, pour cela, au 1
Delivery Flight. C'est une unité de convoyage. Puis, le 28 avril 1943, il
est affecté à l'état-major, à Londres.

Il seporte alors volontaire pour rejoindre le GC3 Normandie qui combat sur
le front russe. Il fit partie des premiers renforts qui complète l'effectif
de cette unité. Il arrive à sa nouvelle unité le 9 juin 1943. La
transformation sur Yak est rapide et Jean de Tedesco participe à des
missions relativement vite.

Le 14 juillet 1943, le GC3 doit assurer la protection de Il2 Sturmovik
russes dans le secteur de Balkov. Les chasseurs Yak9 du Normandie
rencontrent des Bf110, qui forment bientôt un cercle défensif. Le
sous-lieutenant Marcel Albert voit le lieutenant de Tedesco plonger sur les
bimoteurs allemands. Le yak traîne un panache de fumée. Il s'écrase, Jean de
Tedesco est porté disparu...

Jean de Tedesco était Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre avec
deux palmes et Compagnon de la Libération.

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Asp VERMEIL 1

Arrivé le 09 juin 1943 à Khationki.

Jusqu'au 17.07.43, disparu CA.

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Asp LARGEAU André 2

Arrivé le 30 juillet 1943 à Khationki.

Jusqu'au 14.09.43, départ.

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Slt ASTIER Louis

Arrivé le 03 août 1943 à Khationki.

Jusqu'au 19.10.43, départ.

Louis Astier est né en 1909 à Briffons (63)
Engagé dans l'Aéronavale en avril 1929, il est breveté pilote 6 mois plus
tard, pour devenir pilote d'hydravion en mars 1930.

En service dans l'aviation civile à l'usine Hanriot (qui nationalisée en
1936, formera avec Farman la S.N.C.A.C.), il est rappelé sous les drapeaux
en septembre. Il devient alors instructeur des élèves officiers pilote à
l'Ecole de l'Air de Versailles.

Après avoir participé à la Bataille de France, il est démobilisé en 1941.
Quelques mois plus tard, il rejoint les F.A.F.L. à Londres.

C'est en août 1943 que le Sous-Lieutenant ASTIER rejoint l'URSS, au sein du
Normandie.

Il frôle la mort durant un vol de liaison en U2 en compagnie de Jean Rey en
août 1943, alors qu'il traverse les lignes allemandes. La Flak les encadre
sévèrement mais malgré les dommages, Astier parvient à ramener le petit
biplan dans les lignes russes. Hélas Jean Rey ne survit pas à cette
aventure, tué par un éclat d'obus.

Louis Astier quittera le régiment mois et demi après cet épisode pour
rejoindre le Moyen Orient.

Il survivra à la guerre mais trouvera la mort à Saïgon le 30 octobre 1949,
des suites d'une maladie.

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Ltt DENIS Roger 2

Arrivé le 03 août 1943 à Khationki.

Jusqu'au 13.10.43, décédé CA.

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Asp FAUROUX Yves

Arrivé le 03 août 1943 à Khationki.

Jusqu'au 12.12.44, départ.

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Asp FOUCAUD Henry 9

Arrivé le 03 août 1943 à Khationki.

Jusqu'au 21.04.44, décédé ACC.

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Asp JEANNEL Pierre 2

Arrivé le 03 août 1943 à Khationki.

Jusqu'au 26.09.44, blessé CA.

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Asp REY Jean

Arrivé le 03 août 1943 à Khationki.

Jusqu'au 28.08.43, disparu CA.

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Asp de SAINT-PHALLE J. 1

Arrivé le 03 août 1943 à Khationki.

Jusqu'au 12.12.44, départ.

Jacques de SAINT-PHALLE est né à Mazagan, au Maroc. Engagé à Istres en 1937,
il fréquente l'école de pilotage à partir du printemps 1939. Il est breveté
en Juin à Nimes.

Il fréquente tour à tour l'école de pilotage d'Avord et le centre
d'instruction de la Chasse à Oran La Sénia.

À l'armistice, il aura accumulé 150 heures d'entrainement. Il retourne à
Istres comme "gardien veilleur" de avions stockés au sol de fevrier 1941 à
mai 1942, puis est démobilisé. En avril 1943, il s'évade de France par
l'Espagne et le Portugal en compagnie d'Henri Foucaud et s'engage dans les
F.A.F.L. Une fois en Angleterre, c'est Foucaud qui le persuadra de
l'accompagner en Russie. Tous deux rejoignent GC3 Normandie en Aout 1943 à
Kationki. Conscient d'être peu expérimenté, de Saint-Phalle devra mentir au
Colonel Pouyade quant à ses heures de vol puisqu'il en déclarera 400. S'en
suivra une dure période d'apprentissage sur Yak où Jacques de Saint-Phalle
accumulera émotions et incidents et ne devra qu'à son courage et sa ténacité
de ne pas etre renvoyé à Rayack par son supérieur.

Il effectuera à sa demande sa première mission avec Albert et Foucaud.
Surpris par un FW190, son Yak est criblé de plomb mais lui même n'est pas
touché. Il devra se poser sur le ventre, hélice en croix, quelques instants
plus tard et apprendra que son agresseur a explosé mystérieusement juste
après l'avoir cadré. Il restera alors avec ses camarades au sein de
l'escadrille 1.

