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probleme de bouton sur le corps de mon amst'f

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michto

unread,
Feb 5, 2004, 1:04:44 PM2/5/04
to
mon amsta'f a depuis 6 mois des bouton sur le corps surtout aux pattes ça le
demange car il se mord les pattes
apres plusieurs analyses mon veterinaire ne trouve pas d'ou cela peut venir
nous avons tout essayes nous lui avons change ses croquettes mais toujours
le même probleme
si quelqu'un aurait eut lemême probleme avec son chien ce serait gentil de
me le faire savoir
merçi a tous


claudia

unread,
Feb 5, 2004, 4:57:39 PM2/5/04
to

"michto" <jmi...@free.fr> a écrit dans le message de
news:402285a1$0$273$636a...@news.free.fr...
Bonsoir,
Ma bull terrier a fait ce genre d'éruption de boutons sur tout le corps
plusieurs fois lorsqu'elle avait environ 1 ans.
Le véto n'avait rien trouvé,même après analyse et le traitement consistait à
lui donner des bains avec un schampoing spécial (de couleur jaune) une fois
par semaine. Il parait que cela arrive souvent chez les bull. Sans l'avis du
véto, nous mettions de l'hexomédine transcutané sur les plus gros boutons.
Elle a dix ans maintenant et elle n'a plus eu de crise depuis longtemps.
Bonne chance
Claudia


____pas de pub___ @jazt.net baxter

unread,
Feb 5, 2004, 10:16:31 PM2/5/04
to
claudia a couché sur son écran :

La démodécie canine est une dermatose parasitaire relativement
fréquente chez le chien, qui peut poser de nombreux problèmes aux
propriétaires, aux éleveurs et aux vétérinaires. De nombreux éléments
font de cette dermatose une entité particulière à bien des titres. Nous
vous proposons ici quelques éléments de réponse aux questions les plus
fréquemment posées à notre consultation.

La démodécie, ou démodéci- dose, est une ectoparasitose due à la
prolifération excessive dans la peau d'un acarien spéci- fique,
parasite commensal à l'état naturel des follicules pileux, nommé
Demodex canis. Cette maladie a anciennement été appelée « démodicose »,
« démodexose », « gale follicu- laire » et « acné parasitaire ». Elle
est improprement quali- fiée de gale démodécique : il s'agit d'un terme
inexact car les Demodex ne sont pas des agents de gale et la démodé-
cie n'est ni contagieuse ni, en général, prurigineuse. La première
description d'un acarien de la famille des démo- décidés remonte à 1842
chez l'homme et à 1843 chez le chien. Une autre espèce, dite « de
surface », encore sans déno- mination, de taille plus courte, a été
décrite récemment au niveau des couches superfi- cielles de la peau
chez le chien. Demodex canis est un parasite permanent des canidés : il
vit au sein des follicules piloséba- cés. Les Demodex sont très adaptés
à leur hôte : ils possè- dent un corps étroit et allongé, qui leur
permet de vivre en grand nombre dans les folli- cules pileux .
On retrouve à l'état normal des Demodex chez les chiens sains (comme
d'ailleurs chez tous les mammifères~ où ils font oartie Photo 1 :
aspect de Demodex canis au microscope (grossissement 100] intégrante de
la faune résidente cutanée. C'est leur multiplication qui est
pathologique, respon- sable de l'apparition de lésions cutanées. On ne
doit parler de démodécie que lorsque de très nombreux parasites sont
présents dans la peau.

Ouelles sont les particularités de ce parasite ?

Hormis le fait que des chiens sains hébergent ce parasite à l'état
normal, et que c'est leur multiplication qui est res- ponsable de
l'apparition de symptômes cutanés (le plus souvent à la faveur d'un
immu- nodéficit), les Demodex sont des acariens particuliers : ils se
nourrissent du contenu des cellules de la peau en les ponc- tionnant,
de sébum, et de débris cutanés. Ils ne sont pas héma- tophages (pas de
repas de sang à la différence des moustiques ou des puces). Leur
activité nutritionnelle aboutit progres- sivement au comblement du
follicule pileux par la kératine, à sa distension puis son écla-
tement. La rupture du follicule est à l'origine de la dissémina- tion
des Demodex par voie sanguine et lymphatique au sein de l'organisme. La
durée de vie des parasites est faible (quelques semaines en moyenne).
Ils sont très sensibles à la dessication. ce qui explique que leur
survie dans le milieu extérieur est très faible.

