Xavier Hugonet a écrit le 28/09/2011 à 01h43 :
> martin <> wrote in
> news::
>
>> 2) Si mon employer ignore ma deuxième lettre, serait il permis de
>> penser
>> qu’il est d'accord avec son contenu? Ou y a-t-il une
>> différence
>> de « statut » entre la contestation et la deuxième lettre
>> et ne
>> sont-elles pas traitées de la même façon?
>> C’est-à-dire le fait
>> qu’une
>> contestation
>> est ignorée est un bon signe mais le fait qu’une lettre
>> suivante (ma deuxième lettre) est ignorée ne l’est pas
>> nécessairement?
>>
>>
>>
> Non. l'adage "qui ne dit mot consent" n'a pas de
> réalité juridique (sauf
> quelques rares cas explicites). On dit que l'employeur doit toujours
> répondre à la contestation d'une sanction (ou à tout RAR
> d'un salarié)
> car, s'il se retrouve devant les juges, l'absence de réponse ne jouerait
> pas en sa faveur. Mais s'il a répondu une fois à votre
> contestation et
> indiqué qu'il maintient la sanction, ça lui suffit à cet
> effet.
>
> Si vous voulez vraiment faire annuler l'avertissement, il ne reste que
> le recours au conseil de prud'hommes. Mais je vous conseille plutot de
> garder vos arguments pour un éventuel prochain conflit. L'avertissement
> se prescrit par trois ans, de toutes façons.
>
>
> Xavier Hugonet
>
Bonsoir,
Merci beaucoup de votre réponse rapide. Permettez-moi d'apporter une
précision ainsi que quelques questions.
Vous avez écrit : « On dit que l'employeur doit toujours
répondre à la contestation d'une sanction (ou à tout RAR
d'un salarié) car, s'il se retrouve devant les juges, l'absence de
réponse ne jouerait pas en sa faveur. »
Je précise que j'ai envoyé ma deuxième lettre (comme ma
contestation) en recommandé avec avis de réception. Toutefois, je
ne pense pas que cela changera quelque chose à votre réponse
« s'il a répondu une fois à votre contestation et
indiqué qu'il maintient la sanction, ça lui suffit à cet
effet ».
Vous avez également écrit : « L'avertissement se prescrit
par trois ans, de toutes façons. »
Est-ce que vous vous basez sur l'article L1332-5 du Code du travail «
Aucune sanction antérieure de plus de trois ans à l'engagement des
poursuites disciplinaires ne peut être invoquée à l'appui
d'une nouvelle sanction ». Si non, auriez-vous peut-être une base
légale ?
Avec mes remerciements anticipés.
Cordialement,
Martin