Il quitte le régiment le 12 décembre 1944 avec les "anciens", il est alors
crédité d'une victoire. Après le conflit il devient commandant de bord chez
Air France, compagnie au sein de laquelle il fera une brillante carrière,
volant sur Boeing 747 dans les années 70.

Le Yak 9D de J. de Saint-Phalle probablement à Toula ou Dubrovka au
printemps 44.

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Asp de SIBOUR Jean

Arrivé le 03 août 1943 à Khationki.

Jusqu'au 31.08.43, disparu CA.

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Ltt MOURIER Yves 4

Arrivé le 14 septembre 1943 à Michkovo.

Jusqu'au 22.09.44, départ.

Yves Mourier est né le 30 septembre 1912 à Avignon. Fils d'un général de
division et frère cadet d'un général de division aérienne, contrôleur
général de la chasse.

Le jour de son vingt et unième anniversaire, il s'engage dans l'aviation à
Avignon au sein du 2ème Bataillon de l'Air. Elève pilote, il obtient son
brevet le 3 juillet 1934. En octobre 1935, il est affecté à la 1 ère
escadrille de chasse à Villacoublay puis la 5ème escadrille du Groupe de
Chasse 111/7 à Dijon le 28 juin 1939. Le sous-lieutenant Mourier se
distingue particulièrement le 14 mai 1940, date à laquelle, en l'espace de
quelques heures, il abat quatre "Henschel 126". Une semaine plus tard, il
est désigné pour prendre le commandement de la 5ème escadrille. Au soir de
la bataille de France, le 20 juin 1940, il descend un autre "Hs 126". Le
lieutenant Mourier est muté en juillet 1941 à la 5ème escadrille du Groupe
de Chasse 111/6.

Arrivé alors que l'Armistice de Saint-Jean-d'Acre est sur le point d'être
conclu, Yves Mourier n'a pas le temps de participer à la campagne de Syrie.
Le 11 juillet 1941, son Dewoitine 520" tombe en panne et le contraint à un
atterrissage forcé sur les côtes turques. Incarcéré à Ankara, il s'évade en
mars 1943 et après une extraordinaire odyssée, il rejoint les F.A.F.L. au
Levant et se porte volontaire pour le "Normandie". Il rejoint le groupe en
U.R.S.S.le 14 septembre 1943 et prend une part active à la première campagne
de 1943. Le 13 octobre, dans le secteur de Smolensk, il abat son premier "Fw
190". Début d'une belle série de victoires, puisque de cette date au 19
septembre 1944, le capitaine Mourier ( promu le 25 décembre 1943) accroche
trois autres de ces appareils à son palmarès. Nommé commandant de la 2ème
escadrille en février 1944, il quitte pour raisons de santé ses camarades le
12 décembre 1944. Il termine la guerre avec neuf victoires homologuées.

Yves Mourier pose devant ce Yak 9T n°16 à Toula en avril 1944.

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Asp JOIRE Jules

Arrivé le 12 octobre 1943 à Sloboda-Monastirchina.

Jusqu'au 18.03.44, décédé ACC.

Né le 29 août 1914 à Roubaix. Jules Joire avait été mobilisé le 23 août 1939
à l'escadrille 1/4 de Reims. Son état signalétique indique qu'en moins de
quinze jours, au mois de mai 1940, il abattait cinq avions ennemis. Le 25
mai, il était blessé de deux balles, à la tête et à la cuisse, au cours d'un
combat au-dessus de Beauvais. Ces blessures graves, qui le conduisirent à
Douarmenez, ne parvinrent pas à l'empêcher de gagner l'Angleterre, en bateau
de pêche, dès le 18 juin 1940. Son choix était fixé d'avance.

Volontaire pour la première expédition des Forces Françaises Libres sur
l'Afrique-Occidentale, il est chargé d'une mission spéciale à Dakar. Fait
prisonnier par les autorités de Vichy, il s'évade, fin 1942 , par l'Espagne,
pour rejoindre à nouveau le camp allié et y continuer le combat.

Volontaire encore, il l'est, ensuite, pour l'escadrille Normandie, où il
participe aux opérations de la fin de l'année 1943. Le 18 mars 1944,il est
victime d'une collision en vol à l'entraînement avec l'aspirant Maurice
Bourdieu?au-dessus de Toula ; Jules Joire réussit à sauter mais il est
rattrapé dans sa descente par son avion qui lui arrache son parachute. Les
deux hommes périssent dans l'accident. Inhumé à Moscou dans un premier
temps, son corps est rapatrié en France et inhumé en avril 1953 au cimetière
militaire de Tourcoing dans le Nord.(source ordredelaliberation.fr)


On le qualifiait alors de : " Pilote remarquable, animé d'une foi
inébranlable dans la victoire, d'un esprit de sacrifice absolu et du
patriotisme le plus ardent, et on pouvait ajouter : Il laisse à tous ses
camarades le souvenir d'un grand aviateur, d'un grand patriote et d'un
magnifique combattant. Il avait conduit, pour la victoire, quatre-vingts
missions de guerre."

