Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

La fraude

51 views
Skip to first unread message

Michel JOINDOT

unread,
Nov 19, 1999, 3:00:00 AM11/19/99
to
La Vie du Rail a consacré récemment un numéro au problème. C''est très
grave et vraiment écoeurant pour le client qui paye. Je reconnais que,
dans certaines zones, la fraude est un des aspects de la violence et que
les contrôleurs ne peuvent pas résoudre le problème qui les dépasse.
Mais dans beaucoup d'autres régions, et je pense en particulier à celle
que j'habite, on observe une fraude "non violente", qui pourrait être
très fortement limitée par un travail de contrôle effectif. Comment
expliquer que, bien souvent, un TER assuré en 4500, voire 2100,
transportant 30 clients sur une distance de 50 km, ne soit pas contrôlé
du tout par un ACT qui fait le voyage en cabine avec le mécanicien ?
Pourquoi les TGV Paris Bretagne et retour ne sont-ils faits, dans la
plupart des cas, qu'une fois entre Rennes et Paris, le contrôleur allant
ensuite s'installer dans le premier compartiment de la voiture 13 et se
limitant à annoncer les arrêts ? Il en résulte évidemment que la calcul
est facile à faire : partant du prix de l'amende et de la probabilité de
contrôle, le fraudeur potentiel peut facilement évaluer son gain.
Je voyage beaucoup en train et j'ai pu observer la différence avec les
réseaux étrangers, non seulement la DB, les CFF ou les OeBB, mais aussi
la RENFE. On pourra me dire que les contrôleurs sont plus nombreux là
bas, certes, mais je ne prétends pas qu'un ACT de la SNCF puisse
contrôler tous les nouveaux clients après chaque arrêt dans n'importe
quel train. Mais il y a me semble-t-il une grande marge entre ce qui
est fait aujourd'hui (en moyenne, car il y a des contrôleurs qui font le
travail à fond) et ce qui pourrait l'être


seb

unread,
Nov 19, 1999, 3:00:00 AM11/19/99
to
si tu n'as qu'un seul controleur dans le train, il est là pour faire le
service voyageur (surement pas pour le controle car an cas d'agression il
est seul).
pour les tgv, il est difficile (possible mais difficile) de retenir le
profil de tout les voyageurs deja verifier et je vois mal un controleur
verifier 2 ou 3 fois le meme voyageur (je ne penses pas, en tant que
passager, j'apprecierai d'etre deranger pendant mon sommeil plusieurs fois
pour la meme chose.
de plus, en sachant que la mise au tribunal pour une ammende non payer coute
400fr, et que contrairement à la ratp, la sncf n'a pas de tarif de
regroupement de reclamation, dans la plupart des cas, le controle ne sert a
rien car plus couteux que l'amende elle meme.
seb
Michel JOINDOT <mi.jo...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
38358F11...@wanadoo.fr...

Hugues Romain

unread,
Nov 19, 1999, 3:00:00 AM11/19/99
to
> Comment
> expliquer que, bien souvent, un TER assuré en 4500, voire 2100,
> transportant 30 clients sur une distance de 50 km, ne soit pas contrôlé
> du tout par un ACT qui fait le voyage en cabine avec le mécanicien ?

C'est du "branling" :-)

> Pourquoi les TGV Paris Bretagne et retour ne sont-ils faits, dans la
> plupart des cas, qu'une fois entre Rennes et Paris, le contrôleur allant
> ensuite s'installer dans le premier compartiment de la voiture 13 et se
> limitant à annoncer les arrêts ?

<défoulement>

Ah non ! Je suis pas d'accord. Il ne se limite pas à l'annonce d'arrêts !
Il chasse aussi les clients des places 81 à 86, rien que pour le plaisir
de dire "Voulez vous vous lever svp, ces places sont réservées au
service", et de se croire les plus forts face à un couple de "Découverte
Senior" qui se sont payés la 1ere. (ca m'est arrivé plusieurs fois, dont
une ou il est meme allé chercher la SUGE pour essayer de me faire lever.
J'avais déjà raconté)
Des fois aussi, y'en a qui ont encore plus de zèle: ils chassent les gens
qui sont assis sur une place différente de celle inscrite sur le billet.

Bon, bref, pour faire les malins, ils savent. Mais après, si on a le
malheur de leur demander un horaire ou une autre info on a droit à "Euh je
sais pas, on a pas ces documents. Ecrivez au service lientèle pour leur
dire de nous donner ces documents. On manque d'effectif. Etc etc..."

</défoulement>

<parenthèse>

"ils" est à prendre avec des réserve. Ce dont je parle ne touche bien
entendu pas tou sles controleurs. Je dirais à vue de nez un sur trois.

</parenthèse>

<admiration>

Je n'ai jamais compris par contre comment font les controleurs des CFF
pour se souvenir de qui est monté à quel arret.

</admiration>

<futur>

Si on avait des controleurs fiables, on pourrait meme envisager la
suppression du compostage, ce qui ferait plaisir à de nombreux clients, et
qui résoudrait pas mal de probleme de fraude, ou au contraire de conflits
betes.

