Bonjour,
Est-ce q'un profession ind�pendant qui a des contrats
renouvel�s depuis une dizaine d'ann�es peut etre membre
d'un syndicat genre CGT FO etc. ?
Aussi, qu'est ce qui caract�rise (pr�cis�ment SVP !)
la requalification d'un contrat non-�crit avec une administration
avec un travailleur ind�pendant en CDI de salari�.
Merci a toutes et a tous.
Il s'agit d'une personne de 55 ans prestataire de l'administration
tout seul dans son coin qui craint la perte de ses contrats - merci pour
lui....
aucune disposition l�gale n'interdit � un syndicat de salari�s d'accepter
les cotisations d'un artisan ou commer�ant...
MAIS on peut se demander � quoi cela pourrait bien servir en faveur de cet "
adh�rent " ;
il serait plus utile, pour lui, d'adh�rer � un syndicat d'entrepreneurs
genre CGPME, CIDUNATI ou similaires.
> Aussi, qu'est ce qui caract�rise (pr�cis�ment SVP !)
> la requalification d'un contrat non-�crit avec une administration
> avec un travailleur ind�pendant en CDI de salari�.
pourquoi un artisan paysagiste venant tondre la pelouse du centre des imp�ts
devrait-il avoir un statut de salari� en CDI ?
> Il s'agit d'une personne de 55 ans prestataire de l'administration
> tout seul dans son coin qui craint la perte de ses contrats
en quoi la perte d'un contrat de prestations de service devrait-elle
entra�ner une requalification judiciaire en statut de fonctionnaire ?
Avec ce qui me reste de mes connaissances en droit social ;
l'administration n'est pas exemptée de fournir un contrat écrit pour
une mission temporaire ou ponctuelle (venir tondre tout les 15 jours
chaque printemps). En l'absence, ça se traduit par un licenciement
sans cause réelle et sérieuse. Où bien, je n'ai pas compris?
> > Il s'agit d'une personne de 55 ans prestataire de l'administration
> > tout seul dans son coin qui craint la perte de ses contrats
>
> en quoi la perte d'un contrat de prestations de service devrait-elle
> entraîner une requalification judiciaire en statut de fonctionnaire ?
Ce reste para�t voisin du Z�ro absolu.
:-)
> l'administration n'est pas exempt�e de fournir un contrat �crit pour
> une mission temporaire ou ponctuelle (venir tondre tout les 15 jours
> chaque printemps). En l'absence, �a se traduit par un licenciement
> sans cause r�elle et s�rieuse.
Non, en travail dissimul�
> O� bien, je n'ai pas compris?
Vous n'avez effectivement pas bien compris, et ^m�me pas compris du
tout.
Il ne s'agit pas d'une mission, mais d'une commande de prestation de
service, trait�e de fa�on identique � une commande de petits pains ou de
papier machine.
La collectivit� en cause doit s'assurer de respecter la r�glementation
de passation des march�s, et au passage s'assurer de la situation
r�guli�re de l'entrepreneur, et c'st tout.
Il n'y a nul contrat de travail.
--�
Moisse
<bpasc...@googlemail.com> a �crit dans le message de news: 1
ff76b57-e213-4f9c...@m38g2000yqd.googlegroups.com...
> l'administration n'est pas exempt�e de fournir un contrat �crit
/ ... /
>En l'absence, �a se traduit par un licenciement
le traiteur qui fournit en janvier les " petits fours " pour le vin
d'honneur � la fin de l'audience solennelle de la cour d'appel est donc
r�voqu� de " l'administration ", parce qu'il n'a pas eu de contrat de
travail avec le minist�re de la justice ?
mais j'y pense, il ne faut donc ne pas lui payer ses... " factures " ;o}
L'exemple pr�sent� est sans doute mal choisi. Cependant
1 - la demande de re qualification en contrat de travail, de t�ches
confi�es sans march� officiel, (parfois sous couvert de contrepartie �
la gratuit� d'un logement g�r� par la municipalit�) serait en cours, non?
