Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Re: Ole...

1 view
Skip to first unread message
Message has been deleted

Paul & Mick Victor

unread,
Jan 2, 2010, 10:37:27 AM1/2/10
to
MELMOTH wrote:
> Ce soir sur France 3, et pour Victor�, une nouvelle Carmen...Par
> Gardiner, cette fois...

Chouette ! Ma t�l� est en rade !
--
Paul & Mick Victor
coup de bol


belphegor

unread,
Jan 2, 2010, 12:46:32 PM1/2/10
to
On 2 jan, 16:00, MELMOTH <t...@free.fr> wrote:
> Ce soir sur France 3, et pour Victor©, une nouvelle Carmen...Par
> Gardiner, cette fois...

Instruments disons authentiques alors !

bon en DVD pour la somme de 4 euros j'ai la version de Kleiber avec
Domingo et une Russe
Sans déconner, il prends la habanera sur un rythme hyper speed,
personne est dans le temps.
Si vous voyez la pauvre Carmen, elle coupe , et relie les mots comme
elle peut..
J'ai jamais entendu cela ( à part Guilini avec Mary-ann Kagorepoulou,
dans sa fameuse traviata mise en scène par Visconti, mais là c'est lui
qui va trop lentement ! )

Cette lecture de Carmen est casi supersonique, on sent un chef,
engagé, sa gestuelle est d'ailleurs magnifique d'expressivité.
Quelqu'un connait ce DVD ?


>
> --
> Car avec beaucoup de science, il y a beaucoup de chagrin ; et celui qui
> accroît sa science, accroît sa douleur.
> [Ecclésiaste, 1-18]
> MELMOTH - souffrant

BS

unread,
Jan 2, 2010, 2:24:20 PM1/2/10
to
MELMOTH a exprimᅵ avec prᅵcision :
> Ce soir sur France 3, et pour Victorᅵ, une nouvelle Carmen...Par Gardiner,
> cette fois...

Si le collage des chefs anglais avec Carmen colle toujours, et pour peu
qu'il y ait un metteur en scᅵne ᅵ la place de la clownesse qu'on a vue
la derniᅵre fois, cela pourrait bien fonctionner.

Au fait, bonne annᅵe ᅵ toutes et tous, restez purs et euphoniques ! ;)

--
BS


belphegor

unread,
Jan 2, 2010, 4:25:46 PM1/2/10
to
On 2 jan, 16:00, MELMOTH <t...@free.fr> wrote:
> Ce soir sur France 3, et pour Victor©, une nouvelle Carmen...Par
> Gardiner, cette fois...

olé, sans doute le meilleur de Coltrane ..

julien "n'aime pas le jazz"

belphegor

unread,
Jan 2, 2010, 4:28:52 PM1/2/10
to
On 2 jan, 18:46, belphegor <adapa...@orange.fr> wrote:
> On 2 jan, 16:00, MELMOTH <t...@free.fr> wrote:
>
> > Ce soir sur France 3, et pour Victor©, une nouvelle Carmen...Par
> > Gardiner, cette fois...
>
> Instruments disons authentiques alors !
>
> bon en DVD pour la somme de 4 euros j'ai la version de Kleiber avec
> Domingo et une Russe
> Sans déconner, il prends la habanera sur un rythme hyper speed,
> personne est dans le temps.

>
oui mais alors à qui la faute?
au plateau ou à la fosse?
Daniel m'a toujours dit au deux !! et surtout au chef ..

bon si vous avez rien à foutre, ne vous prenez pas la tête hein ?

Message has been deleted

BS

unread,
Jan 3, 2010, 6:39:15 AM1/3/10
to
MELMOTH a ᅵcrit :
>
> Et ᅵa a fonctionnᅵ, nom de dieu/MELMOTH !...
> Ce fut pour Moi une Carmen _parfaite_ !...
> Orchestre, choeurs, chanteurs (du moindre petit rᅵle jusqu'aux 2 rᅵles
> titres)..Et lᅵ, la langue franᅵaise ᅵtait _parfaitment_ comprᅵhensible...Mᅵme
> pas besoin des sous-titres !...
> Mise en scᅵne et rᅵalisation d'une rare simplicitᅵ (en particulier, pas de
> gros plans sur la luette des chanteurs , d'une belle sobriᅵtᅵ...
> Bref...Le jour et la nuit, par rapport ᅵ la Carmen d'il y a deux semaines
> !...(Dont J'avais pourtant admis la cohᅵrence de la mise en scᅵne)...
> Confrontation dᅵcidᅵment passionnante !...
> D'ailleurs, le public de l'Opᅵra comique ne s'y est pas trompᅵ !...
> Je ne regrette pas d'avoir vu cet extraordinaire spectacle !..
> Et un grand bravo ᅵ Gardiner et ᅵ ses choeurs !...
> Je n'ai qu'une peur, c'est que maᅵtre Margail Me tomble sur le rᅵble, pour le
> coup...

