Tout d'abord, le médecin qui fait passer les visites médicales à mon
travail dépend directement de la DRH et non de la médecine du travail. En
gros, c'est mon patron qui me paye et qui paye aussi le médecin. Comme
indépendance, on a vu mieux mais il paraît que c'est légal.
Ensuite, le médecin m'a fait passer tout un tas d'examens effectués sur
place : test sanguin, test urinaire, électrocardiogramme, test psycho sur
ordi en plus de la petite visite médicale classique (test de vision, pesée,
prise de poux et de tension et questions).
La visite médicale classique ne me choque pas mais tout le reste oui.
Je vais régulièrement voir mon médecin traitant donc je sais où j'en suis.
Aussi, je ne comprend pas pourquoi le médecin du travail veut en savoir
autant.
* On m'a dit qu'on pouvait refuser certains examens comme le test urinaire,
est-ce vraiment le cas ?
* Si c'est le cas, quels sont les examens médicaux minimaux permettant
d'obtenir le certificat d'aptitude ?
Merci d'avance pour les infos.
Bonjour,
Où voyez vous une indiscrétion ???
As t-il trahi le secret médical ???
Sa seule mission est de savoir et de faire savoir à votre employeur si
vous êtes apte ou non pour le poste que vous occupez ou postulez...
Il peut demander des examens, des avis complémentaires d'autres
médecins, y compris de spécialistes !
Ne sachant pas quel travail vous faites, il est difficile, et il le sera
aussi à un professionnel de déterminer quels sont les "tests d'aptitude"
nécessaires...
Pas les mêmes sans doute pour un manutentionnaire et un pilote de ligne
!
(exemples pris totalement au hasard !)
J'ai travaillé longtemps dans une grosse société ou le(s) médecin(s) du
travail étaient employés à plein temps par l'entreprise, cela ne les
empêchait pas d'être tenu au secret médical...
Serge
"indiscrétion" !
ce genre de raisonnement expose les limites de votre entendement
> En
> gros, c'est mon patron qui me paye et qui paye aussi le médecin. Comme
> indépendance, on a vu mieux mais il paraît que c'est légal.
en résumé, le médecin agit selon la déontologie de sa profession, en
toute indépendance et l'employeur a l'obligation d'assumer les coûts du
service médical ainsi rendu sans pouvoir donner la moindre directive au
médecin...
mais "on" peut s'essayer à vouloir le faire croire
> Ensuite, le médecin m'a fait passer tout un tas d'examens effectués sur
> place
où est le scandale ? "sur place" a un intérêt quelconque dans vos
critiques ?
à moins que ce soit parce qu'un médecin ait osé sentir la nécessité d'un
examen ?
ou pire : pour parfaire son appréciation, le bougre en a fait plusieurs...
> : test sanguin, test urinaire, électrocardiogramme, test psycho sur
> ordi en plus de la petite visite médicale classique (test de vision, pesée,
> prise de poux et de tension et questions).
il était urgent de dénoncer tout cela...
cette "indiscrétion"
Bonjour,
Puis le médecin du travail étant membre de droit du CHSCT, il est normal
qu'il s'inquiète des poux au niveau de l'hygiène des salariés et de
l'entreprise...
Serge
> Heron danseur a écrit :
>> Ensuite, le médecin m'a fait passer tout un tas d'examens effectués
>> sur place : prise de poux
>
> Vous pensiez pouvoir continuer à travailler chez votre patron en ayant
> des poux ? Vous plaisantez ...
une histoire de poux relevée par un "toto"
MDR
> J'ai travaillé longtemps dans une grosse société ou le(s) médecin(s) du
> travail étaient employés à plein temps par l'entreprise, cela ne les
> empêchait pas d'être tenu au secret médical...
Certes, mais c'est un secret qui n'est *que* médical. C'est un cas de
figure où le patient ne choisit pas son médecin qui ne choisit pas son
patient, et le médecin est prié de répondre à une question posée par un
tiers.
Ça ne m'étonnerait pas qu'il y ait des contradictions éthiques dans les
cas de figure où le postulant a le droit de cacher son état de santé
(grossesse) alors que l'employeur a le droit de lui faire passer une
visite médicale.
--
jr
Le St Edredon est carré!