Jules Joire a reçu les décorations suivantes:

Chevalier de la Légion d'Honneur

Compagnon de la Libération - décret du 28 mai 1945

Croix de Guerre 39/45 (5 citations)

Médaille de la Résistance avec Rosette

Médaille des Blessés

Médaille des Evadés

Extrait du Volume "Mémorial des compagnons de la Libération-compagnons morts
entre le 18 juin et le 8 mai 1945"

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Ltt AMARGER Maurice 8

Arrivé le 22 décembre 1943 à Toula (Tula).

Jusqu'au 20.12.44, départ.

Maurice Amarger est né en 1911 à Isserville en Algérie.
Engagé dans l'Armée de l'Air en 1931 en tant que mécanicien, il entre à
l'école de formation des sous-officiers du personnel naviguant d'Istres en
1933, où il sera breveté pilote 10 mois plus tard en 1934.
Il devient alors élève de l'Ecole Militaire de l'Air, en sort
sous-lieutenant pour être affecté au Groupe Aérien d'Observation n°584,
d'Alger. En août 1940, il rejoint le G.R. II/22.

En septembre 1941, il lutte sous les couleurs de Vichy, en A.O.F., convoitée
par les F.F.L. et les britanniques.

Transféré au G.B. II/62 en février 1943, il se porte volontaire pour le
front russe 6 mois plus tard. C'est à Toula qu'il retrouvera le Normandie
peu avant Noël.
Il survit à la guerre, titulaire de 9 (ou 8, selon les sources) victoires,
plus 1 probable.

C'est au-cours d'un exercice d'acrobatie qu'il trouvera la mort le 19 mars
1946.

Décorations : Légion d'Honneur / Croix de Guerre / Ordre de la Guerre pour
la Patrie / Médaille de la Victoire.

La photo d'introduction montre Maurice Amarger au commande du yak 3 n° 40,
encore dans sa livrée d'origine. Je n'ai pas d'indications me permettant de
savoir si la casserole était déjà tricolore, mais le type de numéro porte à
croire que comme dans le cas du numéro 12 ( voir profils ) la casserole
était grise.Il éxiste une autre photo, prise probablement le même jour,
montrant Robert Marchi devant le yak3 n°40 avec Amarger aux commandes. En
observant bien le cliché on peut noter une trace de flèche presque effacée,
mais présente.

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Asp ANDRÉ Jacques 15

Arrivé le 22 décembre 1943 à Toula (Tula).

Revient avec le Régiment au Bourget en 1945.

Jacques André est né le 25 février 1919 à Paris. Fils de Géo André (qui
participé à 4 Jeux Olympiques - 1908/1912/1920/1924) il s'engage dans
l'Armée de l'Air en Avril 1939 et sera major de sa promotion à l'école de
pilotage d'Etampe.

Après l'Armistice, il rallie Alger avec son père (qui perdra la vie au sein
d'un G.B. en 1942) à bord d'un Simoun, avant d'être versé G.C. II/3 en
Octobre 1940 et participer à la campagne de Syrie contre les britanniques
dès Juillet 1941 avant de regagner la France l'automne suivant.

Après le débarquement américain en Afrique du Nord, il retrouve le G.C.
II/3, puis se porte volontaire pour le Normandie et arrive à Toula via
Moscou en décembre 1943.

Le Sous-Lieutenant André atterrira avec le Normandie-Niemen au Bourget à la
fin de la guerre, non sans avoir remporté 15 victoires homologuées, et 4
probables, sur le front russe, son nombre total de victoires étant de 16
homologuées dont 10 à titre personnel (onze FW 190, deux Hs 129,un Ju 87, un
Ju 88 et un catalina en 1942 au large d'Oran).

IL sera décoré de la Légion d'Honneur, de la Croix de Guerre, de la médaille
de Héros de l'Union Soviétique, de l'Ordre de la Guerre pour la Patrie et de
l'Ordre du Drapeau Rouge ainsi que de la Médaille de la Victoire.

Le yak 3 de l'aspirant Jacques André à Alytous en août 1944. L'appareil est
tel que le groupe Normandie l'a reçu, le numéro 44 n'étant pas conforme au
standards du NN. La casserole d'hélice n'a pas été décorée de la cocarde
tricolore.


Le même appareil mais cette fois décoré aux armes du Normandie Niemen, à
ceci près qu'aucune flèche n'a été ajoutée ( il est à noté que bon nombre de
yaks3 arrivaient déjà ornés de la fameuse flèche, utilisée pas d'autres
unités du VVS ).Il porte alors le numéro 35,d'allure plus conforme au
habitude du régiment.

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Ltt BERTRAND Jean

Arrivé le 22 décembre 1943 à Toula (Tula).

Jusqu'au 29.08.44, disparu.

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Asp CASANEUVE Jacques 1

Arrivé le 22 décembre 1943 à Toula (Tula).

Jusqu'au 13.10.44, disparu CA.

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Ltt CUFFAUT Léon 11

Arrivé le 22 décembre 1943 à Toula (Tula).

Jusqu'au 30.10.44, départ.

