>Ziggy il s'appelle Ziggy
>Je suis folle de lui
>La première fois que je l'ai vu
>J'me suis j'tée sur lui dans la rue
>J'lui ai seul'ment dit
>Que j'avais envie de lui
>Il était quatre heures du matin
Voilà un garçon, gay, qui marche dans la rue, tranquillement, il n'a
rien demandé à personne. Il rentre probablement chez lui. Il fait
sombre, c'est la nuit. Il pense à sa machine à laver, tombée en panne,
à sa maman vieillissante… Tout à coup, une espèce de folle hystérique
se jette sur lui comme la misère sur le pauvre monde et lui dit « j'ai
envie de toi ». A part dans un film de Virginie Despentes avec Rocco
Siffredi, je vois pas où cette histoire se passe.
>J'étais seule et j'avais besoin
>De parler à quelqu'un
>Il m'a dit : "Viens prendre un café"
Donc, ce garçon qui est complètement gay (à 100 %, il fait partie de
la minorité gay qui n'aura jamais de relations sexuelles avec une
femme. Pourquoi ? « je sais qu'il ne m'aimera jamais »), une malade se
jette sur lui en lui demandant de la baiser, il est quand même 4
heures du mat… Et lui, tranquillement, il lui dit « allez, viens
prendre un café ». Le café doit avoir un effet sexuellement apaisant
sur Marie-Jeanne, puisqu'elle accepte et ne pense plus du tout à
baiser.
>On s'est raconté nos vies
>On a ri on a pleuré
Moi, j'aurais pas dit « viens prendre un café », j'aurais direct
appelé le 01.44.12.37.86 (urgences psychiatriques).
>Ziggy il s'appelle Ziggy
Le public de Starmania était très limité intellectuellement. De ce
fait, il n'arrivait pas à se souvenir de qui on parlait une fois la
strophe finie. Plamondon répète donc, au début de chaque strophe,
qu'on parle d'un dénommé Ziggy.
>C'est mon seul ami
>Dans sa tête il y a que d'la musique
>Il vend des disques dans une boutique
C'est connu : les disquaires ne pensent qu'aux disques, les éboueurs
qu'aux poubelles, et les proctologues… qu'à Plamondon.
>On dirait qu'il vit
>Dans une autre galaxie
>Tous les soirs il m'emmène danser
>Dans des endroits très très gais
Déjà, des endroits gays, il y a beaucoup de gays. Mais alors, des
endroits TRES TRES gays… Et je ne parle même pas des endroits TRES
TRES TRES gays, où les femmes risquent leur vie dès leur identité
découverte.
>Où il a des tas d'amis
>Oui je sais il aime les garçons
Plamondon a un doute : et si son public n'avait pas compris ? S'il
n'avait pas compris l'homosexualité de Ziggy, homosexualité pourtant
finement suggérée tout au long de cette chanson ? Alors, Plamondon met
les points sur les I : oui, Ziggy est gay, et en plus, il aime ça.
>Je devrais me faire une raison
>Essayer de l'oublier ... mais
Essayer de l'oublier… C'est vrai. Il ne mérite pas une fille aussi
géniale que Marie-Jeanne (qui ne rêve, je le rappelle, que d'aller
planter des tomates au soleil).
>Ziggy il s'appelle Ziggy
Là, si on n'a pas compris, c'est l'IME tout de suite.
>Je suis folle de lui
>C'est un garçon pas comme les autres
>Et moi je l'aime c'est pas d'ma faute
>Même si je sais
>Qu'il ne m'aimera jamais
A force d'enfiler les clichés comme d'autres enfilent les perles,
Plamondon a seulement pondu une caricature mièvre et sans saveur.
Mais, j'y pense, ça serait pas le père de Lionel Florence ? (pas
Ziggy, Luc Plamondon)
Matthieu
juste une question, ca t'apporte quoi de faire "TES" explications de textes
?
car chaque chanson a un contexte bien precis et ne peux s'analyse ainsi.
a+
"marcellus55" <marce...@yahoo.fr> a écrit dans le message de
news:4397c1bc.04051...@posting.google.com...
> >Ziggy il s'appelle Ziggy
> >Je suis folle de lui
> Vous apprécierez la délicatesse qui pousse Plamondon à placer le mot «
> folle » dès la deuxième ligne d'une chanson sur les gays.
> >C'est un garçon pas comme les autres
> Ah bon ? Il lui manque un bras ? Il a une jambe en mousse ?