Rien ᅵ redire, j'ai ᅵtᅵ ᅵgalement emballᅵ de bout en bout. J'ai
apprᅵciᅵ aussi d'entendre tout de l'orchestre, la harpe dans le dernier
entr'acte comme les cymbales dans les tutti. Vu sous cet angle lᅵ
Barenboᅵm a des leᅵons ᅵ prendre.

--
BS


Message has been deleted

Paul-Olivier Margail

unread,
Jan 3, 2010, 7:37:16 AM1/3/10
to
MELMOTH <th...@free.fr> wrote:

> (...)
> Ce fut pour Moi une Carmen _parfaite_ !... (...)

> Je n'ai qu'une peur, c'est que ma�tre Margail Me tomble sur le r�ble,
> pour le coup...

Meuh non ! L'op�ra est un spectacle complet o� l'oeil et l'oreille
doivent trouver leur compte. Ici, par exemple, quand le cerveau attend
"l'amour est un oiseau rebelle" et que l'oreille lui transmet "le miour
il est oiseau rui-bouelle", m�me si la nana est un super canon qui rince
l'oeil, il y a "game over". Mais ce n'�tait pas le cas hier.

Carmen est un ouvrage fran�ais et quand on a affaire � une �quipe
fran�aise, m�me si les moyens financiers sont moindres, le r�sultat est
toujours sup�rieur. Tu es d'ailleurs bien plac� pour appr�cier cette
diff�rence : la production de la Scala a d� co�ter 100 fois plus cher.
Et tu comprendras maintenant qu'on puisse parfois �tre s�v�re dans les
commentaires sans pour autant �tre le dernier des salauds ou des cons.

On note aussi que pour ces r�les difficiles il vaut mieux solliciter des
chanteurs encore frais mais qui ont du kilom�trage plut�t que des jeunes
qui y d�butent ou des soci�taires que m�me la grande faucheuse a
oubli�s...

Il va falloir que tu te mettes � d�tailler les voix en qualit� : �a nous
fera du boulot en moins (acide, pas acide, riche, semblant plate,
copieuse, mordante, molle), Mica�la qui a eu un applaudim�tre plus
copieux que les autres et pourquoi, etc., etc. (Mica�la, c'�tait la
Vincenette dans Mireille du mois de septembre).

Ainsi que relever certaines symboliques, ne serait-ce que pour les
mentionner : les chanteurs non-gitans ayant les cheveux naturellement
longs (Don Jos�, Mica�la) avaient des queues de cheval (hello,
Ghost-Rider !) attach�es et quand l'action leur fait prendre conscience
qu'une autre libert� les attend, ils enl�vent l'�lastique et lib�rent la
masse (sauf que Mica�la a merd� et n'y est pas arriv�e en sc�ne, �a fait
partie d'une liste infinie de mini-gags habituels et en coulisses, on
donne un coup de pied au premier chien qui passe. Callas y excellait,
dit-on...).

L�, pour le coup, j'ai juste regrett� mais c'est anecdotique, que les
mouvements de foule soient trop sym�triques, tout le monde faisant la
m�me chose au m�me moment. Et 2 oriflammes jaune et rouge pour la f�te
finale de S�ville, �a faisait un peu pauvre. L'orchestre aussi, par
moments, aurait m�rit� quelques instruments de plus mais l'Op�ra-Comique
est tout petit, de salle, de sc�ne, de fosse. Par contre, une ossature
de d�cor unique et am�nag�e pour chaque acte, �a le fait super bien.
Pour Carmen, il faut du bordel sur la sc�ne et pas que du bordel-cul :
du joyeux bordel... � la framc-�aise.