Hum!
Ma chère Prudence, l'urgence n'a pas changé depuis des dizaines d'années: il est très difficile à un médecin du
travail d'être employé et de s'en tenir strictement au secret médical face à son employeur indiscret.
Il y a vingt cinq ans, de retour d'une hospitalisation, j'avais sciemment menti au médecin salarié du travail
sur le motif de mon arrêt.... et j'ai pu constater que mon bobard a été répercuté à toute ma hiérarchie ...
Bonjour,
"Ça ne m'étonnerait pas...."
Tu peux citer un cas concret, un cas qui s'est déjà produit avec le
médecin dont il est question ???
Sauf erreur, une grossesse peut entraîner une inadaptation à certains
postes (manutention !) et de toutes façons, en général cela se voit !!!
Serge
Pas les 15 premiers jours .
C'est aussi le cas avec un service de médecine du travail indépendant
d'un employeur.
>
> Ça ne m'étonnerait pas qu'il y ait des contradictions éthiques dans les cas
> de figure où le postulant a le droit de cacher son état de santé (grossesse)
> alors que l'employeur a le droit de lui faire passer une visite médicale.
Le mdedecin est en charge de délivrer un avis d'aptitude partiel ou
total ou moyennant aménagements temporaires ou définitifs en fonction
du poste de travail décrit dans la convocation dressée par l'employeur.
C'est du style :
* apte
* inapte temporaire (jusqu'au...) ou inapte définitif
* apte avec aménagements suivants...
Nul part il n'est question de vérole, bras cassé ou grossesse.
C'est ainsi que, pour un manutentionnaire par exemple, un empl;oyeur
avisé (par l'expérience) complètera sa demande d'aptitude par des
précisions du style :
* apte à la manutention de charges sans moyens de préhension de 5 ou 10
ou 15 ou 25 kgs (on ne peut pas depasser)
* ou encore : apte à la manipulation de denrées périssables emballées
sous carton ou partiellement emballées en présentoirs...
Il y aura toujours des cas d'exception.
Mais lorsqu'on connait la rémunération d'un médecin du travail,
lorsqu'on en tient un on ne le lâche pas.
Ce qui les rend difficilement pérméables à une quelconque pression d'un
employeur peu scrupuleux.
> C'est ainsi que, pour un manutentionnaire par exemple, un empl;oyeur
> avisé (par l'expérience) complètera sa demande d'aptitude par des
> précisions du style :
> * apte à la manutention de charges sans moyens de préhension de 5 ou
> 10 ou 15 ou 25 kgs (on ne peut pas depasser)
> * ou encore : apte à la manipulation de denrées périssables emballées
> sous carton ou partiellement emballées en présentoirs...
Je suis employé de bureau (donc sédentaire) et très bien suivi par mon
médecin traitant à qui je peux d'ailleurs demander un certificat médical si
besoin.
Pour répondre à d'autres posts du forum, je n'ai rien cherché à dénoncer,
j'ai juste constaté les choses puis posé une question.
A part ça, je suis d'accord sur le fait qu'il faille passer une visite
médicale au travail mais je voulais juste savoir s'il y avait des examens
que l'on pouvait légalement refuser.
* Peux-t'on par exemple refuser la prise de sang au travail sans que cela
n'entrave la délivrance du certificat d'aptitude ?
Bonsoir,
Vous préféreriez que le médecin du travail vous envoie passer cet examen
dans un labo extérieur ???
Serge
> Mais lorsqu'on connait la rémunération d'un médecin du travail,
> lorsqu'on en tient un on ne le lâche pas.
c'est bien payé, un médecin du travail?
> Ce qui les rend difficilement pérméables à une quelconque pression d'un
> employeur peu scrupuleux.
>
>
mouais, dans la presse spécialisée, et autres, je vois énormément
d'offres pour ce travail,, j'en déduis, que les postulants sont rares,
donc payés cher
dans ce cas, s'ils sont rares, l'employeur aura beaucoup de mal, à les
remplacer, donc le médecin du travail est en position de force?
mon raisonnement est'il juste?
Il y a souvent refus ou gène lors de la prise de sang.
Motif : taux des gamma gt
Certes comme beaucoup, mais pas comme tout le monde.
