Iinterpretation testament :
Il etait mentionné le texte suivant :
" Je donne la maison à mes neveux enfants de mon frère JL X "
Quelle signification pour le terme neveux ?
filles et garçons ? OU seulement garçons ?
Merci de votre réponse
1) je ne suis pas juriste
2) en francais pour designer des personnes des deux sexes, il est
admis que l'on utilise le masculin pluriel. Neveux est le masculin
de nieces, comme "ils" est le masculin de "elles".
3) le terme "enfants" designe specifiquement des enfants de sexe
indeterminé au contraire de "fils" ou "filles"
Donc a priori filles ET garcons.
Qu'en dit votre notaire ?
"Je donne à mes fils" => tu donnes à qui?
"Je donne à mes frères" => tu donnes à qui?
"Je donne à mes grand-pères" => tu donnes à qui?
Pourquoi donc ça serait différent avec "neveux"? ;)
Amicalement,
JP
Peut être parce qu'il est marqué "neveux enfants de XXXX" et non "neveux
fils de XXXX" ?? :)
Bien à vous,
>Le Thu, 24 Jan 2002 21:02:54 +0100, BRAT écrit:
>
>>" Je donne la maison à mes neveux enfants de mon frère JL X "
>>Quelle signification pour le terme neveux ?
>>filles et garçons ? OU seulement garçons ?
>
>Sur son site,
>http://www.academie-francaise.fr/langue/index.html
>l'Académie française précise ceci :
>
>>il convient de rappeler que le masculin est en français le genre
>>non marqué et peut de ce fait désigner indifféremment les hommes
>> et les femmes.
Raison pour laquelle, tout sexisme mis à part, on doit dire en (bon)
français :
madame le juge,
madame le président,
madame le ministre,
madame le professeur,
madame l'avocat,
etc, etc. etc.
et non assister à une féminisation des noms de profession et de fonctions,
qui, bien que les raisons socio-psychologiques en soient honorables,
heurtent la pureté de la langue française.
--
Daniel RAVEZ, Avocat au Barreau de Paris
DESS de Contentieux de Droit Public et de Droit Privé.
SIRET 433.543.113.00016
> Raison pour laquelle, tout sexisme mis à part, on doit dire en (bon)
> français :
>
> madame le juge,
> madame le président,
> madame le ministre,
> madame le professeur,
> madame l'avocat,
>
> etc, etc. etc.
>
> et non assister à une féminisation des noms de profession et de fonctions,
> qui, bien que les raisons socio-psychologiques en soient honorables,
> heurtent la pureté de la langue française.
Homme public, femme publique.
Dépanneur, dépanneuse.
Les femmes ont bien raison de refuser la féminisation de certains mots.
Le sexisme et la parité ne résident pas dans la pratique de la
grammaire, mais dans la pratique des rapports humains.
Une sage-femme homme on appelle ça un maïeuticien.
Qu'il aille se faire voir chez les grecs, s'il ne peut assumer d'être un
homme sage-femme.
--
Amities, Gerard Cojot mailto:gerard...@free.fr
'Souviens-toi que le Temps est un joueur avide'
( Charles Baudelaire, le Spleen de Paris )
http://perso.wanadoo.fr/gerard.cojot/
>Homme public, femme publique.
>Dépanneur, dépanneuse.
>Les femmes ont bien raison de refuser la féminisation de certains mots.
>Le sexisme et la parité ne résident pas dans la pratique de la
>grammaire, mais dans la pratique des rapports humains.
>
>Une sage-femme homme on appelle ça un maïeuticien.
Et pour rebondir sur la femme publique évoquée plus haut, lorsque l'exercice
de la maïeutique s'exerçait en marchant est née l'école des péripapéticiens.
>Qu'il aille se faire voir chez les grecs, s'il ne peut assumer d'être un
>homme sage-femme.
Si maintenant on envoie les péripapéticien(ne)s se faire voir chez les grecs
on va encore se retrouver à sodomiser les lépidoptères ou les drosophiles.
