Dans LVDR, il y a la liste des tunnels sous surveillance. Je crois qu'il
manque quelques ouvrages importants où la sécurité n'est pas très grande. On
peut citer le tunnel du Grand Brion sur la ligne Grenoble - Veynes long de
1175 mètres et celui qui se trouve entre vers Villefort sur la ligne des
Cévennes long de 1500 mètres qui sont classés tunnels à mauvaise aération.
Du temps de la vapeur, les mécaniciens redoutaient leur traversées. Dans les
Cévennes, on a même dû construire une soufflerie...
Je suis aussi étonné de ne pas voir figurer dans la liste le tunnel du col
de Braus qui est pourtant le tunnel le plus de France (jusqu'au mois de Juin
où celui de Marseille le détrônera...).
Concernant les données présentes sur le tunnel des Sauvages, je tiens à
corriger quelques erreurs :
Je ne vois d'où sortent les 7 trains marchandises qui sont présents sur le
tableau. Ils doivent sans doute apparaître à l'entrée du tunnel et
disparaître à la sortie puisque de chez moi, à 5 kilomètres du tunnel, je ne
vois passer comme trains de voyageurs que le train de voitures accompagnées
certains jours et les trains de l'équipement.
La dernière fois que je suis passé en train à l'interieur, il n'y avait pas
de radio sol-train. Si un train tombe en rade, c'est au mécano d'aller faire
sa petite ballade à pieds pour aller demander le secours au poste de pleine
voie.
Par contre, les cantonniers m'ont dit qu'il y avait une salle dans le tunnel
destinée à placer des explosifs... Il y a aussi des cheminées d'aération.
Mais il ne faut pas négliger le risque d'incendie car au mois de Novembre
dernier, un 67000 a pris feu à 5 kilomètres du tunnel !
Ferroviairement,
Frédéric MUSSET
"Frédéric MUSSET" <Bernard...@wanadoo.fr> a écrit dans le message news:
98noul$244$1...@wanadoo.fr...
> Dans LVDR, il y a la liste des tunnels sous surveillance. Je crois qu'il
> manque quelques ouvrages importants où la sécurité n'est pas très grande.
On
> peut citer le tunnel du Grand Brion sur la ligne Grenoble - Veynes long de
> 1175 mètres et celui qui se trouve entre vers Villefort sur la ligne des
> Cévennes long de 1500 mètres qui sont classés tunnels à mauvaise aération.
Tu penses sans doute au tunnel d'Albespeyres (1508 m, de tête), mais il me
semble qu'il présente justement la particularité d'avoir une pancarte en
forme de "U-Turn" à son entrée sud, permettant aux mécanos de rebrousser à
l'air libre s'ils rencontrent des difficultés de traction dans ce long
tunnel en rampe.
Dans le même ordre d'idées, et sur la même ligne, j'ai envie de citer le
tunnel de la Bégude (1723 m), entre Ste-Cécile d'Andorge et Chamborigaud,
lui aussi en rampe de 33, mais dans lequel je ne crois pas qu'on puisse
rebrousser...
Ces deux tunnels sont au gabarit DV, mais il est clair que lorsqu'on les
traverse dans un Cévenol emmené par une UM de 67400, on a vraiment intérêt à
fermer les fenêtres !
Je ne suis pas à même de juger de leur sécurité, cela étant, mais je n'ai
jamais lu ni entendu parler de problème majeur à leur traversée.
La possibilité de rebrousser à Albespeyres me semble en tout cas une bonne
chose ; si elle existe toujours, elle rend ce tunnel plus sûr que beaucoup
d'autres (tunnel de la Boucle, à Moutiers, par exemple).
> Du temps de la vapeur, les mécaniciens redoutaient leur traversées. Dans
les
> Cévennes, on a même dû construire une soufflerie...
Vrai, au-lieu dit "La Soufflerie" (ce qui ne s'invente pas !) pour le tunnel
d'Albespeyres. Mais je crois qu'elle est désaffectée au moins depuis la
diésélisation (à vérifier dans le bouquin de Pascal Béjui sur la ligne des
Cévennes, que je n'ai pas sous la main).
[tunnel des Sauvages]
> Par contre, les cantonniers m'ont dit qu'il y avait une salle dans le
tunnel
> destinée à placer des explosifs...
Qui y restent à demeure ? Ce n'est pas humide, comme atmosphère ?...
> Mais il ne faut pas négliger le risque d'incendie car au mois de Novembre
> dernier, un 67000 a pris feu à 5 kilomètres du tunnel !
