Me revoici encore avide de vos conseils eclairés qui se sont averes
excellents en ce qui concerne l'oiseau de feu de Stravinsky que j'ai pris
chez Mercury par Dorati...
Cette fois, je souhaiterai me pencher sur Dvorak et sa serenade pour corde
Op.22 (le premier qui fait remarquer que c'est aussi la pub pour Delacre, je
le force a bouffer la boite :-). Sans blagues, il y a plein de versions, et
ne connaissant pas du tout l'oeuvre de ce compositeur, je ne sais pas du
tout vers qui m'orienter. Je sais que c'est subjectif, mais je ne voudrais
pas acheter une cochonnerie, etant donné que je n'ai pas de point de
réference. Helas, j'ai cherché chez RCA Living Stereo et Mercury, mais sans
succes... J'ai juste trouvé ca chez EMI qui me semble pas trop mal, au moins
au niveau de l'interpretation :
http://www.towerrecords.com/product.aspx?pfid=1368844
Si vous pouviez me donner quelques indications, cela m'aiderait beaucoup...
Merci d'avance !
Olivier -
Ca, c'est de l'analyse!!!!!
moi aussi, j'y vais
Vlach OP 22 avec Martin Turnovsky OP 44 inoubliable mais peut étre
introuvable maintenant. disque noir
Daniel fausto - Eternel-
> Cette fois, je souhaiterai me pencher sur Dvorak et sa serenade pour
> corde Op.22 (le premier qui fait remarquer que c'est aussi la pub
> pour Delacre, je le force a bouffer la boite :-). Sans blagues, il y
> a plein de versions, et ne connaissant pas du tout l'oeuvre de ce
> compositeur, je ne sais pas du tout vers qui m'orienter.
Talich (Supraphon, mono)
Orchestre de Chambre de Prague (Supraphon aussi, Stereo)
de belles choses aussi chez Neville Marriner, Munclinger, Janos Rolla...
sinon tu peux chercher l'Orchestre de Belin, dir. Delacre (épuisé)
en fait je ne connais de version vraiment mauvaise.
Karajan si tu aimes le hors-sujet abyssal (mais pourquoi pas même si ce
n'est pas ma tasse de tchai).
Pense que tu as aussi des transcriptions diverses (nonette, vents, ensemble
avec piano...) qui sont très réussies et sympathiques pour une approche
différente de cette sérénade. Occasion d'écouter aussi la sérénade op. 44
pour vents et cordes, tout aussi enthousiasmante.
Alain CF
> en fait je ne connais de version vraiment mauvaise.
Ca me rappelle quelqu'un, ça...
"Elles sont TOUTES EXCELLENTES", etc.
Il a pas tort, finalement...
Amicalement,
Henri - pasdePaul&Mick...
Que peut-on dire de ce chef d'orchestre ? Parce que personnelement, je ne le
connais pas du tout...
Apparemment, cette enregistrement a ete realise en 1975 alors qu'il etait
agé de 93 ans, et remis au gout du jour en CD par EMI (d'ou certaines
craintes quant a ce "rajeunissement" ...)
Merci a tous,
Mais ce qui m'étonne le plus c'est que tu ne connaisse pas cette sérénade ,
mais il faut bien un début ! Par contre tu connais Delacre , et pas moi C Koi
? Mais connais -tu un des thèmes de cette oeuvre ? La Strada , çà te dit rien ?
Je pense qu'il est plus interessant de découvrir le répertoir, que de couper
les cheveux en 4 , pour se prendre pour un musicologue. et oui même à 62 ans
j'en découvre encore. Tu voulais des conseils ... tiens , écoute la sérénade
POUR VENT OP 44 du même Antonin .
