Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Je me doutais pourtant que l'enseignement de la mécanique est malade

8 views
Skip to first unread message

JC_Lavau

unread,
Jan 23, 2012, 3:21:41 PM1/23/12
to
On en sait un peu plus à présent sur la genèse de leur version si
folklorique de la mécanique (les piliers du bar de l'escadrille,
rassemblés à http://groups.google.com/group/fr.rec.aviation/topics?hl=fr),
outre leur pyramidal complexe de supériorité :

1. Ils ont oublié que la vitesse, l'accélération, les déplacements,
les forces... sont des grandeurs vectorielles.
Ils confondent, jusque dans la même phrase, la vitesse avec le module
de la vitesse (indiqué par un instrument de bord, lui).

2. Ils n'ont toujours pas assimilé la relativité galiléenne, qui a
quand même 400 ans d'ancienneté. Ils sont revenus à la mécanique
d'Aristote et de l'Antiquité. Ils ont l'excuse que tout vol, à voile
ou à moteur est AVEC frottements. Il a fallu maîtriser la
phénoménologie mathématique des mouvements célestes pour appréhender
expérimentalement des mouvements sans frottements. Ainsi Isaac Newton
a pu créer la mécanique rationnelle.

3. Ils confondent la mnémonique efficace, avec la causalité.
Accéléromètre transversal, la bille est un instrument indispensable,
pour aider le pilote à se conduire correctement dans un virage. Or le
décrochage dissymétrique et le départ en vrille sont des phénomènes
aérodynamiques. Ils en ont déduit la croyance que la bille, capteur
inertiel, aurait la propriété magique de les renseigner sur un
écoulement aérodynamique.

Après, leur pyramidal complexe de supériorité fait le reste : ils
explosent en haine et sarcasmes contre quiconque s'aperçoit des
aspects délirants de leurs légendes internes à la meute.

De toute évidence, leurs professeurs de mécanique étaient eux aussi de
folkloriques charlots.


--
Je me doutais que l'enseignement de la mécanique est malade dans mon
pays. J'ignorais que c'était une leucémie.
http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1682.0.html

J_Lavau

unread,
Jan 25, 2012, 1:36:50 PM1/25/12
to
On 24 jan, 07:40, didier <d.lauwa...@mrw.wallonie.be> wrote:
> On 23 jan, 21:21, JC_Lavau <ad...@caton-censeur.org> wrote:
>
> > rassemblés à http://groups.google.com/group/fr.rec.aviation/topics?hl=fr),
>
> Jacques, si tu commences à dresser une liste des crétins
> fréquentant chaque forum, il te faudra une encyclopédie
> en cent volumes MDR

Un seul crétin s'est précipité pour s'enlister :

On 23 jan, 23:51, "Choup" <Maver...@nospam.fr> wrote:
>
> Dis, ton aspirine, tu la préfères en suppositoire ?

Mais le coeur du sujet pourrait être l'enseignement de la mécanique,
enfin du moins c'est ça l'idée que j'avais en tête.
Le rendement semble consternant.
Je cherche à comprendre la genèse de ce désastre.

Choup

unread,
Jan 25, 2012, 1:42:46 PM1/25/12
to

"J_Lavau" <ad...@caton-censeur.org> a écrit dans le message de news:
65bb7ba6-1fae-47da...@k10g2000yqk.googlegroups.com...
Un seul crétin s'est précipité pour s'enlister :

On 23 jan, 23:51, "Choup" <Maver...@nospam.fr> wrote:
>
...Plaisir de fin gourmet...

Mais le coeur du sujet pourrait être l'enseignement de la mécanique,
enfin du moins c'est ça l'idée que j'avais en tête.
Le rendement semble consternant.
Je cherche à comprendre la genèse de ce désastre.

Cherche.
Et puis, on ferait mieux d'enseigner le vol glissé en aéro-club, ce qui ne
se fait plus, voire est interdit (!), et on éviterait tant de raisonnements
de M. Jourdain.



Mapomme

unread,
Jan 25, 2012, 2:16:49 PM1/25/12
to
Le Wed, 25 Jan 2012 10:36:50 -0800, J_Lavau a écrit :

> Mais le coeur du sujet pourrait être l'enseignement de la mécanique,
> enfin du moins c'est ça l'idée que j'avais en tête. Le rendement semble
> consternant.

OK, pour moi c'est aussi le cœur du sujet. Du coup, casse toi, c'est pas
le bon forum!!!


> Je cherche à comprendre la genèse de ce désastre.

Bien....

Mapomme

J_Lavau

unread,
Jan 27, 2012, 3:03:51 PM1/27/12
to
On 23 jan, 21:21, JC_Lavau <ad...@caton-censeur.org> wrote:
Désolé pour la fausse manoeuvre, le message parti incomplet.

