Pour Antoine Moreau.

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Annie S.

unread,
Mar 17, 2000, 3:00:00 AM3/17/00
to

Bonjour à vous. Et si de l'Autre cöté de l'Amérique une artiste vous écrivait.
Je viens de lire votre brillant exposé,ou cette discussion sur "cette idée
ces idées sur l'Art ou,sur ce qu'il est ou devrait être l'Art. Ne
possédant pas votre culture monumentale,j'irai par des chemins simples.
¨Puisque certaines de vos propositions sont intéressantes.

Deux questions :

Pour parler ainsi de l'Art,de son miracle ou de sa fonction QUI parle ici?
Un historien de l'Art?
Un philosophe?
Un artiste?

Car,quant à moi et je suis une artiste,je vous assure que mon questionnement
est loin d'être aussi "philosophique" lors que tiens au bout de mon pinceau
un bleu de Prusse ou un rose clair à déposer sur le papier.
IL existe en effet tout un monde entre les "critiques" d'art" les
théotriciens de l'Art, les "historiens de l'Art" et le peintre, l'Artiste
collé à son oeuvre,
en état d'apesanteur,travaillant simplement à créer "cette chose" qu'Il
essaie humblement,souvent douloureusement de mener à terme.

Je pense que les artistes devraient être les seuls autorisées à parler de
leurs oeuvres. J'aime entendre parler Henry Miller de ses romans. J'aime
entendre parler Kandinsky de ses oeuvres. ILs restent vrais. Ils sont
LEURS OEUVRES.
L'oeuvre concrète, physique coincide avec l'âme du peintre,voilà pourquoi
ce qu'ils en diront leur appartient en propre. Ça reste pur quelque part.
ALors que les critiques et théoriciens,peuvent déformer,dénaturer,brouiller
cette pureté. Comprenez moi bien certes des critiques,des théoriciens,des
historiens de l'art,trouveront toujours une pitance à leur faim vorace.
Personnellement c'est l'Artiste que j'aime écouter d'abord.

En cette fin de siècle tout est compliqué,complexe,souvent boursoufflé,
et manquant de SIMPLICITE.
Comme le disait Henry MIller, " Au fond c'est toujours un effort pour
revenir à la source originale de la vie, qui se trouve dans le plexus
solaire,dans l'inconscient,ou dans les étoiles, si vous préférez."
CORRESPONDANCE AVEC LAWRENCE DURREL.

Je crois que nous devrons aller vers de plus en plus de simplicité sur
cette planète. (CF,Miller).

A l'Échelle planétaire nous aurons comme humains à pratiquer "la
simplicité volontaire", les artistes je le pense suivront ce
mouvement,(certains pour le moins). Car nous avons oubliés les artistes
sans-noms des grottes de Lascaux.
LA simplicité des moyens et la grandeur d'une telle oeuvre.... Certaines
exposions en arts visuels actuellement sont des pets de lapins. Elles sont
signées et des critiques écrivent... écrivent... en tétant leur souffle
pour
magnifier du vide... du vide... gonfler les colonnes des journaux.... ETC....

ANNIE

--
Annie S.

Antoine Moreau

unread,
Mar 17, 2000, 3:00:00 AM3/17/00
to
Annie S. <ann...@globetrotter.qc.ca> wrote:

> Bonjour à vous. Et si de l'Autre cöté de l'Amérique une artiste vous écrivait.

Voilà qui est fait alors ;-)

> Deux questions :
>
> Pour parler ainsi de l'Art,de son miracle ou de sa fonction QUI parle ici?
> Un historien de l'Art?
> Un philosophe?
> Un artiste?

Question difficile. Disons que je suis un artiste (peut-être). Ce
"peut-être" veut dire que ce n'est pas à moi d'en décider entièrement,
que c'est une possibilité d'être, un possible (quoi, impossible?;), faut
voir...

> Car,quant à moi et je suis une artiste,je vous assure que mon questionnement
> est loin d'être aussi "philosophique" lors que tiens au bout de mon pinceau
> un bleu de Prusse ou un rose clair à déposer sur le papier.

Oui, je comprends bien ça. Moi aussi quand je fais quelque chose qui a
toutes les apparences de l'art, je ne réfléchis à rien. Ca vide même la
tête, il vient des pensées dont on ne se souvient plus.