Symptômes de la démodécie

On pourrait parler de démodé- cies au pluriel, plutôt que de la
démodécie, tant les lésions rencontrées sont variables. On distingue en
effet, en fonction de l'âge de l'animal, une démo- décie du jeune chien
(animal âge de moins de deux ans à l'ap- parition des lésions cutanées)
et une démodécie de l'adulte (animal âge de plus de deux ans à
l'apparition des lésions cuta- nées). En fonction de l'extension des
lésions, on distingue une forme localisée et une forme généralisée, de
pronostic et de traitement différents. En fonc- tion de la forme
clinique enfin, il est possible de différencier les démodécies sans
infection bactérienne (démodécies sèches) et les démodécies avec
complications bactériennes secondaires (pyodémodécies). La démodécie
localisée est obser- vée le plus souvent chez le chiot ou le jeune
chien. Plusieurs formes cliniques sont classi- quement décrites. Une
forme nummulaire se carac- térise par des zones sans poil, de taille
restreinte, à « l'emporte- pièce ». Une hyperpigmentation et
l'apparition de comédons est possible. Le plus souvent, les chiens ne
se grattent pas. Les zones de prédilection englobent les zones humides
(face, région périoculaire, paupières, membres antérieurs, cou).
Toutefois toutes les régions du corps peuvent être atteintes. Une forme
diffuse est rencontrée plus fréquem- ment dans certaines races
(Bobtail, Kest Highiand White Terrier...). Il s'agit alors de rougeurs,
d'hyperpigmentation, de comédons et de la présence de nombreuses «
pellicules » sans réelle chute de poils . Dans certains cas, les
lésions sont localisées' au niveau des pieds ou du conduit auditif
externe. La démodécie podale peut initialement se manifester sous
l'aspect d'une simple rougeur localisée aux espaces interdigités, mais
rapidement une infection bactérienne appa- raît, qui complique le
tableau clinique : fistules, nodules, hyper- pigmentation et
épaississement cutanés .
La douleur et l'œdème sont particulière- ment gênants notamment chez
les chiens de grandes races (dogues, Terre-Neuve, Saint- Bernard) et
provoquent une boiterie. La forme auriculaire exclusive est rare chez
le chien. Elle se traduit par une otite érythéma- tocérumineuse
s'accompagnant d'un cérumen cireux jaunâtre à brun. Enfin, il existe
une forme géné- ralisée qui représente l'une des plus graves dermatoses
canines, et l'une des plus difficilement curables dans cette espèce.
Quel que soit l'âge du chien souffrant de démodécie géné- ralisée, on
distingue une forme non compliquée d'infection bactérienne (démodécie
sèche) et une forme compliquée d'infec- tion bactérienne
(pyodémodécie). En général, la démodécie géné- ralisée est la
conséquence de l'évolution d'une démodécie localisée, notamment
diffuse. Les lésions débutent sur la face, les membres et le tronc .
On observe des zones sans poil, avec des rougeurs et des « pellicules
», des comédons et une hyper- pigmentation. Chez certains chiens, la
démodécie générali- sée se manifeste exclusivement sous la forme de
taches hyper- pigmentées multiples. Dans certaines races (Shih Tzu,
Bobtail, Lhassa Apso, West Highiand White Terrier), l'alo- pécie peut
rester modérée. Chez le Labrit, des lésions comédo- neuses généralisées
peuvent être la seule traduction clinique de la dermatose. Les
complications d'infection bactérienne regroupent des pustules, des
furoncles, des fistules, des croûtes, voire des lésions de cellulite
(nécrose, hyperpigmentation, ulcères) libérant un pus sanieux .
Ces lésions sont souvent douloureuses. Dans les formes terminales, un
reten- tissement sur l'état général peut survenir, avec asthénie,
anorexie et syndrome fébrile. Une septicémie, voire la mort de l'animal
sont possibles.

Comment la démodécie se transmet-elle?

La transmission a lieu au cours des deux ou trois premiers jours de la
vie, par contact direct de la mère avec les chiots, notam- ment au
niveau du museau lors de la tétée. Ce transfert n'est possible que
lorsque les Demo- dex migrent d'un follicule à l'autre en surface de
l'épiderme. Ils sont présents sur la peau du chiot dès seize heures
après la naissance. La transmission serait facilitée dans une
atmosphère chaude et humide. La dermatose n'est pas conta- gieuse par
contact entre chiens dans d'autres circonstances, du fait de la
sensibilité des Demo- dex à la dessication et de leur faible mobilité.
L'application directe de parasites sur la peau ne provoque pas
d'infestation, sauf dans des conditions ex- trêmes (il a été montré
qu'il fallait appliquer pendant plus de cent minutes des biopsies
cutanées de chiens démodé- ciques à des chiots nouveaux-nés sains pour
aboutir à leur conta- mination). Toutes les autres modalités de
transmission sont très impro- bables. Il a en effet été démontré que la
transmission in utero était impossible : les chiots d'une chienne
démodécique nés par hystérotomie demeurent indemnes si tout contact
mater- nel est évité. En outre, on n'observe jamais de Demodex sur la
peau de chiots morts-nés. A fortiori la contagion indirecte, via
l'envi- ronnement, est impossible.