--
Daniel RAVEZ
bien d'accord
et un sage homme, ce serait impensable ?
on dit pas maître (ou maîtresse) ?
et un sage homme, ce serait impensable ?
*********************************************************************************
*
Et puisqu'on est dans un forum de droit, quel est le féminin de "conseiller
prud'homme" ? Et pourquoi dit-on "maître" aux avocates, alors que le féminin de
ce
mot existe et figure dans tous les dictionnaires ?
--
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> Et puisqu'on est dans un forum de droit, quel est le féminin de "conseiller
> prud'homme" ? Et pourquoi dit-on "maître" aux avocates, alors que le
> féminin de ce
> mot existe et figure dans tous les dictionnaires ?
Ben , maîtresse, c'est pas mieux que femme publique.
> Docteur est à la fois une fonction et une profession et une doctoresse
> est docteur en médecine
Confusion entre titre et doctorat d'exercice qui permet seul de se faire
appeler Docteur Machin ou Machine.
Un Docteur ès Sciences ne peut se faire appeler Docteur Machin.
>et un sage homme, ce serait impensable ?
Ça serait un contresens si ce que j'ai lu je ne sais plu où à ce sujet
est exact : sage-femme ne voulait pas dire "femme sage" mais "sage
(=connaissance) en ce qui concerne les femmes".
On pourrait donc dans ce as dire "un sage-femme".
--
"Je m'appelle Folette. Beaumarchais m'appartient.
Nous habitons rue Vieille-du-Temple, au 28"
> Une sage-femme homme on appelle ça un maïeuticien.
Dans la profession on emploie plus couramment le terme "homme sage-femme".
JL.
Un (ou une ) sage homme serait donc spécialisé en problèmes spécialement
masculins, si je comprends bien.
Une langue est également faite pour évoluer.
Se retrancher derrière le bon français pour refuser Mme la juge, la
ministre, la Présidente, etc...
C'est un peu léger (bon d'accord, pour professeur, ya un problème à
régler, mais Mme la professeur, ça passe, non ?). Le problème
essentiel vient du fait que le sexisme ambiant et le cantonnement des
femmes au rôle de potiche faisait (fait) que l'on disait (dit) Mme la
ministre pour la femme du ministre, la générale pour la femme du
général. Comme si l'épouse n'existait que comme accessoire de son
mari.
Ca me rappelle le nom d'usage, ça...
Et le mari du Général, on l'appelle comment ? Y-a-t-il seulement une
femme général ?
>Daniel N. RAVEZ <daniel...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
>>
>> Raison pour laquelle, tout sexisme mis à part, on doit dire en (bon)
>> français
>[...]
>> et non assister à une féminisation des noms de profession et de
>fonctions,
>> qui, bien que les raisons socio-psychologiques en soient honorables,
>> heurtent la pureté de la langue française.
>
>Une langue est également faite pour évoluer.
>Se retrancher derrière le bon français pour refuser Mme la juge, la
>ministre, la Présidente, etc...
>C'est un peu léger (bon d'accord, pour professeur, ya un problème à
>régler, mais Mme la professeur, ça passe, non ?). Le problème
>essentiel vient du fait que le sexisme ambiant et le cantonnement des
>femmes au rôle de potiche faisait (fait) que l'on disait (dit) Mme la
>ministre pour la femme du ministre, la générale pour la femme du
>général. Comme si l'épouse n'existait que comme accessoire de son
>mari.
C'est malheureusement moins précis de dire Mme la Générale pour désigner les
deux situations.
Mme la Générale = l'épouse d'un général.
Mme le Général = une femme qui a le grade de général.
permet de savoir tout de suite de quoi l'on parle.
De plus, qu'il soit exercé par un homme ou une femme le métier ou la
fonction reste le même et il n'y a donc aucune raison logique d'en changer
le nom selon le sexe de l'individu qui l'exerce.
