On n’entend pas grand-chose à vrai dire.
Mettons-nous à l’écoute, là, juste un soupçon de concentration.
Oui, le son étouffé et rond des gouttes qui s’écrasent légères et
timides sur la baie vitrée du petit salon.
Le chat, invisible, laisse trainer son ombre au détour des cactées de
la serre, silhouette fuyante, pattes de feutrine, enfilades, cascades
silencieuses.
Le menton dans les mains, jetons un œil sur l’enveloppe encore
cachetée qui repose dans la corbeille à fruits sur la table de la
cuisine.
Bon … prenons une pomme.
A force de s’éplucher l’esprit de la sorte, on risque l’inertie
physique la plus complète.
Un coma éveillé, une torpeur douce et tiède.
Un samedi après-midi.
le samedi, est fait pour ne rien faire.
foi de faux goy.
--
In frite we trust, une fois
jmB IP:86.217.97.77
[...]
> Mettons-nous à l’écoute, là, juste un soupçon de concentration.
[...]
Mais dans ces maisons que ne trouble aucun écho du dehors, le silence
atteint à une qualité, une perfection véritablement extraordinaires,
le moindre frémissement y est perçu par des oreilles d’une sensibilité
devenue exquise… Et il y a de ces silences de salle de chapitre qui
valent un applaudissement. - Georges Bernanos, Journal d'un curé de
campagne
> Le chat, invisible, laisse trainer son ombre, pas invisible, au d�tour des
> cact�es de la serre ...
"hnyj"
(happy new year joye)
... puisqu'on vous dit qu'on ne la voit pas cette ombre, on la devine,
on la sent ...
z'êtes laborieux, nan ?
non, j'ai l'odorat ( qui sourit) fin.
> non, j'ai l'odorat ( qui sourit) fin.
sheba juste ! la chat passe ou y s'casse ?