Est-ce héréditaire ?

La démodécie généralisée est associée à une orédisDOsition héréditaire.
L'apparition de la dermatose dans des lignées de chiens est un phé-
nomène reconnu.

Quels sont les chiens « à risque » ?

La démodécie est plus souvent rencontrée chez les chiens jeunes et les
jeunes adultes de moins de deux ans. La forme Inrali~pp est nhsprvep
dans plus de 50 % des cas chez des animaux âges de trois à six mois, et
dans presque trois quarts des cas chez des individus de moins d'un an.
La démodécie généralisée est rencontrée dans 80 % des cas chez des
animaux de moins de quinze mois et dans 20 % des cas chez des adultes
de plus de cinq ans.
Les prédispositions raciales décrites dans la littérature sont
nombreuses Certains auteurs ont rapporté que les chiens de race pure
et/ou à pelage court présenteraient une susceptibilité plus importante
aux formes de démodécie juvénile, en parti- culier les Pinsher et les
Shar Peï .
En fait, la prédisposition à la démodécie tient sans doute plus à des
facteurs génétiques familiaux, comme le prouve l'apparition
préférentielle de la maladie dans certaines lignées. Aucune
prédisposition sexuelle ni influence de la castration n'intervient dans
le développement de la démodécie. Chez le chien adulte, l'appari- tion
de la démodécie est la conséquence de l'évolution d'une maladie
générale débili- tante dans trois cas sur quatre. Une maladie interne,
une néoplasie, un traitement immu- nosuppresseur sont le plus souvent
rencontrés. Il a aussi été observé qu'une démodécie pouvait se déclarer
à l'occasion de stress variés (œstrus, gesta- tion, lactation).

Comment faire le diagnostic ?

Le diagnostic de démodécie est réalisé par le vétérinaire, à l'aide de
prélèvements cuta- nés par raclages, qui mettent en évidence au
microscope des parasites vermiformes, à corps étroit et allongé, d'une
taille de 250 à 300 \im de long sur 40 pm de large.

? Photo 5 : pyodémodécie avec ceUutite chez un Westie Quel est le
pronostic de cette maladie ? Les cas localisés présentent une évolution
spon- tanée qui aboutit souvent à la guéÏison. La démodécie généralisée
est l'une des dermatoses canines les plus graves et les plus
difficilement curables. Une fois installée, cette maladie parasitaire
évolue vers une aggravation par surinfection bactérienne qui complique
d'au- tant la thérapeutique. Les traitements spécifiques sont assez
onéreux, et les rechutes sont fréquentes, ce qui implique qu'en cas de
démodécie géné- ralisée, notamment chez un animal adulte qui souffre
d'une maladie sous-jacente, le pronos- tic soit réservé.

Traitements antidémodéciaues disponibles

Avant 1978, aucune molécule n'avait prouvé son efficacité dans le
traitement de cette dermatose. Depuis cette période, une molécule
acaricide topique a permis un progrès théra- peutique considérable.

Cette molécule est disponible sur le marché vétérinaire depuis quelques
années. Cependant son utilisation est fastidieuse, parfois délicate,
les effets secondaires tant pour l'animal que pour le propriétaire ne
sont pas négligeables, et les taux de guérison et de rechute sont
variables. Récemment, l'efficacité d'antidémodéciques par voie générale
a été évaluée. Ces substances présentent l'avan- tage d'être
administrables par voie orale. Diverses molécules sont très
intéressantes, mais ne disposent pas encore d'au- torisation de mise
sur le marché chez le chien. Une nouvelle molécule devrait être
commercialisée en France dans les mois qui viennent pour le traitement
de la démodécie.

Comment et quand traiter ?

Les guérisons spontanées étant fréquentes, le traitement des formes
localisées n'est pas justifié. La forme généralisée constitue un défi
thérapeutique (les chiens démodéciques ont, pendant longtemps, été
euthanasiés) et le traitement est indispensable dans ce cas. Le
traitement prescrit par votre vétérinaire doit être scru- puleusement
suivi afin de permettre la guérison. Il est souvent administré au long
cours.
Un suivi rigoureux est primordial pour une bonne gestion de la
dermatose : il faut apprécier la réponse thérapeutique tous les mois,
en effectuant des raclages cutanés au niveau de plusieurs sites
lésionnels, et en réalisant un dénombrement parasitaire précis. Le
vétérinaire contrôle ainsi la diminution du nombre total de parasites.
Le traitement devra être poursuivi jusqu'à l'obtention de raclages
négatifs, qui signent la guérison parasitologique.
Toute interruption l prématurée du traitement expose à des rechutes.
En particulier il est important de noter que l'amélioration puis la
guérison clinique précèdent très nettement l'amélioration et la
guérison parasitologique : un chien cliniquement normal peut encore
héberger une population importante de parasites l'utilisation
concommitante d'an- tibiotiques est nécessaire.
Enfin. il est toujours très utile d'ajouter à ce traitement acaricide
spécifique un traitement symp- tomatique sous forme de shampooings, qui
permettent de restaurer les fonctions de barrière de la peau, et
peuvent même dans certains cas aidei à l'élimination des parasites.

