> Dire que je suis seul derrière
> Dire qu'il est seul devant
Idem. Si Brel est derrière, c'est que Fernand est devant. Brel utilise
4 vers pour exprimer quelque chose qui aurait pu se dire en 2 vers. Ca
meuble.
> Lui dans sa dernière bière
> Moi dans mon brouillard
> Lui dans son corbillard
> Moi dans mon désert
Epreuve de visualisation : Fernand est dans sa bière dans le
corbillard, Brel dans une nuée de brouillard dans le désert. C'est
plus Jacques Brel, c'est Moïse guidant son peuple hors d'Egypte.
> Devant y a qu'un cheval blanc
A Paris en 1968, ça existait pas les voitures ? Ou bien Fernand est
dans le corbillard, et devant le corbillard, un cheval blanc marche en
tête. Ca aurait de la gueule, ça ressemblerait à l'enterrement de
Nadine de Rotschild.
> Derrière y a que moi qui pleure
> Dire qu' a même pas de vent
> Pour agiter mes fleurs
> Moi si j'étais l'Bon Dieu
> Je crois qu'j'aurais des remords
> Dire que maintenant il pleut
Cette chanson a été composée par Patrice Drevet, qui n'a pu s'empêcher
de glisser des considérations météorologiques (le vent, la pluie…).
L'idée de départ était « dire que maintenant il pleut sur Paris, mais
l'anticyclone des Açores protège le golf du Lion, où la mer est belle
à peu agitée ». Mais ça rentrait pas.
> Dire que Fernand est mort
Bon, si là, vous n'avez pas compris que Fernand est mort, il ne vous
reste plus qu'à vous replonger dans l'intégrale de Didier Barbelivien.
> Dire qu'on traverse Paris
> Dans le tout p'tit matin
> Dire qu'on traverse paris
> Et qu'on dirait Berlin
A la recherche de la rime facile : pourquoi Berlin ? OK, il avait
besoin d'une ville qui finisse en –in. Il y avait Tourcoing, Dublin,
Berlin… Brel choisit Berlin, on ne saura pas pourquoi. Parce que
Dublin à la fin des années 60 n'était pas vraiment moins lugubre que
Berlin.
> Toi, toi, toi tu sais pas
> Tu dors mais c'est triste à mourir
C'est tellement triste à mourir que Fernand… est mort. Mais si,
rappelez-vous, Brel l'a déjà dit.
> D'être obligé d'partir
> Quand Paris dort encore
Tandis qu'il n'y a rien de plus joyeux que d'assister à un enterrement
quand il fait soleil. D'où le proverbe « enterrement pas pluvieux,
enterrement heureux ».
> Moi je crève d'envie
> De réveiller des gens
> J't'inventerai une famille
> Juste pour ton enterrement
Brel ne pouvait pas raconter un enterrement « classique », avec un
mort qui a une famille. Non. Brel ne s'abaisse pas à narrer cela. Il
lui faut un VRAI enterrement, avec un mort SEUL, sans famille, dans un
Paris gris et pluvieux (sans vent). Mais non, Brel ne cherche pas à en
rajouter dans le côté dramatique.
> Et puis si j'étais l'Bon Dieu
> Je crois que je ne serais pas fier
> Je sais on fait ce qu'on peut
> Mais il y a la manière
Exact. Et, comme dirait ma grand-mère, « ça ne mange pas de pain ».
> Tu sais je reviendrai
> Je reviendrai souvent
> Dans ce putain de champ
> Où tu dois te reposer
> L'été je ferai de l'ombre
> On boira du silence
Brel était d'ailleurs connu pour ça : chacun sait qu'il buvait
beaucoup trop de silence. Son médecin lui disait « Monsieur Brel,
arrêtez de boire du silence, vous allez en mourir ».
> À la santé d'Constance
> Qui se fout bien d'ton ombre
A la recherche de la rime facile (2) : ombre rime avec… ombre.
Pourquoi faire compliqué quand on peu faire simple ?
> Et puis les adultes sont tellement cons
> Qu'ils nous feront bien une guerre
> Alors je viendrai pour de bon
> Dormir dans ton cimetière
Le jour où une guerre est déclenchée, Brel déserte l'armée Belge et va
passer ses nuits au cimetière du Père Lachaise à dormir sur la tombe
de Fernand.
> Et maintenant bon Dieu
> Tu as bien rigolé
> Et maintenant bon Dieu
> Et maintenant j'vais pleurer
Effectivement. Quand Brel a relu sa chanson, il a pleuré.
Matthieu
Je trouve cette "explication" assez pitoyable. Ça ne m'a même pas fait
sourire, encore moins rire. Il semble que l'auteur de cette "analyse"
soit complètement dépourvu de capacité d'émotion. Dans ce genre, c'est
en effet l'emotion qui prédomine sur le sens des mots, qui ne sont là
que pour la susciter.
Il me semble qu'il est plus aisé de tourner en dérision une telle
chanson que de l'écrire, ou même de la comprendre.
--
Bons vols,
Bluffmaster
Voilà ce qui se passe quand on participe à la Star Cacademy...
Allez, Jean-Pascal... avoue que c'était toi!
> > Dire qu'on traverse Paris
> > Dans le tout p'tit matin
> > Dire qu'on traverse paris
> > Et qu'on dirait Berlin
>
> A la recherche de la rime facile : pourquoi Berlin ? OK, il avait
> besoin d'une ville qui finisse en -in. Il y avait Tourcoing, Dublin,
> Berlin. Brel choisit Berlin, on ne saura pas pourquoi. Parce que
> Dublin à la fin des années 60 n'était pas vraiment moins lugubre que
> Berlin.
Berlin est pire. A cause des boches.
--
PGå
Les portes sont fermées,
Les fenètres sont vides.
Toujours aussi iconoclaste à ce que je vois. A moins qu'il ne s'agisse d'une
forme de masochisme ? ;-))) Car j'ai du mal à croire que tu es complétement
insensible à ce texte...Mais si tu veux bien, j'aimerais donner quelques
idées pour tenter d'expliquer que, moi, il me touche et que s'il y a de quoi
pleurer en relisant cette chanson, ce n'est pas pour les raisons que tu
avances.