Donc, si je ne te trouve pas 100 pour 100 top-top dans ton compte rendu
parce qu'il lui manque les pr�cisions techniques -une vie enti�re de
solf�ge, de chant et de fr�quentation de l'op�ra-, j'en appr�cie la
justesse et l'enthousiasme. Je constate aussi que tu t'am�liores dans le
domaine de l'op�ra. S'il t'arrivait de te tromper lourdement (� mes
yeux), je ne manquerais pas de te le faire savoir avec la simplicit�
naturelle qui caract�rise l'insolence de mon g�nie :-)

--
P-Ol

Paul-Olivier Margail

unread,
Jan 3, 2010, 7:44:51 AM1/3/10
to
MELMOTH :

> (...)
> Barenboim n'avait pas l'orchestre _all�g�_ de Gardiner !...Il
> interpr�tait l'op�ra *bouffe* de Bizet comme du Wagner !...

C'est foutu, te voil� capable de critiquer (au sens exact et pas
p�joratif du terme) de grands spectacles d'op�ra. On te traitera donc de
m�chant con et tu n'en as pas fini avec les souffrances :-)

--
P-Ol

BS

unread,
Jan 3, 2010, 9:09:34 AM1/3/10
to
Aprᅵs mᅵre rᅵflexion, MELMOTH a ᅵcrit :
> Barenboim n'avait pas l'orchestre _allᅵgᅵ_ de Gardiner !...Il interprᅵtait
> l'opᅵra *bouffe* de Bizet comme du Wagner !...

Avec, circonstance aggravante, des rᅵcitatifs ᅵ la place des dialogues.

--
BS


Message has been deleted

belphegor

unread,
Jan 3, 2010, 12:04:52 PM1/3/10
to
On 3 jan, 15:11, MELMOTH <t...@free.fr> wrote:

> Et puis, J'ai quand même pas loin de 55 ans d'écoute _assidue_ de
> musiques derrière Moi !...
>

On commence à en être convaincu hein ? jusqu'à plus soif même !

belphegor

unread,
Jan 3, 2010, 12:07:56 PM1/3/10
to
On 3 jan, 15:09, BS <fxf...@gmail.com> wrote:
> Après mûre réflexion, MELMOTH a écrit :
>
> > Barenboim n'avait pas l'orchestre _allégé_ de Gardiner !...Il interprétait
> > l'opéra *bouffe* de Bizet comme du Wagner !...
>
> Avec, circonstance aggravante, des récitatifs à la place des dialogues.
>
> --
> BS

Conformes les récitatifs non ?

Paul & Mick Victor

unread,
Jan 3, 2010, 12:16:27 PM1/3/10
to
MELMOTH wrote:
> Barenboim n'avait pas l'orchestre _all�g�_ de Gardiner !...Il
> interpr�tait l'op�ra *bouffe* de Bizet comme du Wagner !...

Op�ra-bouffe, Carmen ? C'est ta haine du hambuger qui ressort, sur ce
coup-l� !


--
Paul & Mick Victor

comique


Paul & Mick Victor

unread,
Jan 3, 2010, 12:21:14 PM1/3/10
to
BS wrote:
> Apr�s m�re r�flexion, MELMOTH a �crit :

>> Barenboim n'avait pas l'orchestre _all�g�_ de Gardiner !...Il
>> interpr�tait l'op�ra *bouffe* de Bizet comme du Wagner !...
>
> Avec, circonstance aggravante, des r�citatifs � la place des
> dialogues.

Les r�citatifs de Carmen (�crits par Guiraud) �taient autrefois de mise,
c'est comme �a que j'ai connu l'op�ra quand j'�tais gamin, et la version
avec les textes parl�s �tait compl�tement oubli�e. D'ailleurs, ces
r�citatifs, que Bizet avait projet� d'�crire, sont loin d'�tre mauvais. Je
pr�f�re d'ailleurs nettement les r�citatifs chant�s que l'accent � couper au
couteau d'un Domingo, par exemple.


--
Paul & Mick Victor

c'est mon avis et je le partage


Dominique Proscia

unread,
Jan 3, 2010, 12:50:51 PM1/3/10
to
In news:mn.1a987da19...@free.fr
MELMOTH typed:

> Et ᅵa a fonctionnᅵ, nom de dieu/MELMOTH !...

> Ce fut pour Moi une Carmen _parfaite_ !...

> Orchestre, choeurs, chanteurs (du moindre petit rᅵle jusqu'aux 2 rᅵles
> titres).