Éviter l'apparition d'une démodécie dans un élevage

L'intervention de l'hérédité dans la démodécie canine est fortement
suspectée : plus grande incidence de la démodécie gêné ralisée au sein
de certaines races, existence de lignées atteintes de génération en
gêné ration, chiennes démodéciques à l'origine de multiples portées
infestées... Une prévention de cette derma- tose est donc souhaitable.
Il est donc fortement suggéré de stériliser les chiens ou les chiennes
atteints et d'écarter de la repro- duction les étalons et les femelles
des lignées atteintes Cette solution peut paraître excessive, mais elle
permettrait d'éradiquer cette maladie dans le futur. Notons que
l'Académie Américaine de Dermatologie Vétérinaire a, dès 1983,
conseillé à ses membres la castratior systématique des animaux atteints
ou ayant des descendants atteints, avant ou immédiate ment après le
traitement de leui

BENSIGNORE.etCARLOTnD.N. Conduite à tenir face à une dérnodécie chez le
chien* PointVét.,1999,30,547-662.

GUAGUEREE. Là démodéde de l'adulte: à propos de 22 cas.
Prat.Méd.ChinAFiim.Comp., 1991,26,411-419.

GUAGUEREE. La démodéde canine: stratégie thérapeutique.
Prat.Méd.ChmAnirn.Comp.,1995,30,295-307.

LEMARIES.L Canine demodicçsîs.Compend.Cont.Ed. Pract~et.,
1996,18,354-369. MAÎHETJ.L,BENSIGNORE.etSEGAULrR l M.


Les pyodermites sont des infections cufanés, causes fréquentes de
consul- tation en dermatologie pédiatrique. Ces infections bactériennes
pyogènes (c'est à dire qui produisent du pus) de la peau sont dues à la
multiplication en excès de bactéries pathogènes (principalement
Staphyloccocus intermedius) en surface et dans la peau sous l'effet de
divers facteurs favorisants et/ou prédisposants.

Les pyodermites sont des infections bactériennes pyogènes de la peau.
Dans ces dermatoses, des bactéries se multiplient anormalement, enva-
hissent la peau et provoquent des lésions cutanées, responsables de
démangeaisons, de rougeurs, et d'une véritable gêne pour l'animal.

Tous les chiots hébergent à l'état normal sur leur peau des bactéries
(comme l'homme d'ailleurs), mais chez certains animaux, ces bactéries
deviennent patho- gènes.
Comme chez l'adulte, on distingue classiquement chez le chiot des
pyodermites superficielles (pour lesquelles le processus infectieux ne
dépas- se pas la membrane basale, c'est-à-dire reste cantonné aux
couches de surface de la peau, en pratique l'épiderme), profondes (dans
lesquelles l'infection atteint le derme, donc les couches profondes de
la peau), et des pseudopyoder- mites (pour lesquelles la composante
infectieuse n'est que secondaire, apparaissant la plu- part du temps
après un phé- nomène déclenchant).

Pourquoi le jeune chien est-il prédisposé aux pyodermites ?

A l'état normal, la peau des chiots est résistante à l'invasion
bactérienne grâce au rôle mécanique protecteur de la couche cornée, qui
est la zone la plus superficielle, très dense, compacte et qui se
renouvelle en permanence. Cette couche cornée, sur laquelle les
bactéries adhèrent, permet l'élimi- nation permanente des agents
infectieux.

D'autre part, la production de substances bactéricides, qui tuent les
bactéries, comme les acides gras libres, des lipides, des glycosphin-
golipides, et le système immunitaire, notamment les anticorps (rôle
important des lgA) ou certaines cellules cutanées (cellules de
Langerhans, lymphocytes T, polynucléaires et macrophages) permettent de
contrôler à l'état normal la multiplication des bactéries pathogènes.

Enfin, il existe une flore qui réside naturellement sur la peau, et qui
possède une activité antimicrobienne bien établie (entre autres par la
synthèse de lipases).

Tous ces moyens de défense permettent de prévenir l'acquisition et la
multiplication des staphylo- coques pathogènes, et donc d'éviter
l'apparition d'une infection cutanée.
Malgré ces moyens de défense efficaces, un certain nombre de facteurs
prédisposent le jeune chien à développer une pyodermite :

? La structure de la peau est différente chez le jeune et chez l'adulte
(peau du chiot souple, à follicules pileux peu déve- loppés, avec une
prédominan- ce de poils primaires, ce qui procure un rôle protecteur
modéré par rapport à l'adulte).

