De plus en plus d'enfants nés hors mariage reconnus par leurs deux
parents, et avant la naissance, selon l'INSEE
PARIS (AP) - De plus en plus de bébés naissent hors mariage: ils
représentaient en 46,4% des naissances en 2004, contre seulement 8,5%
il y a 30 ans. Conséquence, la reconnaissance d'enfant est elle aussi
devenue plus fréquente et intervient plus souvent pendant la
grossesse, selon une étude de l'INSEE. Aujourd'hui, six enfants nés
de couples non mariés sur dix sont reconnus par leurs deux parents,
avant ou à la naissance.
Cette étude paraît mardi dans le numéro d'octobre d'INSEE Première,
publication de l'Institut national de la statistique et des études
économiques (INSEE).
Un enfant peut être reconnu par son père, sa mère, ou les deux,
conjointement ou séparément, pendant la grossesse, à la naissance,
ou après. Sur les 379.300 enfants nés en France en 2004 de parents
non mariés, 59% ont été reconnus avant ou au moment de leur
naissance par leurs deux parents (contre 52% en 1999). Dans la grande
majorité des cas, (87%) la reconnaissance de l'enfant par les deux
parents est intervenue avant leur naissance.
Ces enfants reconnus par leurs deux parents "sont donc dans une
situation proche sur le plan juridique de celle des enfants nés d'un
couple marié". Ils sont aussi proche d'eux en terme d'écart d'âge
entre les parents et de milieu social. En revanche, leur mère est
souvent plus jeune: dans plus de la moitié des cas, elle a moins de 30
ans, contre 40% pour les enfants nés dans le cadre du mariage. Les
mariages concernent de moins en moins de couples de moins de 30 ans,
remarque l'INSEE, et "de nombreux mariages viennent légitimer des
enfants déjà nés".
Dans les années 60, les enfants reconnus par leur mère seule étaient
plus nombreux que ceux reconnus par les deux parents conjointement.
Aujourd'hui, les reconnaissances par la mère seule sont en recul et ne
concernaient plus que 7% des enfants nés hors mariages en 2004.
Quatre enfants sur cinq nés hors mariage en 2004 sont reconnus par
leur père, avant ou à la naissance. L'âge de la mère et son milieu
social jouent un rôle. La reconnaissance du père est moins fréquente
quand la mère est très jeune (quand elle a moins de 20 ans, seule la
moitié des enfants a une filiation paternelle) ou, dans une moindre
mesure, quand elle a plus de 35 ans.
Dans les années 60, les chances pour un enfant né hors mariage
d'être reconnu par son père étaient plus élevée quand la mère
était inactive. A l'inverse, aujourd'hui, 68% des enfants de mère
inactive sont reconnus par leur père, contre plus de neuf enfants sur
dix quand la mère est cadre ou exerce une profession intermédiaire.
L'étude concerne le statut des enfants nés hors mariage existant
avant la réforme de juillet 2005, effective depuis juillet dernier.
Aujourd'hui, l'acte de naissance tient lieu de reconnaissance par la
mère qui n'a plus de démarche spécifique à accomplir pour
reconnaître son enfant. AP
sb/com/mw
Comment rendre compliqué ce qui était simple : la reconnaissance
automatique des enfants en se mariant avant la naissance !
De manque de confiance dans l'avenir, de comportement adolescent qui
refuse de prendre des décisions sur le long terme, de vieillir, de
penser à plus qu'à son nombril.
> Et puis, l'amélioration de la situation féminine
?????
Vous trouvez que l'enchaînement des femmes au bureau est un progrès ?
>dans notre pays a
> grandement jouer son rôle.
> Aujourd'hui, le film Angèle de Marcel Pagnol avec Fernandel, donne le
> sourir quand on pense au progrés qui ont été parcouru.
Quels progrès ? Attendez : la solitude, la drogue, les anti-dépresseurs,
la perte de foi dans l'avenir, le manque de confiance, le manque
d'enfants (bien que la France a fait de ce refus depuis des siècles une
spécialité d'où son déclin séculaire), les suicides, les déviances
sexuelles ? Vous avez déjà lu Houellebecq ? Du côté déprimant de la vie
moderne et libérée ?
