Duzz' a pensé très fort :
La fameuse ordonnance est là :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020176088&categorieLien=id
C'est un chef d'oeuvre de jargon et de tartufferie : rien n'est
précisé, mais il n'y a pas non mplus de limite claire !
C'est ainsi que :
« Art.L. 561-5.-I. ― Avant d'entrer en relation d'affaires avec leur
client ou de l'assister dans la préparation ou la réalisation d'une
transaction, les personnes mentionnées à l'article L. 561-2 identifient
leur client et, le cas échéant, le bénéficiaire effectif de la relation
d'affaires par des moyens adaptés et vérifient ces éléments
d'identification sur présentation de tout document écrit probant.
« IV. ― Les personnes mentionnées à l'article L. 561-2 sont également
tenues de déclarer au service mentionné à l'article L. 561-23 toute
opération pour laquelle l'identité du donneur d'ordre ou du
bénéficiaire effectif ou du constituant d'un fonds fiduciaire ou de
tout autre instrument de gestion d'un patrimoine d'affectation reste
douteuse malgré les diligences effectuées conformément à l'article L.
561-5.
etc....
Dans la plupart de cas, les banquiers et assureurs ont apprécié que
pour remplir leurs obligations de vigilance, il fallait :
- Vérifier l'identité du client,
- Connaitre ses revenus et son patrimoine, de façon à verifier si
l'opération restait cohérente avec ce cadre.
- En cas de montant semblant inhabituel, demander l'orogine des fonds :
par exemple, héritage, et en justifier.
Ca ne me parait pas abusif, au regard de ce qui leur est mis sur le
dos.
PAr contre, oui le client a pde son côté parfaitement le droit de
refuser. C'est sa liberté. Et le banquier aura le droit, pour "se
couvrir", d'en tirer les conséquences :
« Art.L. 561-6.-Avant d'entrer en relation d'affaires avec un client,
les personnes mentionnées à l'article L. 561-2 recueillent les
informations relatives à l'objet et à la nature de cette relation et
tout autre élément d'information pertinent sur ce client.
« Pendant toute sa durée et dans les conditions fixées par décret en
Conseil d'Etat, ces personnes exercent sur la relation d'affaires, dans
la limite de leurs droits et obligations, une vigilance constante et
pratiquent un examen attentif des opérations effectuées en veillant à
ce qu'elles soient cohérentes avec la connaissance actualisée qu'elles
ont de leur client.
C'est pas l'assureur ni le banquier, le problème.
C'est l'ordonnance.