? Le système immunitaire est encore immature chez le jeune.

? La peau est stérile à la nais- sance. C'est lors de la mise bas et
pendant les heures qui sui- vent que les bactéries coloni- sent la
surface cutanée. En outre, il existe des différences dans la
composition de la flore cuta- née en fonction de l'âge. Chez l'homme,
la flore cutanée de l'en- fant est plus variée que celle de l'adulte,
avec en particulier un grand nombre de bactéries « telluriques »,
c'est-à-dire pro- venant du sol.

? La fréquence élevée des der- matoses parasitaires chez le jeune
(démodécie, gale sarcoptique, dermatophytoses...) explique également la
fré- quence des complications bac- tériennes secondaires, car la peau
abîmée ne se défend pas cor- rectement contre les bactéries.

? Enfin, dans certains cas, de mauvaises conditions d'hygiène et
d'entretien (température et humidité élevées) favorisent la
multiplication des bactéries pathogènes.

Principales pyodermites et pseudopyoderroites rencontrées chez le ieune
chien

? Pyodermites superficielles Le jeune chien est surtout pré- disposé à
deux d'entre-elles : l'impétigo et la folliculite. On ne rencontre pas
plus fré quemment d'intertrigo (qui esl une pyodermite des plis) cheî
le jeune que chez l'adulte. Le diagnostic de ces affections esl surtout
basé sur les données historiques de la dermatose sur l'aspect des
lésions, et sui la réalisation par le vétérinaire

Pyodermites superficielles

? intertrigo

? impétigo

? folliculite Pyodermites profondes

? furonculose ? cellulite Pseüdopyodermites

? dermatîte pyotraumatique ? « croûtes de lait »

? cellulite juvénile (d'après FOURRIER P. et CARLOTTI D.N PMCAC.
1988.6.471-472).

d'examens complémentaires, au premier rang desquels l'examen immédiat
au microscope du contenu d'une pustule intacte, qui permet de mettre en
évidence la présence des globules blancs nombreux et des bac- téries.

La culture bactériologique par un laboratoire spécialisé afin
d'identifier avec précision la bactérie responsable et/ou la biopsie
cutanée sont rare- ment indiquées.

L'impétigo du jeune est caractérisé par la présence en surface de
l'épiderme, de petits abcès microscopiques, qui correspondent à l'œil
nu à des pustules non folliculaires, présentes entre les poils.

Chez l'enfant, on distingue un impétigo huileux (toujours dû à
Staphyloccocus aureus) et un impétigo non huileux (dû soit à
Staphyloccocus aureus, soit à un Streptococque hémolytique du groupe
A).
Chez le chien, l'immense majorité des impétigos est due à
Staphyloccocus intermedius. Les localisations de prédilection
regroupent le ventre, les régions inguinales et axillaires. Les causes
pré- disposantes ou déclenchantes sont mal connues, mais il est
probable qu'une infection virale (maladie de Carré par exemple),
parasitaire (ascaridose en par- ticulier) et un environnement sale ou
un manque d'hygiène prédisposent à la dermatose.
Le rôle favorisant d'une alimentation déséquilibrée ou de mau- vaise
qualité a été également évoqué, ainsi que l'intervention de
microtraumatismes.
Le pru- rit est inconstant.
Les pustules sont de taille variable.
Elles se rompent en laissant s'écouler un exsudât jaunâtre, qui sèche
en formant des croûtes méli- cériques (couleur de miel) peu épaisses.
L'évolution est en règle générale bénigne, sans retentissement sur
l'état général.
Un traitement antiseptique topique (principalement sous forme de
shampooings) et une antibiothérapie générale de courte durée (deux à
trois semaines) à l'aide d'anti- biotiques adaptés suffisent pour
guérir la dermatose.
Les rechutes ne semblent pas la règle lorsque le facteur prédisposant a
pu être diagnostiqué et traité.
En tout état de cause, une « guérison spontanée » a été rapportée après
la puberté, ce qui laisse également supposer l'intervention de facteurs
hormonaux.
La folliculite du jeune chien est caractérisée par le développe- ment
de papulopustules (petits boutons rouges ou jaunâtres) folliculaires
(centrées sur un poil), souvent prurigineuses, du corps, mais qui ont
tendance à la généralisation.
Microscopiquement, il s'agit de microabcès situés à l'orifice des
follicules pileux, avec la présence d'un infiltrat de globules blancs
dégénérés associés à des bactéries.
Ces pustules se rompent très rapidement du fait de la finesse de
Vépidermechez le chien et laissent place Ides collerettes épidermiques,
des croûtes, parfois seulement des zones sans poil, bien délimitées,« à
l'emporte-pièce ».
Le diagnostic clinique est parfois délicat (en particulier dans les
races à poil court). Il faudra attentivement rechercher la présence des
pustules folliculaires, qui permettent le diagnostic.