Guy , pour le parti Basses
--
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> dabord il ne peut y avoir de "cochonneries" concernant les grandes oeuvres
du
> répertoire ! Maintenant tout les orchestres ont atteint une technique de
plus
> en plus fine, hormi quelque différences de tempo, que seul la personnalité
de
> l'auditeur PEUT JUGER , et surtout pas moi, ( alors fait marcher ton libre
> arbitre) il y a surtout la prise de son , qui pour moi fait la différence
En fait, par "cochonneries" j'entends ce type d'enregistement pas cher que
l'on trouve dans les bacs des supers marché... Et d'ailleurs on y trouve
parfois des choses interessantes (recemment, la messa di gloria de Puccini
par Corboz chez Erato, qui hormis un petit soucis de prise de son, se revele
etre assez plaisante a ecoute). Par cochonneries, j'entends aussi par
exemple la 7eme de Beethov par Karajan (desole, je DETESTE Karajan.. :-)
Genre d'interepretation a mon avis pompeuse, sans ame, ou l'on privilegie
l'ampleur et le volume a la finesse, avec en plus une prise de son
trafiquée.... Ce n'est que mon avis, bien evidemment :-) L'idee, c'est que
pour une oeuvre que je ne connais pas, une indication pour demarrer m'aide a
ne pas jeter de l'argent par les fenetres, vu que je ne veux en aucuns cas
copier les disques, le budget CD represente un aspect non negligeable :-))
Mon dilemme actuel par exemple concerne aussi le concerto pour violon de
Beethoven que j'ai en vinyl par Anne Sophie Mutter, et dont j'hesite a
acquerir une des deux versions de Perlman (Giulini ou Barenboim), voir meme
celle de Heifetz chez RCA... Probleme toujours irresolu. La je ne parle pas
de cochonneries car je "maitrise" au moins le violoniste et les chefs
d'orchestre, il s'agit donc juste d'une appreciation d'interpretation.
> Mais ce qui m'étonne le plus c'est que tu ne connaisse pas cette
sérénade ,
> mais il faut bien un début ! Par contre tu connais Delacre , et pas moi
C Koi
> ? Mais connais -tu un des thèmes de cette oeuvre ? La Strada , çà te dit
rien ?
Je connais mal, voir tres mal Dvorak. Pourtant, je connais certain trucs pas
forcement evident, mais ca, j'avoue, Dvorak, je suis ignard.
> Je pense qu'il est plus interessant de découvrir le répertoir, que de
couper
> les cheveux en 4 , pour se prendre pour un musicologue. et oui même à 62
ans
> j'en découvre encore. Tu voulais des conseils ... tiens , écoute la
sérénade
> POUR VENT OP 44 du même Antonin .
Merci pour le conseil, je m'en vais ecouter cette chose la des ce Week-end !
Olivier - decouvreur et plus si affnites
Ca faisait longtemps. D'abord, Karajan a enregistré trois intégrales des
symphonies de Beethoven. Il faudrait savoir de laquelle tu parles. Ensuite
et plus généralement, il a certes beaucoup (trop) enregistré, et il ne s'est
pas arrangé en vieillisant. En pourcentage, ça fait beaucoup de choses plus
ou moins inutiles, mais en nombre absolu, ça donne quand même un nombre
conséquent de très grandes réussites.
JPh
Olivier P. wrote:
Par cochonneries, j'entends aussi par
> exemple la 7eme de Beethov par Karajan (desole, je DETESTE Karajan.. :-)
> Genre d'interepretation a mon avis pompeuse, sans ame, ou l'on privilegie
> l'ampleur et le volume a la finesse, avec en plus une prise de son
> trafiquée.... Ce n'est que mon avis, bien evidemment :-)
N'oublions pas "Les Quatres Saisons" de Vivaldi, par le même Herbert von
et son BP!!
Olivier P. wrote:
> C'est vrai que je n'aime pas faire des generalités sur des chefs d'orchestre
> ou des interpretes vu que je n'en ai clairement pas la connaissance totale.