</futur>

Hux

Michel JOINDOT

unread,
Nov 19, 1999, 3:00:00 AM11/19/99
to seb
Bonjour,

D'abord, j'ai bien dit que mes propos concernent les régions calmes, pas les cas
extrêmes de la banlieue Nord par exemple. Si tu me dis que dans certains cas,
contrôler sul, c'est risquer l'agression, d'accord avec toi totalement, et on
comprend que le contrôleur ne contrôle pas.
Mais je dis que sur un TER Lannion St Brieuc par exemple, qui n'est pas un train
à problèmes, il est possible de faire le service du train et de contrôler, et
certains le font. En tout cas, je ne pense pas que le rôle de l'ACT soit de
voyager en cabine, voire en cabine arrière de l'autorail, en ne sortant qu'aux
arrêts pour donner le départ. Ce n'est pas général, mais cela se voit.
Quant aux TGV ou GL en général, il ne s'agit pas de vérifier deux ou trois fois
le même voyageur, mais au moins de faire deux contrôles sur un Paris Brest. Les
Allemands, qui sont il est vrai plus nombreux sur un ICE que les ACT sur un TGV,
contrôlent bien les clients après chaque arrêt (uniquement ceux qui sont
montés). Et là encore, je ne crois pas que le rôle assigné aux contrôleurs soit
d'être assis dans la voiture 13, en compagnie éventuellement de collègues qui ne
sont pas en service, pour tenir une petite discussion.
Attention, ce ne sont pas tous les contrôleurs mais une partie non négligeable,
et c'est un problème, car ils sont les représentants de la SNCF vis à vis de
ses clients.

Tu as raison sur le bilan financier, et il est vrai que le nombre de PV
recouvrés est très faible.Toutefois, la dissuasion exercée par la possibilité
d'un contrôle serait un frein à la fraude, au moins dans les zones sans
problèmes graves de violence où je répète, le problème dépasse les contrôleurs.

Michel Joindot


seb a écrit:

> si tu n'as qu'un seul controleur dans le train, il est là pour faire le
> service voyageur (surement pas pour le controle car an cas d'agression il
> est seul).
> pour les tgv, il est difficile (possible mais difficile) de retenir le
> profil de tout les voyageurs deja verifier et je vois mal un controleur
> verifier 2 ou 3 fois le meme voyageur (je ne penses pas, en tant que
> passager, j'apprecierai d'etre deranger pendant mon sommeil plusieurs fois
> pour la meme chose.
> de plus, en sachant que la mise au tribunal pour une ammende non payer coute
> 400fr, et que contrairement à la ratp, la sncf n'a pas de tarif de
> regroupement de reclamation, dans la plupart des cas, le controle ne sert a
> rien car plus couteux que l'amende elle meme.
> seb
> Michel JOINDOT <mi.jo...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
> 38358F11...@wanadoo.fr...
> > La Vie du Rail a consacré récemment un numéro au problème. C''est très
> > grave et vraiment écoeurant pour le client qui paye. Je reconnais que,
> > dans certaines zones, la fraude est un des aspects de la violence et que
> > les contrôleurs ne peuvent pas résoudre le problème qui les dépasse.
> > Mais dans beaucoup d'autres régions, et je pense en particulier à celle
> > que j'habite, on observe une fraude "non violente", qui pourrait être

> > très fortement limitée par un travail de contrôle effectif. Comment


> > expliquer que, bien souvent, un TER assuré en 4500, voire 2100,
> > transportant 30 clients sur une distance de 50 km, ne soit pas contrôlé
> > du tout par un ACT qui fait le voyage en cabine avec le mécanicien ?

> > Pourquoi les TGV Paris Bretagne et retour ne sont-ils faits, dans la
> > plupart des cas, qu'une fois entre Rennes et Paris, le contrôleur allant
> > ensuite s'installer dans le premier compartiment de la voiture 13 et se

Hugues Romain

unread,
Nov 19, 1999, 3:00:00 AM11/19/99
to
> si tu n'as qu'un seul controleur dans le train, il est là pour faire le
> service voyageur (surement pas pour le controle car an cas d'agression
il
> est seul).
> pour les tgv, il est difficile (possible mais difficile) de retenir le
> profil de tout les voyageurs deja verifier et je vois mal un controleur
> verifier 2 ou 3 fois le meme voyageur (je ne penses pas, en tant que
> passager, j'apprecierai d'etre deranger pendant mon sommeil plusieurs
fois
> pour la meme chose.
> de plus, en sachant que la mise au tribunal pour une ammende non payer
coute
> 400fr, et que contrairement à la ratp, la sncf n'a pas de tarif de
> regroupement de reclamation, dans la plupart des cas, le controle ne
sert a
> rien car plus couteux que l'amende elle meme.
> seb

Je trouve que ton discours est très typique SNCF. On pose la question "Vu
comment je vois le train tous les jours, il doit bien y avoir quelque
chose qui ne va pas à la SNCF". Et la réponse qu'on obtient souvent, et je
trouve que c'est le cas ici, est: une foule d'arguments pseudo-techniques
qui permettent de justifier quelques cas rares où le fait signalé se
produit, alors que le fait se produit *très souvent* (et qui permettent
surtout d'éblouir la personne qui a posé la question simple). J'ai une
foule d'autres exemples dans le genre.