Quoiqu'il en soit la loi oblige l'employeur a organiser ces visites (et
encore l'intervalle a doublé ces dernières années) et le salarié à s'y
soumettre.
> Pour répondre à d'autres posts du forum, je n'ai rien cherché à dénoncer,
> j'ai juste constaté les choses puis posé une question.
>
> A part ça, je suis d'accord sur le fait qu'il faille passer une visite
> médicale au travail mais je voulais juste savoir s'il y avait des examens
> que l'on pouvait légalement refuser.
On peut douter de la nécéssité de certains examens je pense. Reste à
savoir lesquels, je n'ai pas trouvé de texte en référence.
>
> * Peux-t'on par exemple refuser la prise de sang au travail sans que cela
> n'entrave la délivrance du certificat d'aptitude ?
Réponse de normand : oui et non.
Certaines activités demandent des attentions et examens spécifiques
indispensable, par exemple les salariés soumis à des rayonnement
ionisants...tandis que ces mêmes examens pourraient paraître superflus
pour d'autres salariés.
Je ne suis pas médecin, mais je sais par exemple que l'état
d'imprégnation alcoolique se mesure après une prise de sang par le taux
de gamma GT. Or une telle addiction est sans contexte proscrite dans le
cas de conduite de machines -outils et autres engins mécaniques.
Oui sauf que les postulants sont rares car mal payés.
J'en connais 2 qui en ont eu assez des journées à 70 h en cabinet même
pour ramasser de l'argent, et ont donc décidé de consacrer leur
dernières années d'excercice en passant l'examen (concours ??)
nécessaire à l'excercice de cette spécialité.
Le salaire doit osciller selon mes souvenirs entre 2 et 3000 euro/mois
en fin de carrière.
moisse <moro...@hotinvalidmail.fr> wrote:
>>> Mais lorsqu'on connait la rémunération d'un médecin du travail,
>>> lorsqu'on en tient un on ne le lâche pas.
>>
>> c'est bien payé, un médecin du travail?
>>
>>> Ce qui les rend difficilement pérméables à une quelconque pression d'un
>>> employeur peu scrupuleux.
>>
>> mouais, dans la presse spécialisée, et autres, je vois énormément d'offres
>> pour ce travail,, j'en déduis, que les postulants sont rares, donc payés
>> cher dans ce cas, s'ils sont rares, l'employeur aura beaucoup de mal, à
>> les remplacer, donc le médecin du travail est en position de force?
>> mon raisonnement est'il juste?
> Oui sauf que les postulants sont rares car mal payés.
> J'en connais 2 qui en ont eu assez des journées à 70 h en cabinet même
> pour ramasser de l'argent, et ont donc décidé de consacrer leur
> dernières années d'excercice en passant l'examen (concours ??)
> nécessaire à l'excercice de cette spécialité.
Il faut se souvenir aussi de ce que le socle de la médecine du travail est bureaucratique et législatif.
Les entreprises sont obligées de faire appel à elle en raison de réglements de plus en plus pléthoriques.
C'est comme les douaniers jadis, il y avait des agences en douane florissantes mais dont l'existence ne reposait que sur la bureaucratie douanière.
--
Laurent Jumet - Point de Chat, Liège, BELGIUM
KeyID: 0xCFAF704C
[Restore address to laurent.jumet for e-mail reply.]
Sans textes pas d'obligations.
> Les entreprises sont obligées de faire
> appel à elle en raison de réglements de plus en plus pléthoriques.
Tout simplement parceque c'est un sport des DRH de chercher comment
contourner les obligations et par exemple d'allonger les délais de
surveillance.
Une visite normale, sans examen spécifique, revient à l'entreprise de
50 à 100 euro, même quand le salarié ne s'y rend pas.
Alors passer de 6 mois à un an, ou d'un an à 2, ommetre les
surveillances spéciales, représente une économie réèlle.
> C'est comme les douaniers jadis, il y avait des agences en douane
> florissantes mais dont l'existence ne reposait que sur la bureaucratie
> douanière.
Je suis un partisan de la médecine du travail et des douanes.
Beaucoup sont soucieux de leurs missions.
moisse <moro...@hotinvalidmail.fr> wrote:
Il y a la fonction, et puis il y a l'organe.