> IL existe en effet tout un monde entre les "critiques" d'art" les
> théotriciens de l'Art, les "historiens de l'Art" et le peintre, l'Artiste
> collé à son oeuvre,
> en état d'apesanteur,travaillant simplement à créer "cette chose" qu'Il
> essaie humblement,souvent douloureusement de mener à terme.

Non. amha, un artiste qui n'aurait pas l'oeil critique, qui n'aurait pas
la fibre philosophe, et qui n'aurait pas les connaissances élèmentaires
de l'histoire de son art, serait comme un informaticien qui n'aurait pas
accès aux codes source de son objet. Il ne ferait qu'obéir à ses
déterminismes et à ceux de son environnement, sans avoir la possibilité,
à la fois intellectuelle et pratique de changer de paradigme, de
modifier le cours des choses, sans pouvoir opérer quelque chose de
vraiment intéressant. Sans possibilité en fait de créer.

Mais je comprend aussi et j'apprécie, le parti pris de l'art brut qui
affirme tout le contraire. Il n'emêche que l'inventeur de l'art brut ne
fût pas Chaissac, mais Dubuffet (qui était grand ami de Jack Lang, ce
qui montre la radicalité de sa position a-culturelle, a-historique et
a-typique ;-) (ceci est un mauvais procès, car Dubuffet est un artiste
très intéressant)

> Je pense que les artistes devraient être les seuls autorisées à parler de
> leurs oeuvres. J'aime entendre parler Henry Miller de ses romans. J'aime
> entendre parler Kandinsky de ses oeuvres. ILs restent vrais. Ils sont
> LEURS OEUVRES.

Non. Les artistes ont leur point de vue mais ce sont les spectateurs qui
font les oeuvres. Ce sont les autres qui interprêtent une oeuvre. Même
en musique, une oeuvre composée par un musicien est bien souvent
piètrement interprétée par lui-même. L'art est une corruption
corruptrice et il faut tout la force de l'altérité, des autres, pour la
faire vivre.
Il n'y a pas d'auto-suffisance, ni d'auto-satisfaction d'ailleurs...
(tout ça, à mon humble avis)


> L'oeuvre concrète, physique coincide avec l'âme du peintre,voilà pourquoi
> ce qu'ils en diront leur appartient en propre. Ça reste pur quelque part.

Non, car nous ne nous appartenons pas et nous ne sommes pas purs.

> ALors que les critiques et théoriciens,peuvent déformer,dénaturer,brouiller
> cette pureté. Comprenez moi bien certes des critiques,des théoriciens,des
> historiens de l'art,trouveront toujours une pitance à leur faim vorace.
> Personnellement c'est l'Artiste que j'aime écouter d'abord.

Je ne comprend pas cette défiance vis à vis des critiques ou des
théoriciens. Chacun son métier, il y en a qui le font bien (trop peu) et
d'autre qui le font mal (beaucoup trop). Pour les artistes aussi.

> En cette fin de siècle tout est compliqué,complexe,souvent boursoufflé,
> et manquant de SIMPLICITE.

Le paradoxe est :
plus l'oeuvre paraît simple (carré blanc sur fond blanc de Malèvitch,
définitions métodes de Rutault, bandes de Buren, etc)
plus le discours dessus paraît compliqué et prend de l'importance.
Pourquoi?
Parce que, le réel que tente de saisir l'art est, à notre époque devenu
beaucoup une question de temps (plus que d'espace). Ce réel, c'est la
vie la plus vivante que nous essayons de traduire et ceci se fait dans
un rapprochement tel, que nous allons au plus direct, en faisant
l'économie de tout ce qui peut entraver cette approche. C'est le réel
dans son présent le plus vif qui est visé. Pas un projet, un programme,
une idée, etc.
Si je prend un exemple un peu ancien de façon à ce que vous compreniez
que ce n'est pas une provocation moderniste : lorsque les
impressionnistes ont voulu se rapprocher du réel, ils sont sortis de
leurs ateliers, à la rencontre de la vraie scène, au soleil, en faisant
l'économie des critères académiques et de l'atelier. Le réalisme en
prenait un bon coup dan la tronche et il était question de traduire au
plus proche du réel, les impressions, la sensation, etc.
Un autre exemple, plus récent : lorsque Piero Manzoni décide de faire
une sculpture d'un modèle vivant nu, il va directement au modèle, qu'il
signe, en faisant l'économie de sa représentation dans une autre matière
que le modèle lui-même.
On peut miltiplier les exemples (même l'invention de la perspective à
cette approche du réel en faisant l'économie des signes opératoires
jusqu'alors (ceux qui reliaient l'ensemble d'une communauté autour de
leur croyance)