En réponse à ça, j'ai une question toute bête:
" Alors comment ils font tous les petits voisins ? (CFF, DB, ÖBB, ...) "

Pour répondre à Michel Joindot, il est tout aussi simple que sa question
de lui dire: un contrôleur sur trois ne fait pas son boulot.

Inutile de faire de la langue de bois supplémentaire.

Je fais 50000 km de train par an, et qu'on ne me raconte pas de conneries
sur le boulot des contrôleurs. Je sais très bien que c'est parfois
difficile, car j'ai déjà été dans des trains où le contrôleur devait faire
face à des énergumènes assez prononcés ;-) Je sais très bien aussi qu'il y
en a ENORMEMENT qui sont super: sympas, accueillants, disponibles, et...
qui contrôlent. Mais je sais aussi qu'il y en a un nombre assez
considérable de branleurs, du style a passer leur voyage à dormir dans la
cabine inoccupée d'une RRR, ou dans le fourgon d'un 2800 à discutailler du
dernier match de l'OM avec le conducteur, ou encore dans la 1ere des TGV à
parler foot avec l'employé des wagons lits qui passait par là (voitures
3,13, places 82,83,85,86), etc. etc... Sans parler de ceux qui sont
carrément nuls.

Combien de train j'ai fait sans entendre les annonces de gares ? (et en
voyant régulièrement des gens les rater à cause de ça). Combien de trains
j'ai fait sans être contrôlé, alors que le contrôleur dormait à 3 sièges
de moi ? Combien de fois je me suis fait jeter d'une des places 82à86 de
la voiture 3 ou 13 que j'ai payée ?

La seule vérité elle est là. Elle fait mal, mais c'est comme ça.

Hux

bom...@wanadoo.fr

unread,
Nov 20, 1999, 3:00:00 AM11/20/99
to
Malheureusement, les contrôleurs de la SNCF sur plusieurs lignes que j'ai
empruntées de nombreuses fois contrôlent le moins possible: exemples:
Mulhouse Belfort Vesoul (Troyes) Paris: contrôle uniquement après Vesoul,
on peut voyager sans payer de Mulhouse à Vesoul (les controleurs passent
plusieurs fois auparavant, pour compter les voyageurs probablement), puis
repos dans un compartiment jusqu'à Pantin.
Narbonne (vers 10h) Béziers Sète ........ Avignon Valence Lyon..... :
controle uniquement après Avignon.

J'ai l'impression qu'avec le compostage, l'important n'est plus de
controler.

--
P. Bombois
bom...@wanadoo.fr

Marc Dufour

unread,
Nov 20, 1999, 3:00:00 AM11/20/99
to

==============================================================
"seb" <b.seb...@free.fr>
écrivit le/wrote on Fri, 19 Nov 1999 18:01:21 GMT
à propos de/about Re: La fraude
--------------------------------------------------------------
...

>pour les tgv, il est difficile (possible mais difficile) de retenir le
>profil de tout les voyageurs deja verifier et je vois mal un controleur
>verifier 2 ou 3 fois le meme voyageur (je ne penses pas, en tant que
>passager, j'apprecierai d'etre deranger pendant mon sommeil plusieurs fois
>pour la meme chose.

En Amérique du Nord, quand les billets sont contrôlés, le chef de train place
sur un petit crochet discret une contremarque avec un code "secret" concocté
par le chef de train indicant à quelle gare le voyageur descend. Cela lui
permet de savoir instantanément qui a été contrôlé, et de ne réveiller
discrètement QUE le voyageur intéressé à la bonne gare...

Et on demande aux voyageurs d'emmener leur "hat check" avec eux si ils se
déplacent dans le train.

-- -------------------------------------------------------------- --
"Il n'est pas possible de croire que le chemin de fer sera valable
en l'an 2000 s'il comporte encore l'attellage à vis; s'il devait en
être ainsi, la génération actuelle des cheminots serait responsable
de cette dégradation." - Louis Armand, 9 décembre 1964 (VDR2672p63)
------ Marc....@MRDOSPAMemdx.qc.ca - http://www.emdx.qc.ca -----

Patrick MEUNIER

unread,
Nov 20, 1999, 3:00:00 AM11/20/99
to
>J'ai l'impression qu'avec le compostage, l'important n'est plus de
>controler.

En banlieue, les contrôles aléatoires en sortie
sont assez fréquents.
Parfois mal organisés;
La dernière fois, on m'a demandé 3 fois mon billet entre la descente du train
et la sortie de gare.
Trop de contrôleurs au même endroit...

