> Te dire que c'était pour de vrai
> Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait
> Qu'c'était pas pour de faux, que c'était bien
Oui: Si c'était pour de vrai, c'était pas pour de faux. On reconnaît
la le style de Sanson: redondant.
> Faut surtout jamais regretter,
> Même si ça fait mal, c'est gagné
En l'occurrence, ça a fait mal; Marie-Antoinette, montant sur
l'échafaud, a marché sur le pied du bourreau. Lui, magnanime, lui
pardonne. Il lui dit que ce n'est pas grave, qu'il ne faut pas
regretter.
> Tous ces moments, tous ces mêmes matins
C'est sûr, Sanson coupe des têtes tous les matins. Pour lui, c'est
toujours la même chose, y'a rien à regretter, c'est comme ça, c'est
son boulot.
> J'vais pas te dire qu'faut pas pleurer
> Y'a vraiment pas d'quoi s'en priver
> Et tout ce qu'on n'a pas loupé, le valait bien
> Peut-être on se retrouvera,
> Peut-être que, peut-être pas,
Cette curieuse phrase qui semble ne rien vouloir dire est en fait
significative des origine du bourreau: il était normand.
> Mais sache qu'ici-bas, je suis là.
Pas comme Marie-Antoinette, déjà morte au moment où cette chanson est
écrite.
> Ca restera comme une lumière
> Qui m'tiendra chaud dans mes hivers
> Un petit feu de toi, qui s'éteint pas
Là, on se rend compte que le bourreau a complètement perdu la tête: en
effet, après avoir emporté la tête de Marie-Antoinette sur son chemin,
il comptait l'évider comme une citrouille d'Halloween, afin de
planter dans le crâne de la défunte une bougie. "Un petit feu de toi
qui s'éteint pas", c'est bien dit quand même.
> Mmmmmhhhhhhhhhh, mmmmmmmmhhhhhhh, mmmmmmmmmmhhhhhhh
Goldman n'arrivait pas à une durée de chanson correcte avec simplement
les paroles du bourreau. Pour que la chanson parvienne à une durée
acceptable par ses clients, il a donc rajouté une flopée de
"mmmmmmmmmhhhhh" ainsi qu'un insupportable solo de saxophone criard et
pleurnichard, comme à son habitude.
Matthieu
--
Ceci est une signature automatique de MesNews.
Site : http://mesnews.no-ip.com