Si /l'aksᅵn dᅵ Tan Schᅵssᅵ/ pouvait passer pour espagnol avec un peu
d'imagination et un rien d'indulgence, la voix de Carmen ᅵtait assez mal
assurᅵe tout comme l'ᅵtait son jeu.
Le rᅵle le moins bien loti ᅵtait celui de Micaᅵla, peu crᅵdible et
surtout avec une voix au vibrato marquᅵ et aux envolᅵes poussives.
Escamillo a quant ᅵ lui disparu de mon souvenir au profit de Morales,
c'est dire l'ᅵblouissement que le matador a suscitᅵ.

J'avais commencᅵ ᅵ tendre l'oreille, sait-on jamais m'ᅵtais-je dis en
passant sur le boniment "instruments d'ᅵpoque", et la prestation de
Morales m'a surpris et incitᅵ ᅵ attendre le cᅵur des enfants tout en
savourant la direction d'orchestre. Puis, de fil en aiguille tout en
poursuivant mon ouvrage, je me suis retrouvᅵ devant un va-nu-pieds
ᅵtranglant une danseuse du folklore en habit traditionnel.

L'assassin ne s'arrᅵta pas en si bon chemin puisqu'il acheva sa victime
en lui lardant le ventre d'un grand coup de couteau par le travers comme
pour l'ᅵtriper.
C'est tout le problᅵme avec les instruments d'ᅵpoque : artisanal,
laborieux et, pour tout dire, brouillon.
Soyons moderne, que diantre, passons ᅵ la tronᅵonneuse !

> Et lᅵ, la langue franᅵaise ᅵtait _parfaitment_ comprᅵhensible...Mᅵme
> pas besoin des sous-titres !...

Des sous ou sur-titres franᅵais pour des ᅵuvres franᅵaises ! Cela signe
l'ᅵtat de la prononciation et de l'articulation. Je comprends qu'il
faille amuser la galerie avec des mises en scᅵne, ᅵclairages, bonbons,
esquimaux, chocolats glacᅵs...

> Mise en scᅵne et rᅵalisation d'une rare simplicitᅵ

La voix de la mᅵre, ᅵ la lecture de sa lettre, sᅵpulcrale ᅵ force d'ᅵtre
rᅵverbᅵrᅵe a ᅵtᅵ un grand moment de franche rigolade.
Dommage car je m'ᅵtais surpris ᅵ apprᅵcier la relative sobriᅵtᅵ de la
mise en scᅵne tout comme celle de la rᅵalisation. Peut-ᅵtre pas avec ton
enthousiasme mais certainement pas autant depuis un bail.

> D'ailleurs, le public de l'Opᅵra comique ne s'y est pas trompᅵ !...

Un opᅵra comique jouᅵ ᅵ l'Opᅵra comique, comme c'est drᅵle.

> Je ne regrette pas d'avoir vu cet extraordinaire spectacle !..

Du coup mes travaux d'aiguille ont encore pris du retard...

> Je n'ai qu'une peur, c'est que maᅵtre Margail Me tomble sur le rᅵble,
> pour le coup...

Tu n'as rien craindre. Cette fois-ci je me sacrifie ᅵ Ta place.

BS

unread,
Jan 3, 2010, 4:23:24 PM1/3/10
to
Paul & Mick Victor a prᅵsentᅵ l'ᅵnoncᅵ suivant :
> Les rᅵcitatifs de Carmen (ᅵcrits par Guiraud) ᅵtaient autrefois de mise,
> c'est comme ᅵa que j'ai connu l'opᅵra quand j'ᅵtais gamin, et la version avec
> les textes parlᅵs ᅵtait complᅵtement oubliᅵe. D'ailleurs, ces rᅵcitatifs, que
> Bizet avait projetᅵ d'ᅵcrire, sont loin d'ᅵtre mauvais. Je prᅵfᅵre d'ailleurs
> nettement les rᅵcitatifs chantᅵs que l'accent ᅵ couper au couteau d'un
> Domingo, par exemple.

Ah, mais c'est que ᅵa change complᅵtement l'oeuvre, qui n'est plus un
opᅵra-comique avec les roucoulades de Guiraud.
Je ne me souviens pas sur les enregistrements un peu anciens d'avoir
entendus des rᅵcitatifs. Quelqu'un pourrait me dire quelles versions
ontᅵ ᅵtᅵ enregistrᅵes par Prᅵtre et par Beecham ?