> Karajan est tres certainement un excellent chef d'orchestre au talent
> indiscutable. En ce qui me concerne, ce que je connais de lui ne me plait
> pas, et c'est un peu le cote mediatique du personnage qui le dessert.
Tout est là. Media et fric. Quand on est le "plus grand chef du monde"
et que l'on dirige "le plus grand orchestre du monde", et que l'on est
sur un label, DGG, qui a une grosse présence médiatique avec
"crédibilité classique" de premier plan, on peut enregistrer tout et
plus, en ce disant que ça se vendra. Et ça se vend!!
Que pense Daniel-Fausto de sa Lucia à Berlin avec Callas et di Stefano?
Tout s'est gâté quand il a décidé de devenir ingénieur du son.
Mais avant, c'était un chef remarquable.
> En ce qui me concerne, ce que je connais de lui ne me plait
> pas, et c'est un peu le cote mediatique du personnage qui le dessert.
Chacun son truc; lui c'était la Falcon, d'autre ce sont les loups.
Mais quel chef de théâtre !
Philippe
> Ca faisait longtemps. D'abord, Karajan a enregistré trois intégrales des
> symphonies de Beethoven. Il faudrait savoir de laquelle tu parles. Ensuite
> et plus généralement, il a certes beaucoup (trop) enregistré, et il ne s'est
> pas arrangé en vieillisant. En pourcentage, ça fait beaucoup de choses plus
> ou moins inutiles, mais en nombre absolu, ça donne quand même un nombre
> conséquent de très grandes réussites.
Oui, mais tu sais bien qu'il est de bon ton de persifler Karajan, qui a eu
l'immense tort aux yeux des mélomanes élitistes de tenter de rendre la musique
classique un peu plus abordable au grand public.
Amicalement,
Henri - fidonc!
>[Karajan]
>Faut-il te mettre les points sur les i en précisant que d'autre
>part, il est aisé de trouver des réussites extraordinaires ?
Karajan était un chef extraordinaire bien que nombres de ses enregistrements
soient certainement plus que discutables; et question prise de son, DGG n'avait
pas l'exclusivité du mauvais goût! (je pense notamment à ses enregistrements
Bruckner chez EMI)
Mais à côté de ces plus ou moins nombreux "accidents", Karajan a tout de même
laissé de mémorables interprétations...
Richard Strauss était je pense un compositeur qui lui allait comme un gant
(Till Eulenspiegel, Eine Alpensinfonie, Salome, Ein Heldenleben, Metamorphosen,
Tod und Verklärung)
Mais aussi Tchaikovski (une 4ème sy. avec Vienne volcanique), Sibelius (Tapiola),
Schönberg (Verklärte Nacht), certaines symphonies de Brahms (la 3ème surtout je
pense), et... son intégrale Beethoven de 1962-63 qui reste selon moi une
référence incontournable.
Karajan a réalisé 4 intégrales des symphonies de Beethoven et non pas 3 comme je
l'ai lu (1 chez EMI et 3 chez DGG); les deux dernières étant à mon sens à ranger
plutôt dans les "accidents" du maestro...
Sébastien
Et les derniers Lieder.
> Mais aussi Tchaikovski (une 4ème sy. avec Vienne volcanique), Sibelius
(Tapiola),
> Schönberg (Verklärte Nacht), certaines symphonies de Brahms (la 3ème
surtout je
> pense), et... son intégrale Beethoven de 1962-63 qui reste selon moi une
> référence incontournable.
J'ajoute : certains de ses Wagner (j'ai envie de dire la plupart), sa 9ème
de Mahler (c'est le seul enregistrement de Mahler que j'aie par lui, il y en
a d'autres qui valent le coût ?), et sûrement plein d'autres choses qui ne
me viennent pas à l'esprit.
> Karajan a réalisé 4 intégrales des symphonies de Beethoven et non pas 3
comme je
> l'ai lu
Oui, c'est moi qui avait écrit ça.