Né à Charenton près de Paris, Léon Cuffaut s'est engagé dans l'aviation dès
1930. En 1931, il participe à la campagne du Tafilalet. Pilote de chasse en
1933, il est admis à l'école des élèves officiers d'active de Versailles en
1938. Commandant d'escadrille en 1940, il participe à la campagne de France,
puis à la campagne de Syrie en 1941. Volontaire pour le "Normandie", il
arrive en URSS en décembre 1943 et quitte le groupe en décembre 1944.
Après l'Armistice, il est tour à tour commandant de groupe et commandant
d'escadrille. Il participe ensuite aux campagnes d'Indochine, d'Algérie et
de Mauritanie-Ifni.

Finalement, il quitte l'armée de l'Air en 1962 avec le grade de général.
Léon Cuffaut est crédité de onze victoires homologuées, deux au sein du
GCII/7 en Novembre 1939 et 9 au sein du GC3 Normandie.

Yak9D de Léon Cuffaut décoré de son insigne personnel au trait à la peinture
blanche.

Le Yak9T de Léon Cuffaut, cette fois portant le numéro 1 et un insigne
personnel légèrement plus petit et différent. Il s'agit du 9T à bord duquel
Cuffaut est photographié sur le cliché ci-dessus. Son bras masque une
inscription malheureusement illisible.

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Asp FELDZER Constantin

Arrivé le 22 décembre 1943 à Toula (Tula).

Jusqu'au 01.08.44, capturé.

Né le 12 Octobre 1909 à Kiev (Russie) après une jeunesse mouvementée qui le
vit vivre en Allemagne, Russie et France, il se forme à l'école Bréguet. Il
est breveté pilote en Septembre 1929, engagé dans l'Armée de l'Air en
Octobre de la même année où pendant 10 ans il fut tour à tour moniteur de
vol à voile, pilote privé, convoyeur de tous types d'avions.

Affecté pendant la bataille de France à la 1ère escadre de Chasse il
descendit un 109 le 10 mai 1940, quitta l'armée à l'armistice et tenta de
rejoindre la France Libre dès Novembre 1940. Capturé en Espagne, emprisonné,
évadé, condamné par le gouvernement de Vichy , incarcéré à Tunis puis au
bagne pendant 1 an, est libéré en 1942 . Après le débarquement Américain en
Afrique du Nord il est affecté au GCII/7 où malgré l'hostilité de ses chefs,
il réussit à se porter volontaire pour le groupe Normandie et à entraîner à
sa suite certains des pilotes du groupe des "14" de renfort de Décembre
1943/Janvier 1944. Il participe à 105 missions de guerre dès mars 1944 mais
il est descendu par un FW190 le 1er Août de la même année dans la région de
Eidkouten en Prusse. Capturé, il est emprisonné dans divers camps. C'est
dans un de ces camps qu'il retrouvera Jean Bayssade, autre pilote du
Normandie, capturé comme lui et avec lequel il projettera de s'évader. Les
circonstances feront que Bayssade tentera et réussira son coup le premier.
C.Feldzer l'imitera quelque temps plus tard flanqué de deux compagnons
russes, avec qui il vivra une rocambolesque et dramatique aventure qui le
conduira jusqu'à Paris au prix d'incroyables efforts et privations.

Le capitaine Constantin Feldzer a reçu les distinctions et médailles
suivantes: Commandeur de la Légion d'honneur, Compagnon de la Libération,
Médaille Militaire, Croix de Guerre, Ordre de la Guerre pour la Patrie
(russe), Médaille de la Victoire (russe).

Constantin Feldzer pose devant un yak 9 en compagnie de trois mécanos (si
cette image est sous droit, nous contacter, nous la supprimerons
immédiatement). Le numéro du yak n'est pas visible mais on peut penser,
sachant que le premier chiffre ne peut être qu'un 2 (seul chiffre de dizaine
ayant le haut rond en dessous de 60) et le second un 5 ou un 7 (le trois
présente très souvent un angle aigue en haut à droite), qu'il s'agit du 25
ou du 27, plus difficilement du 23.Toute information sur le sujet serait
d'ailleurs bienvenue. Ceci ne signifie pas ceci dit qu'il s'agit du Yak9 à
bord duquel Feldzer se fit descendre le 1er Août 1944 même si cela reste
possible, mais la seule présence du pilote devant ce yak au schéma de
camouflage curieux ( noter la découpe dans le gris foncé en dessous et à
l'avant des échappements à bâbord, et la séparation nette et anguleuse façon
NKAP pur sucre des deux gris sous la verrière.) m'ont poussé à tenter d'en
faire le profil, choisissant pour l'occasion le n°27 (le rapprochement des
deux chiffres me fait pencher pour cette option). A prendre avec toutes les
réserves d'usage donc. NN Avirex.

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Asp CARBON Yves 6

Arrivé le 30 décembre 1943 à Toula (Tula).

Jusqu'au 12.12.44, départ.

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Asp DÉCHANET Pierre 6

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

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Asp DELIN Robert 3

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

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Asp DOUARRE Pierre 2

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

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Ltt de FALETANS Bruno

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 30.06.44, décédé CA.

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Asp de GEOFFRE François 7

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

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Asp MARCHI Robert 13

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

Regagne la France en juin 1945.

Robert Marchi est né à Chalon-sur Saône en Saône et Loire le 26 Juillet
1919.
Il obtient son brevet de pilote au sein de l'armée de l'air en Juillet 1938,
et fréquente l'école de l'air de Février à Juin 1940. Il est affecté par la
suite au groupe de reconnaissance 2/52.