Nous vivons dans des sociétés où dans beaucoup de domaines, l'organe prime la fonction au point d'étouffer celle-ci. Les organes ont tendance à s'hypertrophier, à provoquer la rédaction de nouveaux réglements inapplicables, ouvrant la porte à la nécéssité d'augmenter les cadres de contrôles; ceux-ci, toujours insuffisants, demandent sans cesse l'accroissement de leurs moyens. Finalement, la fonction est étouffée par l'organe.
Il faut des douanes, pour saisir par exemple les médicaments contrefaits. Mais du temps des barrières douanières en Europe, le système s'était organisé pour sucer la vie économique: la bureaucratie était impénétrable, il fallait des agents en douane pour rédiger les documents incompréhensibles, et au total la corruption régnait; certains agents en douane avaient des chasses, des vignobles, etc... aquis grâce à la générosité de leurs clients...
Il ne faut pas oublier que l'Union Soviétique s'est effondrée à cause de l'étouffement bureaucratique créé par une "nomenklatura" qui avait trouvé le moyen de s'y soustraire elle-même. L'Union européenne copie l'URSS et va droit dans le mur, c'est la dictature de la burereaucratie qui s'est installée dans des pans entiers de la vie économique et sociale.
Si on travaille en rayons ionisants (ex radiologie) je crois bien que
non.
Jean
V
> L'Union européenne copie l'URSS et va
> droit dans le mur, c'est la dictature de la burereaucratie qui s'est
> installée dans des pans entiers de la vie économique et sociale.
Une bureaucratie qui ne génère que des coûts supplémentaires pour les
citoyens mais rien, par exemple, pour ;
- obliger les constructeurs a permettre de changer les ampoules des
voitures jusqu'en milieu de gamme sans outil particulier ni besoin de
passer par un garage pour démonter des ensembles (pour une lampe à 3
euros l'automobiliste doit régler 40 ou 50 euros)
- interdire les systèmes de "mort programmée" notamment dans les
appareils embarquant de l'informatique
- obliger une garantie constructeur minimale de 5 ans sur le gros
électroménager, et rendre tous les appareils réparables (interdiction
des moulages non ouvrables qui incorporent des pièces d'usure)
Liste loin d'être limitative...
Bref que la commission européenne soit au service des citoyens qui la
paie et non des lobbys de l'industrie (je ne leur reproche rien aux
lobbys, chacun est libre de défendre ses propres intérêts).
C'est mon coup de gueule du jour ;-)
--
maurice
>> Ensuite, le médecin m'a fait passer tout un tas d'examens effectués
>> sur place
>
> où est le scandale ? "sur place" a un intérêt quelconque dans vos
> critiques ?
Oui, le "sur place" a un intérêt évident :
* Si l'examen est prescrit, le patient récupère une ordonnance qu'il peut
consulter. Le laboratoire externe et indépendant quand à lui réalisera
uniquement la prescription. En résumé, le processus est transparent.
* Dans la cas de l'examen réalisé sur place comme ce fût mon cas, je n'ai
vu aucun papier, aucune ordonnance et l'on ne m'a d'ailleurs même pas
informé sur les examens réalisés. J'ai posé la question et le médecin m'a
très vaguement répondu. La différence est donc énorme en matière de
transparence.
> à moins que ce soit parce qu'un médecin ait osé sentir la nécessité
> d'un examen ?
>
> ou pire : pour parfaire son appréciation, le bougre en a fait
> plusieurs...
Comme je l'ai expliqué, étant très bien suivi par mon médecin traitant, je
ne vois aucun intérêt pour moi de doubler les examens. Le seul intérêt que
je vois est celui de l'entreprise qui cherche à obtenir le maximum
d'informations sur son employé.
> il était urgent de dénoncer tout cela...
> cette "indiscrétion"
Je n'ai absolument rien dénoncé mais juste posé des questions car il est
évident que tous ces examens sont plutôt indiscrets.
> prise de poux
Mdr :-)
Ok, ok je sors...
--
Jean-Claude
La photo numérique pour débutants et futur débutants
http://jcl.new.fr/
Pourquoi une visite chez un medecin du travail est t'elle plus cher que chez
un spécialiste ?