> > Dire que Fernand est mort
> > Dire qu'il est mort Fernand
> C'est vrai ; on peut tout à fait dire que si Fernand est mort, c'est
> qu'il est mort Fernand. Et ça marche avec plein de choses « dire que
> mon frigo est vide / dire qu'il est vide mon frigo ».
La répétition est un procédé qui permet d'insister sur quelque chose, ici,
en l'occurence la mort de Fernand. Si Brel a besoin d'insister comme cela,
c'est, à mon avis, pour s'en persuader, parce qu'il n'arrive pas à réaliser
que son ami l'a quitté. Il est fréquent qu'on redise plusieurs fois la même
chose lorsqu'on a du mal à croire à cette chose. Brel répète que Fernand est
mort pour s'en convaincre, et il le fait plusieurs fois dans la chanson.
Alors, bien sûr, ça peut marcher avec un frigo vide mais l'émotion n'est
quand même pas identique à celle qui t'étreint lors de la mort de quelqu'un
qui t'est cher...
> > Dire que je suis seul derrière
> > Dire qu'il est seul devant
> Idem. Si Brel est derrière, c'est que Fernand est devant. Brel utilise
> 4 vers pour exprimer quelque chose qui aurait pu se dire en 2 vers. Ca
> meuble.
Vision un peu terre à terre.
En fait, il y a opposition entre derrière et devant comme il y a opposition
entre le vivant (Brel) et le mort (Fernand).Mais cette opposition n'est
qu'apparente car il y a comparaison des deux solitudes. Tous deux sont
seuls. Alors que probablement, avant la mort de Fernand, ils ne se sentaient
pas seuls.
L'utilisation et la répétition de "dire que", qui est d'un niveau de langage
familier ajoute encore à l'impression d'abattement qui emplit Brel. En
effet, sous le coup d'une émotion forte, la plupart des gens n'utilisent pas
un langage soutenu mais plutôt un langage populaire.
> > Lui dans sa dernière bière
> > Moi dans mon brouillard
Là, je pense qu'il y a un jeu de mot un peu macabre sur la "bière". La bière
c'est le cercueil. Mais pourquoi parler de "dernière" bière (en général, on
n'a qu'un seul cercueil, pourquoi préciser que c'est le dernier) si ce n'est
pour faire allusion à la (célèbre) boisson (belge). Quant au brouillard, il
s'explique de deux manières : 1) Quand on a des larmes dans les yeux, la
vision est "brouillée" comme si on était dans le brouillard. C'est le cas de
Brel. 2) Quand on a trop bu d'alcool (de bière...) on a aussi l'impression
d'être dans le brouillard. C'était peut être le cas de Fernand. On retrouve
la comparaison entre les situations de Brel et de Fernand.
> > Lui dans son corbillard
> > Moi dans mon désert
> Epreuve de visualisation : Fernand est dans sa bière dans le
> corbillard, Brel dans une nuée de brouillard dans le désert. C'est
> plus Jacques Brel, c'est Moïse guidant son peuple hors d'Egypte.
Le désert, ce n'est pas seulement une étendue de sable ou de cailloux. Le
désert, c'est surtout un endroit où il n'y a rien ni personne. Un lieu où on
est seul. Toujours la comparaison des deux solitudes et l'insistance sur le
fait que Brel se sent très seul sans son ami.
> > Devant y a qu'un cheval blanc
> A Paris en 1968, ça existait pas les voitures ? Ou bien Fernand est
> dans le corbillard, et devant le corbillard, un cheval blanc marche en
> tête.
A mon avis, c'est le cheval qui tire le corbillard...
Ca aurait de la gueule, ça ressemblerait à l'enterrement de
> Nadine de Rotschild.
C'est vrai que pour évoquer le poids de la mort, rien de tel qu'un
corbillard qui avance len-te-ment, tiré par un cheval. Rien à voir avec nos
corbillards actuels qui roulent "à tombeau grand ouvert". (CF : Georges
Brassens "Les Funérailles d'Antan" . Petite parenthèse pour éviter un post à
Serge : pour les paroles de cette chanson, voir :
http://gbloncourt.free.fr/Ixpl.htm )
> > Derrière y a que moi qui pleure
> > Dire qu' a même pas de vent
> > Pour agiter mes fleurs
> > Moi si j'étais l'Bon Dieu
> > Je crois qu'j'aurais des remords
> > Dire que maintenant il pleut
> Cette chanson a été composée par Patrice Drevet, qui n'a pu s'empêcher
> de glisser des considérations météorologiques (le vent, la pluie.).
> L'idée de départ était « dire que maintenant il pleut sur Paris, mais
> l'anticyclone des Açores protège le golf du Lion, où la mer est belle
> à peu agitée ». Mais ça rentrait pas.
Les "considérations météorologiques" sont fréquemment utilisées en poésie
(Verlaine : "Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville") la pluie
symbolisant les larmes. Quant à l'absence de vent pour agiter les fleurs,
elle évoque l'immobilité de la mort.
>
> > Dire que Fernand est mort
> Bon, si là, vous n'avez pas compris que Fernand est mort, il ne vous
> reste plus qu'à vous replonger dans l'intégrale de Didier Barbelivien.
Voir plus haut. Il s'agit d'un leitmotiv pour se convaincre de la réalité.
J'arrête là, Matthieu, mais ce n'est pas parce que je n'ai rien à dire sur
la suite. Simplement je ne voudrais pas lasser. Mais je suis quand même à ta
disposition si tu veux qu'on en parle...
Bonne soirée.
Salomé.
Re bonjour Salomé
> Toujours aussi iconoclaste à ce que je vois. A moins qu'il ne s'agisse d'une
> forme de masochisme ? ;-))) Car j'ai du mal à croire que tu es complétement
> insensible à ce texte...Mais si tu veux bien, j'aimerais donner quelques
> idées pour tenter d'expliquer que, moi, il me touche et que s'il y a de quoi
> pleurer en relisant cette chanson, ce n'est pas pour les raisons que tu
> avances.
