Ce messasage va sûrement choquer quelques personnes et je m'en excuse auprès
d'eux.
Je suis I.M.C dépendant, j'ai 35 ans et je suis homosexuel.
C'est une situation que je vis très mal, je me sens très seul, alors s'il y
a parmi vous des personnes qui vivent la même situation, écrivez-moi, je
vous répondrais
Je me demande pourquoi ton message devrait choquer... Ce n'est pas parce
qu'on est handicapé qu'on n'a pas le droit d'être homosexuel.
Il y a du reste beaucoup de gays et devotees et handicapés.
SUr la liste paraquad-fr qui est un lieu de rencontre pour devotees et
handicapés il y a des gays. Si tu veux tu peux t'abonner.
Il faut juste envoyer un message à:
Il existe aussi des sites homos pour devotees ( hommes attirés par les
handicapés ), mais ils sont en anglais.
Si la langue ne te rebute pas, fais le moi savoir et je te donnerai les URL.
Il y a aussi une liste comme paraquad-fr, mais en anglais qui s'appelle
paraquad et qui a bien des membres gays.
Pour t'abonner c'est :
Paraquad a 730 membres et paraquad-fr environ 300.
Régine
sci-...@iprolink.ch
Christian.Picouays a écrit dans le message <8b7fup$nm6$1...@wanadoo.fr>...
tu ce qui bouge, elle saute dessus.
jean-pierre
--
Amicalement, Renan Injey
E-Mail : sym...@free.fr / Icq: 3050101
Site Internet : http://www.ligue-kbr.com
Non, franchement ça choque pas, mais homo ou pas, quand on est handicapé,
c'est très très dur de rencontrer l'ame soeur, alors...
@+
Rem
Christian.Picouays <Christian...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
8b7fup$nm6$1...@wanadoo.fr...
Jeune homme, 25, blond aux yeux bleus, cherche jeune homme, âge en rapport,
pour passer de bons moments ensemble. Si tu es tolérant et ouvert d'esprit,
tu n'auras pas de peine à accepter le handicap physique qui me dérange
depuis le début de ma vie. Cette petite annonce, est, il faut bien le
reconnaître, de nos jours encore peu banale dans le milieu homosexuel
suisse. Pourtant, un bon nombre de personnes handicapées, tout comme les
personnes valides, vivent des pulsions homosexuelles et recherchent des
partenaires pour découvrir les plaisirs de la sensualité mais également,
vraisemblablement, pour trouver l'âme sour. Le milieu homosexuel,
caractérisé par la recherche du goût, de la perfection, du corps parfait,
semble quelque peu fermé par l'idée d'avoir des représentants d'une minorité
parmi la minorité, à savoir des personnes handicapées physiques vivant des
pulsions homosexuelles. Que reste-il alors aux personnes handicapées ? J'en
ai fait l'expérience et puis vous témoigner de ce qui suit. N'étant pas
personnellement le "beau mec" dont rêvent les jeunes hommes homosexuels, je
me vois contraint de me replier sur moi-même et de cacher, souvent, mes
envies et mes pulsions. A certains moments de la vie, il apparaît que le
besoin d'entretenir une relation intime avec une tierce personne est plus
fort que la "raison" qui nous permet d'évoluer normalement dans la société.
Reste alors la solution du "professionnel" qui accepte de vendre ses charmes
pour satisfaire aux besoins de ses clients. Le milieu homosexuel suisse
comporte, également, et comme dans tout pays, une part de prostitution qui,
ces dernières années, s'est passablement développé. Souvent, les jeunes
prostitués sont issus des milieux de la toxicomanie ou de la jeune
délinquance. En effet, le besoin d'argent lié à une dépense toxicomane
pousse à entreprendre ce genre d'activité "facile". Comment réagit donc le
prostitué face à la demande d'un client particulier souffrant d'un handicap
physique ? Plusieurs réactions peuvent être relevées. Tout d'abord, il y a
le jeune homme qui refuse tout contact, évite le problème et s'en va
purement et simplement sans chercher à établir une quelconque relation de
dialogues. D'autres, sont immédiatement très amicaux et s'approchent du
client potentiel avec beaucoup de douceur et de charme. Ils ont, peut-être,
l'impression de retrouver le sentiment de marginalité qu'ils connaissent si
bien. D'autres encore, n'ont, finalement, qu'un seul but, à savoir trouver
la solution la plus simple et la plus pratique pour obtenir de l'argent sans
pour autant fournir la prestation souhaitée, bonjour l'arnaque. Que reste-il
pour le jeune homosexuel handicapé ? De la frustration, de l'angoisse, mais
surtout un sentiment, une fois encore, de ne pas avoir le droit à la vie
intime et au plaisir que chaque être humain recherche dans sa vie. Il ne
faut, toutefois, pas être si négatif. En effet, avec un peu de chance, on
peut tomber sur un cas rare, soit le jeune homme compréhensif ouvert et
tolérant qui, en acceptant d'établir une relation, a l'impression de faire
un "travail social" en nouant une relation avec une personne handicapée. Le
premier contact étant établi, le problème n'est pas pour autant résolu. Il
est difficile pour une personne handicapée d'accepter de se "mettre à nu"
devant un inconnu et de devoir affronter les longues explications pour
obtenir l'aide technique nécessaire afin de se mettre dans une situation
agréable pour entretenir un rapport intime. Là encore, une grande force de
caractère et une faculté à l'abandon des craintes naturelles sont
nécessaires. Puis, après avoir enfin pu vivre le rapport intime tant espéré,
que reste-il ? Il reste, généralement, un sentiment de vide, de malheur, de
frustration. Que ce soit lors de rencontres furtives dans les parcs publics,
que ce soit lors de rencontres plus organisées dans des salons spécialisés
ou autre lieu d'accueil, que soit encore par petites annonces, les
rencontres fortuites sont lourdes de sens et laissent un vide terrible une
fois réalisées. Que reste-il des sentiments, que reste-il de l'émotion, que
reste-il de l'envie, potentielle chez chacun d'entre nous, de créer une
relation stable et durable ? La personne handicapée a-t-elle droit à cette
relation stable et durable ou est-elle condamnée à payer pour vivre sa
sexualité. Le parallèle peut parfaitement être fait entre la relation
homosexuelle ou la relation hétérosexuelle s'agissant des personnes
handicapées. J'ai, à plusieurs reprises, créé le contact entre des
professionnelles féminins et des amis handicapés pour favoriser l'accès à la
vie intime de ces derniers. Les mêmes constatations et remarques peuvent
être faites même si, à mon sens, le milieu hétérosexuel semble plus souple
et plus prêt à accepter la "déviance physique" que le milieu homosexuel.
Malgré mon handicap important, je pense vivre pleinement mon homosexualité.
J'espère, simplement, que je parviendrai, un jour, à trouver l'âme sour et
que je n'aurai plus à débourser fr. 100.- ou fr. 200.- la passe pour le
simple droit d'avoir accès une vie intime. La tolérance et l'acceptation de
l'autre n'est-elle pas la base de toute relation de qualité ?
BeaudouinC <beaud...@aol.com> a écrit dans le message :
20000420112124...@ng-fz1.aol.com...