--
BS


Paul & Mick Victor

unread,
Jan 3, 2010, 4:43:27 PM1/3/10
to
BS wrote:
> Je ne me souviens pas sur les enregistrements un peu anciens d'avoir
> entendus des r�citatifs. Quelqu'un pourrait me dire quelles versions
> ont� �t� enregistr�es par Pr�tre et par Beecham ?

Pr�tre avec Callas et Beecham avec Victoria de los Angeles ont tous deux
enregistr� la version avec les r�citatifs de Guiraud.


--
Paul & Mick Victor

ben oui


Benoit D

unread,
Jan 3, 2010, 4:46:45 PM1/3/10
to
On Sun, 03 Jan 2010 22:23:24 +0100, BS <fxf...@gmail.com> wrote:

>Quelqu'un pourrait me dire quelles versions

>ont� �t� enregistr�es par Pr�tre et par Beecham ?

Pr�tre (avec Callas) et Beecham (avec Los Angeles) ont enregistr� la
version avec r�citatifs.
Mais un peu avant pour la m�me maison de disques, Andr� Cluytens avait
enregistr� la version op�ra-comique avec dialogues et m�lodrames (�
l'Op�ra-Comique, avec Solange Michel, Raoul Jobin, Michel Dens, Martha
Angelici etc) :
http://www.amazon.fr/dp/B000088DTX/

--
Beno�t

Paul & Mick Victor

unread,
Jan 3, 2010, 5:10:26 PM1/3/10
to
Benoit D wrote:
> Mais un peu avant pour la m�me maison de disques, Andr� Cluytens avait
> enregistr� la version op�ra-comique avec dialogues et m�lodrames

Cluytens �tait une exception en ce domaine. La premi�re r�v�lation grand
public de Carmen sans les r�citatifs reste tout de m�me le film de Francesco
Rosi avec Julia Migenes-Johnson et Placido Domingo, c'�tait en 1983. Pour ma
part, c'est la premi�re fois que j'entendais l'op�ra sous cette forme.
Aujourd'hui, on vilipende la version avec r�citatifs. Tout cela n'a gu�re
d'importance, avouons-le, et l'oeuvre n'y gagne ni n'y perd pas grand chose.
On pourrait d'ailleurs parfaitement transformer Don Giovanni ou les Noces de
Figaro en Singspiel et en supprimer les r�citatifs que je ne trouverai rien
� y redire, tant ces passages me cassent les pieds.


--
Paul & Mick Victor

pour rester poli


Benoit D

unread,
Jan 3, 2010, 5:27:55 PM1/3/10
to
On 3 Jan 2010 23:10:26 +0100, "Paul & Mick Victor" wrote:

>Cluytens �tait une exception en ce domaine.

C'est vrai. Il pouvait se le permettre car il dirigeait une troupe
100% francophone (celle de l'op�ra-comique qui poss�dait encore Carmen
� son r�pertoire r�gulier) � qui les dialogues ne posaient aucun
probl�me.

>La premi�re r�v�lation grand public de Carmen sans les r�citatifs reste
>tout de m�me le film de Francesco Rosi avec Julia Migenes-Johnson
>et Placido Domingo, c'�tait en 1983. Pour ma
>part, c'est la premi�re fois que j'entendais l'op�ra sous cette forme.

M�me pas entendu 10/15 ans plus t�t l'enregistrement (EMI) de Rafael
Fr�hbeck de Burgos ? Malgr� des chanteurs �trangers, il utilise les
dialogues. Cette version avait aussi le m�rite de proposer une
partition presque int�grale, ou du moins plus compl�te que ce qui
�tait enregistr� traditionnellement jusque-l�.

>Aujourd'hui, on vilipende la version avec r�citatifs. Tout cela n'a gu�re
>d'importance, avouons-le, et l'oeuvre n'y gagne ni n'y perd pas grand chose.

Je suis d'accord. Mais la version op�ra-comique propose, si je me
souviens bien, quelques m�lodrames assez agr�ables � l'oreille absents
chez Guiraud.

--
Beno�t

Paul & Mick Victor

unread,
Jan 3, 2010, 6:02:58 PM1/3/10
to
Benoit D wrote:
> M�me pas entendu 10/15 ans plus t�t l'enregistrement (EMI) de Rafael
> Fr�hbeck de Burgos ? Malgr� des chanteurs �trangers, il utilise les
> dialogues.