Allons y
> > > Dire que Fernand est mort
> > > Dire qu'il est mort Fernand
>
> La répétition est un procédé qui permet d'insister sur quelque chose, ici,
> en l'occurence la mort de Fernand. Si Brel a besoin d'insister comme cela,
> c'est, à mon avis, pour s'en persuader, parce qu'il n'arrive pas à réaliser
> que son ami l'a quitté. Il est fréquent qu'on redise plusieurs fois la même
> chose lorsqu'on a du mal à croire à cette chose. Brel répète que Fernand est
> mort pour s'en convaincre, et il le fait plusieurs fois dans la chanson.
> Alors, bien sûr, ça peut marcher avec un frigo vide mais l'émotion n'est
> quand même pas identique à celle qui t'étreint lors de la mort de quelqu'un
> qui t'est cher...
Ca dépend des personnes... Non, plus sérieusement, tu as raison. Mais
ce procédé de répétition a tendance, je trouve, à un peu allourdir
cette chanson.
> > > Dire que je suis seul derrière
> > > Dire qu'il est seul devant
> > [...]
> Vision un peu terre à terre.
> En fait, il y a opposition entre derrière et devant comme il y a opposition
> entre le vivant (Brel) et le mort (Fernand).Mais cette opposition n'est
> qu'apparente car il y a comparaison des deux solitudes. Tous deux sont
> seuls. Alors que probablement, avant la mort de Fernand, ils ne se sentaient
> pas seuls.
Ou ils vivaient leur solitude ensemble. En fait, cette chanson
pourrait être la suite de "Jeff" ("Non Jeff t'es pas tout seul"). Sauf
que ce Brel change de meilleur copain.
> L'utilisation et la répétition de "dire que", qui est d'un niveau de langage
> familier ajoute encore à l'impression d'abattement qui emplit Brel. En
> effet, sous le coup d'une émotion forte, la plupart des gens n'utilisent pas
> un langage soutenu mais plutôt un langage populaire.
Là, je suis moins d'accord. Le langage dans les chansons de Brel est
rarement du registre soutenu. L'emploi répété de "dire que" n'est donc
pas une figure de style propre à cette chanson.
> > > Lui dans sa dernière bière
> > > Moi dans mon brouillard
>
> Là, je pense qu'il y a un jeu de mot un peu macabre sur la "bière". La bière
> c'est le cercueil. Mais pourquoi parler de "dernière" bière (en général, on
> n'a qu'un seul cercueil, pourquoi préciser que c'est le dernier) si ce n'est
> pour faire allusion à la (célèbre) boisson (belge). Quant au brouillard, il
> s'explique de deux manières : 1) Quand on a des larmes dans les yeux, la
> vision est "brouillée" comme si on était dans le brouillard. C'est le cas de
> Brel. 2) Quand on a trop bu d'alcool (de bière...) on a aussi l'impression
> d'être dans le brouillard. C'était peut être le cas de Fernand. On retrouve
> la comparaison entre les situations de Brel et de Fernand.
Toujours ce rapprochement avec "Jeff" ("comme quand c'était le temps
d'avant qu'on soit poivrot"). Et tout à fait d'accord avec ton
explication de la dernière bière (et puis, un peu comme une dernière
tournée "allez, une dernière bière, et après, je rentre")
> > > Lui dans son corbillard
> > > Moi dans mon désert
>
> Le désert, ce n'est pas seulement une étendue de sable ou de cailloux. Le
> désert, c'est surtout un endroit où il n'y a rien ni personne. Un lieu où on
> est seul. Toujours la comparaison des deux solitudes et l'insistance sur le
> fait que Brel se sent très seul sans son ami.
Ben oui, mais l'insistance sur la solitude n'a pas besoin d'être
matraquée de la sorte pour être comprise.
> > > Devant y a qu'un cheval blanc
> A mon avis, c'est le cheval qui tire le corbillard...
> C'est vrai que pour évoquer le poids de la mort, rien de tel qu'un
> corbillard qui avance len-te-ment, tiré par un cheval. Rien à voir avec nos
> corbillards actuels qui roulent "à tombeau grand ouvert". (CF : Georges
> Brassens "Les Funérailles d'Antan" . Petite parenthèse pour éviter un post à
> Serge : pour les paroles de cette chanson, voir :
> http://gbloncourt.free.fr/Ixpl.htm )
Pourquoi éviter un post de serge? Lire ses posts est toujours un
plaisir. Et puis, la chanson de Brel est censée être actuelle (emploi
du présent). Donc, que vient faire ce cheval blanc ?
> > > Derrière y a que moi qui pleure
> > > Dire qu' a même pas de vent
> > > Pour agiter mes fleurs
> > > Moi si j'étais l'Bon Dieu
> > > Je crois qu'j'aurais des remords
> > > Dire que maintenant il pleut
>
> Les "considérations météorologiques" sont fréquemment utilisées en poésie
> (Verlaine : "Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville") la pluie
> symbolisant les larmes. Quant à l'absence de vent pour agiter les fleurs,
> elle évoque l'immobilité de la mort.
> > > Dire que Fernand est mort
>
> Voir plus haut. Il s'agit d'un leitmotiv pour se convaincre de la réalité.
>
>
> J'arrête là, Matthieu, mais ce n'est pas parce que je n'ai rien à dire sur
> la suite. Simplement je ne voudrais pas lasser. Mais je suis quand même à ta
> disposition si tu veux qu'on en parle...
Tu ne me lasses pas, quelle idée !!! On pourrait aussi parler de la
suite, du choix de Berlin, et aussi de "c'est triste à mourir / D'être
obligé d'partir / Quand Paris dort encore", qui est surprenant, parce
que la mort, c'est triste, le matin comme le soir non ?
> Bonne soirée.
