Je constate en regardant sur le forum fr.emplois.offres que des SSII passent
des annonces pour recruter des stagiaires en dernière année d'école
d'ingénieur pour des stages de quelques mois avec "possibilité de pré
embauche"
Ce n'est pas écrit noir sur blanc mais je suppose que ces stagiaires vont
être "vendus" ou plutôt "loués" aux clients des SSII avec le Label
"consultant" et donc facturés au même titre que de vrais employés de la SSII
(min 400 euros/jour)
Ce qui pose au moins trois problèmes:
- d'une part la rémunération des stagiaires, quand elle existe, est
franchement ridicule (max. 1000 euros/mois brut et sûrement beaucoup moins
la plupart du temps) et très intéressant fiscalement pour la SSII
- d'autre part étant donne que la durée de leur stage s'ajustera sur la
durée de la mission, ils se feront sûrement jeter comme des malpropres a la
fin
- enfin il y a visiblement arnaque pour l'entreprise cliente qui croit
payer pour un consultant expert et se retrouve avec un stagiaire même pas
diplôme !
Ces pratiques sont elle légales ?!?!?!?
Bonsoir
>
> Je constate en regardant sur le forum fr.emplois.offres que des SSII
passent
> des annonces pour recruter des stagiaires en dernière année d'école
> d'ingénieur pour des stages de quelques mois avec "possibilité de pré
> embauche"
>
oui la carotte au bout du battons ......
> Ce n'est pas écrit noir sur blanc mais je suppose que ces stagiaires vont
> être "vendus" ou plutôt "loués" aux clients des SSII avec le Label
> "consultant" et donc facturés au même titre que de vrais employés de la
SSII
> (min 400 euros/jour)
Oui tout à fait il seront eux aussi vendu très cher.
Je bosse actuellement avec qq un en contrat de qualif, et revendu plein pot
au client,
alors qu'il gagne 75% du smic ......
>
> Ce qui pose au moins trois problèmes:
> - d'une part la rémunération des stagiaires, quand elle existe, est
> franchement ridicule (max. 1000 euros/mois brut et sûrement beaucoup moins
> la plupart du temps) et très intéressant fiscalement pour la SSII
tout bénéf pour l'entreprise, ce n'est donc pas un pb pour eux,
mais au contraire, une solution très intéressante pour avoir de la main
d'oeuvre à moindre cout.
Je trouve cela un peu scandaleux, mais ca reste mon avis.
> - d'autre part étant donne que la durée de leur stage s'ajustera sur
la
> durée de la mission, ils se feront sûrement jeter comme des malpropres a
la
> fin
L'entreprise cherchera d'autres stagiaires......
> - enfin il y a visiblement arnaque pour l'entreprise cliente qui croit
> payer pour un consultant expert et se retrouve avec un stagiaire même pas
> diplôme !
Ca de se côté je ne le pense pas, car dans ce cas, le client doit pouvoir
casser
un contrat, de plus, les CV doivent être normalement fourni au client,
rien n'y oblige, mais le client l'exige vu le prix qu'il paye .....
>
> Ces pratiques sont elle légales ?!?!?!?
Bien sûr ...........
Je ne connais pas la légalité de la chose.
Mais êtes vous certains de ce que vous avancez pour chaque annonce?
Je me prend pour exemple, je travail actuellement pour une SSII dans
laquelle j'y ai effectué mon stage de fin d'étude. Vis à vis du client,
d'abord, je crois me souvenir qu'un stagiaire n'est pas un salarié et
est sous une sorte de convention de stage passé entre l'école et la
SSII. Il y avait, je crois, une certaine réticence à envoyer un
stagiaire chez un client, je ne connais pas le cadre légal de ceci (je
me souviens que c'était récurrent dans toutes les entreprises où j'ai
cherché mon stage). Peut être juste une honnêteté vis à vis du client.
Voici les pratiques de ma boite (je ne généralise pas, je donne un
contre exemple) :
- le stagiaire est payé le smic
- il n'est pas envoyé chez le client et travail à l'agence pour un
client sur un projet de type "forfait".
- il est facturé "gratuitement" au client (0 euro)
Plusieurs avantages à cet état de fait.
