> j'ai l'impression que le picolo est la flûte pour débuter et je trouve
> dommage d'y venir maintenant. qu'en pensez-vous ?
C'est exactement le contraire. Le piccolo demande un resserrement des
lèvres qui le destine aux élèves qui maitrisent déjà bien sa grande
soeur. Et même à ce moment, il n'est pas sans danger pour les lèvres si
on le travaille mal.
Richard
Le piccolo n'est en aucun cas une flûte pour débutants ! c'est un instrument
plus difficile, car plus aigue (donc nécessite plus de contrôle des lèves,
plus de pression au niveau de la colonne d'air), et je trouve criminel de
confier cet instrument à des débutants, car le piccolo est destiné à être
joué par des flûtistes confirmés. Les compositeurs l'utilisent pour
accroitre vers l'aigue le registre de la flûte.
Il est très difficile de controler la justesse sur un piccolo, et y
parvenir, c'est la preuve d'une grande maitrise' des techniques de souffle
nécessaire aux instruments à vents.
Viviana - ventiste mais pas flutiste
"viviana" <viviana...@nospamhotmail.com> a écrit dans le message de
news: B93B92F9.2759%viviana...@nospamhotmail.com...
C'est à dire que la tension des lèvres et de l'ensemble du masque, si
elle s'accompagne d'une crispation due à un mauvais apprentissage, peut
aboutir à une courbature de lèvres (problème musculaire définitif).
Point d'arrêt de toute carrière et sonorité de corne de brume pour le
restant de ses jours...
Le piccolo mal enseigné est extrêmement dangereux pour la sonorité.
Richard
C'est à dire que la tension des lèvres et de l'ensemble du masque, si
> à partir de quel niveau pourra-t-elle espérer jouer du piccolo sans danger ?
Disons qu'à partir du moment ou son prof le lui enseigne correctement
Personnellement, je ne pense pas que le piccolo soit "une flûte pour
débuter" - c'est une flûte à part entière qui permet d'atteindre le registre
supérieur, tout comme il existe une flûte en sol (alto) pour le registre
inférieur. Dans un orchestre, il arrive souvent que la troisième flûte soit
un piccolo. Ce n'est pas parce qu'elle est petite qu'elle est faite pour les
débutants ou pour les enfants (d'ailleurs les enfants se débrouillent bien
avec une flûte en ut "normale"). C'est tout simplement la plus petite et la
plus aigûe de la famille des flûtes traversières
Faute d'argent et travaillant dans un secteur en crise, nous devions faire des
économies. Notre fille s'est appris elle-même pour cette raison de l'âge de 6 à
10 ans le piano, la flûte à bec, le violon (méthode Suzuki). Elle était (et est
encore) folle de musique. Le lycée, il fut choisi en fonction des possibilités
musicales: on lui prêta à 9 ans et demi à son futur lycée, alors qu'elle était
encore à l'école primaire, un hautbois. Elle présenta à l'école primaire à ses
petites copines en cours de musique le piano, la flûte à bec, le violon, le haut-
bois, la clarinette en jouant toute seule un morceau appris proprement, sans
avoir suivi un seul cours accompagné par un maître. Seule la flûte traversière,
elle ne l'a pas présentée, car c'est l'instrument qu'on voulait lui faire
apprendre après l'entrée au lycée (ma flûte de ma jeunesse, et un piccolo Boehm
étaient disponibles chez nous plus une flûte ancienne en bois. Donc, elle devait
apprendre ça). Au lycée, elle fut tout de suite embrigadée dans le cours
préparatoire à la participation aux activités orchestrales, pour y jouer du
hautbois (on y voulait en aucun cas une flûte de plus, et surtout pas une
débutante), sans avoir eu une heure de cours (là, en raison des listes d'attente
au conservatoire). Puis elle prit des cours, pour jouer de ce hautbois loué au
lycée (obligatoire en raison du contrat de location). Puis elle chercha un
hautbois, petites annonces etc. Rien. Par contre un autre instrument à vent
prestigieux, presque donné. Au lieu de s'acheter un ordinateur, comme les autres
gosses de 10 ans, elle s'acheta avec ses économies cet instrument. Et l'appris
d'abord toute seule. Elle avait fini le premier volume d'une méthode, donc en
jouait, bien ou mal, quand une difficulté technique insurmontable apparut. On
dût aller demander conseil à un praticien, au conservatoire, où de toute manière
elle prenait cours de hautbois. Le prof de cet instrument n'avait jamais vu ça
(en grande partie parce que le monde de la musique tue les initiatives de ce
genre, de dilettantes, en refusant d'accorder à un tel travail la moindre valeur,
alors qu'il s'agit d'une passion). Ce prof se rendit compte qu'il était
confronté à un cas. Il lui proposa de l'enseigner. Ce n'était pas dans nos
priorités, mais comme il enseignait aussi le piano, ceci aboutit à une formule
(privée) bizarre: une heure sur deux, donc une fois tous les quinze jours piano,
et l'autre cet instrument à vent exceptionnel. Elle commençait donc à apprendre
3 instruments sous le contrôle de profs. Naturellement, comme le disent les
forumeurs, avec des tas de défauts techniques acquis d'elle même en l'absence de
profs. Mais un an et demi plus tard, elle entrait quand même comme hautboïste à
l'orchestre du conservatoire, et six mois plus tard elle obtenait dans cet autre
instrument rare et difficile un premier prix au concours régional (12 ans). Elle
va sur 15 ans dans quelques mois. Cette année, elle a obtenu un deuxième prix de
République Fédérale d'Allemagne et a passé avec succès le concours d'entrée au
Conservatoire supérieur de l'Université de Cologne comme étudiante précoce, un
système allemand pour encourager les surdoués.
Oubliez les problèmes d'embouchure. Des milliers de jeunes ne deviennent jamais
musiciens alors qu'ils seraient pleins de talent, par manque d'argent, par
manque de place et parce qu'on les décourage quand ils veulent s'en sortir d'eux-
même! C'est pourquoi les conservatoires supérieurs de musique européens sont
bourrés d'étudiants asiatiques et non pas de gens talentueux de nos pays...
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