Les risques du vieillissement du parc Diesel :-( .
Enfin, on dit ça, mais les incendies de BB 16000 ne sont pas si
exceptionnels que ça non plus, hein...
Bonne journée,
Jeff :o)
Bonjour
Si vous voulez tout savoir sur la sécurité des tunnels ferroviaires
Français, il y lieu de consulter :
http://www.transports.equipement.gouv.fr/rapports/Desfray/desfray.pdf
Même si la source date un peu (rapport demandé après l'incendie du
tunnel du mont blanc), elle me paraît plus sérieuse que d'autres.
> [tunnel des Sauvages]
> > Par contre, les cantonniers m'ont dit qu'il y avait une salle dans
> > le tunnel destinée à placer des explosifs...
> Qui y restent à demeure ? Ce n'est pas humide, comme atmosphère ?...
Y en a t'il *vraiment* ?
Salutations
JPP
----- Original Message -----
From: "JPP" <poitevin.j...@wanadoo.fr>
Newsgroups: fr.misc.transport.rail
Sent: Wednesday, March 14, 2001 8:24 PM
Subject: Re: Liste des tunnels dangereux
[...]
| > > Par contre, les cantonniers m'ont dit qu'il y avait une salle dans
| > > le tunnel destinée à placer des explosifs...
|
| > Qui y restent à demeure ? Ce n'est pas humide, comme atmosphère ?...
|
| Y en a t'il *vraiment* ?
|
| Salutations
|
| JPP
Bonsoir,
Ne pas confondre "destiné à placer des explosifs" et "abritant des
explosifs".
Jadis, dans tout ouvrage d'art, les autorités militaires imposaient
l'installation d'une "chambre d'explosifs", destinés à faire sauter ledit
ouvrage. Parfois ça saute à contretemps : lors de la mobilisation au début
de la 2e guerre mondiale, l'armée belge avait placé des explosifs au
pont-rail sur la Meuse à Liège. Puis il y eut un coup de foudre, et il n'y
eut plus de communications possibles entre les deux rives de la Meuse !
L'éclair avait frappé une des chambres, déclenchant ainsi l'explosion.
A+
William.
William Jones a écrit :
>
> Ne pas confondre "destiné à placer des explosifs" et "abritant des
> explosifs".
> Jadis, dans tout ouvrage d'art, les autorités militaires imposaient
> l'installation d'une "chambre d'explosifs", destinés à faire sauter ledit
> ouvrage.
En Suisse, la plus grande partie des ouvrages sont ainsi "équipés".
> Parfois ça saute à contretemps : lors de la mobilisation au début
> de la 2e guerre mondiale, l'armée belge avait placé des explosifs au
> pont-rail sur la Meuse à Liège. Puis il y eut un coup de foudre, et il n'y
> eut plus de communications possibles entre les deux rives de la Meuse !
> L'éclair avait frappé une des chambres, déclenchant ainsi l'explosion.
Il y a également un accident du genre ici, vers le Château de Chillon,
durant la dernière guerre, avec en prime un train en bas. Sauf erreur,
un courant induit avait provoqué la mise à feu des détonateurs électriques.
Cordialement
Oliver
____________________________________________________________
Arielle, Coline & Oliver Wileczelek
mailto:du...@freesurf.ch
Notre page perso : http://www.citeweb.net/dudul/
____________________________________________________________
utopie2 <UTO...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
98q4uo$gla$1...@wanadoo.fr...
>
> Le tunnel Meudon/Chaville-Vélizy (lg RG) possède t-il une dénomination et
> est il classé dangereux ?
>
Il est indiqué un tunnel de 3363 mètres à Meudon, c'est peut-être celui dont
tu parles.
Apparement, ce tunnel classé dans la liste (attention, les tunnels indiqués
ne sont pas vraiment dangereux mais il y a eu une étude pour voir les
travaux à effectuer pour améliorer la sécurité).
Ce tunnel de Meudon est l'un des rares où il existe un plan de secours. Au
delà, il faut voir vraiment le site.
Tiens, concernant le tunnel de Roques sur Paris - Toulouse, voici l'article
de la dépêche du midi suite à une simulation d'accident à l'intérieur au
mois de Décembre dernier.
<<
Quand on approche du tunnel ferroviaire de Roques, que traverse la ligne
Paris-Toulouse, on comprend tout de suite pourquoi il est l'un des 31
tunnels « sensibles » de l'hexagone, question sécurité.