********************************************************************************
J'en ai vu une à la télé. Elle disait qu'on l'appelait ."mon (!) général(e?)"
en théorie oui, mais comme (je suppose) il est mort, en pratique il
faut, pour le notaire, réunir les héritiers (neveux et nièces) et leur
faire signer un acte d'interprétation de testament par lequel, à
l'unanimité, ils retiennent telle interprétation, en déclarant qu'elle
correspond à la volonté du testateur selon eux (l'argument du bon
français peut venir en plus, mais c'est très accessoire, à moins que le
défunt ait été agrégé de grammaire, et encore, ça ne garantit pas son
français). Si un seul n'est pas d'accord, il faut demander à la justice
de trancher.
oui, le général Valérie André.
Pour les notaires, la notairesse, c'est l'épouse du notaire, et ce n'est
pas flatteur (ça fait Alphonse Daudet ou Emile Zola). L'usage, c'est "la
notaire", comme "la prof.", pour aller plus vite, car il y a bien
longtemps qu'on ne dit plus "madame le notaire" ou "madame le
professeur", (alors que "madame le ministre" passe encore) mais on peut
vouloir spécifier que l'individu est du sexe féminin. Pour le clerc, le
féminin c'est " la clérette" (carrément sexiste, surtout quand elle a
dépassé les 50 ans, mais cela reflète bien le milieu, autant savoir où
on tombe ; profession sur la défensive, car il y a très peu d'hommes,
mais bien concentrés en haut de l'échelle). Je pense qu'il faut
respecter l'usage, quand il s'impose tout seul, mais il est inutile de
le décréter.
> C'est malheureusement moins précis de dire Mme la Générale pour désigner les
> deux situations.
>
> Mme la Générale = l'épouse d'un général.
> Mme le Général = une femme qui a le grade de général.
Tu as oublié le mécano ;-)
> Pour le clerc, le
> féminin c'est " la clérette" (carrément sexiste,
Ah oui, la cliente furieuse qui arrive à l'étude:
- Je viens tirer les choses au clair !
>C'est un peu léger (bon d'accord, pour professeur, ya un problème à
>régler, mais Mme la professeur, ça passe, non ?). Le problème
>essentiel vient du fait que le sexisme ambiant et le cantonnement
des
>femmes au rôle de potiche faisait (fait) que l'on disait (dit) Mme
la
>ministre pour la femme du ministre, la générale pour la femme du
>général. Comme si l'épouse n'existait que comme accessoire de son
>mari.
C'est malheureusement moins précis de dire Mme la Générale pour
désigner les
deux situations.
Mme la Générale = l'épouse d'un général.
Mme le Général = une femme qui a le grade de général.
permet de savoir tout de suite de quoi l'on parle.
*********************************************************************************
********
Ou encore:
Mme la générale = une femme qui a le grade de général.
Mme Untel = l'épouse du général Untel (pourquoi répercuter sur la femme le titre
du mari ?)
Suffit de changer la convention, et de ne plus appeler la femme du
général Mme la générale.
>
> permet de savoir tout de suite de quoi l'on parle.
>
> De plus, qu'il soit exercé par un homme ou une femme le métier ou la
> fonction reste le même et il n'y a donc aucune raison logique d'en
changer
> le nom selon le sexe de l'individu qui l'exerce.
Le problème est que l'on dit un juge, un professeur, un président mais
une femme de ménage, une bonne à tout faire, une nounou, une
secrétaire (d'ailleurs, depuis que les hommes... on dit "mon (ma)
collaborateur(trice)" ou "mon assistant(e)").
Je me demande pourquoi pour les sages-femmes, il a paru nécessaire de
trouver un terme adéquat, alors que lorsque l'on demande la
féminisation des noms de métiers, on retrouve l'argumentaire sur la
pureté de la langue française.
Ou les féminisations sont discriminatoires (cf. le post de Bernard
Chevalier).
Ah, faire parler les morts...
>
"Anne-Claude" <anne.clau...@freesbee.fr> a
--------------->
> mari.
> Ca me rappelle le nom d'usage, ça...
> Et le mari du Général, on l'appelle comment ? Y-a-t-il seulement une
> femme général ?
>
Sauf erreur de ma part la réponse est affirmative en la personne de Mme
Valérie ANDRE (ou VALERIE Andrée je ne sais plus) qui s'est "illustrée"
pendant la guerre d'Indochine dans l'armée de l'Air (infirmière aéroportée)
et qui, me semble-t-il a terminé sa carrière comme général(e ?).