Vous croyez vraiment au progrès moral ? Scientifique, médical, d'accord.
Mais moral, comment ? Quand on ne croit en plus rien ou en tout ?
> Chap a écrit :
> > Tra la la a écrit :
> >
> >> Comment rendre compliqué ce qui était simple : la reconnaissance
> >> automatique des enfants en se mariant avant la naissance !
> > Il y a un sentiment d'enchainement, de perte de liberté,
> > d'appartenance qui fait que beaucoup de Français de ne se marient
> > plus.
>
> De manque de confiance dans l'avenir, de comportement adolescent qui
> refuse de prendre des décisions sur le long terme, de vieillir, de
> penser à plus qu'à son nombril.
Manquer de confiance ?
Faire un enfant ou plusieurs, ce mettre un crédit sur une maison ou un
appart sur 20 ans, c'est tout de même faire preuve d'énormément de
confiance, bien plus qu'un simple papier car aujourd'hui le mariage n'a
plus vraiment de signification qu'un simple papier avec deux
signatures.
>
> > Et puis, l'amélioration de la situation féminine
>
> ?????
>
> Vous trouvez que l'enchaînement des femmes au bureau est un progrès ?
Je pense que c'est les femmes qui en parleraient le mieux mais je doute
qu'elles regrettent l'époque qu'ont connu leur mère ou grand-mère ou
elles devaient rester à la maison et ne pouvaient subsister que sur
les revenus d'un mari qui profitait largement de la situation.
Aujourd'hui, que leur vie soit meilleur ou pas, elles ont le choix de
vivre autrement !
Avoir le choix, ça tient a peu de chose et c'est déjà si énorme.
>
> >dans notre pays a
> > grandement jouer son rôle.
> > Aujourd'hui, le film Angèle de Marcel Pagnol avec Fernandel, donne le
> > sourir quand on pense au progrés qui ont été parcouru.
>
> Quels progrès ? Attendez : la solitude, la drogue, les anti-dépresseurs,
> la perte de foi dans l'avenir, le manque de confiance, le manque
> d'enfants (bien que la France a fait de ce refus depuis des siècles une
> spécialité d'où son déclin séculaire), les suicides, les déviances
> sexuelles ? Vous avez déjà lu Houellebecq ? Du côté déprimant de la vie
> moderne et libérée ?
C'est vous qui manquez de confiance et voyez la vie de manière
pessimiste.
>
> Vous croyez vraiment au progrès moral ? Scientifique, médical, d'accord.
> Mais moral, comment ? Quand on ne croit en plus rien ou en tout ?
Les couples mariés n'ont pas le monopole de la morale du sens a donner
au mot "famille".
Le plus important n'est pas d'être marié mais de réussir sa vie en
couple, de famille et que les enfants qui naissent hors mariage
puissent avoir tout le bonheur que l'on retrouve dans un couple marié,
non ?
Chap
Là je suis assez d'accord :)
>
>>>Et puis, l'amélioration de la situation féminine
>>
>>?????
>>
>>Vous trouvez que l'enchaînement des femmes au bureau est un progrès ?
>
> Je pense que c'est les femmes qui en parleraient le mieux mais je doute
> qu'elles regrettent l'époque qu'ont connu leur mère ou grand-mère ou
> elles devaient rester à la maison et ne pouvaient subsister que sur
> les revenus d'un mari qui profitait largement de la situation.
> Aujourd'hui, que leur vie soit meilleur ou pas, elles ont le choix de
> vivre autrement !
> Avoir le choix, ça tient a peu de chose et c'est déjà si énorme.
ben .. pareil :) ne pas confondre vouloir et pouvoir
>
>>>dans notre pays a
>>>grandement jouer son rôle.
>>>Aujourd'hui, le film Angèle de Marcel Pagnol avec Fernandel, donne le
>>>sourir quand on pense au progrés qui ont été parcouru.