André Sintzoff

unread,
Nov 20, 1999, 3:00:00 AM11/20/99
to
Hugues Romain <hugues...@wanadoo.fr> wrote (écrivait) :

> Combien de train j'ai fait sans entendre les annonces de gares ? (et en
> voyant régulièrement des gens les rater à cause de ça). Combien de trains
> j'ai fait sans être contrôlé, alors que le contrôleur dormait à 3 sièges
> de moi ? Combien de fois je me suis fait jeter d'une des places 82à86 de
> la voiture 3 ou 13 que j'ai payée ?

Cela voudrait-il dire qu'un certain nombre de places ne sont jamais
vendues dans les TGVs puisqu'elles seraient réservées aux contrôleurs ?
En tout cas, il n'y a pas de risque que je les occupe puisqu'il semble
s'agir de places dans la remorque enfumée de 1e classe.

--
André Sintzoff "Toutes les grandes personnes
Paris, France ont d'abord été des enfants.
mailto:sint...@club-internet.fr (Mais peu s'en souviennent.)"
http://www.multimania.com/sintzoff Antoine de Saint-Exupéry

Nicolas Bargelès

unread,
Nov 20, 1999, 3:00:00 AM11/20/99
to
Salut !

André Sintzoff <sintzoff...@club-internet.fr> a écrit dans le message :
1999112010...@telehouse-229-134.club-internet.fr...

> Cela voudrait-il dire qu'un certain nombre de places ne sont jamais
> vendues dans les TGVs puisqu'elles seraient réservées aux contrôleurs ?
> En tout cas, il n'y a pas de risque que je les occupe puisqu'il semble
> s'agir de places dans la remorque enfumée de 1e classe.

Si j'ai bien compris, voici ce qui se passe pour les TGV (et sans doute pour
les autres trains à réservation ?) :
Chaque type de tarif correspond à un certain quota de places (par exemple,
il y aura 50 places vendues en Découverte J30, autant en J8, 70 places en
CJ50 (pour les jeunes munis de la cartes 12-25), 70 places en tarif carte
Senior, et ainsi de suite... Plus quelques places attribuées aux tarifs
cheminots (une dizaine ?). Évidemment, les chiffres que je viens de te
donner, sont totalement bidons, peut-être varient-ils selon les trains,
etc...
Toujours est-il que si un TGV est complet pour les passagers "normaux", mais
qu'aucun cheminot n'y a pris place... Il restera des places libres ! L'ACT
pourra très bien les refiler à des passagers en surréservation...
Voilà, il me semble que ça marche comme ça...
En principe, les ACT disposent d'un local de service en voiture R4, mais les
strapontins qui s'y trouvent ne valent pas un bon siège de 1ère ;-)

@+

Nicolas

seb

unread,
Nov 20, 1999, 3:00:00 AM11/20/99
to
n'etant pas controleur, je ne donne pas de justifications, mais j'essaye de
dire ce que je vois en tant que cheminot, car je ne suis pas controleur et
eux le feraient beaucoup mieux que moi.
pour ce qui est de la question comment font les voisins? je travaille à la
sncf, juste travailler, pas un amoureux des trains. donc je regarde mes
conditions de travail, ma paye, le service client..., pas celui du voisin.
là tu fais le jeu des patrons qui vont te dire si tu travaille par exemple
dans le textile:"regarde les petits chinois qui travailles de longues heures
pour un travail de misere".
il y a certes de nombreux choses à ameliorer, mais je pense qu'il faille
plutot reflechir à leur amelioration, en gardant nos propre specificités
(service public) plutot que d'essayer de copier un service prive. par ex à
la sncf on ne controle pas seul, donc on embauche.
seb
Hugues Romain <hugues...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
814dm2$g7t$1...@wanadoo.fr...

> > si tu n'as qu'un seul controleur dans le train, il est là pour faire le
> > service voyageur (surement pas pour le controle car an cas d'agression
> il
> > est seul).
> > pour les tgv, il est difficile (possible mais difficile) de retenir le
> > profil de tout les voyageurs deja verifier et je vois mal un controleur
> > verifier 2 ou 3 fois le meme voyageur (je ne penses pas, en tant que
> > passager, j'apprecierai d'etre deranger pendant mon sommeil plusieurs
> fois
> > pour la meme chose.
> Combien de train j'ai fait sans entendre les annonces de gares ? (et en
> voyant régulièrement des gens les rater à cause de ça). Combien de trains
> j'ai fait sans être contrôlé, alors que le contrôleur dormait à 3 sièges
> de moi ? Combien de fois je me suis fait jeter d'une des places 82à86 de
> la voiture 3 ou 13 que j'ai payée ?
>

Hugues Romain

unread,
Nov 21, 1999, 3:00:00 AM11/21/99
to
> pour ce qui est de la question comment font les voisins? je travaille à
la
> sncf, juste travailler, pas un amoureux des trains. donc je regarde mes
> conditions de travail, ma paye, le service client..., pas celui du
voisin.
> là tu fais le jeu des patrons qui vont te dire si tu travaille par
exemple
> dans le textile:"regarde les petits chinois qui travailles de longues
heures
> pour un travail de misere".