Le traitement de la folliculite chez le jeune est identique à celui de
l'impétigo, mais doit être pro- longé (au moins trois semaines).
Comme pour l'impétigo, une composante hormonale a été envisagée car
certaines folli- culites du jeune guérissent spon- tanément après la
puberté.

? Pyodermites profondes
Le jeune chien est surtout pré- disposé à une forme particu- lière de
pyodermite profonde, l'acné. On rencontre également des
furonculoses/cellulites secondaires à l'évolution d'une démodécie, dues
à la multiplication dans la neaii dp nara- sites spécifiques au chien,
les Demodex canis. L'acné est assez spécifique au jeune, localisée à la
face. La pathogénie exacte de la derma- tose est encore inconnue, et ne
semble pas identique à la mala- die décrite chez l'homme, pour lequel
une anomalie du méta- bolisme de certains acides gras, des rétinoïdes
et/ou des andro- gènes (hormones sexuelles) est suspectée. Il pourrait
s'agir d'un trouble primaire de la kératinisation et/ou du
fonctionnement pilosébacé, rapidement com- pliqué d'infection
bactérienne. Cliniquement, on note des pus- tules localisées sur les
lèvres et le menton, rapidement rema- niées en furoncles. Chez cer-
tains chiens, les lésions restent très discrètes. Le traitement est
surtout local, à l'aide d'an- tiseptiques (peroxyde de bensoyie pour
son effet stimulant du follicule pileux) ou d'anti- biotiques. Parfois
une antibio- thérapie générale est nécessaire. Les pyodermites
profondes sont surtout secondaires à une démo- décie chez le jeune
chien (pyo- démodécie). La furonculose correspond à l'éclatement du
follicule-pileux et à l'envahis- sement de la peau en profon- deur par
le processus infectieux. Cliniquement on observe des pustules de grande
taille, à pus sanieux foncé (il s'agit de pustules « profondes »). La
coales- cence de furoncles aboutit au stade de cellulite, caractérisée
par la triade nécrose-fistulisa- tion-suppuration. Le recours à la
culture bactériologique avec antibiogramme est indiqué dans ce cas.
L'antibiothérapie devra être prolongée (4 à 8 semaines, voire plus et
toujours plusieurs jours après la disparition des lésions de
pyodermite).

? Les pseudo-pyodermites

Les« croûtes de lait » apparaissent sur des chiots très jeunes, âges de
quelques jours. Une origine traumatique est possible, et certains
auteurs ont évoqué un immunodéficit.
L'ensemble de la portée est le plus souvent atteint.
On obser- ve des croûtes épaisses qui recouvrent des érosions et des
ulcères, avec un pus abondant.
L'utilisation d'antibiotiques par voie générale pendant quelques jours
semble efficace.

Toutefois une corticothérapie générale de courte durée pourrait éga-
lement amener une rémission.
La « cellulite juvénile » (dermatite pyogranulomateuse stérile,
anasarcoïde juvénile) est t une maladie spectaculaire, qui atteint les
jonctions cutanéo- muqueuses et la peau, chez des chiens âges de
quelques semaines à quelques mois (bien que de rares cas chez des
chiens adultes aient été décrits).
Une prédisposition des races à poils courts a été proposée. Les lésions
regroupent des vésicules, des pustules, un œdème important de la face
(« face d'hippopotame ») et des sérosités purulentes rapide- ment
remaniées en croûtes.
Une otite externe suppurée est systématiquement notée.
Une panniculite nodulaires stérile évolue en parallèle chez certains
ani- maux. Une atteinte des gan- glions rétropharyngiens et
préscapulaires est également notée. La dermatose est douloureuse, mais
l'état général n'est que rarement affecté. La biopsie cutanée est
intéres- sante, car elle révèle des lésions assez typiques de cette
affection, avec destruction des fol- licules pileux et atteinte des
tissus cutanés profonds. Les lésions anciennes sont systématiquement
surinfectées, mais le pus de lésions récentes est stérile.
La cause de la cellulite juvénile est encore inconnue.
Une réaction d'hypersensibili- té (« allergie ») ou auto-immune
(destruction de la peau par le système immunitaire du chiot) est peu
probable.
Un déficit immunitaire est possible, mais il s'agit plus probablement
d'une cause virale (rôle des herpès virus ?).
Le traitement néces- site l'utilisation de substances
immunosuppressives, sous couverture antibiotique.
Ce traitement devra être poursuivi plusieurs semaines.
Le traitement doit être énergique et précoce, car les lésions anciennes
cicatrisent difficile- ment et laissent des cicatrices inesthétiques.