>>
>>Quels progrès ? Attendez : la solitude, la drogue, les anti-dépresseurs,
>>la perte de foi dans l'avenir, le manque de confiance, le manque
>>d'enfants (bien que la France a fait de ce refus depuis des siècles une
>>spécialité d'où son déclin séculaire), les suicides, les déviances
>>sexuelles ? Vous avez déjà lu Houellebecq ? Du côté déprimant de la vie
>>moderne et libérée ?
>
> C'est vous qui manquez de confiance et voyez la vie de manière
> pessimiste.
>
>>Vous croyez vraiment au progrès moral ? Scientifique, médical, d'accord.
>>Mais moral, comment ? Quand on ne croit en plus rien ou en tout ?
>
> Les couples mariés n'ont pas le monopole de la morale du sens a donner
> au mot "famille".
> Le plus important n'est pas d'être marié mais de réussir sa vie en
> couple, de famille et que les enfants qui naissent hors mariage
> puissent avoir tout le bonheur que l'on retrouve dans un couple marié,
> non ?
tout à fait d'accord. n'oublion pas qu'un mariage ce n'est pas qu'un
mariage civil, même si pour certains ça peut suffire. ET qu'un mariage,
civil ou religieux ou civil et religieux, ben désolé ça coute..
Perso je privilégie mes dépenses pour mon (futur) enfant né hors mariage..
>
> Chap
>
> Perso je privilégie mes dépenses pour mon (futur) enfant né hors mariage..
>> Chap
>>
Et il en faut...
--
Xavier
ah bon ? :)
Surtout si nos enfants décident de faire de longues études.
Il faut savoir qu'en moyenne les jeunes gens quittent le domicile
parentale a 22ans pour les filles et 24ans pour les garçons, c'est 5
ou 6 ans plus tard que nos grand-parents.
Aujourd'hui en France, un bon cursus scolaire et un bon suivi des
parents sur l'éducation des enfants, favorise une meilleur
intégration dans la vie active
J'ai lu un rapport dont les statistiques mettaient en évidence que les
enfants, dont les parents avaient un bon niveau scolaire, avaient plus
de chance de réussite que les enfants de parents illettrés ou ayant
fait très peu d'étude.
Je trouve incroyable que l'on doive faire un rapport coûteux pour
mettre en évidence quelque chose qui parait tellement évident juste
en le disant.
Même au niveau quantitatif, vaut-il mieux faire 2 enfants et leur
assurer une bonne éducation et subvenir a tous leurs besoins ou en
faire 5 et laisser la rue faire leur éducation.
Une question que beaucoup devraient se poser avant leur petit désir
égoïste de faire une grande et vaste famille a crédit.
J'ai toujours rêvé d'avoir beaucoup d'enfant, mais la réalité
économique et surtout l'engagement personnel que cela contraint ont
fixé mes ambitions à la baisse.
Chap
Comprends pas. Trop court. Vous privilégiez ces dépenses par rapport à
quoi ?
>>>>
>>>>
>>>>>Chap
>>>>>
>>>
>>>
>>>Et il en faut...
>>
>>ah bon ? :)
>
> Surtout si nos enfants décident de faire de longues études.
> Il faut savoir qu'en moyenne les jeunes gens quittent le domicile
> parentale a 22ans pour les filles et 24ans pour les garçons, c'est 5
> ou 6 ans plus tard que nos grand-parents.
Est-ce mieux ? C'est souvent un cache-misère (socialo) pour garer les
jeunes et retarder leur entrée sur le marché de l'emploi.
> Aujourd'hui en France, un bon cursus scolaire et un bon suivi des
> parents sur l'éducation des enfants, favorise une meilleur
> intégration dans la vie active
Mouais, en général vrai, mais il y a plein de formations universitaires
qui sont des impasses ("un bon cursus scolaire") et qui coûtent très cher.
Lire Philippe Nemo : la fonction principale de l'École (et Université)
n'est plus l'instruction (ne parlons pas d'éducation, la morale
pisse-de-chat athée obligatoire est nocive) mais la fonction de garderie.
http://www.ac-versailles.fr/PEDAGOGI/SES/themes/laicite/nemo.html
> J'ai lu un rapport dont les statistiques mettaient en évidence que les
> enfants, dont les parents avaient un bon niveau scolaire, avaient plus
> de chance de réussite que les enfants de parents illettrés ou ayant
> fait très peu d'étude.