A toi aussi
> Salomé.
Matthieu
j'aime ton application, le soin et la pertinence de tes remarques auxquelles
je souscris mais je crois que Matthieu n'est pas dans le registre
"explication de texte" comme c'est dit, l'expression est (volontairement)
abusive. Il est lui aussi dans une sorte de poésie mais une poésie qui a la
particularité de ne pousser que sur celle des autres, un peu comme le gui ou
le lierre sur les arbres, ou suivant les goûts comme le moisi sur la
confiture.
Lorsque tu découvriras la véritable identité dudit Marcellus, tu comprendras
mieux !
Bon, je sais que ça se fait pas mais je vais faire son aoûting (septembring,
même).
Il s'appelle Claude-Michel (et oui Matthieu aussi c'est du pipo) Schönberg.
Et oui, c'est Claude-Michel Schönberg, pour ceux qui le connaissent, auteur
compositeur interprète des années 70.
Claude-Michel en a marre qu'on ne s'intéresse pas à ses propres textes, tous
excellents comme "Le premier Pas", par exemple, chanson à mourir de rire, et
du coup, il se "venge" en démontant les mécaniques fragiles des créations de
ses petits camarades. Coquine, va !
Voilà, fallait pas m'appeler tata Francine, c'est bien fait !!!
Allez, @+
François Pignon
alias JN.
Re re...
> Ca dépend des personnes... Non, plus sérieusement, tu as raison. Mais
> ce procédé de répétition a tendance, je trouve, à un peu allourdir
> cette chanson.
Normal. La mort, c'est pesant, c'est lourd à supporter...
> Ou ils vivaient leur solitude ensemble. En fait, cette chanson
> pourrait être la suite de "Jeff" ("Non Jeff t'es pas tout seul"). Sauf
> que ce Brel change de meilleur copain.
Ou elle pourrait se situer avant, avec un autre ami...
> Là, je suis moins d'accord. Le langage dans les chansons de Brel est
> rarement du registre soutenu. L'emploi répété de "dire que" n'est donc
> pas une figure de style propre à cette chanson.
Je n'ai pas dit que c'était propre à cette chanson. Je constate simplement
que c'est une formule du langage parlé et qu'à ce titre elle introduit sans
doute plus d'émotion.
> > > > Lui dans son corbillard
> > > > Moi dans mon désert
> >
> > Le désert, ce n'est pas seulement une étendue de sable ou de cailloux.
Le
> > désert, c'est surtout un endroit où il n'y a rien ni personne. Un lieu
où on
> > est seul. Toujours la comparaison des deux solitudes et l'insistance sur
le
> > fait que Brel se sent très seul sans son ami.
>
> Ben oui, mais l'insistance sur la solitude n'a pas besoin d'être
> matraquée de la sorte pour être comprise.
Par toi, peut être... Et puis, c'est le thème de la chanson.
> > > > Devant y a qu'un cheval blanc
> > A mon avis, c'est le cheval qui tire le corbillard...
> > C'est vrai que pour évoquer le poids de la mort, rien de tel qu'un
> > corbillard qui avance len-te-ment, tiré par un cheval. Rien à voir avec
nos
> > corbillards actuels qui roulent "à tombeau grand ouvert". (CF : Georges
> > Brassens "Les Funérailles d'Antan" . Petite parenthèse pour éviter un
post à
> > Serge : pour les paroles de cette chanson, voir :
> > http://gbloncourt.free.fr/Ixpl.htm )
>
> Pourquoi éviter un post de serge?
Pas "éviter un post de Serge", "éviter un post à Serge". C'était un clin
d'oeil...
Lire ses posts est toujours un
> plaisir.
Espérons qu'il va se mêler de la conversation alors!... ;-)))
Et puis, la chanson de Brel est censée être actuelle (emploi
> du présent). Donc, que vient faire ce cheval blanc ?
On peut employer le présent pour raconter une action passée (présent
narratif) afin de se rapprocher de l'auditeur (ou du lecteur) pour qu'il se
sente plus concerné. Mais je pense plutôt qu'il s'agit d'une image, même si
elle ne correspond pas à la réalité. C'est le propre de la poésie d'utiliser
des images pour évoquer quelque chose.
> Tu ne me lasses pas, quelle idée !!! On pourrait aussi parler de la
> suite, du choix de Berlin, et aussi de "c'est triste à mourir / D'être
> obligé d'partir / Quand Paris dort encore", qui est surprenant, parce
> que la mort, c'est triste, le matin comme le soir non ?
Pour Berlin, je ne sais pas. Sauf s'il s'agit d'une narration d'un fait
passé...
Pour "triste à mourir", d'une part, c'est une expression toute faite comme
"bête à manger du foin" par exemple. D'autre part, Brel joue sur cette
expression c'est triste à mourir et effectivement Fernand est mort...
Quant à "être obligé d'partir / Quand Paris dort encore" c'est un nouveau
clou pour "enfoncer l'idée de solitude. Si Paris dort, c'est qu'il n'y a
personne dans les rues... De plus il y a comparaison entre le sommeil de la
population et le "sommeil" de la mort. Ce qui aboutit à l'envie de Brel de
"réveiller des gens" comme il a envie (Il crève d'envie, autre jeu de mot)
de "réveiller" son ami. Et oui bien sûr, je pense que Brel cherche à en
rajouter dans le côté dramatique. Il ne raconte pas seulement une histoire.
Il exprime des sentiments...
Par contre, tu as raison pour le rapprochement avec "Jeff". On le retrouve
dans l'allusion à "Constance / Qui se fout bien de ton ombre". Un
auteur-compositeur traite souvent les mêmes thèmes de plusieurs façons...
> A toi aussi
Merci. A tous aussi.
Salomé
> j'aime ton application, le soin et la pertinence de tes remarques
auxquelles
> je souscris
Merci pour "le soin et la pertinence"
mais je crois que Matthieu n'est pas dans le registre
> "explication de texte" comme c'est dit, l'expression est (volontairement)
> abusive.
