Gilloo a 'clavigraphié':
C'est dans mes cordes, sauf que n'ayant pas ouvert de pédale de voie depuis
de fort nombreuses années, il y ait de fortes chances pour que les modèles
ne soient plus les mêmes.
Tout simplement le bras de la pédale, lorsque le boudin de la première roue
passe dessus, ouvre un jeu de contacts qui coupe l'alimentation du
crocodile. Et le bras abaissé reste en cette position jusqu'à la fin du
passage du convoi, il ne revient en position haute que lentement, retenu par
un système amortisseur (autrefois, on appelait ça le 'dash-pot' orthographe
non garantie)
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R. Peynichout
www.peynichout.com
Gilloo a 'clavigraphié':
> Sur une voie unique, par quel moyen les crocodiles sont inhibés en
Complément d'information: pour le dash-pot, c'est bon, j'ai fait une
recherche avec Google.
J'ai travaillé sur ces pédales entre les années 1950 et 1955, c'est pas tout
jeune.
Les premières se plaçaient à l'extérieur de la voie, mais le ou les bras
avaient une fâcheuse tendance à se faire accrocher par les exfoliations des
bandages et à se relever.
Par la suite, les pédales ont été placées à l'intérieur de la voie, et c'est
alors les boudins qui les activaient. Je crois que les extérieures étaient
des 'Cautor', et les intérieures des 'Silec', mais j'ai un doute !!!
En double voie les pédales n'avaient qu'un bras, qui commandait directement
les contacts (avec dispositifs isolants bien sûr).
Par contre, en voie unique, il y avait, sauf cas particuliers, deux bras: un
bras actif et un bras de contre sens. L'un ou l'autre agissaient sur
l'extrémité d'une tige-ressort, laquelle à son tour, dans un sens agissait
sur les contacts à couper ou établir, mais dans le sens opposé, n'avait
aucun effet.
Et il y avait les pédales pour la file de droite dans le sens de
circulation, et celles de gauche; c'était le cas pour les annonces de
passage à niveau automatiques, où il y avait double coupure du circuit
d'annonce.
Le fait d'abaisser le bras d'un pédale bandait un fort ressort qui tendait à
ramener le bras vers le haut, le rôle du dash-pot était de ralentir ce
mouvement, par le déplacement d'un piston dans un liquide +- visqueux.
Dans les premières années que j'ai citées, ce liquide était préparé par les
agents de parcours SES, à partir de pétrole, de gas-oil, et les effets, par
temps de gel, étaient inégaux selon le dosage réalisé: au froid, remontée
trop lente, au chaud, trop rapide.
Par la suite, il nous a été fourni du mélange tout prêt.
Autre indication concernant les P.N. automatiques: les premiers n'étaient
pas munis de 1/2 barrières, mais de deux demi-lunes qui donnaient, à la
'fermeture' du PN, une indication comme "attention au train", je n'ai pas le
souvenir exact du texte. Mais en aucun cas, il n'y avait de barrière devant
le véhicule routier.
Romain
petite mise au point
"Silec" est le nom du constructeur et s'adresse donc à tous les appareils
intérieurs ou extérieurs
Pour ce constructeur (du moins il y a quelques années déjà) et pour les
intérieurs
"cautor" désignait la pédale (officiellement détecteur électromécanique de
passage)à un seul bras à fonctionnement non orienté
ce bras actionne 2 contacts inverseurs
"forfex" désignait la pédale à 2 bras à fonctionnement orienté
dans ce cas elle posséde un contact inverseur sur chaque bras
"forfex fléchée droite ou gauche" désignait la pédale à 2 bras à
fonctionnement orienté
posséde une flêche emboutie sur le capot indiquant le sens d'action du bras
actif qui actionne dans ce cas une paires de contacts inverseurs pour le cas
d'un circuit bipolaire. Gauche ou droite indiquant la file de rail (dans le
sens de marche ou elle est active) ou est posé l'appareil. Dans ce cas le
deuxième bras n'actionne aucun contact.
A noter que si ce genre de détecteur silec est le plus répandu, il existe
des détecteurs de marque "paulvé" , à un seul bras et orienté
systématiquement.
il existe aussi des détecteurs électroniques de passage réalisant les mêmes
fonctions et plus aptes à les réaliser en grande vitesse car les systèmes
électromécaniques ont leur limite.
voilà bonne journée
Le Turc
"RPnich" <peynich...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de
news:bmedd6$dpd$1...@news-reader2.wanadoo.fr...
Le turc a 'clavigraphié':
Merci de ces précisions. A lire les noms, Cautor, Forfex, Paulvé, la
mémoire revient.
J'ai écrit quelque part dans mon texte précédent que nous, les agents du SE,
faisions le mélange avec pétrole et gas-oil. Erreur, c'était pétrole et
huile, celle que nous avions sous la main.
Fonctionnement dégradé :
La disparition totale ou partielle de l'huile contenue dans le dash-pot
influe sur la temporisation de remontée de la pédale. Dans ce cas, il est
envisageable d'imaginer que la pédale remonte entre deux essieux.
Concernant ce dernier point, il existe sur la ligne 115000 (Strasbourg-Bâle)
une zone (PK 18.XXX V1 en gare d'Erstein) où sont testées des pédales type
Paulvé utilisées en "compteur d'essieux".
J'ai eu l'occasion d'assister à une mesure faite par un représentant du
fabricant, il est possible de compter les essieux sur une circulation à V=
200 km/h