Ben non. La seule version que j'ai eue pendant des ann�es, �poque o� les
disques �taient rares et chers et o� je n'avais pas beaucoup d'argent, �tait
un enregistrement de la Guilde du disque avec Consuelo Rubio, L�opold
Simoneau et Pierrette Alarie, sous la direction de Pierre-Michel le Comte,
version et que j'ai �cout�e et r��cout�e jusqu'� rendre la galette
transparente . Je viens d'en retrouver une photo de la pochette avec �motion
:
http://www.papageno.fr/fiche.php?ArtNum=864


--
Paul & Mick Victor

�mu


CTessier

unread,
Jan 3, 2010, 6:51:52 PM1/3/10
to
On 3 jan, 18:02, "Paul & Mick Victor" <b.suisseVotreCulo...@free.fr>
wrote:

Si ça peut t'intéresser voici quelques notes biographiques:

Raoul Jobin: Raoul (né Joseph Roméo) Jobin. Ténor, professeur,
administrateur, haut fonctionnaire (Québec, 8 avril 1906 - 13 janvier
1974). D.Mus. h.c. (Laval) 1952. Issu d'une famille du quartier
populaire de Saint-Sauveur où son père est tavernier, il fait partie
de la chorale paroissiale dont il est soliste durant une dizaine
d'années. Il entreprend des études vocales avec Louis Gravel d'abord,
puis avec Émile Larochelle à l'Université Laval (1924-1928). Il se
produit en concert sous le prénom de Roméo et, après un récital
d'adieu à Québec, il poursuit à Paris des études avec Mme
d'Estainville-Rousset (chant) et Abby Chéreau (mise en scène), ainsi
qu'à l'Institut grégorien de Paris. Sa voix exceptionnelle retient
l'attention d'Henri Büsser qui le fait auditionner devant Jacques
Rouché, directeur de l'Opéra, qui lui offre un contrat pour l'année
suivante. Jobin revient pour donner quelques concerts au Québec au
début de 1930, mais avant tout pour épouser la soprano Thérèse Drouin,
avec qui il donne par la suite des récitals et qui est à ses côtés
lors de plusieurs représentations et concerts. (Source:
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0001762)

Léopold Simoneau: Léopold Simoneau. Ténor, professeur, administrateur
(Saint-Flavien, près Québec, 3 mai 1916; Victoria, 24 août 2006). B.A.
(Laval) 1941, D.Mus. h.c. (Ottawa) 1969, LL.D. h.c. (Brock) 1971,
D.Mus. h.c (Laval) 1973. En 1939, il commença ses études de chant à
Québec avec Émile Larochelle puis vint à Montréal au studio de
Salvator Issaurel, de 1941 à 1944. Il y rencontra le soprano Pierrette
Alarie qui allait devenir sa femme en 1946. Avec la troupe des
Variétés lyriques, il débuta à la scène dans le rôle de Hadji de Lakmé
(1941). Il tint ses premiers grands rôles avec les Variétés lyriques
dans Mignon, La Fille du régiment, Mireille, La Traviata et Le Barbier
de Séville, le plus souvent avec Pierrette Alarie comme partenaire. Il
donna ses premiers récitals à la SRC et aborda en 1943 son premier
rôle mozartien, Don Curzio dans Le Nozze di Figaro, pour les Festivals
de Montréal sous la direction de Beecham. En 1944, il obtint le Prix
Archambault qui lui permit de faire ses débuts avec l'Orchestre des
CSM sous la direction de Wilfrid Pelletier. Il poursuivit entre-temps
des études à New York avec Paul Althouse (1945-47) et, en mai 1945, il
fut applaudi à Montréal dans les rôles de Ferrando (Così fan tutte),
de Tamino (La Flûte enchantée) avec l'Opera Guild (création canadienne
de ce dernier opéra) et dans le Te Deum de Berlioz. Il commença sa
carrière lyrique aux É.-U. à Central City, Col., et à la Nouvelle-
Orléans. (Source: http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0003217)