Large de quelques mètres, long de 1.700 m, il se situe au fond d'un vallon
sur la commune d'Uzech-les-Oules. Pour y accéder par la route, il faut
emprunter une petite départementale (le CD 5 qui conduit à Catus) puis un
chemin de terre pendant plus d'un kilomètre, puis un escalier escarpé d'une
vingtaine de marches.
Ce qui permet de comprendre pourquoi les pompiers ont mis deux heures avant
de rendre opérationnelles les lances à incendie à l'intérieur du tunnel. Il
leur a fallu pour cela poster plusieurs camions- citerne à l'entrée du
chemin de terre. Seuls les « camions feu de forêt », des 4x4 faciles à
manoeuvrer, ont pu accéder jusqu'à l'entrée du tunnel. Un autre camion a
également dévidé plus d'un kilomètre de tuyau mis bout à bout entre l'entrée
du tunnel et la route départementale. Ce qui, on l'imagine, a pris du temps.
Les pompiers ont mené cet exercice de simulation avec les gendarmes, la
préfecture et la SNCF pour contrôler justement le plan de secours du tunnel.
Car le tunnel de Roques fait partie des 31 tunnels « sensibles » de
l'hexagone (lire notre édition du 15.12.2000).
Pour cela un « faux » plan Rouge a été déclenché hier, à 6 h 35 précises du
matin, à l'abri de tous regards extérieurs jsuqu'à la fin de matinée. Dans
le tunnel: un vrai train avec de faux passagers.
PRES DE 250 PERSONNES MOBILISEES
125 sapeurs-pompiers, 60 gendarmes, 25 militaires du contingent, dix
employés de la SNCF, cinq professionnels hospitaliers et cinq secouristes de
la Croix-Rouge ont été mobilisés par la préfecture.
Aussitôt, un poste de commandement opérationnel a été installé non loin du
tunnel, de même qu'un poste médical avancé avec sa cellule
médico-psychologique, ainsi qu'un autre poste de commandement à la
préfecture.
Les gendarmes ont délimité un périmètre de sécurité pour éviter tout accès
de la population au lieu de l' « accident ». Les militaires du contingent
ont « joué » les blessés.
A 6 h 54 précises, les premiers pompiers sont arrivés à l'entrée du tunnel
et à 7 h 12, s'est faite la prise en charge des « blessés ». En effet, parmi
les 25 « passagers », quelques-uns ont fait les morts, d'autres ont simulé
les blessés qui venaient de s'extirper du train. « Ce sont des délais
appréciables », déclare Bruno Leboullanger, directeur de cabinet du préfet.
En revanche, il a fallu deux heures aux pompiers pour attaquer le fameux
incendie. Ce n'est pas la faute des soldats du feu, qui ont fait de leur
mieux. « C'est une première pour nous d'opérer dans ces conditions d'accès
très difficiles », constatait après les opérations le directeur
départemental d'incendie et de secours, le lieutenant-colonel Bernard Tachet
des Combes, tout de même satisfait du déroulement des opérations.
Mais, reconnaît le directeur de cabinet du préfet, « les victimes ne peuvent
pas survivre dans ce délai ». C'était donc tout l'intérêt de l'exercice que
de tirer un bilan réaliste des opérations: il faut prévoir des réserves
d'eau à proximité du tunnel. Une « réunion technique de suivi » aura lieu en
janvier pour en parler plus amplement. D'ici là, il faut croiser les doigts.
>>
Heureusement que les gros pépins en tunnel (du style tunnel sous la Manche)
sont rares...
Ferroviairement,
Frédéric MUSSET
Le tunnel Meudon/Chaville-Vélizy (lg RG) possède t-il une dénomination et
est il classé dangereux ?
Cordialement
a+
"Frédéric MUSSET" <Bernard...@wanadoo.fr> a écrit dans le message news:
98noul$244$1...@wanadoo.fr...
> Dans le même ordre d'idées, et sur la même ligne, j'ai envie de citer le
> tunnel de la Bégude (1723 m), entre Ste-Cécile d'Andorge et Chamborigaud,
> lui aussi en rampe de 33, mais dans lequel je ne crois pas qu'on puisse
> rebrousser...
Y a pas de 33 pour mille sur les Cévennes mec.
25 maxi
A+
Olivier
--
Surement. D'ailleurs lors de sa construction, y avait eu un éboulement qui
avait tué des dizaines d'ouvriers. C'était juste avant l'exposition
universelle de 1900. A chaque fois que j'y passe, ça fait un poil peur. Le
terrain dans le coin est très instable.
--
Nicolas DEGAND