Oui oui c'est ça. Il y a toujours une bonne raison pour être mauvais.
C'est si facile...
Alors, je tiens juste à te dire que les "voisins" c'est les CFF ou la DB,
qui, à ma connaissance, sont des services publics, et dont les controleurs
font *très bien* leur boulot. Comparer les CFF à de l'exploitation
chinoise c'est à mon gout, un magnifique exemple de mauvaise foi typique
SNCF.

Je n'ai qu'une envie: me répéter:
La vérité, et ta langue de bois n'y fera rien (voir les autres messages de
tout le monde), c'est que les controleurs ne font pas tous leur boulot, et
que la proportion de branleurs est très forte. Je dis 1/3 pour etre dans
le politiquement correct. Mais si tu examines mon tas de billets, qui fait
15 cm d'épaisseur, combien ont le petit trou circulaire du controleur ?
Meme pas 1 sur 10.
J'ai tellement vu de conneries avec les controleurs que le site de
Turlutchoutchou ne serait qu'un prospectus face à mon récit.
Je viens de faire un A/R Bordeaux Paris en TGV. Pas de controle à l'aller.
Un arret en pleine voie au retour: pas d'annonce sonore.
Et c'est toujours comme ça. Les conditions de travail N'ONT RIEN A VOIR
avec le respect du contrat par les personnels.
Et si je suis d'accord avec la majorité des propositions syndicales à
propos des conditions de travail, je trouve dommage que ces syndicats
comportent un tiers de gens qui ne font meme pas leur boulot, réduit à son
strict minimum (je ne parle meme pas de motivation...), car il est alors
difficilement immaginable qu'ils puissent être pris aux sérieux.
En effet, comment etre crédible quand on est malhonnete ? Ca me parait
évident... Et défendre ces personnes, c'est assumer leurs conneries, et
c'est encore plus perdre en crédibilité.

Enfin bref, plus les controleurs joueront aux cons, moins sera possible le
dialogue.

Je me souviens d'une phrase assez drole mais tellement vraie de quelqu'un
sur fmtr: "Mais si nos cheminots sont les meilleurs, alors pouquoi
craignent ils la concurrence ?" Ca me laisse songeur...

> il y a certes de nombreux choses à ameliorer, mais je pense qu'il faille
> plutot reflechir à leur amelioration, en gardant nos propre specificités
> (service public) plutot que d'essayer de copier un service prive. par ex
à
> la sncf on ne controle pas seul, donc on embauche.

1) Je ne vois pas en quoi s'assurer que les controleurs font leur travail
(réduit à son strict minimum), est en contradiction avec le service
public.
2) Je poursuis ton raisonnement:
On controle pas seul
Donc on embauche
Donc un train coute deux fois plus cher
Donc on a besoin qu'il soit deux fois plus rempli pour qu'il soit rentable
Donc on supprime un train sur deux
Donc on vire un agent sur deux
While true
{
Et comme il y a moins de trains, le voyageur attends trop
Donc il prend sa voiture
Donc il y a encore moins de monde dans les trains
Donc ils sont encore moins rentables
Donc on en supprime encore
Donc on vire encore du monde
}
(...)
Donc le train n'existe plus.

C'est simpliste mais c'est à peu près ça.

Je te donne ma solution

Les controleurs se bougent le cul pour faire au moins leur boulot, et plus
si affinités (etre accueillant par exemple, ou meme aider à porter les
valises à une vieille, mais là je reve...)
while true
{
Donc les clients sont contents
Donc ils reviennent
Donc les trains sont pleins
Donc on en rajoute
Donc on embauche des controleurs qui se bougent le cul aussi.
}


Dernière question:
Tu préfères fermer une ligne ou l'exploiter en EAS ?

Hugues

Michel JOINDOT

unread,
Nov 21, 1999, 3:00:00 AM11/21/99
to seb hugues romain@wanadoo.fr
Je voulais faire une réponse qui recoupe largement celle de Hugues. Je fais
aussi entre 40000 et 50000 km par an et j'observe un peu. Il a raison, le
nombre de contrôleurs qui ne s'acquittent pas normalement de leur tâche est
important, trop important et je pense que la situation s'est dégradée au cours
des dernières années.
C'est quand même un peu gros de dire que se comparer avec les CFF, la DB, la
Renfe, c'est se comparer à des compagnies "privées" qui font travailler les gens
comme des bêtes ! Le "service public" ne peut tout justifier. Défendre une
mauvaise exécution du travail au nom du service public, avec le prétexte
qu'ainsi on mettra deux agents là où il n'en faut qu'un, c'est rendre un très
mauvais service à ce "service public". Car quelqu'un paye en fin de compte, ce
quelqu'un c'est l'Etat, donc nous et le chemin de fer est faut-il le dire encore
dans une situation de concurrence avec les autres modes.

