Pas exactement.
La non-signature vous permet jusqu'à preuve du contraire de prétendre
que vous disposez d'un contrat à temps complet.
Vous pouvez toutefois contester des points particuliers qui ne seraient
ainsi pas portés à votre connaissance, mais avec la limite des textes
existants comme le code du travail par exemple.
Sachant que ces contestations seront admises ou non par le juge saisi.
A+
--
Moisse
Nospam : sans doute
moi...@douteifrance.com
Merci pour votre réponse.
Vous parlez des points particuliers qui ne seraient pas portés à ma
connaissance, ce qui n'est pas le cas. Je parle de certaines choses
inscrites dans le contrat et applicables dans une conjoncture normale
de trvail. Hors le contexte est tout autre ....
En clair; la non-signature sur un contrat de travail à peu
d'avantage dans le sens du salarier. Mais par contre, si j'ai bien
compris, cela signifie donc que l'employeur peut beaucoup plus
se couvrir et argumenter sur le seul fait que le salarier à signé le
contrat et que celui-ci ne peut donc résolument rien refuser ou
réfuter de ce qui est inscrit dedans, malgré la conjoncture ?
Vous avez tout compris....le contraire.
Le contrat écrit, ses annexes, ses références à une convention, des
accords locaux, un règlement intérieur...protège plus l'employeur que le
salarié.
Dans le doute, la convention s'interprète contre celui qui a stipulé et
en faveur de celui qui a contracté l'obligation - code civil 1162
Mais il est vrai que nombre de petits employeurs, échaudés par une
tournure maladroite dans un contrat-type mal ficelé pensent encore au
pas vu pas pris, pas d'écrit pas de preuve.
> Pas exactement.
> La non-signature vous permet jusqu'à preuve du contraire de prétendre
> que vous disposez d'un contrat à temps complet.
Il me semble qu'en cas d'absence de contrat ecrit, le contrat oral est
un CDI. Le temps de travail reste a prouver.
Ici ca ne devrait pas poser de probleme avec la fiche de paye...
--
Laurent GARNIER
> Dans le doute, la convention s'interprète contre celui qui a stipulé et
> en faveur de celui qui a contracté l'obligation - code civil 1162
> Mais il est vrai que nombre de petits employeurs, échaudés par une
> tournure maladroite dans un contrat-type mal ficelé pensent encore au
> pas vu pas pris, pas d'écrit pas de preuve.
D'où je pensais (à tort à priori) qu'un contrat non signé permettait de
discuter bien des points...
Apparemment, c'est pas gagné ...!
Oui en relisant vos propos je constate effectivement que nos positions
sont identiques. Le contrat écrit protège plus l'employeur que le
salarié.
Lorsque le contrat et c'est votre cas, n'est pas écrit, c'est l'inverse
qui se passe, et c'est donc à l'avantage du salarié.
Il ne vous sera donc opposable que lorsque vous l'aurez signe. En
attendant, legalement, vous avez un CDI de fait (oral).
--
Laurent GARNIER
> En attendant, legalement, vous avez un CDI de fait (oral).
Oui, tout à fait
> En résumé, je ne peux rien contester tant que ce contrat n'est
> pas signé, et par le fait de le signer qui prouve donc que je suis
> d'accord avec ce contrat, je ne peux rien contester non plus ...
On ne peut rien vous imposer tant que ce contrat n'est pas signe. Donc,
vous pouvez TOUT contester (intitule du poste, salaire, missions,
deplacement, etc...)
Restez quand meme raisonnable dans vos contestations : n'esperez pas en
tant que cariste pouvoir legitimement contester la conduite d'un chariot
elevateur surtout si ca fait un mois que vous le faite ;-)
--
Laurent GARNIER
Les conseilleurs ne sont pas les payeurs :-)
Vous voulez une reponse certaine : allez voir un avocat a qui vous
exigerez une reponse ecrite engageant ainsi sa responsabilite
professionnelle.