> >Mais moi je l'aime, c'est pas d'ma faute
> >Même si je sais
> >Qu'il ne m'aimera jamais
>
> >Ziggy il s'appelle Ziggy
> >Je suis folle de lui
> >La première fois que je l'ai vu
> >J'me suis j'tée sur lui dans la rue
> >J'lui ai seul'ment dit
> >Que j'avais envie de lui
>
> >Il était quatre heures du matin
> Voilà un garçon, gay, qui marche dans la rue, tranquillement, il n'a
> rien demandé à personne. Il rentre probablement chez lui. Il fait
> sombre, c'est la nuit. Il pense à sa machine à laver, tombée en panne,
> à sa maman vieillissante. Tout à coup, une espèce de folle hystérique
> se jette sur lui comme la misère sur le pauvre monde et lui dit « j'ai
> envie de toi ». A part dans un film de Virginie Despentes avec Rocco
> Siffredi, je vois pas où cette histoire se passe.
> >J'étais seule et j'avais besoin
> >De parler à quelqu'un
> >Il m'a dit : "Viens prendre un café"
> Donc, ce garçon qui est complètement gay (à 100 %, il fait partie de
> la minorité gay qui n'aura jamais de relations sexuelles avec une
> femme. Pourquoi ? « je sais qu'il ne m'aimera jamais »), une malade se
> jette sur lui en lui demandant de la baiser, il est quand même 4
> heures du mat. Et lui, tranquillement, il lui dit « allez, viens
> prendre un café ». Le café doit avoir un effet sexuellement apaisant
> sur Marie-Jeanne, puisqu'elle accepte et ne pense plus du tout à
> baiser.
> >On s'est raconté nos vies
> >On a ri on a pleuré
> Moi, j'aurais pas dit « viens prendre un café », j'aurais direct
> appelé le 01.44.12.37.86 (urgences psychiatriques).
>
> >Ziggy il s'appelle Ziggy
> Le public de Starmania était très limité intellectuellement. De ce
> fait, il n'arrivait pas à se souvenir de qui on parlait une fois la
> strophe finie. Plamondon répète donc, au début de chaque strophe,
> qu'on parle d'un dénommé Ziggy.
> >C'est mon seul ami
> >Dans sa tête il y a que d'la musique
> >Il vend des disques dans une boutique
> C'est connu : les disquaires ne pensent qu'aux disques, les éboueurs
> qu'aux poubelles, et les proctologues. qu'à Plamondon.
> >On dirait qu'il vit
> >Dans une autre galaxie
>
> >Tous les soirs il m'emmène danser
> >Dans des endroits très très gais
> Déjà, des endroits gays, il y a beaucoup de gays. Mais alors, des
> endroits TRES TRES gays. Et je ne parle même pas des endroits TRES
> TRES TRES gays, où les femmes risquent leur vie dès leur identité
> découverte.
> >Où il a des tas d'amis
> >Oui je sais il aime les garçons
> Plamondon a un doute : et si son public n'avait pas compris ? S'il
> n'avait pas compris l'homosexualité de Ziggy, homosexualité pourtant
> finement suggérée tout au long de cette chanson ? Alors, Plamondon met
> les points sur les I : oui, Ziggy est gay, et en plus, il aime ça.
> >Je devrais me faire une raison
> >Essayer de l'oublier ... mais
> Essayer de l'oublier. C'est vrai. Il ne mérite pas une fille aussi
Bonjour;
Cane m'apporte rien de faireMES explications de textes.Ca m'amuse
simplement.Je les poste, et ne force personne à aimer. Par contre, je
te serais reconnaissant de m'expliquer de quelles chansons tu parles
quand tu écris "contexte". Une chanson stupide l'est-elle moins dans
un certain contexte?
Matthieu
Bien entendu qu'un contexte est toujours important quand il s'agit de
semantique. Si quelqu'un t'arrete dans la rue et te dit : "Ca tombe bien
mon beau frere est gendarme", bah c'est stupide. Si il te dit ca parce
que tu lui a dit que tu as passe une super soiree avec des gendarmes
dans un chalet l'an dernier, c'est tout aussi stupide. S'il te dit ca en
reponse a ta remarque : "Il faudrait que tu connaisse un representant de
l'ordre pour t'expliquer le fonctionnement des radars a effet dopler"
bah le gars c'est bougrement a propos ce qu'il te raconte.
--
nico - je signe comme toi mais je vois pas l'interet de le dire...
:o)) Très drôle, ton histoire de gendarme !
Mais, est-ce qu'il faut absolument de l'à propos dans l'expression
artistique. Non ! pas forcément, tiens, regarde, ton exemple fonctionne
aussi avec la remarque suivante : "Je cherche quelqu'un pour mon dîner de
con"
Salut;
J'aurais préféré que tu choisisse un exemple tiré d'une chanson, parce
que là, je vois pas trop le rapport (même si ton exemple est bien
choisi). Tu parles d'une phrase, je parlais d'une chanson toute
entière.
