Suite à l'obtention des papiers kivonbien ( mon diplome :') ), j'ai
trouvé du boulot à Lyon.
Je quitte donc Poitiers pour Lyon dès ce weekend. Je quitte la
fréquence provisoirement et j'espère bien croiser les FRAiens du coin
par la suite ;)
Je note aussi que je me rapproche du fief des Pieds Nickelés et
j'espère que ce sera pour moi l'occasion d'assister à (au moins) l'une
de leurs assemblées (à partir du printemps, le temps de m'installer et
toussa) ... ;o)
--
Julien
> Alors que le mur est tombé depuis plus de 15 ans, le mouvement s'inverse
> et je passe à l'Est !
>
> Suite à l'obtention des papiers kivonbien ( mon diplome :') ), j'ai trouvé
> du boulot à Lyon.
No problemo, on te recevra avec plaisir, mais pour certaines séances, tu
comprendras qu'il est impératif d'attendre dehors pendant la cérémonie
occulte.
Apres, tu seras hote de marque.
Par contre, un conseil:
un curieux personnage sévit du coté de Lyon, et, avec un accent bizarre, il
te chante la mélopée envoutante de la bivulve beurrée au ch'ti blanc
touguèche qui permet et de se niquer l'estogom' et de se detartrer les
dents.
Meme s'il essaie de t'attirer du coté de Corbas ( il a un service de
renseignement qui collationne nos gouts, faits et gestes, c'est le spotter
de nos pratiques gastronomico-sexuelles), ne t'en laisse point compter, il
est dangereux.
Et s'il sort sa botte de Neverche, a savoir" moi, chui kazi breton, la
preuve: ma nana...!" sache que en fait de Morlaisienne, elle est native de
la foret de Brocéliande, qui comme chacun sait, communique (...!) d'un coup
de braguette magique avec les pinedes lusitanniennes qui en ont pris pour
leur grade cet été a cause dudit individu qui avait essayé de faire griller
des palourdes du coté de l'aber en vraque..
HPC, plein de sollicitude.
Salut,
Welcome dans la capitale des Gaules !!!!
A bientôt autour d'un godet ou d'un bon plat de chez nous
François
ce sidi, à préférer le vinho verde au Bandol...t'es un rien provocateur, là
;o))
hpc wrote:
la mélopée envoutante de la bivulve beurrée
Je préfère ne pas imaginer cela.
> des palourdes du coté de l'aber en vraque..
Haaaaa ! bivAlves, peut-être ?
Haaaaa ! bivAlves, peut-être ?
non: je maintiens
:-)
HPC, quand yenapoulin, yenapoulot'
On devrait pouvoir se faire livrer un cubi de ce nectar lusitanien, pis
apres, mise en bouteille, etiquette qui va bien, et...roule ma poule !
:-)
HPC
C'est bizarre aprés le bivulve, je m'y attendais un peu ;-) !
Amic',
--
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Romain Pras
Larguez les amarres pour répondre...
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> ce sidi, à préférer le vinho verde au Bandol...t'es un rien provocateur, là
> ;o))
Y a vinho verde et vinho verde, c'est comme quand y a du bandol et qu'il
n'y en pas, comme en ce moment. La rareté de l'approvisionnement aidant,
j'en ai égaré le goût...
Poésie .... ;o)
Tchouss
Franssoué
oui, oui...
c'est comme quand y a du bandol et qu'il
> n'y en pas, comme en ce moment. La rareté de l'approvisionnement aidant,
> j'en ai égaré le goût...
...et la marmotte ? mmmhhh?
> ...et la marmotte ? mmmhhh?
Elle a plus de Bandol ? :)
par cont' l'a plein de vinho verde qu'elle arrive pas à écouler...
> par cont' l'a plein de vinho verde qu'elle arrive pas à écouler...
Pô grave, je connais un gars dans le sud, avec un surnom de métal mou
avec un 3 derrière, qui rêve d'en goûter :)
...vois pas...
au fait, tu devais me faire un compte-rendu de mission,ou un airprox, nan ?
:-)
Toi, tu frequentes un peu trop les Nickel...!!!
:-)
Tu peux parce que ça vaut le déplacement, vraiment...