2 - Le gouvernement a demand� le r�-examen des contrats de
sous-traitances priv�s, en mentionnant - avec beaucoup d'�-propos
d'ailleurs! - ceux qui concernent le gardiennage des magasins
3 - Il ne serait donc pas surprenant qu'on re qualifie un jour comme
contrat de fonctionnaire, des march�s publics - en particulier avec une
"entreprise individuelle" - dont l'objet r�el ne consiste qu'� disposer
de fonctionnaires suppl�mentaires sans statut!
L'acc�ssion au statut de la fonction publique est encadr�e, ce qui
signifie que le T.A. pourrait prononcer des condamnations � des DI aux
collectivit�s concern�es, mais ne peut en l'�tat actuel de la
r�glementation prononcer d'office l'attribution du statut.
Ce qui reviendrait � interdire aux collectivit�s la passation de march�s
avec les entreprises individuelles, boulangers, �lectriciens, et
autres...
--�
Moisse
| L'acc�ssion au statut de la fonction publique est encadr�e, ce qui
| signifie que le T.A. pourrait prononcer des condamnations � des DI aux
| collectivit�s concern�es, mais ne peut en l'�tat actuel de la
| r�glementation prononcer d'office l'attribution du statut.
Merci pour cette r�ponse. Le tribunal pourrait donc condamner avec une indemnisation �gale aux avantages du
fonctionnariat ....
| Ce qui reviendrait � interdire aux collectivit�s la passation de march�s
| avec les entreprises individuelles, boulangers, �lectriciens, et
| autres...
Ce qui conduirait � �tre plus vigilant et � r�-examiner p�ridiquement l'ind�pendance r�elle des sous traitants,
tant en ce qui concerne la pluralit� de ses clients, que l'organisation de son emploi du temps .
Par exemple, confier � une entreprise individuelle une t�che repr�sentant un emploi � plein temps, lui donner
des ordres d'�x�cution journaliers par le service technique municipal, et constater ann�e apr�s ann�e, que
l'entreprise individuelle n'a pas embauch� le moindre salari� .....
Cela ne peut �tre chiffr�, comment �valuer la p�r�nit� de l'emploi ??
Le TA allouerait les dommages en fonction des pr�tentions du demandeur,
pr�tentions �tay�es s'entend.
Personnellement je n'y crois pas beaucoup.
>
>> Ce qui reviendrait � interdire aux collectivit�s la passation de
>> march�s avec les entreprises individuelles, boulangers,
>> �lectriciens, et autres...
>
> Ce qui conduirait � �tre plus vigilant et � r�-examiner p�ridiquement
> l'ind�pendance r�elle des sous traitants, tant en ce qui concerne la
> pluralit� de ses clients, que l'organisation de son emploi du temps .
C'est vrai pour le secteur priv�.
> Par exemple, confier � une entreprise individuelle une t�che
> repr�sentant un emploi � plein temps, lui donner des ordres
> d'�x�cution journaliers par le service technique municipal, et
> constater ann�e apr�s ann�e, que l'entreprise individuelle n'a pas
> embauch� le moindre salari� .....
Si la personne en question paie ses cotisations, charges et respecte les
pr�conisations du cahier des charges, on ne peut pas en d�duire qu'il
s'agit d'un salariat d�guis�.
Mais l� encore il faut se souvenir qu'il s'agit d'emploi relevant du
secteur public, avec ses r�gles, ses contrats..
--�
Moisse
C'est la d�finition du d�lit de marchandage dans le Code du Travail. ;-)
Est-ce qu'il n'existerait pas quelque chose d'�quivalent pour la
fonction publique ?
--
Fran�ois
Je reformule votre r�ponse: � la diff�rence du secteur priv�, un individu pourrait avoir - sous le masque d'un
contrat public avec une entreprise individuelle - toutes les obligations d'un fonctionnaire sans b�n�ficier
d'aucun de ses avantages.
Est-ce bien cela?
Pas exactement. Il existe bien des ind�pendants qui travaillent
exclusivement pour une entreprise.
> un
> individu pourrait avoir - sous le masque d'un contrat public avec
> une entreprise individuelle - toutes les obligations d'un
> fonctionnaire sans b�n�ficier d'aucun de ses avantages.
> Est-ce bien cela?
Quelles obligations ??