Oui, et ses remarques sont (volontairement) provocatrices...
Il est lui aussi dans une sorte de poésie mais une poésie qui a la
> particularité de ne pousser que sur celle des autres, un peu comme le gui
ou
> le lierre sur les arbres, ou suivant les goûts comme le moisi sur la
> confiture.
Là, pas d'accord. Je pense qu'il essaie d'exprimer des choses qu'il ressent
en ampllifiant et déformant.
> Il s'appelle Claude-Michel (et oui Matthieu aussi c'est du pipo)
Et alors ? Tu crois que je m'appelle vraiment Salomé ?...
> Claude-Michel en a marre qu'on ne s'intéresse pas à ses propres textes,
Moi, une fois, j'ai lu un texte de Matthieu, authentique, une lettre qu'il
aurait pu écrire, quelque chose de très personnel, et elle m'a beaucoup
touchée. Et je peux t'affirmer que sa sensibilité est bien plus grande que
tu ne l'imagines...
> Allez, @+
Ouais, à plus.
Salomé.
> je crois que Matthieu n'est pas dans le registre
> "explication de texte" comme c'est dit, l'expression est (volontairement)
> abusive. Il est lui aussi dans une sorte de poésie mais une poésie qui a
la
> particularité de ne pousser que sur celle des autres, un peu comme le gui
ou
> le lierre sur les arbres, ou suivant les goûts comme le moisi sur la
> confiture.
>
> Lorsque tu découvriras la véritable identité dudit Marcellus, tu
comprendras
> mieux !
> Bon, je sais que ça se fait pas mais je vais faire son aoûting
(septembring,
> même).
> Il s'appelle Claude-Michel (et oui Matthieu aussi c'est du pipo)
Schönberg.
Il est Boche?
--
PGå
Une rumeur
un pas traîné
la porte s'ouvre un peu...
> > Claude-Michel en a marre qu'on ne s'intéresse pas à ses propres textes,
>
> Moi, une fois, j'ai lu un texte de Matthieu, authentique, une lettre qu'il
> aurait pu écrire, quelque chose de très personnel, et elle m'a beaucoup
> touchée. Et je peux t'affirmer que sa sensibilité est bien plus grande que
> tu ne l'imagines...
L'évangile ? :o))
Non je rigole, je sais moi aussi combien ce garçon (?) est sensible. Et par
mon intervention et la tienne, il sera sensibilisé au fait que nous ne
soyons pas insensible à sa sensibilité.
>
> > Allez, @+
>
> Ouais, à plus.
>
>
> Salomé.
>
>
Laisse-moi deviner ....
> Je crois que tu vas te faire kicker et tu ne sauras même pas pourquoi !
Fous êtes Pafarois?
Moi je l'aime bien aussi, c'est en partie pour ça que je l'ai choisi...
Pour limiter la casse,
> j'espère seulement que ton vrai nom n'est pas Marcel ...
Perdu. Et de toutes façons, il s'écrirait "Marcelle" !
> L'évangile ? :o))
Il y a plus touchant.
> Non je rigole, je sais moi aussi combien ce garçon (?)
Désolée, je ne supporte AUCUNE forme de discrimination.
est sensible. Et par
> mon intervention et la tienne, il sera sensibilisé au fait que nous ne
> soyons pas insensible à sa sensibilité.
> Laisse-moi deviner ...
Mais je t'en prie.
Salomé
Pour ouvrir mon procès en béatification, pourriez-vous attendre mon décès SVP ?
Matthieu
> Pour ouvrir mon procès en béatification, pourriez-vous attendre mon décès SVP ?
s'il ne faut pas attendre trop longtemps... :-)
jdd
--
pour m'écrire, aller sur:
http://www.dodin.net
http///valerie.dodin.net
http://www.euro-formation.com/~magicalliance
> Et alors ? Tu crois que je m'appelle vraiment Salomé ?...
En vrai, c'est La Grosse Bertha.
LK
hi hi hi
Bah, au moins, comme ça, tu en profites... ;-))))))))
Salomé.
Il ne t'aura pas échappé l'étrange ressemblance entre les hommes et les
femmes de là-bas et ceux du Haut-Poitou !
Et bien, tu auras été facilement abusé ... en fait je suis Poitevin !!!
Vous seriez-prêt à m'aider ?
Matthieu
même pas
> Loin de moi l'idée de discriminer, minette !
C'est pourtant bien l'impression que tu donnes, surtout si on tient compte
de tes post précédents...
D'autre part, pas de familiarité s'il te plait, évite donc de m'appeler
"minette", on n'a pas gardé les cochons ensemble. Et tu paraîtras peut être
un peu moins macho...
> Ce point d'interrogation ironise sur le fait que derrière un pseudo
> implicitement masculin il peut y avoir une dame et inversement.
Ton intention ironique m'avait complètement échappé... La prochaine fois,
utilise un smiley, ce sera plus évident !
Mais il n'en
> reste pas moins vrai que la sensibilité n'est pas l'exclusivité d'un
(seul)
> sexe, heureusement pour le sort de l'humanité ...
Compte tenu de la fin de ta phrase, je ne suis pas sûre qu'on soit tout à
fait d'accord sur le sens du mot "sensibilité".
Salut.
Salomé
Déconseillé aux moins de 12 ans.
"magsal" <zambeau...@hotmail.com> a écrit dans le message de
news:4143640a$0$21749$626a...@news.free.fr...
> Bonsoir,
>
> > Loin de moi l'idée de discriminer, minette !
>
> C'est pourtant bien l'impression que tu donnes, surtout si on tient compte
> de tes post précédents...
> D'autre part, pas de familiarité s'il te plait, évite donc de m'appeler
> "minette", on n'a pas gardé les cochons ensemble. Et tu paraîtras peut
être
> un peu moins macho...
>
Si tous les mecs étaient aussi machos que moi, les cochons seraient bien
gardés.