> (1 chez EMI et 3 chez DGG); les deux dernières étant à mon sens à ranger
> plutôt dans les "accidents" du maestro...
La dernière étant la "numérique", ça veut dire qu'il en a une autre datant
des années 70 chez DG ?
JPh
Sebastoche wrote:
> Karajan a réalisé 4 intégrales des symphonies de Beethoven et non pas 3 comme je
> l'ai lu (1 chez EMI et 3 chez DGG); les deux dernières étant à mon sens à ranger
> plutôt dans les "accidents" du maestro...
Celle de 63-64 était la premiere chez DG, non? l'EMI était antérieure?
...
> juste... et enplus petit rappel cette sérénade est écrite pour un
> petit orchestre de chambre donc les philarmoniques sont en principe à
> éviter...à moins que....
l'oeuvre est écrite pour un orchestre à cordes, sans mention de la taille.
De fait elle a été créée par les membres d'un ensemble symphonique. Mais à
l'époque (fin des 1870) on était encore loin des grandes philharmonies
mahlériennes...
J'ai entendu une fois en concert cette sérénade par l'Orchestre de Chambre
de Toulouse, une dizaine de musiciens, ça ne donnait à vrai dire pas grand
chose, à mon souvenir. Rien à voir avec le concert d'Ahkenazy / Philharmonie
Tchèque de l'an passé à la Cité de la Musique.
Alain CF
www.musicabohemica.org
Je ne suis pas un melomane elitiste, et je trouve tres bien de rendre la
musique classique accessible au plus grand nombre, c'est meme comme ca que
j'y suis venu. Mais je pense aussi que la musique c'est comme le vin : si on
commence pas par en gouter du tres bon, on aura pas connue LA grande
experience.
Or Karajan, pour ce que j'en connais, et j'insiste sur ce point,, il a fait
plus du theatre que de la musique sentie. Encore une fois, je ne connais pas
toute ses productions et m'en vais de ce pas acquerir le debut de son oeuvre
qui me semble interessante.
C'est une histoire de tripes tout ca. Ca sert a rien de faire jouer fort des
oeuvres qui ne l'exigent pas. Pour moi Beethoven demande de la profondeur,
de la souffrance, mais pas un volume ni une ampleur excessive. C'est juste
mon avis, que d'autres ne partageront pas, et c'est bien ca qui est
interessant. Si on etait tous d'accord, y'aurait pas grand interet :-)
Une fois de plus, car je l'ai deja ecrit, pardon a feu Monsieur Karajan pour
mes vilaines paroles. C'etait certainement pas dans le sujet, et bien
pretentieux de ma part.
Mais quand meme.... La 7eme par Reiner, c'est autre chose non ???? :-))
Olivier - Reineriste
>>Richard Strauss était je pense un compositeur qui lui allait comme un gant
>>(Till Eulenspiegel, Eine Alpensinfonie, Salome, Ein Heldenleben,
>>Metamorphosen,
>>Tod und Verklärung)
>Et les derniers Lieder.
Certainement!
>>Mais aussi Tchaikovski (une 4ème sy. avec Vienne volcanique), Sibelius
>>(Tapiola),Schönberg (Verklärte Nacht), certaines symphonies de Brahms (la 3ème
>>surtout je pense), et... son intégrale Beethoven de 1962-63 qui reste selon
>>moi une référence incontournable.
>J'ajoute : certains de ses Wagner (j'ai envie de dire la plupart), sa 9ème
>de Mahler (c'est le seul enregistrement de Mahler que j'aie par lui, il y en
>a d'autres qui valent le coût ?), et sûrement plein d'autres choses qui ne
>me viennent pas à l'esprit.
Je n'ai pas cité tout ce que j'adore chez Karajan, mais effectivement sa 9ème de
Mahler est parmi les plus magistrales à ma connaissance.
Il faut peut-être préciser qu'il existe deux enregistrements de cette même 9ème
par Karajan, une version "live" plus émouvante et dramatique je pense que la
version "studio" qui bénéficie à nouveau paradoxalement d'une prise de son moins
naturelle que la version "live"!