Il n'est nullement nécessaire de spécialiser le véhicule : un train
sur ses rails, un véhicule sur route, un aéronef, la physique est la
même.
Les virages sont relevés sur les rails des grandes lignes pour bonnes
vitesses, les courbes d'autoroutes sont relevées, les anneaux de
vitesse, par exemple celui de Montlhéry sont relevés. Et sur l'anneau
de Montlhéry, plus le véhicule va vite et monte haut sur l'anneau,
plus les suspensions sont enfoncées.
A la limite, nous avons des centrifugeuses, pour augmenter
radicalement la pesanteur locale.

Mais il y a un petit piège avec le signe ou le sens de l'accélération
de la pesanteur.
Si je lâche un objet, son accélération est vers le bas.
Si je tourne à gauche, à plat, le pendule initialement vertical vers
la droite, penché comme ce signe antislash : \.
Or l'accélération cinématique que je lui impose est vers la gauche.
Par inertie, il continuerait bien en ligne droite, à droite de la
trajectoire que je lui impose.

Mais l'accélération de la pesanteur semble à l'envers, dans cette
histoire.
C'est que le cadre newtonien, avec temps simultané et universel, temps
d'un hypothétique dieu-du-roi-d'Angleterre, avec espace euclidien
plat, ne sait pas traiter de l'égalité de la masse inerte et de la
masse pesante.
Le seul cadre cohérent est celui de la RG, Relativité Générale, où la
gravité est une accélération, et n'est que cela.

Notre train en ligne droite sur ses rails n'est pas du tout sur une
géodésique de l'espace-temps relativiste, espace-temps riemannien,
avec courbure non nulle. La géodésique serait la chute libre, ou la
trajectoire d'un projectile lancé dans le vide. Par rapport à cette
géodésique, les rails (porteurs) sont continuellement en train
d'obliger le train à accélérer vers le haut par rapport à cette
géodésique. Sur un aéronef, ce sont les ailes (ou les pales de rotor)
qui envoient plein d'air vers le bas, pour fournir cette poussée
verticale, que les rails de chemin de fer fournissent pour bien moins
cher.

En l'absence de virage, ce que met en évidence le pendule sur ce
véhicule stable, est l'accélération verticale, vers le haut, de
désobéissance à la géodésique riemannienne (due à la masse de l'astre
Terre).

Soit une accélération de sens ou signe opposé à celle que prend dans
notre repère terrestre newtonien, un corps en chute libre.

C'était ça le piège.

J_Lavau

unread,
Jan 27, 2012, 2:41:02 PM1/27/12
to
On 23 jan, 21:21, JC_Lavau <ad...@caton-censeur.org> wrote:
> On en sait un peu plus à présent sur la genèse de leur version si
> folklorique de la mécanique (les piliers du bar de l'escadrille,
> rassemblés àhttp://groups.google.com/group/fr.rec.aviation/topics?hl=fr),

Dominique Ottello

unread,
Jan 28, 2012, 12:31:53 PM1/28/12
to
J_Lavau <ad...@caton-censeur.org> écrivait :

> Les virages sont relevés sur les rails des grandes lignes pour bonnes
> vitesses, les courbes d'autoroutes sont relevées, les anneaux de
> vitesse, par exemple celui de Montlhéry sont relevés.

Oui, mais, en plus d'être « relevée », l'attaque de la courbe n'est pas
faite n'importe comment.

Il existe un point commun concernant les mises en virages (et leur
arrêt), calculée par les systèmes automatiques - tout du moins sur la
famille Airbus - avec les courbes des autoroutes et des lignes TGV : il
s'agit de la « clothoïde ».

Les courbes utilisées pour construire les autoroutes et les lignes de
TGV ne sont pas uniquement constituées de droite et d'arcs de cercles,
de la même manière que le virage d'un avion. Si une portion de ligne
droite était subitement suivie d'un arc de cercle de rayon R,
l'accélération normale du véhicule se déplaçant à la vitesse V passerait
brutalement d'une valeur nulle à la valeur V²/R, entraînant désagrément
pour les passagers et forte contrainte pour le matériel. Il est donc
nécessaire d'utiliser des portions de courbes passant progressivement
d'une courbure nulle à une courbure donnée. C'est le cas de la spirale
de Cornu (1).

Cette spirale, étudiée auparavant par Jacques Bernoulli, a sa courbure
proportionnelle à la longueur de l'arc. Cette courbe, aussi appelée
clothoïde (du grec klôthein = filer, au sens du fil sur le rouet) est
une trajectoire pour laquelle une accélération constante engendre une
force centrifuge constante. Elle est calculée de façon que, pour un
véhicule roulant à vitesse constante, la progression du braquage se
fasse de façon régulière.

Ce qui conduit à une courbe paramétrée définie par les intégrales de
Fresnel sur l'intervalle [0,t], t > 0 :
x = intégrale (0 à t) de cos(u²)du
y = intégrale (0 à t) de sin(u²)du

Une mise en virage manuelle aux ailerons et palonnier, correctement
exécutée, se fait elle-aussi, en utilisant une clothoïde, tout comme
monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir.