Claudine
> Je note aussi que je me rapproche du fief des Pieds Nickelés et
> j'espère que ce sera pour moi l'occasion d'assister à (au moins) l'une
> de leurs assemblées (à partir du printemps, le temps de m'installer et
> toussa) ... ;o)
Il est absolument indispensable de donner quelques précisions sur ce que
sont les Pieds Nickelés.
Les Pieds Nickelés
En 1908, dans L'Épatant, il y eut une révolution due à Louis Forton.
Trois personnages iconoclastes - les Pieds Nickelés - firent une
apparition remarquée. Il s'agissait de trois clochards toujours prêts à
faire un mauvais coup, mais sans aller pour autant jusqu'au vrai crime.
Leurs actes se bornaient à la petite délinquance du débrouillard, aux
ruses de l'escroc. Poivrots, joyeux, Croquignol, Ribouldingue et
Filochard avaient tout le monde de l'autorité contre eux : policiers,
militaires, bourgeois, nantis...
Leur caractère est annoncé par leur nom -- l'anecdote raconte que cette
expression, « pieds nickelés », qui signifie « paresseux, inapte au
travail », aurait été créée par Tristan Bernard, puis rachetée par les
créateurs de ces trois personnages, ce qui est tout à fait possible,
puisque sa pièce de théâtre Les Pieds Nickelés date de 1894.
Le rire et la contestation virulente de l'ordre social, ici
inextricablement mêlés, donnèrent naissance à des figures assez
suggestives pour que Georges Bataille leur consacre un article dans la
revue Documents, ou que Jean-Luc Godard fasse plus tard des Pieds
Nickelés un des livres de chevet de son Pierrot le Fou.
Croquignol, Ribouldingue et Filochard étaient les premiers anarchistes
de la bande dessinée et aussi les acteurs de la première vraie bande
dessinée adulte européenne. Selon les critères de l'époque, on
contraignait les auteurs à placer du texte sous les images. Forton,
intelligemment, introduisit des ballons. On vit ainsi un texte répéter
non seulement le contenu de l'image, mais aussi celui des bulles.
Si Louis Forton a beaucoup dessiné et fut un bon illustrateur, il eut
après sa mort des successeurs peu intéressants. Seul René Pellos
(1900-1998), remarquable dessinateur, permit à nos héros de survivre,
mais les scénaristes n'en transformèrent pas moins les Pieds Nickelés en
blagueurs et farceurs dont les aventures étaient désormais dénuées de
toute implication politique et sociale. Cet affadissement avait commencé
d'ailleurs avec Forton lui-même, contraint pendant la guerre de
1914-1918 de métamorphoser ses Pieds Nickelés en foudres de guerre prêts
à aller « casser du Boche » un peu partout, eux, les anti-militaristes !
Il ne faisait en cela que suivre le triste exemple de nombreux
pacifistes, anarchistes et révolutionnaires de l'époque. Dans le cas
contraire, la série n'aurait pu paraître.
Forton créa parallèlement, en 1929, Bibi Fricotin, série injustement
oubliée aujourd'hui, mais dont certains épisodes utilisaient le ressort
colonialiste, ce qui les fit vieillir rapidement.
Le dessin de Forton, limité par la petitesse des cases, ne brillait
guère et était parfois bâclé. Il n'en reste pas moins que Forton est le
créateur d'un mythe dont le cinéma lui-même s'est vite emparé, et
surtout qu'il est l'auteur de la première bande dessinée non sexiste et
non raciste de l'histoire (que l'on songe aux épisodes avec Manounou, la
femme noire de Ribouldingue).
La reprise des Pieds Nickelés devait faire de René Pellos un auteur de
bandes dessinées populaire ; De 1948 à 1981, il dessine une centaine
d'épisodes, sur des scénarios écrits généralement par Roland de
Montaubert (pseudonyme de Pierre Colin). René Pellos modifie leur
apparence (chez Forton ils étaient tous trois de même taille et de même
corpulence), tout en continuant à les mêler aux événements du temps,
comme le mouvement hippie ou la crise pétrolière (ces épisodes, édités à
l'origine en fascicules par la Société parisienne d'édition, ont été
regroupés en albums par les éditions Vents d'Ouest).