Pierrette Alarie: Pierrette (Marguerite) Alarie. Soprano, professeure
(Montréal, 9 novembre 1921). Fille de Sylva Alarie, m. c. et chef
d'orchestre adj. de la Société canadienne d'opérette, et d'Amanda
Alarie (née Plante), elle-même soprano et comédienne. Elle étudia le
chant et l'art dramatique avec Jeanne Maubourg et Albert Roberval et
débuta à la radio à 14 ans, d'abord comme comédienne puis comme
diseuse. En 1940, elle fréquenta le studio d'art vocal de Salvator
Issaurel où elle rencontra le ténor Léopold Simoneau qu'elle épousera
en 1946. C'est en 1938 qu'elle débuta au Monument national, avec la
troupe des Variétés lyriques, dans un second rôle de L'Auberge du
cheval blanc avant d'accéder à des premiers rôles comme Marie dans La
Fille du régiment (1945), le rôle titre de Mireille (1947), Rosine
dans Le Barbier de Séville (1949) et Violetta dans La Traviata (1951).
En 1943, elle tint le rôle de Barbarina dans Le Nozze di Figaro sous
la direction de sir Thomas Beecham, au théâtre His Majesty's. Elle
obtint une bourse d'études au Curtis Institute de Philadelphie où elle
étudia avec Elisabeth Schumann (1943-46). Gagnante des « Metropolitan
Opera Auditions of the Air », elle fit ses débuts au Metropolitan de
New York le 8 décembre 1945 dans le rôle d'Oscar de Un Ballo in
Maschera, sous Bruno Walter; en janvier, ce fut Olympia des Contes
d'Hoffmann aux côtés de Raoul Jobin, direction Wilfrid Pelletier. Elle
fit trois saisons à ce théâtre puis fut engagée, avec son mari, à
l'Opéra-Comique de Paris où elle chanta notamment les rôles titres de
Lakmé et de Lucia di Lammermoor ainsi que ceux d'Olympia et de Rosine.
Avec son mari, elle constitua un duo qui s'illustra sur plusieurs
scènes d'Europe et d'Amérique du Nord ainsi que dans de nombreux
festivals comme celui d'Aix-en-Provence où elle tint plusieurs rôles
et où, en 1953, elle créa deux airs de concert, Chanson et Romance du
comte Olinos, écrits pour elle par Werner Egk. Elle participa aux
festivals d'Edimbourg, Glyndebourne, Vienne, Munich, Baden-Baden,
Wurzbourg et, en 1959, elle tint le rôle d'Isotta dans Die Schweigsame
Frau de Richard Strauss, à Salzbourg, direction Karl Böhm. (Source:
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0000032)

Christian

Paul & Mick Victor

unread,
Jan 3, 2010, 8:17:36 PM1/3/10
to
CTessier wrote:
> L�opold Simoneau: L�opold Simoneau. T�nor, professeur, administrateur
> (Saint-Flavien, pr�s Qu�bec, 3 mai 1916; Victoria, 24 ao�t 2006). (...)

J'aimais beaucoup L�opold Simoneau. A la m�me �poque que Carmen, j'avais une
excellente Fl�te enchant�e par Karl B�hm et la Philarmonique de Vienne o�
Simoneau interpr�tait un brillant Tamino, au c�t� de Hilde Gueden, Parmina
tr�s convaincante. J'ai retrouv� avec bonheur cet enregistrement en Cd.


--
Paul & Mick Victor

Roi de la nuit


Paul & Mick Victor

unread,
Jan 3, 2010, 9:03:30 PM1/3/10
to
Dominique Proscia wrote:
> L'assassin ne s'arr�ta pas en si bon chemin puisqu'il acheva sa

> victime en lui lardant le ventre d'un grand coup de couteau par le
> travers comme pour l'�triper.

Boris Vian disait que l'op�ra, c'est un endroit o� les gens qui re�oivent un
coup de couteau se mettent � chanter au lieu de saigner. Rendons cette
justice � Carmen, elle meurt sobrement, silencieusement, et n'agonise pas
dans les fioritures d'une longue aria. J'avais commenc� � �crire une s�rie
de textes sur la mort des h�ro�nes d'op�ra, c'est fou ce que c'est
ing�nieux, divers et passionnant. Dommage que je n'ai jamais fini.