L'int�r�t pour la collectivit� est justement d'�viter la cr�ation d'un
poste de titulaire, mais pas forc�ment le co�t, il existe des formules
contractuelles pour cela.
Bien s�r dans l'absolu on peut imaginer la situation en question et avec
un peu de malchance le lascar '�tant pas � jour de ses charges en tant
que TNS ou micro-entreprise, envisager une requalification, non pas en
tant que fonctionnaire, mais contractuel.
--�
Moisse
Lorsque le contrat pr�voit l'habilitation personnelle de chaque salari� intervenant (et comme par hasard il n'y
a que l'entrepreneur habilit�), des directives pr�cises de disponibilit�s qui aboutissent � une obligation
d'exclusivit�, l'organisation quotidienne du travail d�finie par le service technique municipal, il s'agit
bien, de fait d'un contractuel public (abandonnons le terme fonctionnaire) et non d'un entrepreneur ind�pendant.
Peu importe qu'il s'acquitte bien de ses obligations l�gale d'entrepreneur (il y est bien oblig� puisqu'il doit
le justifier tous les ans). C'est la subordination de fait de "l'entrepreneur", et l'obligation de suivre
pr�cisemment les directives du service technique qui en fait un salari� 'de fait' de l'administration.
Je le con�ois bien, mais cette situation n'a rien d'exceptionnel dans le
secteur priv�, sans pour autant entra�ner la requalification.
Je suis bien d'accord avec vous, la fronti�re entre ind�pendant,
marchandage et portage est assez floue.
Des centaines d'entrepreneurs individuels n'ont qu'un seul client, il
suffit d'aller � Rungis pour s'en convaincre, ou de regarder des camions
rouges circuler sur les autoroutes, outre les contraintes �voqu�es, ils
portent les couleurs du donner d'ordre.
Et je n'�voque m�me pas les centaines "d'ind�pendants" qui oeuvrent dans
les bureaux d'�tude.
Le secteur public �tranger sur ce plan aux contraintes du code du
travail, n'�chappe pas � ce syst�me,
Quid de la collectivit� qui confie un march� de voirie � une grande
entreprise, laquelle sous-traite � un certain nombre "d'ind�pendants"
sous contrat ??
--�
Moisse
Oui, enfin les grosses bo�tes s'en m�fient quand m�me, notamment les
SSII qui veillent � ne pas faire durer plus de 3 ans les contrats de
leurs "ind�pendants" chez les clients.
> Je suis bien d'accord avec vous, la fronti�re entre ind�pendant,
> marchandage et portage est assez floue.
> Des centaines d'entrepreneurs individuels n'ont qu'un seul client, il
> suffit d'aller � Rungis pour s'en convaincre, ou de regarder des camions
> rouges circuler sur les autoroutes, outre les contraintes �voqu�es, ils
> portent les couleurs du donner d'ordre.
Des centaines d'entrepreneurs et leurs clients qui contournent la loi �a
ne fait pas un syst�me.
> Et je n'�voque m�me pas les centaines "d'ind�pendants" qui oeuvrent dans
> les bureaux d'�tude.
> Le secteur public �tranger sur ce plan aux contraintes du code du
> travail, n'�chappe pas � ce syst�me,
Si les salari�s et les syndicats font leur boulot �a ne doit pas se
produire.
> Quid de la collectivit� qui confie un march� de voirie � une grande
> entreprise, laquelle sous-traite � un certain nombre "d'ind�pendants"
> sous contrat ??
>
Tr�s fr�quemment d�nonc�, mais tout le monde s'en fout... Jusqu'� ce
qu'il y ait un accident.
>
> --�
> Moisse
>
--
Fran�ois
| > Quid de la collectivit� qui confie un march� de voirie � une grande
| > entreprise, laquelle sous-traite � un certain nombre "d'ind�pendants"
| > sous contrat ??
Mais justement, c'est alors la grande entreprise qui risque d'avoir � int�grer les ind�pendants en tant que
salari�s.