--
Laurent GARNIER
> Vous voulez une reponse certaine : allez voir un avocat a qui vous
> exigerez une reponse ecrite engageant ainsi sa responsabilite
> professionnelle.
J'avais la douce illusion qu'il y en ait ici ;)
Il y en a, mais aucun ne fournit la garantie qui va avec.
--
Salutations,
Xavier Hugonet - LSA France
d...@lsafrance.com
http://www.lsafrance.com/ - Consultez nos offres d'emploi !
Ici vous avez affaire à des bénévoles qui n'ont aucune obligation à
votre égard, qui ne sont pas tenus de répondre et/ou de faire des
recherches à votre place et bien sûr dont vous devez pouvoir apprécier
la qualité des interventions.
Un contrat non signé ne permet pas de contredire certains paragraphes en
ce sens que le contrat n'existant pas, aucune clause n'a d'existance
licite et opposable que ce soit aux parties ou aux tiers.
Restent les textes en vigueur et le cas échéant tout ce qui permettrait
à un juge de se faire une conviction sur la volonté des parties.
Lire " le contrat n'existant pas matériellement"...
> qui n'ont aucune obligation à votre égard, qui ne sont pas tenus
> de répondre et/ou de faire des recherches à votre place
Je ne souhaitais mettre à contribution personne dans une recherche,
je désirais juste une réponse si quelqu'un parmis ce groupe la
connaissait.
Ceci dit, lorsque l'on pose une question quelle qu'elle soit sur tous
groupes de discussion et que bien sur je connais la réponse,
déontologiquement comme tout unn chacun, j'y réponds
sans chercher plus loin.
Aussi lorsque l'on pose une question dans ce genre de groupe, il est vrai
que si réponse il y a, il serait souhaitable qu'elle soit formulée de
manière réfléchie et non écrite à l'emporte pièce.
> et bien sûr dont vous devez pouvoir apprécier la qualité des
> interventions.
Je les apprécie à leur juste valeur, tout comme votre réponse et vous en
remercie.
> Un contrat non signé ne permet pas de contredire certains paragraphes en
> ce sens que le contrat n'existant pas, aucune clause n'a d'existance
> licite et opposable que ce soit aux parties ou aux tiers.
> Restent les textes en vigueur et le cas échéant tout ce qui permettrait
> à un juge de se faire une conviction sur la volonté des parties.
Je vais tenter de soumettre ceci à un conseiller juridique pour synthèse.
Navré pour la réponse tardive.
Cordialement.
Le droit n'est pas une science exacte ! Nous pouvons vous donner une
reponse, mais nous ne sommes pas les juges qui au final decideront de la
legalite des actions que vous realiserez. Surtout que le droit est
"vivant" : une action legale a un moment donne peut devenir illegal par
simple revirement de kurisprudence...
--
Laurent GARNIER
J'entends bien. Je voulais juste savoir s'il était possible de lancer une
offensive ou si c'était fortement déconseillé d'entrée de jeu...
Comme je suis pressé par le temps et que les ponts font que je ne peux
avoir de renseignements de conseillers, je suis venu ici.
Merci encore et navré d'avoir froissé certains esprits.
en réalité
la présomption de temps complet est, en règle générale, qualifiée de
"simple" et non de "irréfragable" :
cela veut dire que l'employeur dispose de tous moyens de preuves (légalement
admissibles) pour étayer la réelle amplitude du temps de travail
dans ce contexte, la voie de la requalification judiciaire en temps complet
reste ouverte
MAIS
à la condition que le salarié démontre qu'il était en quasi permanence à la
disposition de l'employeur parce que, par exemple, les heures de travail
fluctuaient constamment : d'un jour ou d'une semaine à l'autre et que ceci
avait pour conséquence de l'empêcher de se mettre au service d'un autre
employeur
TOUTEFOIS, retenez pour l'essentiel qu'un salarié à temps partiel sans
contrat écrit, MAIS avec des horaires objectivement circonstanciés dans un
contexte de stabilité (fixité) peut ne pas obtenir le résultat que vos
écrits, ci-haut, laissent hasardeusement espérer