C'est le trafic qui maintiendra l'emploi, c'est une évidence.
Je joins à ce message le récit d'une chose vue jeudi dernier : il y avait
pourtant deux ACT sur le train.
Choses vues
La semaine dernière, j'étais à Rennes, départ le matin au 89112, retour le soir
au 89117.
Sur le 89112 (composition 5 voitures), deux ACT, dont un manifestement en
renfort, muni d'un crayon et d'un carnet, qui comptait les montées et les
descentes. Avant chaque arrêt, une annonce, réduite au strict minimum,
"Guingamp", "St Brieuc", "Lamballe". Sitôt le train reparti, repli stratégique
dans le premier compartiment de la voiture de première, fermé au carré et tous
rideaux tirés (côté couloir et voie) . Un effort à l'arrivée à Rennes avec
annonce de la correspondance vers Paris par TGV (mais rien sur les autres...).
Bien évidemment, aucun contrôle.
Le soir au 89117 (composition 10 voitures), encore le titulaire et un compteur.
Aucun contrôle, aucune annonce (la sonorisation était HS). Arrêt à Chatelaudren
pour dérangement de signaux, puis marche à vue sur tout le canton, d'où 20 min
de retard à Guingamp et au delà. Tous les clients descendant à Guingamp étaient
debout près des portes et j'ai moi-même dit à des gens (qui n'étaient pas de la
région) de ne pas descendre.
On voit tout le sens du service public, toute l'abnégation qu'il faut pour
accepter des conditions de travail aussi inhumaines.


Michel


seb a écrit:

> n'etant pas controleur, je ne donne pas de justifications, mais j'essaye de
> dire ce que je vois en tant que cheminot, car je ne suis pas controleur et
> eux le feraient beaucoup mieux que moi.

> pour ce qui est de la question comment font les voisins? je travaille à la
> sncf, juste travailler, pas un amoureux des trains. donc je regarde mes
> conditions de travail, ma paye, le service client..., pas celui du voisin.
> là tu fais le jeu des patrons qui vont te dire si tu travaille par exemple
> dans le textile:"regarde les petits chinois qui travailles de longues heures
> pour un travail de misere".

> il y a certes de nombreux choses à ameliorer, mais je pense qu'il faille
> plutot reflechir à leur amelioration, en gardant nos propre specificités
> (service public) plutot que d'essayer de copier un service prive. par ex à
> la sncf on ne controle pas seul, donc on embauche.

Hugues Romain

unread,
Nov 21, 1999, 3:00:00 AM11/21/99
to
> Mais si tu examines mon tas de billets, qui fait
> 15 cm d'épaisseur, combien ont le petit trou circulaire du controleur ?
> Meme pas 1 sur 10.

Bon, comme je me suis un peu emporté sur ce chiffre, je me suis décidé de
compter en vrai, m'attendant à me faire calmer par un taux style 8 sur 10
contrôlés, croyant m'être focalisé à tort uniquement sur les mauvaises
expériences.

Et bien non !

j'ai pris pour échantillon la période du 11/7 à aujourd'hui, soit 42
voyages, 14248 km, qui m'ont coûtés 4923 F.

Sur 76 trains utilisés, 29 ont été contrôlés, et 3 compostés par le
contrôleur (dans ce cas, il est impossible de se souvenir si le train a
bien été contrôlé, ou s'il s'agit seulement de quand je suis allé chercher
le contrôleur endormi dans la 1ere classe pour qu'il composte mon billet,
supprimons donc ces 3 trains ambigus de l'étude.)

On a donc sur cette période un taux de contrôle de 29/73 = 40%

Il y a vraiment de quoi s'insurger...

Hux

PS1: Si vous voulez, je veux bien me lancer dans le comptage sur les 15 cm
de billets... Mais je crois que ca vaut mieux pas, car j'ai fait beaucoup
plus de TER les années précédentes, et dans le TER, c'est pire.

PS2: Ne vous étonnez pas de la précision de ces chiffres, je me suis fait
un petit logiciel de stats qui donne toutes sortes de chiffres super
intéressants sur mes parcours en TC. Pour les personnes intéressées par
mes chiffres ou par le soft, contactez moi par mail.

Jacques Viallat

unread,
Nov 22, 1999, 3:00:00 AM11/22/99
to
Bonsoir,


Je ne viens pas en rajouter, Hux a tout très bien dit et ce avec la
fougue de la jeunesse.

Je viens juste un peu pontifier, en faisant remarquer que cette exigence
de la clientèle envers les contrôleurs est appelée à s'accroître.

Je la rapproche d'une évolution plus générale des attentes envers la
société, en particulier chez les jeunes. Les institutions perdent
crédibilité et respect, en contrepartie les valeurs de proximité
(famille, travail, amour, honnêteté) reprennent toute leur importance.
Ca c'est une banalité, mais ça peut s'appliquer à la manière dont est
perçu le contrôleur.