Enfin, si j'ai dit que je signais, c'est parce que certains postent
sans signer, et se permettent de se poser en donneur de leçon. Voila
;-)
Matthieu
--
Jean-Claude Bellec
Homme libre toujours tu chériras la mer,
"marcellus55" <marce...@yahoo.fr> a écrit dans le message news:
4397c1bc.04051...@posting.google.com...
> >Ziggy il s'appelle Ziggy
> >Je suis folle de lui
> Vous apprécierez la délicatesse qui pousse Plamondon à placer le mot «
> folle » dès la deuxième ligne d'une chanson sur les gays.
> >C'est un garçon pas comme les autres
> Ah bon ? Il lui manque un bras ? Il a une jambe en mousse ?
> >Mais moi je l'aime, c'est pas d'ma faute
> >Même si je sais
> >Qu'il ne m'aimera jamais
>
> >Ziggy il s'appelle Ziggy
> >Je suis folle de lui
> >La première fois que je l'ai vu
> >J'me suis j'tée sur lui dans la rue
> >J'lui ai seul'ment dit
> >Que j'avais envie de lui
>
> >Il était quatre heures du matin
> Voilà un garçon, gay, qui marche dans la rue, tranquillement, il n'a
> rien demandé à personne. Il rentre probablement chez lui. Il fait
> sombre, c'est la nuit. Il pense à sa machine à laver, tombée en panne,
> à sa maman vieillissante. Tout à coup, une espèce de folle hystérique
> se jette sur lui comme la misère sur le pauvre monde et lui dit « j'ai
> envie de toi ». A part dans un film de Virginie Despentes avec Rocco
> Siffredi, je vois pas où cette histoire se passe.
> >J'étais seule et j'avais besoin
> >De parler à quelqu'un
> >Il m'a dit : "Viens prendre un café"
> Donc, ce garçon qui est complètement gay (à 100 %, il fait partie de
> la minorité gay qui n'aura jamais de relations sexuelles avec une
> femme. Pourquoi ? « je sais qu'il ne m'aimera jamais »), une malade se
> jette sur lui en lui demandant de la baiser, il est quand même 4
> heures du mat. Et lui, tranquillement, il lui dit « allez, viens
> prendre un café ». Le café doit avoir un effet sexuellement apaisant
> sur Marie-Jeanne, puisqu'elle accepte et ne pense plus du tout à
> baiser.
> >On s'est raconté nos vies
> >On a ri on a pleuré
> Moi, j'aurais pas dit « viens prendre un café », j'aurais direct
> appelé le 01.44.12.37.86 (urgences psychiatriques).
>
> >Ziggy il s'appelle Ziggy
> Le public de Starmania était très limité intellectuellement. De ce
> fait, il n'arrivait pas à se souvenir de qui on parlait une fois la
> strophe finie. Plamondon répète donc, au début de chaque strophe,
> qu'on parle d'un dénommé Ziggy.
> >C'est mon seul ami
> >Dans sa tête il y a que d'la musique
> >Il vend des disques dans une boutique
> C'est connu : les disquaires ne pensent qu'aux disques, les éboueurs
> qu'aux poubelles, et les proctologues. qu'à Plamondon.
> >On dirait qu'il vit
> >Dans une autre galaxie
>
> >Tous les soirs il m'emmène danser
> >Dans des endroits très très gais
> Déjà, des endroits gays, il y a beaucoup de gays. Mais alors, des
> endroits TRES TRES gays. Et je ne parle même pas des endroits TRES
> TRES TRES gays, où les femmes risquent leur vie dès leur identité
> découverte.
> >Où il a des tas d'amis
> >Oui je sais il aime les garçons
> Plamondon a un doute : et si son public n'avait pas compris ? S'il
> n'avait pas compris l'homosexualité de Ziggy, homosexualité pourtant
> finement suggérée tout au long de cette chanson ? Alors, Plamondon met
> les points sur les I : oui, Ziggy est gay, et en plus, il aime ça.
> >Je devrais me faire une raison
> >Essayer de l'oublier ... mais
> Essayer de l'oublier. C'est vrai. Il ne mérite pas une fille aussi
Matthieu
--
Jean-Claude Bellec
Homme libre toujours tu chériras la mer,
"marcellus55" <marce...@yahoo.fr> a écrit dans le message news:
4397c1bc.04051...@posting.google.com...
bonjour,
oui plusieurs chansons...
ex: "frappe avec ta tete" de daniel balavoine...
a+
Ecrire des conneries pareilles!
T'en connais des chansons d'amour sans clichès ?
Quant à l'impression d'ensemble, il n'y a sans doute que toi sur la
terre à ne jamais avoir rencontré un être inaccessible.........
Si tu le penses, si tu veux le vérifier, vas donc sur
http://gbloncourt.free.fr tu y trouveras l'intégrale des textes de
Brassens...
Serge