Malgr� le regrettable abandon de la pr�somption de salariat
http://www.apce.com/cid27061/retablissement-de-la-presomption-de-non-salariat-art.-23.html
"C'est donc � l'administration d�sormais de prouver l'existence d'un contrat de travail lorsque le travailleur
ind�pendant fournit ses prestations dans des conditions qui le placent dans un lien de subordination juridique
permanente � l'�gard de son donneur d'ouvrage. "
"moisse" envoie l� un salut � Norbert ? MDR
je n'ai citᅵ personne., mais effectivement ND a bien fidᅵlisᅵ un
certain nombre d'affrᅵtᅵs permanants.
--ᅵ
Moisse
Ils ne sont pas franchisᅵs ?
--
Franᅵois
www.juristprudence.c.la exprime ceci:
>> "moisse" envoie l� un salut � Norbert ?
moisse" <moi...@ifrance.etcom> a �crit dans le message de news:
4b1e3866$0$24603$426a...@news.free.fr...
> effectivement ND a bien fid�lis� un certain nombre d'affr�t�s permanants.
c'�tait facile : il y plus rarement (quotidiennement) des camions de
pompiers sur les autoroutes
Non.
Il existe trᅵs peu de franchises dans cette branche d'activitᅵ, celles
(une ou deux) que j'ai eu ᅵ connaᅵtre ont mal fini.
La seule qui perdure est FRANCE EXPRESS (par exemple 75-EXPRESS) mais
si on enlᅵve les filiales de GEODIS il ne doit pas rester une grosse
poignᅵe de franchisᅵs.
Dans le cas de ND on parle de contrat d'afretement permanants, avec un
CA minimal garanti, une rᅵmunᅵration pour le port obligatoire des
couleurs, des accᅵs ᅵ des financements "privilᅵgiᅵs", des accᅵs ᅵ des
crᅵdits techniques prᅵfᅵrentiels (carburant, entretien, achat
matᅵriel...)
Mais reste qu'il s'agit d'entrepreneurs pieds et poings liᅵs au donner
d'ordre principal.
Reste aussi que peu de routiers salariᅵs parviennent ᅵ s'ᅵtablir ᅵ leur
compte sans passer par lᅵ.
J'en profite pour lancer un dᅵbat :
Quid de ces salariᅵs qui parlent de bloquer les plates-formes en volant
(mᅵme si le mot paraᅵt excessif) les vᅵhicules de leur employeur pour
commettre un dᅵlit ??
Je connais la rᅵaction des plates-formes : elles vont faire constater
par huissier, relever les marques commerciales et systᅵmatiquement
dᅵposer une plainte contre le propriᅵtaire des vᅵhicules.
Alors maintenir le barrage implique pour le salariᅵ une nuiisance ᅵ son
employeur et pourquoi pas un angle pour une faute lourde.
Aprᅵs tout nombre de dᅵlᅵguᅵs CGT Renault ont bien ᅵtᅵ licenciᅵs pour
des faits similaires commis voici quelques annᅵes en temps de grᅵve.
--ᅵ
Moisse
d�bat clos depuis des ann�es : licenciement fond� !
"la cour d'appel a constat� que le salari� avait personnellement particip�
au blocage de l'entr�e de l'entreprise, emp�chant pendant plusieurs heures
la sortie des v�hicules assurant le service de messagerie ; qu'elle a pu
d�duire de cette constatation que M. X... avait ainsi commis une entrave �
la libert� du travail, constituant une faute lourde ; que le moyen n'est pas
fond� "
le moyen du pourvoi du salari� �tant " d�fauts de base l�gale au regard des
articles L. 122-45, L. 521-1 et L. 122-14-3 du Code du travail, 1315 du Code
civil et 7 du nouveau Code de proc�dure civile"
cassation sociale 24 avril 2003 (01-46977 )
jurisprudence confirm�e r�cemment :
" la cour d'appel a constat� qu'il �tait �tabli que lors d'un mouvement de
gr�ve le 28 novembre 2001, le salari� avait emp�ch� avec trois coll�gues de
travail le d�part de deux autobus de l'entreprise � la gare routi�re de
Cergy-Pontoise entre 10 h 05 et 10 h 55 ; qu'elle en a justement d�duit que
cette entrave � la libert� du travail �tait constitutive d'une faute lourde
justifiant son licenciement ; que le moyen n'est pas fond� "
10/02/2009 cass. soc 07-43939
La situation n'est pas identique, il ne s'agit pas d'une entrave ᅵ la
libertᅵ du travail (de son entreprise) mais du vol (ou dᅵtournement)
d'un vᅵhicule pour commetre un dᅵlit.