Dire qu'un contrôleur doit contrôler semble une évidence au nom du
respect de ces valeurs de proximité. Pourtant, c'est assez nouveau. Il y
a un quart de siècle, quand j'avais un âge proche de celui de Hux
aujourd'hui, ma génération ne demandait pas aux contrôleurs de
contrôler, sans aucune intention de fraude d'ailleurs, simplement parce
qu'un contrôle c'est un moment déplaisant. Lorsque la SNCF a instauré le
train en libre service, ça n'a pas été perçu comme une démission, mais
simplement comme une modernisation (à l'image des supermarchés). Il n'y
a pas si longtemps que cela la SNCF insistait sur la fonction d'accueil
du contrôleur plus que sur son rôle visant à préserver la recette (comme
on disait alors).

Et maintenant on dit qu'il doit contrôler, non seulement pour préserver
la recette, mais simplement parce qu'il est là pour ça, que c'est la
règle du jeu et qu'il n'y a pas lieu de ne pas la respecter. Et la
clientèle, qui il y a vingt ans trouvait anormal d'être contrôlée deux
fois, trouve aujourd'hui encore plus anormal de ne pas être contrôlée du tout.

Un exemple non ferroviaire pour montrer que c'est nouveau. Lorsque la
régie des transport de Marseille a remplacé les anciens tickets par des
cartes magnétiques, elle a imposé que ces cartes soient systématiquement
présentées dans un lecteurs lors de chaque montée dans un bus. Cette
mesure n'a pas été comprise (et n'est toujours pas comprise d'ailleurs)
par les personnes âgées. Les vieilles dames, quand elles bénéficient de
la gratuité des transports, ne comprennent pas qu'elles doivent faire
lire à un lecteur la carte magnétique qui leur a été remise
gratuitement. Elles sont de l'époque où quand il n'y a rien à payer il
n'y a rien à contrôler. Ce n'est pas la peine de leur expliquer que la
règle du jeu c'est la règle du jeu, elles ne voient là que complication
gratuite voire brimade.


Non seulement il est maintenant admis que le contrôleur doit contrôler,
mais en plus la clientèle lui demande d'être présent en tant que
représentant de l'institution. Même quand il a contrôlé, il sera de plus
en plus insupportable qu'il passe le restant de son voyage caché dans un coin.

A mon sens il y a un lien entre la baisse du respect pour l'institution
SNCF et la demande qui lui est faite d'exister, d'être présente de
manière tangible, de récupérer son territoire. Ca aussi c'est assez
nouveau. Un exemple, lorsqu'on a fait la gare de la Part Dieu, elle n'a
pas été conçue comme un territoire à préserver, ayant une existence
propre, mais comme une sorte de rue piétonne devant ouvrir le train sur
la ville.

J'analyse de la même manière cette attente des clients qui veulent de
plus en plus voir leur contrôleur. Il représente l'institution et
l'institution n'a pas le droit de délaisser son territoire, ses trains.


Si c'est ça, il faut s'attendre à toujours plus de pression pour un rôle
toujours plus actif du contrôleur, non pas en tant qu'hotesse d'accueil,
mais en tant qu'autorité paternelle effectivement présente dans le
train. J'anticipe tout de suite la remarque: oui ce n'est pas un travail facile.

Jacques

Pierre VIRLOGEUX

unread,
Nov 24, 1999, 3:00:00 AM11/24/99
to
Patrick MEUNIER <pmeun...@aol.com> wrote:

Une autre fois, ils étaient 7 ou 8 à la gare de Montréjeau vers Toulouse
pour une RRR double du Vendredi soir train emprunté par les élèves d'un
LEP voisin. ( y a t il un rapport entre les 2 ? ) Par contre quand j'ai
posé la question ou mettre le vélo la réponse a été " ça dépends du sens
du train " Bon d'accord, mais à part ça ? On ne sait pas. dem..... vous.
En insistant, j'ai fini par savoir que la voiture pilote avec le
compartiment à bagages était à l'arrière.
Le plus fort c'est qu'on pouvait passer sur le quai en contournant le
batiment de la gare et la il n'y avait personne.
Un autre cas sur Pau Oloron les ACT ont piégé une habituée qui avait
remarqué que les controles étaient sur la première partie du parcours.
La maline montait à Pau avec un billet pour Buzy ( ? ) et descendait à
Oloron. Les gars ont fini par repérer son petit manège et ont modifié
inopinément l'organisation du contrôle. J'imagine la tête qu'elle a du
faire ;-))
C'est les contrôleurs qui m'ont raconté cette histoire. Faut dire que je
montais à Bedous pour une manif antitunnel du Somport et que je portais
un Tshirt "Oui au rail, Non aux cammions !". Ca a du aider pour établir
le dialogue.....

--
Pierre Virlogeux
anti spam remettre mon prénom dans le bon ordre pour me répondre.
Association vélo Toulouse :
http://www.multimania.com/velotlse

Marc Dufour

unread,
Nov 25, 1999, 3:00:00 AM11/25/99
to

==============================================================
erreiP.V...@wanadoo.fr (Pierre VIRLOGEUX)
écrivit le/wrote on Wed, 24 Nov 1999 21:10:00 +0200

à propos de/about Re: La fraude
--------------------------------------------------------------

...