>>(1 chez EMI et 3 chez DGG); les deux dernières étant à mon sens à ranger
>>plutôt dans les "accidents" du maestro...
>La dernière étant la "numérique", ça veut dire qu'il en a une autre datant
>des années 70 chez DG ?
Oui, 1975-1977, disques économiques séparés, DGG Galleria avec la série
habituelle d'ouvertures, sont également toujours disponibles sous forme d'un
coffret "Karajan Edition"; mais question prise de son, l'intégrale 62-63 est
nettement supérieure et également au niveau de l'interprétation, trop pâteuse,
froide et complaisante selon moi en 75-77.
Il existe aussi à côté des versions "numériques" 1982-1985 de chez DGG les
enregistrements DVD que je ne connais pas, je ne sais pas s'il s'agit des mêmes
prises que pour les cds audios?
Melmoth saura peut-être (probablement) répondre à cette question?
L'intégrale 1962-63 était effectivement la première chez DGG.
L'intégrale EMI lui est en effet antérieure; de mémoire je n'ai plus la période
d'enregistrement exacte, mais je dirais vers 55-58 plus ou moins et avec le
Philharmonia Orchestra.
>[Karajan]
>J'ajoute : certains de ses Wagner (j'ai envie de dire la plupart), sa 9ème
>de Mahler (c'est le seul enregistrement de Mahler que j'aie par lui, il y en
>a d'autres qui valent le coût ?), et sûrement plein d'autres choses qui ne
>me viennent pas à l'esprit.
Oui, j'oubliais, d'autres versions de cette 9ème de mahler qui en valent le
coût?
Il y en a beaucoup évidemment, mais mon choix se porterait plutôt en premier
lieu sur l'enregistrement des "matinées de Noël à Amsterdam" (coffret PHILIPS)
Haitink avec le Concertgebouw d'Amsterdam en live.
Un Adagio final entre autre extrèmement lent, mais terriblement soutenu et
"désertique" (fin...), un sens impressionnant de l'architecture (comme très
souvent avec Haitink) même avec les quelques "imperfections" du concert...
Egalement peut-être, Bernstein avec le même orchestre chez DGG, enregistrement
live aussi; plus emphatique qu'Haitink mais non moins intense.
Inbal chez Denon éventuellement, magnifique prise de son, version plus "sage" et
prosaïque cependant.
Mais Karajan est selon moi à placer dans les meilleures interprétations!
Voilà!
Quel commentaire appronfondie sur Beethoven et dire que c'est cette
"betterave" qui vient nous dire ce qu'il faut faire sur le forum.........
La 7 eme par Reiner est evidemment magnifique, son rubato est reconnaissable
entre mille,si sa 5 eme est réduite, la section cuivre est presque retenu,
sa 7 eme produit un crescendo d'une intensité magnifique, on pourrait
presque parler de "Messa di voce de l'orquestre, enflement avec ce que nous
nommons une "agogique controlée"
Cantelli est aussi fabuleux il parait................
et aussi bien Toscanini, concentré sur la battue, la noire peut etre la plus
respectée........ trés beau
daniel-fausto
Aux dernières nouvelles, il est toujours vivant mais ... le forum
l'intéresse moins. Il y trouve un peu trop de manifestations de "pouvoir" et
un évident manque d'humilité de la part de certains. Ne nommons personne,
par charité....
Mais je crois qu'il continue à nous lire, du moins certains d'entre nous...
Jazzmicalement,
Jean Toulet - IntermédiaireDesAbsents,OnDirait
Sebastoche wrote:
> Michel écrivait:
>
>
>>>Karajan a réalisé 4 intégrales des symphonies de Beethoven et non pas 3 comme
>>>je l'ai lu (1 chez EMI et 3 chez DGG); les deux dernières étant à mon sens à
>>>ranger plutôt dans les "accidents" du maestro...