> Comme le disait Henry MIller, " Au fond c'est toujours un effort pour
> revenir à la source originale de la vie, qui se trouve dans le plexus
> solaire,dans l'inconscient,ou dans les étoiles, si vous préférez."
> CORRESPONDANCE AVEC LAWRENCE DURREL.

Je suis bien d'accord et Henry Miller écrivait avec la même rage qu'il
copulait. L'un et l'autre d'ailleurs se mélangeant allègrement.

> Je crois que nous devrons aller vers de plus en plus de simplicité sur
> cette planète. (CF,Miller).

Bien d'accord. L'art à pour unique objet le réel même. Faisons alors
l'économie de l'art! ;-))
Ou faisons de l'art en intelligence avec son économie propre, c'est à
dire : la recherche du réel contre toute réalité.

> A l'Échelle planétaire nous aurons comme humains à pratiquer "la
> simplicité volontaire", les artistes je le pense suivront ce
> mouvement,(certains pour le moins). Car nous avons oubliés les artistes
> sans-noms des grottes de Lascaux.

Non, nous n'avons pas oublié les artistes sans noms de Lascaux, car
aujourd'hui, s'affirment des artistes sans oeuvres, ce qui a à voir. Les
artistes de la grotte de Lascaux étaient des chamans qui oeuvraient dans
l'obscurité au feu de leur sacrifice : la représentation des animaux
leur permettait de pouvoir ensuite les tuer. Cette représentation était
nécessaire car ces animaux étaient leurs Dieux. Sans ce simulacre, ils
ne pouvaient pas s'autoriser le meurtre de ce qu'ils adoraient. La
naissance de l'art a eu à voir avec la permission de transgresser le
tabou des tabous (pour se nourrir et se vêtir, pour des raisons très
pratiques). (ceci est la thèse de G Bataille in "Lascaux ou la naissance
de l'art" Skira )
Nous n'avons pas oublié ça, non non...


> LA simplicité des moyens et la grandeur d'une telle oeuvre.... Certaines
> exposions en arts visuels actuellement sont des pets de lapins. Elles sont
> signées et des critiques écrivent... écrivent... en tétant leur souffle
> pour
> magnifier du vide... du vide... gonfler les colonnes des journaux.... ETC....

Chère Annie,

le vide n'a rien de mauvais en soi. Nous en avons besoin et de l'air et
du vent, et cela ne s'oppose pas à la présence de choses substentielles
en dur (je ne parle pas de simple remplissage qui meublerait la crainte
du silence).

L'important, en fait, c'est de faire ce qu'on a à faire. C'est tout. Ca
regarde soi et ce sont les autres qui regardent ça.

La question est : faire? (quoi faire, comment faire, pourquoi faire, où
faire, etc?) Pour trouver solution, pas d'autre alternative que de faire
;-)

Bien le bonjour à l'autre côté de l'atlantique.

--

Antoine Moreau http://moreau.tsx.org/

dgas

unread,
Mar 17, 2000, 3:00:00 AM3/17/00
to
hé hé
je viens de passer xxx heures
à degager un mur pour le restaurer,
(une merveille...)
bref g mal partout
je suis sale comme un pou
il s'agit d'art,
c douloureux..PHYSIQUEMENT
et le bla bla philosophico etc...
me laisse de ..marbre !

la simplicité c simplement de faire !
après le reste......
art longua vita brevis
et toutes ces sortes de choses...
bises a tous
Annie S. a écrit dans le message ...


>
>
>Bonjour à vous. Et si de l'Autre cöté de l'Amérique une artiste vous
écrivait.