Je pensais que sur ce groupe "variété", l'humour avait le droit de citer
voilà pourquoi j'avais osé, risqué un discri ...minet, minette ! à mon sens
plus rigolo que macho !
Mais on ne se connait jamais assez soi-même, c'est vrai que j'aime pointer
les différences (et forcément les ressemblances) entre les hommes et les
femmes et que forcément quelquepart c'est de la discrimination. Alors ce
matin, je me réveille dans la peau d'un gros macho qui s'ignore. Un pauvre
mec qui pense qu'un homme et une femme c'est pas fait pareil et que rien que
d'y penser, ça le fait bander...
Si c'est pas du machisme pur ça !
voilà, Salomé, tu viens de trancher une tête de plus ...
> > Ce point d'interrogation ironise sur le fait que derrière un pseudo
> > implicitement masculin il peut y avoir une dame et inversement.
>
> Ton intention ironique m'avait complètement échappé... La prochaine fois,
> utilise un smiley, ce sera plus évident !
>
:o* merci du conseil !!
> Mais il n'en
> > reste pas moins vrai que la sensibilité n'est pas l'exclusivité d'un
> (seul)
> > sexe, heureusement pour le sort de l'humanité ...
>
> Compte tenu de la fin de ta phrase, je ne suis pas sûre qu'on soit tout à
> fait d'accord sur le sens du mot "sensibilité".
>
Ouais, je réalise que tout ça est un peu trop sexué. C'est tout moi ça !
En tout cas, je n'ai pas voulu heurter la sensibilité de qui que ce soit par
mes propos. et si malheureusement c'est le cas, je demande aux personnes que
j'ai choqué de bien vouloir accepter mes excuses.
A l'avenir, je mettrai une phrase de mise en garde en tête de mes posts au
contenu à risque.
>
> Salut.
>
ave
>
> Salomé
>
>
JN
>
>
> Bonsoir,
>
> > Loin de moi l'idée de discriminer, minette !
>
> C'est pourtant bien l'impression que tu donnes, surtout si on tient compte
> de tes post précédents...
> D'autre part, pas de familiarité s'il te plait, évite donc de m'appeler
> "minette", on n'a pas gardé les cochons ensemble. Et tu paraîtras peut être
> un peu moins macho...
T'as raison, la grosse: rentre-lui dans le lard! Mord-z-y l'oeil!
LK
L'humour, oui...
--
Laurent
> Si tous les mecs étaient aussi machos que moi, les cochons seraient bien
> gardés.
Pas si sûre... ;-))
> Je pensais que sur ce groupe "variété", l'humour avait le droit de citer
Laurent t'a déjà répondu là dessus, je ne vais pas en rajouter...
> voilà pourquoi j'avais osé, risqué un discri ...minet, minette ! à mon
sens
> plus rigolo que macho !
Cela aurait pu être amusant dans un autre contexte. C'est peut être ça ton
problème...
> Mais on ne se connait jamais assez soi-même,
Bien vrai, ça...
c'est vrai que j'aime pointer
> les différences (et forcément les ressemblances) entre les hommes et les
> femmes et que forcément quelquepart c'est de la discrimination.
Non, non. "Pointer les diférences" n'a rien à voir avec de la
discrimination. La véritable discrimination, c'est dénigrer quelqu'un en
bloc par rapport à un aspect de sa personnalité (âge, sexe, couleur de la
peau, religion, ou autre...). Et j'insiste particulièrement sur le
"dénigrer"...
Alors ce
> matin, je me réveille dans la peau d'un gros
Jamais dit que tu étais gros ! Ce serait de la discrimination !... ;-)))
macho qui s'ignore.
Il est toujours utile d'apprendre à se connaître... (pour se corriger?...)
Un pauvre
> mec qui pense qu'un homme et une femme c'est pas fait pareil
D'accord avec toi, c'est pas fait pareil. Mais la différence n'exclut pas le
respect de l'autre... Et cette réflexion n'est pas valable que pour les
relations hommes/femmes.
et que rien que
> d'y penser, ça le fait bander...
Si j'osais... Tant pis, après tout, tu avais mis un "carré blanc", donc
j'ose : Tu te réveilles dans l'état que tu veux ! ;-))))
> Si c'est pas du machisme pur ça !
Le machisme ne consiste pas à parler de cul ou à faire des plaisanteries
salées, la preuve ci-dessus...
> voilà, Salomé, tu viens de trancher une tête de plus ...
Pardon, Saint Jean...Noël !
> > Compte tenu de la fin de ta phrase, je ne suis pas sûre qu'on soit tout
à
> > fait d'accord sur le sens du mot "sensibilité".
> >
>
> Ouais, je réalise que tout ça est un peu trop sexué. C'est tout moi ça !
Et vantard, en plus ! ;-))))))))) (2ème preuve ?)
> En tout cas, je n'ai pas voulu heurter la sensibilité de qui que ce soit
par
> mes propos. et si malheureusement c'est le cas, je demande aux personnes
que
> j'ai choqué de bien vouloir accepter mes excuses.
Tu aurais parfaitement pu le faire en privé. Et je ne parle pas de moi...
> A l'avenir, je mettrai une phrase de mise en garde en tête de mes posts au
> contenu à risque.
Bonne idée, ça. Tout le monde devrait l'appliquer.. ;-)))
Sans rancune, bon dimanche.
Salomé.
> Non, non. "Pointer les diférences" n'a rien à voir avec de la
> discrimination. La véritable discrimination, c'est dénigrer quelqu'un en
> bloc par rapport à un aspect de sa personnalité (âge, sexe, couleur de la
> peau, religion, ou autre...). Et j'insiste particulièrement sur le
> "dénigrer"...
grave erreur. louer quelqu'un pour ses différences est aussi dangereux
que le dénigrer.
si je dis "les garçons, au moins, sont intelligents", revient par la
même à dénigrer les filles.
le racisme, même positif est une erreur. Il y a des garçons
intelligents, mais aussi des très cons, pareil pour les filles, les
juifs, les musulmans, les cathos,... les athées et j'en passe.
en fait c'est la généralisation basée sur un critère simpliste qui est
une erreur. les êtres humains sont tous différents et c'est bien comme
ca :-)
> grave erreur. louer quelqu'un pour ses différences est aussi dangereux
> que le dénigrer.