Il rejoint plus tard le Maroc où il est nommé moniteur à l'école de
Kasba-Tadla.Il s'y taillera une solide réputation d'acrobate.

C'est en Janvier 1944 qu'il rejoint le GC3 Normandie au sein de l'escadrille
1. Marchi se révèle être un excellent pilote et sa réputation lui vaudra
d'être chargé de toutes les exhibitions devant les personnalités
officielles. Aux commandes de son Yak3 il va collectionner 13 succès entre
le 16 octobre 44 et le 27 mars 45 dont 6 à titre individuel .Il est nommé
sous-lieutenant le 25 Août 1944. Le jour suivant, en patrouille avec Jean
Bertrand au nord de Lyck il perd sa verrière lors d'un piqué d'approche sur
un convoi mais réussit à redresser l'appareil. Bertrand n'aura pas cette
chance et perdra une aile. Le yak entrera alors en vrille avant de percuter
le sol entraînant son pilote dans la mort. Robert Marchi regagne la France
en Juin 1945.

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Asp MARTIN René 7

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

René MARTIN est né à Dijon dans la Cote d'Or. Entré dans l'aviation en 1937,
il sort de l'école Hanriot à Bourges 3e sur 54.
Pilote à l'escadrille des Cigognes, 7e escadre de Chasse à Dijon, il
participe à la Campagne de France I939/I940 et à la Campagne de Tunisie de
1942 à 1943. Il rejoint le GC3 Normandie en janvier 1944 à Toula. Il
quittera l'URSS en juin 1945.

René Martin comptera alors 7 victoires à son actif, (dont deux partagées,
suivant les sources). Lieutenant colonel de réserve, René Martin s'occupera
après la guerre d'équipements d'exploitations élevages et cultures. René
Martin est décédé en 1982. Sources : ICARE/Normandieniemen.free/Allan
Magnus.

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Asp MERTZISEN Gabriel 4

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

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Asp PENVERNE Roger 4

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 05.02.45, disparu CA.

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Asp de SAINT-MARCEAUX G. 1

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

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Ltt SAUVAGE JEAN 1

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 12.12.44, départ.

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Asp SAUVAGE Roger 14

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

Né le 26 mars 1917 à PARIS , Orphelin d'un père d'origine martiniquaise mort
sur les champs de bataille de la Première Guerre Mondiale, Roger SAUVAGE se
passionne très tôt pour l'aéronautique. Après des études secondaires il
entre à l'école Boulle pour suivre des cours de mathématiques et de
mécanique. Pendant ses loisirs, il fréquente les terrains d'aviation et
s'inscrit au "groupe aéronautique universitaire". En 1935, il décide de se
présenter au concours d'entrée de l'armée de l'Air. En avril 1939, il
obtient sa mutation dans un groupe de chasse, le 115 "Champagne" basé à
Reims. Pendant la campagne de France il abattra deux bombardiers allemands.
Après l'Armistice, il quitte la France pour Casablanca L'oisiveté des
troupes l'incite à quitter l'Afrique pour la Russie et le régiment
"Normandie"Il rejoint le groupe à Toula, le 7 janvier 1944. L'aspirant Roger
SAUVAGE effectue entre octobre 1944 et mars 1945 un nombre considérable de
missions. Au total, ce sont 11 "FW 190",2 "JU 87", et 1 "Me 109" qui
disparaissent du ciel soviétique sous les tirs précis de ce pilote
prestigieux.

Le lieutenant Roger SAUVAGE, "Saussage" pour ses camarades, termine la
guerre avec seize victoires aériennes homologuées plus une probable ce qui
le place parmi les meilleurs as français de la seconde guerre mondiale. À la
fin de la guerre, Roger SAUVAGE demeure dans l'Armée de l'Air. Nommé
capitaine en 1954, il rédigea deux ouvrages autobiographiques "La soif de
l'air" et "Un du Normandie-Niémen". Roger SAUVAGE est décédé en Septembre
1977. Il était titulaIre des plus hautes distinctions militaires soviétiques
et françaises.

Le Yak 9T de Roger Sauvage à Toula au printemps 44 tel qu'on peut le voir en
photo dans l'édition originale d'"Un du Normandie Niemen".

Le Yak 3 de Roger Sauvage à Friedland en mars 1945.

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Ltt de SEYNES Maurice

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 15.07.44, décédé CA.

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Ltt VERDIER Marc

Arrivé le 07 janvier 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 22.09.44, disparu.

Cne BRIHAYE Emmanuel 1

Arrivé le 26 janvier 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 12.12.44, départ.

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Asp PIERROT Fernand 2

Arrivé le 26 janvier 1944 à Toula (Tula).

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Asp BAGNÈRES Jacques

Arrivé le 02 février 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 30.12.44, départ.

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Asp BOURDIEU Maurice

Arrivé le 02 février 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 18.03.44, décédé CA.

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Asp IRIBARNE Robert 7

Arrivé le 02 février 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 11.02.45, disparu CA.

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Asp LEBRAS Albert 2

Arrivé le 02 février 1944 à Toula (Tula).

