Xavier <
xav...@groumpf.org> wrote:
> (...)
> Je n'ai pas la version Walther/Ferrier,
il faudrait l'écouter une fois, si ce n'est pas fait. Ne serait-ce que
parce que c'est Bruno Walter qui a dirigé l'oeuvre lors de sa création à
Munich (1911, un an avant la naissance de Ferrier) en présence de Mahler
(chant : Sarah Cahier, contralto et William Miller, ténor). À cette
époque, il n'était plus l'assistant de Mahler mais chef titulaire à
Vienne. On peut imaginer la passation naturelle qui s'est effectuée
entre eux. Ça ne rend pas Walter forcément plus "légitime" ou
"authentique" mais ça a dû peser.
Kathleen Ferrier avait une tessiture de contralto avec un grave très
large mais c'est un poil plus haut, dans la tessiture de mezzo, que sa
voix avait les plus beaux reflets. Christa Ludwig avait un timbre
beaucoup plus sensuel qui n'avait pas cette tendance à faire "hommasse"
dans le grave et on n'entendait jamais la masse de travail qui se
cachait derrière cette voix. Enfin, pour moi, Dietrich Fisher-Dieskau,
aussi grand a-t-il été, n'a jamais réussi à pousser son génie de la
recherche de la perfection jusqu'à retrouver une certaine spontanéité.
Probablement a-t-il trop voulu se promener dans toutes les intégrales
imaginables...
--
P-Ol