Assez évident, mais l'important serait de comparer avec les bataillons
des enfants de parents ayant fait un peu d'étude (pas les illettrés) et
de se demander si "la réussite" ne signifie pas uniquement la
connaissance des codes, le passage de concours (il y a autre chose que
l'université comme réussite, l'apprentissage par exemple) et la
possibilité de remédier aux manquements de l'Éducation nationale (se
payer des précepteurs ou par la connaissances des parents).
> Même au niveau quantitatif, vaut-il mieux faire 2 enfants et leur
> assurer une bonne éducation et subvenir a tous leurs besoins ou en
> faire 5 et laisser la rue faire leur éducation.
Évidemment ce ne sont pas les termes de l'alternative et tous les
enfants (même si vous n'en avez que 2 !) ne sont pas aussi doués, vous
avez plus de chances d'avoir un doué avec 5 enfants que 2 pour une même
famille, et si vos études sont correctes le nombre d'enfants n'importe
pas pour la réussite, mais le bon niveau scolaire des parents ;-)
Donc fausse alternative, mais je sais interrogation usée jusqu'à la
corde pour justifier le peu d'enfants. Exactement la même "réflexion"
qui se donne des apparences de souci maternel en France pendant le 19e
et 20e siècles alors que la France ne faisaient déjà plus d'enfants
(exception notoire les 30 glorieuses) et que l'Allemagne et l'Angleterre
décollaient économiquement, scientifiquement et démographiquement. Les
quatre enfants en moyenne des Allemands au 19e siècle n'a pas empêché
l'Allemagne de dépasser la France qui assurait une bonne éducation à ses
deux enfants en moyenne. Bien au contraire !
> Une question que beaucoup devraient se poser avant leur petit désir
> égoïste de faire une grande et vaste famille a crédit.
C'est cela, encourager encore le déclin démographique alors que la
France manque d'enfants (gaulois surtout) ! Les seuls qui vous liront ne
sont pas illettrés !
> J'ai toujours rêvé d'avoir beaucoup d'enfant, mais la réalité
> économique
Oui, mais en fait les enfants supplémentaires coûtent moins chers que
les premiers (on se partage les choses, le sacrifice de la carrière --
même temporaire -- pour un des parents n'est consenti qu'une fois : on
ne multiplie pas les pertes de revenu par le nombre d'enfants) et puis
c'est à l'État à aider.
Votez pour des partis qui sont pour une véritable aide aux familles
gauloises.
> et surtout l'engagement personnel que cela contraint
Euh... Les deux parents dans votre couple travaillent en dehors de la
maison ?
> ont
> fixé mes ambitions à la baisse.
Si votre famille ne connaissait pas de baisse de revenus malgré une
présence nettement plus grande d'un des parents à la maison, cet
engagement personnel serait-il trop grand ? Bref, est-ce une question
d'argent ou est-ce qu'avoir 3 ou 4 enfants présente vraiment une charge
trop grande (ça marche chez nous) ?
>
> Surtout si nos enfants décident de faire de longues études.
> Il faut savoir qu'en moyenne les jeunes gens quittent le domicile
> parentale a 22ans pour les filles et 24ans pour les garçons, c'est 5
> ou 6 ans plus tard que nos grand-parents.
>
> Chap
>
euh.. ben moi j'ai quitté le domicile conjugal à 37 ans :)
Bonjour,
Je ne vois pas le rapport....
J'ai des amis, fils d'ouvriers, que j'ai connu à l'époque où ils étaient
étudiants et sans ressources, et que je fréquente toujours 40 ans plus
tard....
Ils ont travaillé pour se payer leurs études...
Elle est agrégée d'histoire
Lui est agrégé de philo...
Et ils ne le doivent qu'à eux même, leurs parents ne ***pouvaient pas***
leur payer de si longues études !
Ils en ont bavé, je le sais, et n'en veulent absolument pas à leurs
parents, au contraire, sont les premiers à les aider en cas de besoin !
Mais de nos jours, pour les jeunes, tout leur est dû ! Est-ce une bonne
chose ? Je n'en suis pas certain...
Serge