>
>
>>Celle de 63-64 était la premiere chez DG, non? l'EMI était antérieure?
>
>
> L'intégrale 1962-63 était effectivement la première chez DGG.
>
> L'intégrale EMI lui est en effet antérieure; de mémoire je n'ai plus la période
> d'enregistrement exacte, mais je dirais vers 55-58 plus ou moins et avec le
> Philharmonia Orchestra.
>
> Sébastien
Merci de ces précisions.
D'un coté plus "maisons de disques/business", je vois ça comme ça:
-Enregitrement mono chez EMI. Premier grands pas du grand maitre dans le
"music business" avec l'oeuvre majeure de la musique orchestrale, 10 ans
après la guerre et les ennuis qu'il n'a pas vraiment eu.
-Puis revisite en stéréo au début des années 60, avec prise de son faite
avec la technique de l'époque, c.a.d peu de micros, magnéto 2 ou 3
pistes. Premiere version chez DG avec le BP.
-DG se dit dans les années 70 qu'il faut en refaire une avec la nouvelle
façon de faire: plein de micros, multipistes,...
-Idem que la fois précédente, mais cette fois en numérique, le fameux
DDD, pour plaire à ceux qui achète la technologie dont on leur a parlé,
plutôt que la qualité de la performance.
A chaque étape, plein de sous changent de mains.
/.../
Merci pour la réponse, c'est intéressant, mais je parlais de Karajan dans
Mahler.
JPh
N'est-ce pas pour cela qu'au fil des années il a enregistré le plus
possible, en "lissant" ses interprétations, si bien qu'à la fin qu'on écoute
d'une oreille distraite les Tableaux d'une Exposition, la Petite Musique de
Nuit ou la Cinquième, on a l'impression que c'est la même musique...
Le sommet c'est sa dernière intégrale des symphonies de LvB: seule
motivation, avoir un enregistrement numérique, et tant pis si il est devenu
la caricature de lui-même...
Par contre, le jeune Karajan,... un des plus grands du siècle dernier... à
l'opéra en particulier...
Patrick-- fripon
Patrick Di Stefano wrote:
> Par contre, le jeune Karajan,... un des plus grands du siècle dernier... à
> l'opéra en particulier...
Vouille. Et d'ailleurs j'aimerai bien avoir l'opinion de Daniel-Fausto
(et d'autres) sur sa Lucia de Berlin 1955 (Callas-Di Stefano).
Le doy un abrazo asi que a su mujer con quien tuve una "charla" en
castellano.
chau
>
>
>
Excellent résumé du parcours d'HvK/Beethoven!
Heureusement, on ne peut pas dire que sa conception de l'interprétation a suivi
systématiquement ce chemin!
Ses enregistrements de Strauss, avant tout, font oublier ce genre de travers...
Cela dit, les deux intégrales Beethoven EMI et la première DGG font également
oublier les deux dernières...
> Je connais mal, voir tres mal Dvorak. Pourtant, je connais certain trucs
pas
> forcement evident, mais ca, j'avoue, Dvorak, je suis ignard.
ignard ? c'est bizard !
--
apoutsi@k
>Vouille. Et d'ailleurs j'aimerai bien avoir l'opinion de Daniel-Fausto
>(et d'autres) sur sa Lucia de Berlin 1955 (Callas-Di Stefano).
Elle est fabuleuse, c'est un de ses "grands" enregistrements. Avec un Di
Stefano qui fait un véritable tabac. J'aurais donné cher pour voir la tête de
Callas en coulisse à ce moment là... Faut pas s'attendre à une prise de son en
or massif, c'est agressif et plat. Mais tout le reste est génial.
Richard
Salut.........Patrick
Bon je vais redire ce que j'ai toujours dit, quand on assemble une Callas et
un karajan il ne peut sortir que quelque chose d'unique, pas forcément bon
mais unique....