>Je viens de lire votre brillant exposé,ou cette discussion sur "cette idée
>ces idées sur l'Art ou,sur ce qu'il est ou devrait être l'Art. Ne
>possédant pas votre culture monumentale,j'irai par des chemins simples.
>¨Puisque certaines de vos propositions sont intéressantes.
>

>Deux questions :
>
>Pour parler ainsi de l'Art,de son miracle ou de sa fonction QUI parle ici?
>Un historien de l'Art?
>Un philosophe?
>Un artiste?
>

>Car,quant à moi et je suis une artiste,je vous assure que mon
questionnement
>est loin d'être aussi "philosophique" lors que tiens au bout de mon pinceau
>un bleu de Prusse ou un rose clair à déposer sur le papier.

>IL existe en effet tout un monde entre les "critiques" d'art" les
>théotriciens de l'Art, les "historiens de l'Art" et le peintre, l'Artiste
>collé à son oeuvre,
>en état d'apesanteur,travaillant simplement à créer "cette chose" qu'Il
>essaie humblement,souvent douloureusement de mener à terme.
>

>Je pense que les artistes devraient être les seuls autorisées à parler de
>leurs oeuvres. J'aime entendre parler Henry Miller de ses romans. J'aime
>entendre parler Kandinsky de ses oeuvres. ILs restent vrais. Ils sont
>LEURS OEUVRES.

>L'oeuvre concrète, physique coincide avec l'âme du peintre,voilà pourquoi
>ce qu'ils en diront leur appartient en propre. Ça reste pur quelque part.

>ALors que les critiques et théoriciens,peuvent déformer,dénaturer,brouiller
>cette pureté. Comprenez moi bien certes des critiques,des théoriciens,des
>historiens de l'art,trouveront toujours une pitance à leur faim vorace.
>Personnellement c'est l'Artiste que j'aime écouter d'abord.
>

>En cette fin de siècle tout est compliqué,complexe,souvent boursoufflé,
>et manquant de SIMPLICITE.

>Comme le disait Henry MIller, " Au fond c'est toujours un effort pour
>revenir à la source originale de la vie, qui se trouve dans le plexus
>solaire,dans l'inconscient,ou dans les étoiles, si vous préférez."
>CORRESPONDANCE AVEC LAWRENCE DURREL.
>

>Je crois que nous devrons aller vers de plus en plus de simplicité sur
>cette planète. (CF,Miller).
>

>A l'Échelle planétaire nous aurons comme humains à pratiquer "la
>simplicité volontaire", les artistes je le pense suivront ce
>mouvement,(certains pour le moins). Car nous avons oubliés les artistes
>sans-noms des grottes de Lascaux.

>LA simplicité des moyens et la grandeur d'une telle oeuvre.... Certaines
>exposions en arts visuels actuellement sont des pets de lapins. Elles sont
>signées et des critiques écrivent... écrivent... en tétant leur souffle
>pour
>magnifier du vide... du vide... gonfler les colonnes des journaux....
ETC....
>

>ANNIE
>
>--
>Annie S.

caroline leduc

unread,
Mar 18, 2000, 3:00:00 AM3/18/00
to
> Car,quant à moi et je suis une artiste,je vous assure que mon
questionnement
> est loin d'être aussi "philosophique" lors que tiens au bout de mon
pinceau
> un bleu de Prusse ou un rose clair à déposer sur le papier.
> IL existe en effet tout un monde entre les "critiques" d'art" les
> théotriciens de l'Art, les "historiens de l'Art" et le peintre, l'Artiste
> collé à son oeuvre,
[ ...] > Ça reste pur quelque part.

> ALors que les critiques et théoriciens,peuvent
déformer,dénaturer,brouiller
> cette pureté.


Non seulement cette évocation de la pureté artistique me donne la nausée,
mais, et c'est le plus troublant, il semblerait à vous lire que les artistes
ne sont jamais des théoriciens... Etonnant.

=skratchman=

unread,
Mar 18, 2000, 3:00:00 AM3/18/00
to

Antoine Moreau <anto...@free.fr> a écrit

> Il n'emêche que l'inventeur de l'art brut ne
> fût pas Chaissac, mais Dubuffet (qui était grand ami de Jack Lang, ce
> qui montre la radicalité de sa position a-culturelle, a-historique et
> a-typique ;-) (ceci est un mauvais procès, car Dubuffet est un artiste
> très intéressant)

personne n'a inventé en propre "l'art brut"", et surtout pas dubuffet, qui
n'a fait que "commercialiser" le concept auprès des élites "bien pensantes"
une bonne partie de l'oeuvre de dubuffet est un gigantesque travail de
repompage, mais c'est tout à son honneur car il a eu l'intelligence de
"mettre en forme" ce repompage