Mais je suis bien d'accord que la solution serait identique.
Une anecdote dont vous ᅵtes tous si friants :
Lors des grᅵves de 1992 (le permis ᅵ points entre autres) j'avais au
tᅵlᅵphone un conducteur qui pestait d'ᅵtre bloquᅵ par un barrage sur
l'autoroute aprᅵs avoir subit un dᅵfilᅵ "escargot".
Et aux actualitᅵs rᅵgionnales (Auvergne) devinez qui ᅵtait en tᅵte du
cortᅵge ??
Il m'arrive d'en rire encore.
--ᅵ
Moisse
Tarzan ! ;o}
Ha la rᅵflexion qui fᅵche.
Tarzan n'ᅵtait pas routier, mᅵme s'il s'en donnait l'air.
C'est un conducteur rᅵgional, qui couche tous les jours chez lui, et la
diffᅵrence est importante sur le plan salarial et social, outre la
mentalitᅵ qui n'est pas la mᅵme.
--ᅵ
Moisse
Les transporteurs routiers seraient quand mᅵme mal venus de sanctionner
leurs salariᅵs quand ceux-ci utilisent leur vᅵhicule pour faire des
blocages ! Il faudrait dans ce cas qu'ils s'appliquent ᅵ eux-mᅵmes cette
forme "illicite" de manifester.
Vous vous souvenez sᅵrement, vous qui ᅵtiez dans la place ;-), de la
grande grᅵve des transporteurs de 1984. Deux semaines de routes
bloquᅵes, un dᅵbut de pᅵnurie, des entreprises en pᅵril. Mauroy voulait
foutre les camions dans le fossᅵ. Qui s est opposᅵ ? Le ministre de
transport de l'ᅵpoque, Charles Fitterman,...
Et pourtant, d'un certain cᅵtᅵ, on pouvait considᅵrer ce comportement
patronal comme une sᅵvᅵre nuisance pour l'ensemble de la population.
C'est un ministre PC qui les a soutenus. Il faudrait s'en souvenir.
--
Franᅵois
La grᅵve c'est le refus de continuer de travailler.
Toutes les corporations qui font grᅵve le font avec leurs moyens
propres.
On n'a jamais vu les cheminots ou les RATPistes dᅵfiler en train.
>
> Vous vous souvenez sᅵrement, vous qui ᅵtiez dans la place ;-), de la
> grande grᅵve des transporteurs de 1984. Deux semaines de routes
> bloquᅵes, un dᅵbut de pᅵnurie, des entreprises en pᅵril. Mauroy
> voulait foutre les camions dans le fossᅵ. Qui s est opposᅵ ? Le
> ministre de transport de l'ᅵpoque, Charles Fitterman,...
On n'est pas en Chine ni en URSS.
D'abord il n'y a jamais eu de blocage patronal, y compris en 1984, car
les transporteurs avaient dᅵcidᅵ de conduire eux-mᅵme un vᅵhicule, sans
faire appel au salariat.
J'en ai con duit un, quasiment tout seul d'ailleurs.
:-)
Alors ᅵ part une opᅵration escargot de ci ou de lᅵ, aucun blocage faute
de combattants.
Les autres grᅵves ont toutes ᅵtᅵ organisᅵes par les organisations de
salariᅵs, mᅵme parfois avec la bienveillance du patronat, comme ᅵ
l'occasion du permis ᅵ points.
Pour ce qui est de Fitermann il a souvent ᅵtᅵ considᅵrᅵ omme le meilleur
ministre des transports de la Vᅵme rᅵpublique, en tout cas par la
profession.
>
> Et pourtant, d'un certain cᅵtᅵ, on pouvait considᅵrer ce comportement
> patronal comme une sᅵvᅵre nuisance pour l'ensemble de la population.
Il suffit aux transporteurs de laisser les camions en entreprise pour
parvenir au mᅵme rᅵsultat.
> C'est un ministre PC qui les a soutenus. Il faudrait s'en souvenir.
--ᅵ
Moisse