En 55 Callas est au sublime, pas de tierce aigue criarde, une projection
magnifique, et capable de toutes les ornementations.
Regarde comme les voyelles sont déssinées, et son appui sur la consomne, une
leçon..
Karajan L'ECOUTE,........ sa battue est au service de la Diva, écoute la
scéne de la folie, et comme il retient les pupitres, comme pour l'écouter"
PARLER".
c'est un dal vivo, la scéne est l'endroit par exellence pour une Callas et
peut étre pour L'autrichien.
Je ne sais pas s'il existe un autre dal vivo de karajan.
Di-stefano n'a jamais été meilleur, note de passage mi,fa et sol sublime,
aucun exes veriste ou de sanglot à la con, presque belcantiste il est di
stefano, il couvre gorge fermée il "descend:
C'est sur pas de contre ré bémol ni de contre ut diese c'est pas Blake,mais
c'est trés bien, sa voix est encore belle
Mais la Callas a elle seule c'est............... j'ai pas le mot
daniel-fausto
ps/ j'ai pas assez de vocabulaire en français
>
> Vouille. Et d'ailleurs j'aimerai bien avoir l'opinion de Daniel-Fausto
> (et d'autres) sur sa Lucia de Berlin 1955 (Callas-Di Stefano).
et moi j'aimerais bien avoir l'avis des connaisseurs sur Paillasse
(Pagliacci) de Leoncavallo sous la direction de Karajan (chez les Milanais)
? J'ai adoré. Mais je ne suis pas familier de ce répertoire non plus...
Alain
Comme quoi, on peut aimer Wagner, Pelleas et Donizetti
Karajan c'est un peu la maniére du contaste trés poussé, si on parle de la
distribution de cet enregistrement méme la , on peut voir la complémentarité
des voix......
Panerai est tout a fait dans le style du compositeur mieux evidemment qu'un
Tito Gobbi.....
Quant a la Callas encore une fois, il faut se référer a "Regnava nel
silencio" pour voir ce qu'elle est capable de faire des terribles vocalises,
si les intervalles des notes ne sont pas meurtriérs, elles trouvent
instinctivement les nuances, ce que on pourrait appeller le "Feeling"
Si mon souvenir est bon, cette soirée est tellement exeptionnelle qu'un
morceau est bissé c'est "Chi mi frena" le fameux sextuor........ La donnée
la plus technique, en opéra, immensément difficile à realiser..... 6 voix
.....
J'ai eu le privilége de mettre lucia à mon"repertoire" l'équilibre des
cordes est absolument terrifiant a faire...
A la contrebasse, il ne faut pas quitter la partition le chef ......et les
violoncelles qu'on double avec l'archet toujours en tension ....
Je voudrais parler de la "folie" de Callas..... L'opéra au plus haut point,
la note, la douleur, le mot et parfois l'image.....
mais Caray, que tout les culs blancs les fromages, de ce forum écoutent
cela, tout ce qui disent que Donizetti Bellini, c'est facile qu'ils écoutent
une fois avant de l'ouvrir leur claque merde sans connaitre.........
"virgen"
(Bellini tellement facile que Callas disait que c'était plus facile de
faire 5 parsifals qu'une Norma... mais elle ne comprenait rien)
Cette représentation est vivante!!! Les applaudissements couvrent
pratiquement le chant..........c'est un peu la panique et c'est adorable....
voila, c'est tout, il faut écouter
DANIEL-FAUSTO
ps/ J'ai essayé de parler musique j'espére que ca fera pas trop "chier"
Melmoth,
message à destination de Fréderique Bousquet/ Ca te va comme envoi, je suis
dans les "normes", je peux aussi disséquer note a note la partition (les fa)
.................. MAIS QUE DEVETZI EST NULLE !!!!!!
>
> Richard
>
Si vous avez un jour la chance d'entendre ne fût-ce que des extraits des
prestations de HvK à Bayreuth en 1951, ne la manquez sous aucun prétexte...