En conclusion, nombreuses sont les infections cutanées dans le jeune
âge.
Il s'agit d'une cause fréquente de désagrément pour le nouveau
propriétaire, ce qui doit inciter à assurer des conditions d'hygiène
cutanée irréprochables, afin de pouvoir au mieux limiter leur
apparition.

L'utilisation à titre prophylactique de shampooings antibactériens peut
être inté- ressante, et il apparaît donc souhaitable d'informer rapi-
dement les propriétaires de chiots de la fragilité de la peau chez
certains animaux, afin de les habituer tôt aux soins cos- métologiaues
adaptés. ?

( * Membre du Collège européen et de l'Académie Américaine de
Dermatologie Vétérinaire. Certificat d'Etudes Supérieures de
Dermatologie Vétérinaire. Diplôme d'Allergologie et d'Immunologie
clinique. )

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baxter >>>
news://news.zoo-logique.org/animaux.chiens
pensez à optimiser vos photos avant de les poster sur le Zoo !
ICQ#14357906

claudia

unread,
Feb 6, 2004, 3:26:45 AM2/6/04
to

"baxter" <dior ____pas de pub___ @jazt.net> a écrit dans le message de
news:mesnews.31007d42....@jazt.net...

> ............


>
> baxter >>>
> news://news.zoo-logique.org/animaux.chiens
> pensez à optimiser vos photos avant de les poster sur le Zoo !
> ICQ#14357906
>

Bonjour Baxter,
Merci pour ce cour magistral très complet.
Cependant, lorsque ma bullette avait ses crises, les boutons étaient sous le
poil et je m'en appercevait parce que le poil se soulevait un peu.
Effectivement, elle en avait partout, même entre les orteils (mais pas dans
les oreilles). Je suis bien contente qu'elle n'ait plus rien depuis
plusieurs années et je croise les doigts pour que ça ne se reproduise pas.
Cordialement
Claudia
PS : tu parles de photos mais je n'ai rien vu, où sont-elles ?


claudia

unread,
Feb 6, 2004, 3:29:46 AM2/6/04
to

"baxter" <dior ____pas de pub___ @jazt.net> a écrit dans le message de
news:mesnews.31007d42....@jazt.net...
> La douleur et l'½dème sont particulière- ment gênants notamment chez
> à l'occasion de stress variés (½strus, gesta- tion, lactation).
> l'épiderme, de petits abcès microscopiques, qui correspondent à l'½il
> regroupent des vésicules, des pustules, un ½dème important de la face


Merci Baxter pour ces informations capitales.
Je précise que lors des iruptions ma chienne n'a jamais eu de dépilations.
Cordialement
Claudia


bamboo

unread,
Feb 6, 2004, 3:35:19 AM2/6/04
to

"baxter" <dior ____pas de pub___ @jazt.net> a écrit dans le message de news:
mesnews.31007d42....@jazt.net...

> La démodécie canine est une dermatose parasitaire relativement
> fréquente chez le chien, qui peut poser de nombreux problèmes aux
> propriétaires, aux éleveurs et aux vétérinaires. De nombreux éléments
> font de cette dermatose une entité particulière à bien des titres. Nous
> vous proposons ici quelques éléments de réponse aux questions les plus
> fréquemment posées à notre consultation.

Extrait de "Génétique et sélection chez le chien" de B. Denis:

Anomaties et affections à composante génétique:

Peau et Phaneres:

Dénomination de l'affection :
Démodécie généralisée du jeune chien

Caractérisation sommaire:
La multiplication excessive de Demodex canis résulte probablement d'une
immunodéficience d'origine héréditaire.

Races concernées:
Dobermann
Dogue Allemenad
Sharpei
Bobtail
Chihuahua
Beagle
West Highland White Terrier
Scottish Terrier
Yorkshire Terrier
Matin de Naples
Bull Terrier
Staffordshire Terrier


____pas de pub___ @jazt.net baxter

unread,
Feb 6, 2004, 8:24:05 AM2/6/04
to
bamboo a formulé ce vendredi :
> Staffordshire Terrier

c quoi comme race ça ??? elle n'existe plus depuis 1972 :-(

c'est soir

- american staffordshire terrier (le plus connu)
- staffordshire bull terrier (le moins connu)
- staffordshire pit bull terrier (le moins aimé)

michto

unread,
Feb 6, 2004, 8:28:03 AM2/6/04
to
merçi a tous pour vos infos

"michto" <jmi...@free.fr> a écrit dans le message de
news:402285a1$0$273$636a...@news.free.fr...

bamboo

unread,
Feb 6, 2004, 8:39:40 AM2/6/04
to

"baxter" <dior ____pas de pub___ @jazt.net> a écrit dans le message de news:
mesnews.33607d42....@jazt.net...