http://art.compromission.free.fr


ddp64

unread,
Mar 18, 2000, 3:00:00 AM3/18/00
to

> personne n'a inventé en propre "l'art brut"", et surtout pas dubuffet, qui
> n'a fait que "commercialiser" le concept auprès des élites "bien pensantes"
> une bonne partie de l'oeuvre de dubuffet est un gigantesque travail de
> repompage, mais c'est tout à son honneur car il a eu l'intelligence de
> "mettre en forme" ce repompage

Oui et cela s'appel faire du copyleft :
Le partage des id, oui. Les vautoures, non.

--

Rendre à césar ce qui appartient à césar.
Oscar ne s'en porte pas plus mal.
Car' sur la route, le chemin
s'ouvre de l'envie de tracer
le cercle ou vert des esprits
ouvert, d'amour histoire
tout jours , re , commence.
a re , a re , a re
ainsi fon fon fon ... _-_-

Antoine Moreau

unread,
Mar 18, 2000, 3:00:00 AM3/18/00
to
=skratchman= <comp...@ifrance.com> wrote:

> personne n'a inventé en propre "l'art brut"", et surtout pas dubuffet, qui

J'utilisais "inventer" à bon escient : un inventeur est celui qui
découvre quelque chose. Ainsi, on parle d'inventer un trésor pour celui
qui le trouve.

> n'a fait que "commercialiser" le concept auprès des élites "bien pensantes"
> une bonne partie de l'oeuvre de dubuffet est un gigantesque travail de
> repompage, mais c'est tout à son honneur car il a eu l'intelligence de
> "mettre en forme" ce repompage

port'nawak, quand on ne connait même pas le sens des mots, il est
difficile de saisir ce qu'ils traduisent.

Dubuffet est l'inventeur de l'art but, de la même façon que Monsieur
Chauvet est l'inventeur de la grotte qu'il a découvert le 18 dec 94 en
Ardèche.

Gaston Chaissac

unread,
Mar 18, 2000, 3:00:00 AM3/18/00
to
et bla-bla-bla...

http://art.compromission.free.fr
(un monde de compromission)

Frederic Goudal

unread,
Mar 20, 2000, 3:00:00 AM3/20/00
to
anto...@free.fr (Antoine Moreau) writes:
>
> Non. amha, un artiste qui n'aurait pas l'oeil critique, qui n'aurait pas
> la fibre philosophe, et qui n'aurait pas les connaissances élèmentaires
> de l'histoire de son art, serait comme un informaticien qui n'aurait pas
> accès aux codes source de son objet. Il ne ferait qu'obéir à ses
> déterminismes et à ceux de son environnement, sans avoir la possibilité,
> à la fois intellectuelle et pratique de changer de paradigme, de
> modifier le cours des choses, sans pouvoir opérer quelque chose de
> vraiment intéressant. Sans possibilité en fait de créer.

Antoine, l'esprit copyleft t'a touché !!!

f.g.


--
FiLH photography. A taste of freedom in a conventional world.
Web: http://www.filh.org
e-mail gou...@enserb.u-bordeaux.fr
FAQ fr.rec.photo : http://frp.parisv.com/

Antoine Moreau

unread,
Mar 20, 2000, 3:00:00 AM3/20/00
to
Frederic Goudal <gou...@enserb.u-bordeaux.fr> wrote:

> anto...@free.fr (Antoine Moreau) writes:
> >
> > Non. amha, un artiste qui n'aurait pas l'oeil critique, qui n'aurait pas
> > la fibre philosophe, et qui n'aurait pas les connaissances élèmentaires
> > de l'histoire de son art, serait comme un informaticien qui n'aurait pas
> > accès aux codes source de son objet. Il ne ferait qu'obéir à ses
> > déterminismes et à ceux de son environnement, sans avoir la possibilité,
> > à la fois intellectuelle et pratique de changer de paradigme, de
> > modifier le cours des choses, sans pouvoir opérer quelque chose de
> > vraiment intéressant. Sans possibilité en fait de créer.
>

> Antoine, l'esprit copyleft t'a touché !!!

Je suis très touché, oui :-)

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