- Le client est content: il ne paie pas le surplus de travail.
- La SSII est statisfaite, elle gagne sur ses budgets en jour/homme non
provisionné à moindre frais.
- La SSII place chez un client un futur collaborateur non encore
embauché. Le stagiaire aura fait ses preuves vis-à-vis du client et si
celui-ci veut le garder, il devra débourser cette fois la facturation.
- Le stagiaire gagne le SMIC et peut s'ammenager un temps de travail
pour préparer son rapport de stage.
Ce n'est qu'un exemple, mais toutes les SSII ne sont pas des
esclavagistes.
Derrière une annonce se cache peut être une SSII qui respecte ses
clients (normal) et ses collaborateurs...
--
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> Je constate en regardant sur le forum fr.emplois.offres que des SSII
> passent des annonces pour recruter des stagiaires en dernière année
> d'école d'ingénieur pour des stages de quelques mois avec "possibilité
> de pré embauche"
j'ai été embauché, il a 5 ans, avec ce procédé, dans une SSII.
Pour ma part, il s'agissait d'un projet au forfait, le client n'avait pas
droit de regard sur le nombre ni sur la qualification des intervenants.
Par contre un autre stagiaire était en régis avec ce même client, en
liaison avec notre projet.
Le client a obtenu une tarification allégée, compte tenu du statu de
stagiaire.
Mais les choses ont toujours été clair sur le status des intervenants, que
ce soit pour le forfait ou la régie et il y a eu aucune magouille de CV.
Mais il est clair qu'en général, les stagiaires interviennent très rarement
chez le client en ce qui concerne ma société.
Marchand de viande certe, comme j'ai lu, mais une SSII n'a rien a voir
quand même avec une agence d'intérime..., la viande est un peu mieux choyé
quoi ....
Ça dépend de la mission et de celles qui sont prévues ensuite. Un stagiaire
qui après 6 mois maîtrise un produit assez recherché a plus de chance qu'un
énième pisseur de HTML.
Mais par les temps qui courent, c'est plutôt mal barré, c'est vrai.
> - enfin il y a visiblement arnaque pour l'entreprise cliente qui croit
> payer pour un consultant expert et se retrouve avec un stagiaire même pas
> diplôme !
J'ai vu les deux cas. Dans l'un, le stagiaire était bien re-vendu comme
stagiaire et intégré à l'équipe mixte SSII-client ; le client final ne
payait presque rien, tout le monde était content. Le stagiaire aurait pu
peut-être être embauché s'il avait voulu.
Dans l'autre, une stagiaire a été vendu comme experte (*) à son client
auquel elle ne devait surtout rien dire... Elle a été embauchée ensuite.
Dans les deux cas, on parle de grosses SSII très connues.
(*) Pour une SSII, expert = qui a eu une formation coin de table d'au moins
une demi-heure la veille.
--
Damien
Ce n'est évidemment pas légale, mais cela ne relève pas du droit du
travail, donc à ce niveau vous ne pouvez intervenir.
C'est un contrat commercial entre deux entreprises, et elles en
acceptent ou non les termes, et si le client s'estime léser, lui seul
peut agir en conséquence...
En ce qui vous concerne, la seule obligation de l'employeur c'est de
respecter les termes de votre convention de stage, quant aux horaires,
en ce que vous devez ou pouvez faire !
Accessoirement, vous pouvez indiquer au client votre status, et lui
signifier qu'il ne doit pas trop vous en demander puisque vous êtes
stagiaire... ;o)
> Marchand de viande certe, comme j'ai lu, mais une SSII n'a rien a voir
> quand même avec une agence d'intérime..., la viande est un peu mieux choyé
> quoi ....
La viande est mieux choyé dans la SSII ou dans l'agence d'intérim ?
Apres avoir travaillé pour 2 des boites citées plus haut, je me pose honnetement la question !
Bonnes missions à tous
Fab
Oui mais justement...
> Lors d'une intervention dans ce newsgroup, est-ce attaquable de nommer les
> boites concernées ? Si l'on est salarié de la boite, il y a un devoir de
> réserve ?
En principe, dénigrer son employeur est un motif de licenciement.
>Et si l'on n'est pas salarié de l'une d'elles ?