Entre celles qui se jettent � l'eau, dans une mare, dans un lac, dans un
fleuve ou dans la mer, celles qui meurent empoisonn�es, avec un bouillon qui
fume dans une coupe, ou dans une petite fiole, ou mieux encore, avec un truc
rare et exotique comme la datura, c'est toxique, certes, mais il doit quand
m�me falloir en manger une sacr�e salade pour en mourir, entre celles qui
tombent des tours, celles qui se jettent dans V�suve, celles qui br�lent sur
des b�chers, celles qui meurent d'un coup de lance alors qu'elles devraient
br�ler sur un b�cher, celles qui sont raccourcies par la guillotine, celles
qui meurent emmur�es, celles qui meurent poignard�es, par elles-m�mes, par
un amoureux fou ou par Jack l'�ventreur, celles qui clabotent de
tuberculose, ou d'une tumeur mal identifi�e, celles qui meurent
d'insolation, celles qui meurent de s'�tre retourn�e alors qu'il ne fallait
pas, celles qui meurent de vieillesse, celles qui meurent d�capit�es, celles
qui meurent par manque de savoir-vire, celles qui meurent d'amour, celles
qui meurent en couches, celles qui meurent de d�sespoir, ou celles qui
meurent sans savoir pourquoi, car enfin M�lisande se porte comme un charme,
il y avait de quoi faire. Je m'y remettrai sans doute un jour ou l'autre.


--
Paul & Mick Victor

grand macabre


CTessier

unread,
Jan 4, 2010, 11:31:42 AM1/4/10
to
On 3 jan, 20:17, "Paul & Mick Victor" <b.suisseVotreCulo...@free.fr>
wrote:

Le Québec a su produire d'excellents chanteurs lyriques, qui à il y a
quelques années ont du s'exiler pour faire carrière. Qui au
Metropolitan Opera de New York, qui à la Scala de Milan (après avoir
adopté un pseudo italien), qui à Paris ou à Londres. Maintenant il est
possible pour nos chanteurs et chanteuses lyriques de chanter ici.
Nous avons maintenant l'Opéra de Montréal, et celui de Québec.

Christian

Paul-Olivier Margail

unread,
Jan 5, 2010, 1:29:00 PM1/5/10
to
CTessier :
> (...)
> Le Qu�bec a su produire d'excellents chanteurs lyriques, qui � il y a
> quelques ann�es ont du s'exiler pour faire carri�re. Qui au
> Metropolitan Opera de New York, qui � la Scala de Milan (apr�s avoir
> adopt� un pseudo italien), qui � Paris ou � Londres. Maintenant il est

> possible pour nos chanteurs et chanteuses lyriques de chanter ici.
> Nous avons maintenant l'Op�ra de Montr�al, et celui de Qu�bec.

En france, il n'y avait pas ces probl�mes de structure mais jusqu'� une
�poque r�cente l'exil, le pseudo et la honte d'origines modestes ont �t�
des sports sp�cifiques � l'art lyrique fran�ais.

Ginette Sens n'a pas marqu� les m�moires et son nom pr�te m�me �
sourire, dans le microcosme-op�ra fran�ais. Mais on ne tarit pas
d'�loges pour l'admirable cantatrice Gina Cigna, de La Scala : voix
immense capable de se plier aux moindres exigences du bel canto et dont
la carri�re (monde entier) ferait envie � n'importe qui. Forc�ment,
dit-on, puisqu'elle "�tait de La Scala"... Merci et chapeau, Ginette !

Il y aurait d� avoir, ces 20 derni�res ann�es, des Arlette Cr�ceveur
(surnomm�e "�a cr�ve le coeur"), Henri Brouillet ("comme les oeufs ?",
disaient les imb�ciles) et Dani�le Gire ("vas-y, tourne !") . Ben non,
on les conna�t sous d'autres noms.

--
P-Ol

CTessier

unread,
Jan 6, 2010, 9:14:37 AM1/6/10
to
On 5 jan, 13:29, paul-olivier.marg...@wanadoo.fr (Paul-Olivier

Celui qui avait adopté un nom italien ne l'utilisait qu'en Italie.
Partout ailleur il utilisait et était connu sous son nom véritable.
L'utilisation d'un nom italien était, à l'époque une exigence des
producteurs (et dans une certaine mesure du publique) italiens. Mais
certains de nos excellents chanteurs n'avaient pas ce problème. Je
fais ici référence aux Quilico, Louis et Gino.

Christian

Paul-Olivier Margail

unread,
Jan 6, 2010, 5:01:45 PM1/6/10
to
CTessier :

> (...) Mais
> Mais certains de nos excellents chanteurs n'avaient pas ce probl�me.
> Je fais ici r�f�rence aux Quilico, Louis et Gino.

Ah, les Quilico...! Je n'ai pas eu la chance d'entendre le p�re. Par
contre, j'ai beaucoup aim� Gino dans l'Orfeo de Monteverdi (1985, Aix en
Provence) puis dans l'extraordinaire Boh�me de San Francisco (vue � la
t�l�).

--
P-Ol

0 new messages