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Slt LE MARTELOT Jean 1

Arrivé le 02 février 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 25.09.44, disparu CA.

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Ltt MOYNET André

Arrivé le 02 février 1944 à Toula (Tula).

André Moynet est né à Saint-Mandé, à l'est de Paris dans le Val-de-Marne le
19 Juillet 1921.

C'est en 1939 qu'il intègre l'armée de l'air où il obtient son brevet
quelques mois plus tard. En juin 1940 il rejoint les FAFL. Il est affecté au
Squadron 340 en Mai 1942. Il rallie le GC3 Normandie le26 Janvier 1944. C'est
au sein de ce groupe qu'il mettra à son actif sa son plus brillant combat,
attaquant à lui seul (au sein d'une patrouille de six Yaks3) un groupe de
trois FW190 dans le secteur de Gumbinnen (Prusse -Orientale) le 23 Octobre
1944, il en abat deux et endommage le troisième (cette sortie mémorable
permettra à l'escadrille de revendiquer six FW190 abattus et deux
endommagés). Sur ses huit victoires au total, quatre sont obtenues au sein
du Normandie. Il quitte le régiment le 12 Décembre 1944.

Le yak9 d'André Moynet, Juin 44, Dubrovka

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Slt CASTIN Robert 9

Arrivé le 24 février 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 18.01.45, blessé CA.

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Ltt CHARRAS Marc 7

Arrivé le 24 février 1944 à Toula (Tula).

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Asp MONIER Charles 2

Arrivé le 24 février 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 12.12.44, départ.

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Asp SCHOENDORFF Joseph 2

Arrivé le 24 février 1944 à Toula (Tula).

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Cne DELFINO Louis 7

Arrivé le 28 janvier 1944 à Toula (Tula).

Louis Delfino naît à Nice en 1912. Il intègre l'école de St-Cyr en 1931, et
successivement l'armée de l'air en 1933. Affecté dans un premier temps au
vol de reconnaissance il demande et obtient sa mutation dans la chasse. En
1939, il est capitaine adjoint au commandement du GC 1/4 à Reims. Il est
ensuite commandant de la 4ème escadrille du GC II/9 "Auvergne" avec lequel
il obtient 7 victoires (deux He111, un Me109 et quatre Hs126). Il est
ensuite affecté au groupe 1/4 "Navarre", alors dans l'armée de l'air de
Vichy, au sein duquel il détruit un Wellington allié au large de Dakar
(Sénégal). Après de nombreuses opérations avec ce même GC 1/4 en Afrique du
Nord et une période d'inactivité, il rejoint le GC 3 "Normandie" (pas encore
Normandie-Niemen) en URSS avec le grade de capitaine.

Il est tout d'abord commandant en second puis commandant du Normandie-Niemen
en remplacement de Pierre Pouyade parti en permission.

Volant sur yak3 il obtient 8 victoires entre le 16 octobre 1944 et le 27
mars 1945 ( 5 Fw190 et 3 Me109) ce qui porte son tableau de chasse à 16
avions abattus dont 5 individuellement. Il rentre en France en même temps
que le groupe le 20 juin 1945 avec le grade de Colonel.

Il devient général de Division en 1961, puis général d'Armée aérienne en
1964. La même année, il est Inspecteur général de l'Armée de l'air.

Deux versions du yak3 de Louis Delfino.

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Asp CHALLE Maurice 10

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 27.03.45, disparu CA.

Maurice Challe est né en 1911 à Reims (51). Issus d'une impressionnante
famille de militaires, Maurice CHALLE s'engage dans l'Armée de l'Air en
1933. Breveté pilote militaire en 1936, il entame un carrière de moniteur à
l'escadron d'entraînement de Saint-Cyr en 1938 qui se poursuivra à Orly. En
mai 1940, il devient pilote convoyeur pour l'Etat-major à Nancy. Affecté au
G.C. II/4. à Meknès, il demande à être mis en congé spécial à l'armistice,
pour être démobilisé en 1942.

Il décide alors avec son frère René, de rallier l'Afrique du Nord, en
traversant l'Espagne. Ils seront arrêtés à la frontière espagnole, par les
soldats de Franco, puis internés à la prison de Barbastro. Après un passage
au camp de Miranda, ils seront remis aux autorités de Casablanca. Là, ils
retrouvent leur frère, Léon (détenteur de plusieurs records de distance sans
escale en avion) avant de se porter volontaires pour l'U.R.S.S. C'est en
mars 1944 que Maurice est affecté à l'escadrille Cherbourg.

Le 8 juin 1944, Maurice est en readyness, lorsque deux Focke Wulf sont
repérés sur la gare de Roudnia, où opère également une patrouille du 18ème
Régiment de la Garde, qui a reçu les mêmes instructions d'interception.

Dans la confusion du combat, après avoir exécuté une passe frontale contre
un Focke Wulf qu'il pense avoir touché, Maurice exécute un renversement et
retrouve un appareil qui se dirige dans la direction qu'avait prise le
"bandit". Cet avion, à basse altitude, traîne une fumée. Bien que
manifestement hors-course, Maurice le tire de loin et le voit s'écraser.