Diffamation, en théorie, dirais-je.
--
Damien
> >Et si l'on n'est pas salarié de l'une d'elles ?
>
> Diffamation, en théorie, dirais-je.
Diffamation c'est quand on ment ?
La on ne fait que dire la vérité !
Je propose un code ésotérique Alr, Alt, Act, CPG, UG.... afin qu'on se renseigne mutuellement ;=)
C'est un sujet dont on a parlé sur fr.emplois.d, et c'est peu près la même
conclusion à laquelle on est arrivé.
Voir les threads
De: "Minnie" <mini...@chez.com>
Objet: SSII - liste noire
Date: mercredi 21 mai 2003 20:31
et
De: "Zizipanpan" <ch...@moi.com>
Objet: Re: Bonnes et mauvaises SSII
Date: lundi 19 mai 2003 14:08
Cordialement
M.
je citerai d'abord cet article de l' Express qui répond bien à la
question :
Savoir critiquer son entreprise
L'employé a le droit de critiquer son entreprise, mais cependant cet
exercice est des plus délicats. Il doit donc le faire dans les règles et
tenir compte de sa position face à la hiérarchie. Tous les salariés,
quel que soit leur rang, ont le droit d'exprimer leur opinion sur «le
contenu, les conditions d'exercice et l'organisation de leur travail»
dans le but d'améliorer le fonctionnement de l'entreprise. Le Code du
travail souligne que ce droit ne s'applique que sur «les lieux et
pendant le temps de travail», champ largement élargi par la
jurisprudence. Le cadre dispose, en théorie, d'une grande liberté de
ton, pouvant signer une pétition en faveur de son ancien patron, se
plaindre, preuves à l'appui, d'une mutation-sanction sans craindre
d'être licencié. Il peut également critiquer la stratégie, les finances,
le recrutement de l'entreprise... Laurence Matthys, responsable
juridique de la branche emploi-formation à la CFE-CGC, souligne que
«plus on monte dans la hiérarchie et plus cet exercice critique doit se
lire comme un devoir : c'est le pendant de l'autonomie exigée par
l'employeur». Cependant, souligne L'Express, traditionnellement, les
cadres contestent rarement l'infaillibilité patronale. Selon Olivier de
Tissot, professeur de droit du travail à l'Essec, « ils confondent leurs
intérêts avec ceux de l'entreprise et adoptent généralement le discours
officiel : c'est inscrit dans leurs gènes». Les cadres craignent la
perte de confiance de leur direction et de se faire licencier. Sa seule
protection consiste alors à obtenir un statut protecteur, tel celui
d'élu du personnel. Frédéric Chhum, avocat au cabinet Deprez Dian
Guignot, indique que «mettre en copie d'un e-mail râleur ses voisins de
bureau ou le PDG du groupe est une fausse bonne idée : cela ne couvre
pas l'expéditeur et les juges n'apprécient guère ce genre de publicité».
Le droit à la parole a ses limites : rester correct et s'en tenir aux
sujets d'ordre professionnel. Pascale Lagesse, avocate en droit social,
associée au cabinet Freshfields Bruckhaus Deringer, indique que, d'après
la jurisprudence, «les propos «blessants», «injurieux», «malveillants»,
«calomnieux» ou «diffamatoires» constituent un abus passible d'un
licenciement pour faute».
(L'Express du 12 juin 2003)
ensuite que le cas de salariés attaquant sur le Web leur entreprise a
déjà donné lieu a de nombreux cas plus qu'épineux.
Danone en est le meilleur exemple. Mais aussi Greenpeace, Esso ..
j'en ai fait un petit dossier avec les liens utiles.
http://faq.fr.emplois.d.free.fr/vu/critiquer.htm
enfin, en posant la question par l'autre bout , on peut se demander dans
quelles entreprises se sent on le mieux ?
et alors là je pense que j'ai recensé une très bonne étude du cabinet
Oberthur sur les entreprises high tech ou il fait le meilleur vivre.
http://faq.fr.emplois.d.free.fr/entreprises/emploinformatique.htm#last
Et cela suivant pas mal de critères. Interviews suite à cet article du
journal du management des DRH Cisco et Thales.