Caricaturiste, dessinateur et auteur français de films d'animation,
Émile Cohl (1857-1938) découvre à nouveau l'analyse et la reconstitution
du mouvement en dessinant une succession d'images. Entre 1908 et 1913,
il dessine une trentaine de films très courts dont les silhouettes, au
fil des ans, se schématisent, s'affinent. Il travaille d'abord pour
Gaumont, puis pour Charles Pathé, enfin pour Éclair, qui l'envoie aux
États-Unis où il anime des comics en vogue. De retour en France, il
donne le mouvement aux Pieds Nickelés. Resté obscur artisan, abandonné
par les producteurs, il sombra dans l'oubli, comme Méliès, et mourut
tragiquement dans la misère la plus complète vingt ans plus tard, sans
savoir qu'il avait joué un rôle important dans l'histoire du cinéma
d'animation.
NICKELÉ, ÉE adjectif
Étymologie : 1898, altération de niclé (1894), peut-être d'un dialecte
aniclé « noué, arrêté dans sa croissance », répandu par les Aventures
des Pieds Nickelés de L. Forton.
Locution figurative et familière : Avoir les pieds nickelés : refuser
d'agir, de « marcher », se montrer habituellement paresseux, indolent.
On veut que moi aussi j'aie trempé dans un assassinat, et surtout dans
l'assassinat d'un huissier de Paris.
Dans ces conditions-là, il n'y a rien de fait ; je ne marche plus !
j'ai les pieds nickelés (sic) !
Goron, l'Amour à Paris, t. III, 1903.
Avoir les pieds nickelés. Refuser de marcher, d'agir ; être paresseux.
Il voulait m'entraîner dans une mauvaise affaire, mais je n'ai pas
marché, j'ai les pieds nickelés.
(ROSSIGNOL, Dictionnaire argot, 1901, p.77).
Mais, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos Pieds Nickelés dont le
point commun est qu'ils sont les seuls à savoir ce qu'est la « double
bistouriquette inversée à échappement libre à gauche , car comme chacun
sait elle passe mieux à gauche ». Cette connaissance est d'ailleurs une
des conditions sine qua non pour faire partie de cette confrérie.
BISTOURIQUETTE nom féminin. Du latin bis, deux fois et tortus, tordre ou
de l'indien "touri", par analogie avec la forme de cette trompette
indienne ou peut-être même de "tourie", grande bouteille, bonbonne
entourée de paille dont le nom viendrait de torus (Tore, toron). Attesté
en 1718 avec le verbe bistourner, dans le sens de tourner, courber un
objet de manière à le déformer ; à ne pas confondre avec son homonyme
bistourner plus ancien, châtrer un animal mâle par bistournage.
Il est nécessaire de définir des degrés de difficultés dans l'exécution
de cette figure de haute voltige selon que l'on réalise une
bistouriquette dextrogyre ou sénestrogyre, que certains nomment, à tort
mais pour que le plus grand nombre puisse comprendre, droite ou gauche.
En effet, la bistouriquette dextrogyre - contrairement à la
bistouriquette sénestrogyre - n'est pas simplement une double courbure à
droite avec renversement mais doit s'accompagner d'un changement
progressif d'assiette avec départ en lacet inversé, suivi d'une vrille
montante en spirale de Cornu puis récupération en feuille morte.
La « double bistouriquette », en antithèse de ce que tout le monde
pourrait penser, n'est pas une bistouriquette exécutée deux fois, mais
trois. De fait, si le pilote procédait deux fois de suite à une
bistouriquette et vu la rapidité avec laquelle ces figures doivent être
enchaînées, il se retrouverait dans une position extrêmement
inconfortable, voire dangereuse ; donc, pour des raisons de sécurité de
l'instrumentiste, la double bistouriquette est une figure triple.
Quant à la « double bistouriquette inversée », le bureau politique du
CPN ne m'a pas autorisé à en parler.
D'après :
- des textes de : Yves FRÉMION, Dominique PETITFAUX et Jean-Pierre ÉNARD
(Encyclopédie Universalis)
- des extraits de : Le Grand Robert, le Trésor de la Langue Française,
le Dictionnaire étymologique et explicatif du CPN (Club des Pieds
Nickelés - Usage interne seulement)
--
Ce n'est pas parce que l'erreur se propage qu'elle devient vérité. Gandhi
Technologie aéronautique : http://aviatechno.free.fr (http://ottello.net)
Concorde dans la presse de 1965 à 2003 : http://le.pointu.free.fr
> Mais, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos Pieds Nickelés dont le
> point commun est qu'ils sont les seuls à savoir ce qu'est la « double
> bistouriquette inversée à échappement libre à gauche ,
Merci pour ce beau travail d'érudition.