Cordialement.
--
Claude Brun
cb...@easyconnect.fr
>
>Daniel N. RAVEZ <daniel...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
>ehba5uc4enck9f64b...@4ax.com...
>> Le Mon, 28 Jan 2002 10:42:41 +0100, "Anne-Claude"
>> <anne.clau...@freesbee.fr> a écrit :
>>
>>
>> C'est malheureusement moins précis de dire Mme la Générale pour
>désigner les
>> deux situations.
>>
>> Mme la Générale = l'épouse d'un général.
>> Mme le Général = une femme qui a le grade de général.
>
>Suffit de changer la convention, et de ne plus appeler la femme du
>général Mme la générale.
>>
>> permet de savoir tout de suite de quoi l'on parle.
>>
>> De plus, qu'il soit exercé par un homme ou une femme le métier ou la
>> fonction reste le même et il n'y a donc aucune raison logique d'en
>changer
>> le nom selon le sexe de l'individu qui l'exerce.
>
>Le problème est que l'on dit un juge, un professeur, un président mais
>une femme de ménage, une bonne à tout faire, une nounou, une
>secrétaire (d'ailleurs, depuis que les hommes... on dit "mon (ma)
>collaborateur(trice)" ou "mon assistant(e)").
C'est un faux problème, ou plutôt présenté avec mauvaise foi (pas taper,
nooon, pas sur la tête).
En effet on dit aussi une styliste, mais un cantonnier.
Qu'est ce que cela prouve?
Que les hommes traînent dans la fange et pas les femmes?
Offf. Je préfère les coups bas ;-)
>
> En effet on dit aussi une styliste, mais un cantonnier.
> Qu'est ce que cela prouve?
> Que les hommes traînent dans la fange et pas les femmes?
Exactement. C'est bien connu, on sait très bien qui rentre du stade
avec son maillot tout crado et qui le lave.
On dit un styliste.
On dit une puericultrice, je ne crois pas que les hommes qui exercent
ce métier soient appelés la puericultrice. Il y a un sens dans lequel
ça ne pose pas de problème (conserver une forme masculine pour les
femmes), et un sens dans lequel "ça ne va pas" (conserver la forme
féminine pour les hommes).
C'est un ensemble, quoi, comme "les juppettes". Comme les insultes
sexistes à l'Assemblée Nationale...
Alors, puisque rien ne justifie de garder le masculin (sauf le bon
usage de la langue, ce qui est oublier qu'une langue évolue, sion
c'est une langue morte), je ne vois pas pourquoi il serait nécessaire
de le garder pour faire plaisir à l'ultramajorité masculine plus très
fraîche de l'Académie Française.
Et le problème là-dedans, c'est que je passe forcément pour une
féministe aigrie. A se demander qui est de mauvaise foi.
Voudriez pas jouer un mois ou deux à "dans la peau d'une femme dans le
monde du travail" ? Voir les questions qu'on vous pose aux entretiens
d'embauche ? à la médecine du travail ? pourquoi l'école vous appelle
vous systématiquement en premier quand ya un problème, tout ça tout ça
(que ce soit clair, je constate, je ne me plains aucunement de mon
sort).
Alors le jour où enfin j'écoperai d'un titre ronflant qui fera 3
lignes sur ma carte de visite, il sera au féminin.
(c'est totalement HS)
| Alors le jour où enfin j'écoperai d'un titre ronflant qui fera 3
| lignes sur ma carte de visite, il sera au féminin.
| (c'est totalement HS)
Hé bien, je suis désolé de devoir vous dire que ça ne fera pas sérieux !
Un peu comme la batterie de décorations d'un général russe !
|
|
|
Exactement mon sentiment quand je vois un titre de 3 lignes au
masculin sur une carte de visite ;-)
Et z'avez vu les généraux russes, comment ils se tiennent le plastron
en avant ? Hé bien je ferai pareil avec une grande carte de visite
épinglée sur la poitrine, hop. Un hochet :o)