Une heure après, les autorités russes se rendent sur place pour se rendre
compte que l'appareil est un. Yak soviétique. Son pilote est mort. C'est un
coup tragique pour Maurice, bien que l'enquête ait conclue que le pilote
était déjà probablement mort au moment du tir de l'aspirant CHALLE.

Brûlant de se racheter, Maurice gagne sa première victoire dix-huit jours
plus tard, première d'une série de dix victoires sûres (dont 5 en
collaboration) et 3 autres probables.

La dernière de ses victoires, il l'a gagne le 25 mars 1945 en s'attaquant
seul à une importante formation allemande, avant de succomber sous le
nombre, dans la région de Pillau.

Il est le dernier pilote du Normandie-Niemen à disparaître en service
commandé.
Décorations : Légion d'Honneur / Médaille Militaire / Croix de Guerre /
Ordre du Drapeau Rouge / Ordre de la Guerre pour la Patrie.

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Cne CHALLE René 7

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 17.01.45, blessé CA.

René Challe est né en 1913 à Besançon (25) Il participe à la Bataille de
France avec le G.C. III/7. (La Furie) Gravement blessé après avoir abattu un
DO17. Il Rejoint le Normandie le 18 mars 1944, après avoir goûté aux geôles
espagnoles. Commandant de la 4ème escadrille "Caen", puis de la 1ère. A
nouveau grièvement blessé au-dessus de Goumbinnen, après avoir remporté un
total de 8 victoires et 1 probables. Il survivra à la guerre. Décorations :
Légion d'Honneur / Croix de Guerre / Ordre du Drapeau Rouge / Ordre de la
Guerre pour la Patrie.

Le yak 9T de René Challes, Dubrovka Juin 44. Noter l'insigne du GC III/7 (
La Furie) et le liseret autour du numéro 60.

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Asp EMONET Jean

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 17.10.44, blessé CA.

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Asp GASTON Jacques

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 26.06.44, décédé CA.

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Asp GENÈS Pierre 4

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 18.01.45, disparu CA.

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Asp LEMARE Georges 13

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

Georges Lemare est né le 16 novembre 1917, à Barenton (Manche). Engagé à 19
ans, il passe avec succès son brevet de pilote à l'école Hanriot de Bourges
en juillet 1937. En septembre 1939 il est sergent à la 4ème Escadre de
Chasse stationnée à Reims et est immédiatement engagé avec son unité, la
2ème escadrille du Groupe de Chasse 114, équipée de "Curtiss p 36". Jeune
chasseur ardent et "fonceur", il s'octroie le 13 janvier 1940, un des
premiers appareils allemands de la guerre, un "Domier 17", qu'il contraint à
atterrir sur le sol de France. Au 19 mai 1940, il donne sa pleine mesure et
la patrouille composée d'Eric d'Alençon, Robert Milbeau et Lemare fait
merveille. A l'Armistice, il a quatre citations à l'Ordre de l'Armée et il
part avec son unité à Dakar, où il restera jusqu'en juillet 1942. Il rentre
en France, se fait surprendre par les événements de novembre 1942, s'évade
immédiatement et fait six mois de prison en Espagne. Mais il a la joie de
retrouver ensuite, en Afrique du Nord, son ancienne unité, la 2ème
escadrille du Groupe 1/4, et son chef le capitaine Delfino. Equipé de " P.39
Airacobra" et stationné à la Reghaia, le 1/4 fait du Coastal Command. Mais
le Coastal Command, ses heures de surveillance de convois et les Allemands
trop rares, le décident à suivre d'enthousiasme son commandant d'escadrille,
le capitaine Delfino, pour aller combattre en Russie au "Normandie" qu'il
rejoint le 18 mars 1944. Là, il fait merveille. Chasseur né, Lemare a le
"sens de la place" et il est chef de dispositif. Il glane sept citations à
l'Ordre de l'Armée et une à l'Aviation de Chasse. Il rentre en France avec
treize victoires officielles qui le classent parmi les "As" de la chasse
française. Le 26 janvier 1948, il s'écrasera à Romainville aux commandes
d'un Bloch 161.

Yak3 numéro 56 attribué à Georges Lemare, Heiligenbel mai 1945.

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Asp MANCEAU de LAFITTE J. 6

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 02.11.44, décédé.

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Asp MENU Lionel 2

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 29.01.45, disparu.

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Asp MIQUEL Charles 7

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 16.01.45, disparu.

Charles Miquel est né le 4 Décembre 1920 à Bressan (Hérault)-

Après avoir pris des cours de pilotage sans l'accord de ses parents, il s'engage
comme élève-pilote dans l'Armée de l'Air en Mai 1939, BA 108 de Montpellier
puis école D'étampes, breveté pilote en Février 1940, rejoint le GC I/8 à
Salon de Provence puis Istres, Villefranche et Orange. En Octobre 1941
affecté à Dakar, libéré en fin de contrat en Mai 1942,il est rappelé sous
les drapeaux en Février 1943 et sera affecté successivement à Thiès, Ouakam,
Kasbha-Tadla, Marrakech et Meknès. Volontaire le 31 Janvier 1944, il rejoint
le Normandie-Niemen le 18 Mars 1944 à Toula et participe à l'offensive sur
Vitebsk. Il remporte sa 1ère victoire le 26 Juin 1944 et est lui même abattu
mais rejoint le groupe 3 jours plus tard, réussit une série de 5 victoires
en 10 jours puis une autre le 14 Janvier 1945 mais disparaît le 16 Janvier
dans la région de Gumbimgen en Prusse Orientale, touché par la flak.