>Un autre cas sur Pau Oloron les ACT ont piégé une habituée qui avait
>remarqué que les controles étaient sur la première partie du parcours.
>La maline montait à Pau avec un billet pour Buzy ( ? ) et descendait à
>Oloron. Les gars ont fini par repérer son petit manège et ont modifié
>inopinément l'organisation du contrôle. J'imagine la tête qu'elle a du
>faire ;-))

Tiens, ça me rappelle... L'été où le dernier "p'tit train du nord" a circulé
(nous passions une pétition contre les coupures de 81), des filles essayaient
de se dérober au passage du chef de train; à un moment donné, elles se sont
cachées dans les chiottes.

Il faut dire que les voitures utilisées à ce moment étaient des coach de la
série 5400, à air climatisé à glace, datant de 1949. Et bien, les chiottes
occupaient presque 20% de l'espace de la voiture, à chaque extrémité. C'est
que, en plus d'un petit cabinet de toilette bien ordinaire, il y avait aussi
une "annexe" avec vanité, évier dentaire (un évier microscopique pour se
brosser le dents) et un sofa dans un alcôve.

Donc, le chef de train, perplexe, s'avance vers nous et nous demande si,
lorsqu'on ratissait le train, on n'a pas vu deux filles qui ont l'air de ceci
ou cela. L'un de nous tique, et dit "je crois que je les ai vues dans telles
toilettes". Et bien, sans vergogne, le chef de train y entre carrément, y
trouve les deux filles fort surprises d'une telle intrusion, et qui ont tenté
de s'en tirer avec un "on a déjà payé à l'autre gars (le serre-freins)" cousu
de fil blanc. - "Pas du tout, y'a qu'un seul gars qui [rammasse les billets],
ici et c'est moi"... Après ce coup-là, ce chef de train ne nous a plus jamais
demandé nos billets quand on a refait le voyage avec lui...

Jean-François Bourdin

unread,
Nov 26, 1999, 3:00:00 AM11/26/99
to

Michel JOINDOT a écrit

[...]


>Comment expliquer que, bien souvent, un TER assuré en 4500, voire 2100,
>transportant 30 clients sur une distance de 50 km, ne soit pas contrôlé
>du tout par un ACT qui fait le voyage en cabine avec le mécanicien ?
>Pourquoi les TGV Paris Bretagne et retour ne sont-ils faits, dans la
>plupart des cas, qu'une fois entre Rennes et Paris, le contrôleur allant
>ensuite s'installer dans le premier compartiment de la voiture 13 et se
>limitant à annoncer les arrêts ? Il en résulte évidemment que la calcul
>est facile à faire : partant du prix de l'amende et de la probabilité de
>contrôle, le fraudeur potentiel peut facilement évaluer son gain.
>Je voyage beaucoup en train et j'ai pu observer la différence avec les
>réseaux étrangers, non seulement la DB, les CFF ou les OeBB, mais aussi
>la RENFE. On pourra me dire que les contrôleurs sont plus nombreux là
>bas, certes, mais je ne prétends pas qu'un ACT de la SNCF puisse
>contrôler tous les nouveaux clients après chaque arrêt dans n'importe
>quel train. Mais il y a me semble-t-il une grande marge entre ce qui
>est fait aujourd'hui (en moyenne, car il y a des contrôleurs qui font le
>travail à fond) et ce qui pourrait l'être
>

Je confirme que sur Limoges-Paris non plus le contrôle n'est
pratiquement jamais fait entre Limoges et la dernière gare avant Paris
(Chateauroux, Vierzon ou Les Aubrais), et ce quel que soit le taux de
remplissage du train. De ce fait il serait rentable de voyager
sytématiquement sans billet sur ces trajets.
Suite à un voyage récent avec de nombreux cabotages, j'ajoute que même
dans le sud [au fait, pourquoi "même" ?], en Sicile, le contrôleur fait le
train (même de plusieurs voitures) après chaque arrêt et contrôle les
"nouveaux".
La marge est grande entre ce qui est fait et ce qui est prétendu impossible.
C'est peut-être AUSSI parce que la direction de la SNCF prend son parti
du "non contrôle" qu'elle pénalise le voyageur en rendant si rigide l'usage
des billets "ordinaires" (hors TGV): disparition des billets circulaires,
validité de 24h seulement, obligation d'une nouvelle transaction pour tout
arrêt en cours de route...
Comment fait-on aujourd'hui pour visiter cinq ou six villes de la Côte
d'Azur avec un billet Menton-Bordeaux ?
La perte de voyageurs qui en résulte s'ajoute à la perte de recettes
colossale générée par l'absence de contrôle... Cela ne produira pas l'argent
pour créer des postes.

Salut

Jean-François
<$ inutile dans mon adresse>

0 new messages