Je ne suis pas d'accord. Du moins sur le plan individuel. Je peux louer une
personne parce qu'elle a une qualité que j'admire. Cela ne veut pas dire que
d'autres points de sa personnalité me semblent aussi admirables... Par
contre dénigrer une personne pour une facette de sa personnalité est
beaucoup plus contestable. Surtout si on en est au point de ne surtout pas
vouloir reconnaître qu'elle peut avoir de bons côtés. De plus, je te ferai
remarquer que mes "louanges" n'étaient qu'une réponse à une "attaque", une
manière de souligner qu'il vaut mieux ne pas s'arrêter à des a priori...
Bon, OK, j'y ai peut être été un peu fort. Jean Noël, je regrette, mais tu
m'avais mise en colère (Comme tout le monde, j'ai des défauts ;-)))).
Excuse-moi.
> si je dis "les garçons, au moins, sont intelligents", revient par la
> même à dénigrer les filles.
Mais si je dis " ce garçon est intelligent" ça ne veut pas dire que je
trouve tous les autres idiots...
> le racisme, même positif est une erreur. Il y a des garçons
> intelligents, mais aussi des très cons,
Bien sûr. Et les très cons ont sûrement d'autres qualités...
pareil pour les filles, les
> juifs, les musulmans, les cathos,... les athées et j'en passe.
Idem.
> en fait c'est la généralisation basée sur un critère simpliste qui est
> une erreur. les êtres humains sont tous différents et c'est bien comme
> ca :-)
Mais oui, on est tout à fait d'accord. ;-) Heureusement que tout le monde
est différent. Ce serait bien monotone autrement...
Bon après midi.
Salomé
L'humour, oui... hihihihihihhihihihihi !!! Il est con ce Laurent !!
>
> --
> Laurent
>
>
je suis en train de lire Hume qui disait que si on définissait le
vocabulaire de façon à ce que chacun s'accorde sur le sens des mots, il
n'y aurait plus de discussion, tout le monde serait d'accord.
c'est bien le cas ici.
le sujet de la discussion était le racisme/sexisme. Ma phrase citée
ci-dessus s'entendait donc bien dans ce cas particulier qui consiste à
louer quelqu'un (ou à le dénigrer) en raison même de son appartenance à
un groupe, et non pas de façon individuelle.
ca se traduit en général par des phrases du genre "tous les (là, ce que
tu veux: garçons, filles, homos, sexe, religion...) sont bien/mal
ce que je voulais dire c'est que, dans ce contexte, que l'appreciation
soit bonne ou mauvaise c'est de toute façon du racisme.
supposons que'un voisin soit à la fois un juif et un grand savant (on en
connait pas mal d'exemples).
dire: "Monsieur XXX est un grand savant, bravo" est excellent.
dire "le Juif XXX est un grand savant, bravo" est beaucoup moins bien et
même dangereux. D'abord ca semble faire une corrélation entre sa
religion et sa qualité, on peut entendre entre les lignes c'est un grand
savant parcequ'il est juif. c'est dangereux de dire ca car ca peut
attirer la jalousie sur tous les juifs, même s'ils n'y peuvent rien et
ne sont même pas au courant de l'histoire.
c'est même doublement dangereux car cela attire l'attention sur le fait
que ce monsieur est juif. Sa religion est une affaire personnelle qui ne
regarde que lui. peut-être qu'un extrémiste anti-juif est son voisin et
ne la savait pas. peut-être que ca va désigner le savant comme victime
d'un prochain pogrom. Imaginez que mes deux phrases exemple aient été
prononcées à Paris en 1943???
j'ai utilisé l'exemple des juifs car, malheureusement, ils ont été
particulièrement frappés par ce problème, mais de façon plus insidieuse
ces manières de faire peuvent nuire à beaucoup de gens.
vous m'excuserez de philosopher sur un sujet grave et dans un forum peu
adapté, mais je crois que nous sommes tous (et moi le premier) sujets
aux dérapages verbaux et que s'en corriger est une lutte de tous les
instants. d'ailleurs bien des post sur ce forum mériteraient des
réflexions plus dures que celles que je fais ici (et marcellus55 me
parait pénible dans ce domaine)
cordialement
>
> > Je pensais que sur ce groupe "variété", l'humour avait le droit de citer
>
> Laurent t'a déjà répondu là dessus, je ne vais pas en rajouter...
>
Nan, j'ai assez ri de sa pertinente et copieuse intervention. (smiley clin
d'oeil appuyé)
> > voilà pourquoi j'avais osé, risqué un discri ...minet, minette ! à mon
> sens
> > plus rigolo que macho !
>
> Cela aurait pu être amusant dans un autre contexte. C'est peut être ça ton
> problème...
>
En effet, j'ai beaucoup de mal à être sérieux, quelque soit le contexte. Sur
"fr.rec.arts.musique.variete" encore moins qu'ailleurs sauf quand je
recherche un titre.
> > Mais on ne se connait jamais assez soi-même,
>
> Bien vrai, ça...
>
> c'est vrai que j'aime pointer
> > les différences (et forcément les ressemblances) entre les hommes et les
> > femmes et que forcément quelquepart c'est de la discrimination.
>
> Non, non. "Pointer les diférences" n'a rien à voir avec de la
> discrimination. La véritable discrimination, c'est dénigrer quelqu'un en
> bloc par rapport à un aspect de sa personnalité (âge, sexe, couleur de la
> peau, religion, ou autre...). Et j'insiste particulièrement sur le
> "dénigrer"...
>
Ouais, mais j'ai dénigré personne, moi ! Si ? Qui ?
> > En tout cas, je n'ai pas voulu heurter la sensibilité de qui que ce soit
> par
> > mes propos. et si malheureusement c'est le cas, je demande aux personnes
> que
> > j'ai choqué de bien vouloir accepter mes excuses.
