Marc_L <ma...@nospam.invalid> wrote:
> Ouais, pourquoi streamer tant de données quand on ne pourrait streamer
> que le MIDI ?
Peut-être parce que le paradigme du MIDI a évolué (ou est revenu aux
sources) ?
Non seulement le MIDI n'est pas et n'a jamais été du *son* mais il est
désormais devenu clair que ce qu'il pouvait offrir comme possibilités
*sonores* (1) est aujourd'hui invalidé par... les outils (matériels ou
informatiques) mis à la disposition de ceux qui croient que la *musique*
est une agrégation de sons... :-(
Il est et a toujours été un système numérique d'ordres de commandes et à
ce titre il continue à tirer largement son épingle du jeu dans le
domaine... de l'éclairage ! Tout un symbole !
Pour moi et quelques autres, le MIDI est *aussi* (et avant tout ?) un
langage *musical* porteur d'une créativité immense. Certes en partie
borné par des choix initiaux qu'on ne ferait plus aujourd'hui de la même
manière mais qui ont exactement la même valeur historique que l'écriture
solfégique : c'est notre patrimoine et, après tout, on peut largement
faire avec.
--------
Note toutefois qu'en raisonnant le MIDI "à l'ancienne", on pourrait tout
à fait y arriver quand même ! Recette potagère donc :
1/ utiliser de part et d'autre de la liaison télécom les mêmes
générateurs de sons. Mêmes marques, mêmes modèles, mêmes programmes,
mêmes fichiers. On assure ainsi la parfaite identité du résultat sonore
produit par une commande MIDI. Naturellement ces appareils sont
*strictement* MIDI : aucun contrôle ou effet externe ne vient modifier
le son produit. On part aussi du principe que la diffusion est neutre de
part et d'autre.
2/ donc avant de commencer, synchroniser les programmes des machines
(envoi de bulk des unes vers les autres pour faire simple)..
3/ pour éviter tout problème de latence, procéder de manière asynchrone.
Un appareil-maître arrose tous les appareils-esclaves. L'enregistrement
par chacun de sa piste est donc parfaitement sans délai. Il y a un
problème de "retours" si on est plusieurs. Je ne sais pas s'il est
grave.
4/ on peut renvoyer l(es) enregistrement(s) à l'expéditeur initial ou
inverser le processus pour faire une autre prise, etc.
MAIS : le fait que cette solution ne se soit pas popularisée alors que
le montage est évident semble indiquer une préférence générale du public
pour le "feuilleté d'échantillons"...
mon explication : tout simplement parce que l'acte d'écriture ou même
d'improvisation MIDI consiste à créer des *notes*, pas des sons ! Et que
créer des notes s'appelle *composer*, mot obscène désormais rangé au
placard des oubliettes au profit des bricolages essais-erreurs-on-efface
et on recommence.
Remarque que ça ou peindre un coucher de soleil sur l'Adriatique à la
manière de Joachim-Raphaël Boronali... :-)
<
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joachim-Rapha%C3%ABl_Boronali>
chacun faiskiveut, hein ! hth, G.
(1) on met de côté la sauvegarde/transmission d'échantillons par MIDI
qui, de toutes façons n'est jamais sortie du SysEx
--
Gérald