L'Aspirant Charles Miquel est titulaire de la Médaille Militaire, de la
Croix de Guerre, de l'ordre de l'Etoile Rouge et de l'Ordre de la Guerre
pour la Patrie. Sa famille nous a aimablement communiqué cette photo du
tableau des insignes et médailles de l'Aspiarnt Charles Miquel.

On y reconnaît entre autres, à gauche la médaille militaire et la croix de
guerre avec quatre palmes ,l'insigne des FAFL et celui du Normandie Niémen.

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Asp PERRIN Marcel 13

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

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Asp PINON Roger 1

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 01.08.44, disparu CA.

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Asp QUERNÉ Louis 1

Arrivé le 18 mars 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 25.09.44, disparu CA.

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Asp TABURET Gaël 5

Arrivé le 03 avril 1944 à Toula (Tula).

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Asp BAYSSADE Jean

Arrivé le 08 mai 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 31.07.44, capturé.

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Asp de LA SALLE Charles 4

Arrivé le 08 mai 1944 à Toula (Tula).

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Asp LORILLON Pierre 8

Arrivé le 08 mai 1944 à Toula (Tula).

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Cne MATRAS Pierre 8

Arrivé le 08 mai 1944 à Toula (Tula).

Jusqu'au 23.03.45, départ.

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Asp VERSINI Roger 3

Arrivé le 08 mai 1944 à Toula (Tula).

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Asp BLÉTON Pierre 7

Arrivé le 17 octobre 1944 à Antonovo.

Jusqu'au 20.02.45, prisonnier.

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Slt GUIDO Maurice 4

Arrivé le 17 octobre 1944 à Antonovo.

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Asp Henry Georges 5

Arrivé le 17 octobre 1944 à Antonovo.

Jusqu'au 12.04.45, décédé.

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Asp MONGE Maurice

Arrivé le 17 octobre 1944 à Antonovo.

Jusqu'au 26.03.45, décédé CA.

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Asp OUGLOFF Léon 5

Arrivé le 17 octobre 1944 à Antonovo.

Léon Ougloff est né le 4 octobre 1919 à Orenbourg en Russie, qu'il quitte à
l'âge d'un an avec ses parents pour venir s'installer en France. Leur père
ayant été naturalisé en 1933 les enfants Ougloff deviennent français. En
1937, à l'âge de dix-sept ans, il s'inscrit à l'aéroclub bas-alpin de
Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), section de l'aviation populaire. Il
s'engage dans l'armée de l'Air le 10 mars 1939. Il est alors dirigé sur le
Bataillon de l'Air no 125 d'Istres en qualité d'élève pilote. Détaché au
C.P.A.P. de Nîmes, il obtient son brevet de pilote militaire (numéro 27336)
le 28 juin 1939. À la mobilisation générale, il est à l'école d'Avord qu'il
quitte le 2 mai 1940, pour le Centre d'Instruction de la Chasse d'Oran.

Il est affecté au G.C. 1/19 le 13 octobre 1940, puis à l'Escadron
d'Entraînement de Blida le 24 juin 1941. Après un passage à Kasba-Tadla en
décembre 1942 au Groupe de Chasse 1115 "La Fayette", il est affecté le 1er
février 1943 au G.C. 115. Il rallie ensuite les F.A.F.L. Le 22 mai 1944 et
se porte volontaire pour le "Normandie".

Arrivé sur sa terre natale, l'aspirant Ougloff rejoint le groupe le 17
octobre 1944. Affecté à la 1ère escadrille "Rouen", il est engagé dans les
combats que son régiment mène durant l'hiver 1944-1945 sur la Prusse
Orientale. Le 16 janvier 1945, il abat ses deux premiers avions allemands.
Un mois plus tard, le 20 février 1945 , c'est un "Me 109" qui est victime de
ses attaques. Le 8 mars, il descend un "Fw 190". Il clôt son palmarès le 27
mars 1945, en détruisant un nouveau "Fw 190". Il est promu sous-lieutenant
le 25 mai 1945. Il rentre en France avec ses camarades, le 20 juin 1945,
avec six victoires aériennes à son actif, dont cinq homologuées.

Léon Ougloff trouve la mort en service aérien commandé à Témara (Maroc).

Le yak 3 de Léon Ougloff. La photo en entête représente Léon Ougloff devant
son Yak3. Celui-ci masque la moitié du numéro mais on distingue nettement le
5 derrière un 2 ou un 3 ( seuls numéros ronds en haut en dessous de 60) Le
35 étant le numéro du yak3 de Jacques André, on suppose qu'il s'agit du 25.
Ceci n'engage bien sur que le pauvre esprit de déduction d'Avirex :).

Asp PIQUENOT Jean

Arrivé le 17 octobre 1944 à Antonovo.

Jusqu'au 17.01.45, décédé CA.

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Asp REVERCHOPN Charles

Arrivé le 17 octobre 1944 à Antonovo.

Jusqu'au 18.02.45, décédé CA.

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Fin.


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