> bamboo a formulé ce vendredi :
> > Staffordshire Terrier
>
> c quoi comme race ça ??? elle n'existe plus depuis 1972 :-(

Moi, je me contente de recopier ce qu'il y a d'écrit !

> c'est soir
>
> - american staffordshire terrier (le plus connu)
> - staffordshire bull terrier (le moins connu)
> - staffordshire pit bull terrier (le moins aimé)

Et il y a aussi les statues en porcelaine du Stafforshire (le plus fragile)
;o)))))


____pas de pub___ @jazt.net baxter

unread,
Feb 6, 2004, 7:26:39 PM2/6/04
to
bamboo a exposé le 06/02/2004 :

> "baxter" <dior ____pas de pub___ @jazt.net> a écrit dans le message de news:
> mesnews.33607d42....@jazt.net...
>> bamboo a formulé ce vendredi :
>>> Staffordshire Terrier
>>
>> c quoi comme race ça ??? elle n'existe plus depuis 1972 :-(
>
> Moi, je me contente de recopier ce qu'il y a d'écrit !

comme certains crétins de certaines commune... certains aussi et du
coup ça créer de l'amalgame et des histoires à ne polus en finir à
cause d'un abruti qui se contente de recopier un document datant de
1970... super la réflexion !!!

bamboo

unread,
Feb 7, 2004, 2:42:26 AM2/7/04
to

"baxter" <dior ____pas de pub___ @jazt.net> a écrit dans le message de news:
mesnews.38567d42....@jazt.net...

> bamboo a exposé le 06/02/2004 :
> > "baxter" <dior ____pas de pub___ @jazt.net> a écrit dans le message de
news:
> > mesnews.33607d42....@jazt.net...
> >> bamboo a formulé ce vendredi :
> >>> Staffordshire Terrier
> >>
> >> c quoi comme race ça ??? elle n'existe plus depuis 1972 :-(
> >
> > Moi, je me contente de recopier ce qu'il y a d'écrit !
>
> comme certains crétins de certaines commune... certains aussi et du
> coup ça créer de l'amalgame et des histoires à ne polus en finir à
> cause d'un abruti qui se contente de recopier un document datant de
> 1970... super la réflexion !!!

Le professeur Denis n'est plus tout jeune .....
Et de toutes façons, c'te loi a été faite par des incapables, malgrès tout
ce que certains ont assayé de faire :o(((


molossesdelapaix

unread,
Feb 7, 2004, 7:48:32 AM2/7/04
to
ma femelle am'staff a eu le meme probleme quand elle etais jeune;nous avons
fait plusieurs véto,dépenser une fortune en produit et analyse.
alors que le probleme etais alimentaire,nous donnions trop a manger,car avec
ses croquettes nous lui rajoutions du fromage,de l'huile d'olive,ect...et
c'etais beaucoup trop riche pour son organisme.
depuis nous lui donnons que ces croquettes et rien d'autre ,et les boutons
ont définitivement disparue.

"michto" <jmi...@free.fr> a écrit dans le message de

news:40239649$0$28125$636a...@news.free.fr...

____pas de pub___ @jazt.net baxter

unread,
Feb 7, 2004, 10:01:16 AM2/7/04
to
bamboo a écrit :

t'aurais pu réfléchir un peu plus avant de "recopier bêtement" !

bamboo

unread,
Feb 9, 2004, 4:05:35 AM2/9/04
to

"baxter" <dior ____pas de pub___ @jazt.net> a écrit dans le message de news:
mesnews.3bc17d42....@jazt.net...

> t'aurais pu réfléchir un peu plus avant de "recopier bêtement" !

Désolée..... Un peu de fatigue sans doute !!!
Mais tu as raison, j'ai interet à faire gaffe .... Surtout si j'ai envie,
dans quelques années, de demander une extention !


____pas de pub___ @jazt.net baxter

unread,
Feb 9, 2004, 10:35:42 AM2/9/04
to
bamboo avait prétendu :

moi je te la refuse direct' !

bamboo

unread,
Feb 9, 2004, 12:10:51 PM2/9/04
to

"baxter" <dior ____pas de pub___ @jazt.net> a écrit dans le message de news:
mesnews.4be37d42....@jazt.net...

> bamboo avait prétendu :
> > "baxter" <dior ____pas de pub___ @jazt.net> a écrit dans le message de
news:
> > mesnews.3bc17d42....@jazt.net...
> >> t'aurais pu réfléchir un peu plus avant de "recopier bêtement" !
> >
> > Désolée..... Un peu de fatigue sans doute !!!
> > Mais tu as raison, j'ai interet à faire gaffe .... Surtout si j'ai
envie,
> > dans quelques années, de demander une extention !
>
> moi je te la refuse direct' !

m'en fiche, t'es pas le président !!!!


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