Patrick-- c'estpasmoiquichanteavecCallas
Ah, oui !
Et Tristan en 52, toujours à Bayreuth ?
et La femme sans ombre, et Elektra, à Vienne, en 64 ?
Rien que pour ça on lui pardonne tout ce qu'il a pu faire bien plus tard
Un très grand, que c'était.
Philippe
S'agirait-il des fameuses productions de Wieland Wagner, avec scene vide
de tout décor, en ovale/circulaire, très "minimaliste"? Karl Böhm n'en
a-t-il pas dirigé également?
>
> Patrick-- c'estpasmoiquichanteavecCallas
Sicen'esttoic'estdonctonfrère ;-)
C'est ça; en 1951, Karajan a dirigé la Tétralogie et les Maîtes chanteurs de
Nuremberg.
> Karl Böhm n'en
> a-t-il pas dirigé également?
Si, au cours des années 60.
Philippe - Etmoijamais.
Beaucourt wrote:
> "Michel" <mpo...@netscape.net> a écrit dans le message de news:
> 3ec36308$0$333$afc3...@news.easynet.fr...
> [...]
>
>>S'agirait-il des fameuses productions de Wieland Wagner, avec scene vide
>>de tout décor, en ovale/circulaire, très "minimaliste"?
>
>
> C'est ça; en 1951, Karajan a dirigé la Tétralogie et les Maîtes chanteurs de
> Nuremberg.
Dispo en CD? Acoustiques convenables?? Pas trop couteux??? ;-)
Les Maîtres, oui, du moins ça l'a été; la tétralogie je ne sais pas. Il la
dirigeait en alternance avec Knappertsbusch il me semble (les spécialistes
confirmeront) et je ne me souviens pas d'avoir vu l'une ou l'autre chez les
disquaires.
> Acoustiques convenables??
L'acoustique de Bayreuth est plus que concenable, puisqu'elle a été faite
pour ça.
Sinon c'est du mono (pas un problème pour Wagner, surtout enregistré
là-bas), avec une prise de son qui a pris le son.
Faut pas en demander trop.
> Pas trop couteux??? ;-)
Pas en série économique.
Si tu veux des enregistrements faits à Bayreuth, tu peux trouver à bon prix
les intégrales de la Tétralogie dirigées par Clemens Krauss (1953) et Karl
Böhm (1966-67).
Tu peux trouver aussi celle dirigée par Knappertsbusch dans les années 50 à
un prix un peu plus élevé.
Mais faut fouiner dans les bacs, il y a parfois de bonnes surprises.
Ou alors la version enregistrée par Karajan en studio, qui ne manque pas de
mérites.
Philippe - Moinonplus.
l'Or du Rhin et Siegfried, ainsi que les troisième acte de la Walkyrie ont
été publiés. Pour une raison que j'ignore, il semble que le reste ne l'ait
jamais été. Karajan s'est ensuite rapidement brouillé avec la famille Wagner
> Si tu veux des enregistrements faits à Bayreuth, tu peux trouver à bon
> prix les intégrales de la Tétralogie dirigées par Clemens Krauss (1953)
> et Karl Böhm (1966-67).
Pour Krauss : la dernière édition est à ma connaissance celle de Gala .
Cette
édition n'est pas chère (quand on peut la trouver) mais les cd de
Gala sont parfois de mauvaise qualité avec une durée de vie médiocre
(je n'ai pas encore eu ce problème), et des cliquetis par ci par là
(j'en ai quelques uns) ; et surtout, ils n'y sont pas allés de main morte
en "restaurant" l'original. On peu apprécier à la première écoute (peu de
souffle, etc...) mais tout l'aigu a disparu, et le son est trop étouffé;
enfin ce n'est que mon impression et c'est une question de goût.
JPh
alors tu es Alberto Di stéfano " el calvo divino"
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