Il me semble touttefois qu'une étude de la bistouriquette en général et
avec échappement libre en particulier ne saurait être complète sans
faire référence au fabuleux film " mes chers amis " de Mario
Monicelli avec Philippe Noiret, Ugo Tognazzi, Bernard Blier, entre
autres. Un monument élevé à la gloire de la camaraderie masculine sous
sa forme la plus potache et immature, la plus achevée, donc.
La bistouriquette y est un thème récurrent, et je ne crois pas me
tromper en supposant que ce film grandiose a inspiré nos chers Pieds
Nickelés dont l'esprit est très proche de celui de l'oeuvre en question.
--
Charles
> Il me semble touttefois qu'une étude de la bistouriquette en général et
> avec échappement libre en particulier ne saurait être complète sans
> faire référence au fabuleux film " mes chers amis " de Mario
> Monicelli avec Philippe Noiret, Ugo Tognazzi, Bernard Blier, entre
> autres. Un monument élevé à la gloire de la camaraderie masculine sous
> sa forme la plus potache et immature, la plus achevée, donc.
Amici mei, une comédie de 1975 que tout Pied Nickelé doit aimer. Je me
souviens de la scène dans une gare où Blier, Noiret et Ugo Tognazzi
sautant sur le quai de gare collent des gifles aux voyageurs dont le
train démarre et qui se penchent à la fenêtre.
Ce film n'a qu'un seul défaut : il est malheureusement introuvable en
français, ni même en VO, sous-titrée ou pas, que ce soit en VHS ou en
DVD.
Tout comme est introuvable "Le ciel sur la tête" d'Yves Ciampi. Ce n'est
pas un modèle du genre, mais il a l'énorme avantage d'avoir été tourné
sur le Clem quand j'y étais et de montrer de magnifiques séquences de
catapultage et d'appontage, entre autres, avec des caméras installées
dans les réservoirs supplémentaires des Étendards.
--
Aujourd'hui, l'idéal du progrès est remplacé par l'idéal de l'innovation :
il ne s'agit pas que ce soit mieux, il s'agit seulement que ce soit nouveau,
même si c'est pire qu'avant et cela de toute évidence. Montherlant
Technologie aéronautique : http://aviatechno.free.fr
> Ce film n'a qu'un seul défaut : il est malheureusement introuvable en
> français, ni même en VO, sous-titrée ou pas, que ce soit en VHS ou en
> DVD.
Il semblerait qu'un DVD en VO soit ressorti. Et je suis sur la piste
d'une version fabriquée par un canadien qui a recollé, en divx, la bande
son française sur l'image du dvd italien. Gros boulot, car le montage
est différent.
Si jamais le fichier existe, je vous dirai où....
--
Charles
> Amici mei, une comédie de 1975 que tout Pied Nickelé doit aimer. Je me
> souviens de la scène dans une gare où Blier, Noiret et Ugo Tognazzi
> sautant sur le quai de gare collent des gifles aux voyageurs dont le
> train démarre et qui se penchent à la fenêtre.
Grandissime.... combien de fois ai-je eu envie de le faire. C'était
avant l'ère des TGV aux fenètres inouvrables, bien sûr.
--
Charles
Tu me fais penser à Maitre Capello, lorsqu'il était la référence culturelle
de je ne sais plus quelle émission...:-)
Quel magnifique travail de synthese, mon cher Maître Capottello...!!!
Dominique, jure-moi que tu nous previens la prochaine fois que tu viens
t'égarer dans notre fief.....
:o)))
Nickel Leader
Nickel leader
très fière et honorée mais qui ne dira pas de quoi
PS Si quelqu'un pouvait me faire une copie du film en VHS ou en DVD, je
rembourse les frais et lui accorde ma reconnaissance quasi-éternelle
Ben voilà, Dom a encore frappé....
Je n'avais pas tout lu quand j'ai formulé ma demande
Claudine