Les sabots montés sur les pylones de téléphériques, et qui supportent le
câble porteur, adoptent cette forme. De fait, il est possible de faire
circuler la cabine à sa vitesse maximale sur le pylone, sans incommoder
les passagers.

De même cette courbe est utilisée pour les boucles verticales ou
loopings dans les montagnes russes pour le confort des passagers, afin
que l'accélération verticale subie soit continue.

(1) CORNU (Marie-Alfred), savant français, né en 1841, mort en 1902.
Admis à l'École polytechnique en 1860, il entra ensuite à l'École des
mines, et fut nommé ingénieur en 1866. L'année suivante, il devenait
professeur de physique à l'École polytechnique. Il a été nommé membre de
l'Académie des sciences en 1878, président de la Société française de
physique et de l'Association française pour l'avancement des sciences.
Cornu s'est surtout occupé d'études sur la lumière, et, en 1878, il
obtenait le prix Lacaze pour la publication de son grand travail sur la
vitesse de la lumière, intitulé "Détermination de la vitesse de la
lumière d'après des expériences exécutées en 1874 entre l'Observatoire
et Montlhéry", travail imprimé dans les Annales de l'Observatoire. Ces
études avaient nécessité dans les appareils employés des
perfectionnements importants indiqués dans les "Comptes rendus de
l'Académie des sciences".
Parmi ses nombreux travaux, citons ses recherches sur le groupe de raies
alpha du spectre solaire, ses études sur la condition d'achromatisme
dans les phénomènes d'interférence, ses recherches sur l'acoustique,
parmi ses mémoires : "Recherches sur la réflexion cristalline", thèse
pour son doctorat ; un "Nouveau Polarimètre" (1870) ; "Du renversement
des raies spectrales des vapeurs métalliques" (1871) ; "Sur le spectre
de l'aurore boréale du 4 février 1872" (1872) ; "Extension des résultats
au mode mineur" (1873) ; "Sur le spectre normal du soleil" (1881). Il
fut aussi membre du Bureau des longitudes et participa à la
construction de l'observatoire de Nice.


--
Il vaut mieux ignorer où l'on est, et savoir qu'on l'ignore, que de se
croire avec confiance où l'on n'est pas. Jean Dominique Cassini.
Technologie aéronautique - http://ottello.net - Les anciens de Vilgénis

Stephane Legras-Decussy

unread,
Jan 28, 2012, 12:39:50 PM1/28/12
to
Le 28/01/2012 18:31, Dominique Ottello a écrit :
>

impec... ça c'est ce qu'on attend dans un débat technique.

ça change de "singe voit, singe fait..." de nos amis de l'armée
de l'air.






Message has been deleted

Choup

unread,
Jan 28, 2012, 1:58:11 PM1/28/12
to

"Stephane Legras-Decussy" <ad...@facebook.fr> a écrit dans le message de
news: 4f2432ea$0$18834$426a...@news.free.fr...
>
> ça change de "singe voit, singe fait..." de nos amis de l'armée de l'air.

et de "âne braît" ?
Enfin, ce devait être, encore une fois, une remarque destinée à montrer ton
niveau...




Mapomme

unread,
Jan 28, 2012, 2:50:26 PM1/28/12
to
Le Sat, 28 Jan 2012 18:39:50 +0100, Stephane Legras-Decussy a écrit :

> Le 28/01/2012 18:31, Dominique Ottello a écrit :
>>
>>
> impec... ça c'est ce qu'on attend dans un débat technique.

En effet. Maintenant, est-ce le lieu?

>
> ça change de "singe voit, singe fait..." de nos amis de l'armée de
> l'air.

Oui, sans doute aussi, ou de "dessine moi un mouton"... Mais est-ce le
lieu?

Mapomme

NB: Ce n'est pas forcément le lieu de mon point de vue, mais bon,
expliqué comme ça, ça passe à fond.

JC_Lavau

unread,
Jan 29, 2012, 3:12:18 PM1/29/12
to
On 28 jan, 13:58, monloui <monl...@live.fr> wrote:
> Ouai,
> et comment est le fil à plomb dans le train en virage?
Dans quel référentiel ?

> ou quelle est la vitesse d'une mouche dans un avion qui vole à M 0,8?
> tout ce verbiage sans referentiel ne vaut rien.
> @+
> Louis

Denis CAMUS

unread,
Jan 30, 2012, 4:43:51 AM1/30/12
to
Dominique Ottello a émis l'idée suivante :
>
> Oui, mais, en plus d'être « relevée », l'attaque de la courbe n'est pas
> faite n'importe comment......
>
Waaoh comme ils disent à Auchan.
Ce n'est pas une réponse rase bitume ça.

--
Seuls les faucons volent.
Les vrais restent au sol.


0 new messages