>
> Tu aurais parfaitement pu le faire en privé. Et je ne parle pas de moi...
Aïe ! Je sais pas de qui tu parles mais je demande à cette personne de bien
vouloir accepter mes excuses en public (et en privé dès qu'elle sera sortie
de l'anonymat).
>
> > A l'avenir, je mettrai une phrase de mise en garde en tête de mes posts
au
> > contenu à risque.
>
> Bonne idée, ça. Tout le monde devrait l'appliquer.. ;-)))
>
> Sans rancune, bon dimanche.
>
top là !
>
> Salomé.
>
>
FP
Ne dis pas ça avant d'avoir compris, demande à ton entourage de te
l'expliquer...
> T'as bien fait de poster, Laurent !!
Toi, par contre, tu aurais dû t'abstenir... Mais bon, comme le disait
Audiard, les gens comme toi, ça osent tout, c'est même à ça qu'on vous
reconnaît...
> L'humour, oui... hihihihihihhihihihihi !!!
J'en conclus que personne ne t'a expliqué...
> Il est con ce Laurent !!
C'est toujours intéressant d'avoir l'avis d'un expert...
--
Laurent
> >>grave erreur. louer quelqu'un pour ses différences est aussi dangereux
> >>que le dénigrer.
> >
> >
> > Je ne suis pas d'accord. Du moins sur le plan individuel.
>
> je suis en train de lire Hume qui disait que si on définissait le
> vocabulaire de façon à ce que chacun s'accorde sur le sens des mots, il
> n'y aurait plus de discussion, tout le monde serait d'accord.
>
> c'est bien le cas ici.
>
> le sujet de la discussion était le racisme/sexisme. Ma phrase citée
> ci-dessus s'entendait donc bien dans ce cas particulier qui consiste à
> louer quelqu'un (ou à le dénigrer) en raison même de son appartenance à
> un groupe, et non pas de façon individuelle.
>
> ca se traduit en général par des phrases du genre "tous les (là, ce que
> tu veux: garçons, filles, homos, sexe, religion...) sont bien/mal
>
> ce que je voulais dire c'est que, dans ce contexte, que l'appreciation
> soit bonne ou mauvaise c'est de toute façon du racisme.
Cela tombe sous le sens. Le malheur, c'est que vous parlez à une adepte du
café du commerce, qui écrit avant de réfléchir. Donc, vous usez vos
phalangettes de manière disproportionnée pour - je le crains - pas grand
chose. Bon courage, néanmoins.
> Cela tombe sous le sens. Le malheur, c'est que vous parlez à une adepte du
> café du commerce, qui écrit avant de réfléchir. Donc, vous usez vos
> phalangettes de manière disproportionnée pour - je le crains - pas grand
> chose. Bon courage, néanmoins.
c'est mon coté chiant de prof: répétez, répétez il en restera toujours
quelque chose :-)
enfin, tout à l'heure à la radio Michel Serres ne disait pas autre
chose, ca rassure :-)
Je ne comprends pas votre phrase à mon sujet. Dans quel domaine
suis-je pénible? Celui des réflexions dures? Celui des dérapages
verbaux? J'ai du mal à saisir là.
> cordialement
> jdd
Cordialement
Matthieu
Laisse tomber, tous des cons, tu sais bien : "Qui se ressemble ... "
>
> > T'as bien fait de poster, Laurent !!
>
> Toi, par contre, tu aurais dû t'abstenir... Mais bon, comme le disait
> Audiard, les gens comme toi, ça osent tout, c'est même à ça qu'on vous
> reconnaît...
>
Ouuuuuuuuuuhhhh ! la ! la ! Faut pas t'mettre en boule, Raoul. Monsieur est
furax, Monsieur dénigre, Monsieur flingue à tout va, Monsieur cite Audiard,
Monsieur à des lettres, pour poster c'est ce qu'il faut....
> > L'humour, oui... hihihihihihhihihihihi !!!
>
> J'en conclus que personne ne t'a expliqué...
>
> > Il est con ce Laurent !!
>
> C'est toujours intéressant d'avoir l'avis d'un expert...
>
Tu es bien parti pour tous nous surpasser ...et pourtant la barre est
haute.
>
> --
> Laurent
>
>
Tu as quand même un peu de lucidité, c'est déjà ça...
> > Toi, par contre, tu aurais dû t'abstenir... Mais bon,
> > comme le disait Audiard, les gens comme toi, ça
> > osent tout, c'est même à ça qu'on vous reconnaît...
> >
> Ouuuuuuuuuuhhhh ! la ! la ! Faut pas t'mettre en boule, Raoul.
Qu'est-ce que tu es drôle, original, fin, inattendu! Tu dois être un sacré
boute-en-train, je suis sûr que tu es la vedette lors des soirées entre
amis, ils doivent être pliés de rire...
> Monsieur est furax, Monsieur dénigre, Monsieur flingue
> à tout va, Monsieur cite Audiard, Monsieur à des lettres,
Tu sais avec toi, trois lettres suffisent...
> pour poster c'est ce qu'il faut....
À la lecture de ta prose, je doute que tu aies les capacités pour en
juger...
> > C'est toujours intéressant d'avoir l'avis d'un expert...
> >
>
> Tu es bien parti pour tous nous surpasser ...
Évite d'assimiler les contributeurs de ce ng à tes lamentables écrits.
Sur ce, je te laisse avoir le dernier mot, avec les gens comme toi je me
lasse vite, et puis comme ça tu auras l'impression avoir écrasé ce thread de
ta classe, de ton humour, de ta pertinence... Je me permet quand même de
pouffer par avance...
--
Laurent
> Je ne comprends pas votre phrase à mon sujet. Dans quel domaine
> suis-je pénible? Celui des réflexions dures? Celui des dérapages
> verbaux? J'ai du mal à saisir là.
dans le ton des explications de texte, généralement méprisant, et dans
les réflexions qui vont avec.