Salarié d'une SSII convention Syntec, je suis en mission depuis plus
de 3ans chez un client grand compte dans le secteur bancaire.
Suite au départ il y a quelques mois d'un collaborateur externe
(SSII), j'ai récupéré une casquette de pilote d'activité. En gros je
dispatche du boulot à des internes de l'équipe.
Ma mission va prendre fin le 31/12/2010. Il se trouve que je vais
effectuer un 'transfert de compétences' vers un interne, qui va donc
me succéder sur cette activité (qui occupe 1/5 de mon temps).
Je me suis renseigné auprès de divers internes qui m'ont confirmé que
mon départ (et celui de nombreux autres collaborateurs externes) est
lié à la fameuse règle des '3 ans'.
Ayant parcouru plusieurs forums, je n'ai pas trouvé de 'loi' relative
à cela...L'excellent Xavier Hugonet, contributeur efficace sur ce
forum l'a souligné à maintes reprises.
On peut éventuellement faire allusion aux délits de marchandage et
prêt de main d'oeuvre illicite condamnables..si les faits sont avérés,
ce qui est très délicat...
Je me pose la question suivante : On m'a donc bien confirmé que mon
départ résultait du fait que cela fait plus de 3ans que je suis chez
ce client. Un manager de ma hiérarchie (niveau N+2) m'a indiqué qu'il
y était malheureusement contraint. Il m'a précisé que je ne devais pas
perdre de vue mes collègues internes car il faut un délai de 3-4 mois
avant de faire signer un nouveau contrat. Ce à quoi je lui ai répondu
que je serai peut être ailleurs...Sur ce délai, un Représentant du
Personnel du client m'a dit qu'il fallait un délai d'un an ou alors
que je change de SSII pour re-signer un contrat de prestation..Le
manager a avoué qu'il ne sait pas ce qu'il allait faire sans
moi...d'ici le 1er trimestre 2011.
Bref, comment interpréter cela ? Je sais pertinemment que ce que je
fais est important aux yeux de mon client final...Mon client l'a
remonté à ma SSII au cours de divers rencontres et en privé. J'ai lié
de véritables amitiés avec mes collègues internes (je mange avec eux
depuis le 1er jour, on va à la piscine ensemble etc...). J'ai
l'impression d'être parfois un étranger dans ma SSII (j'y vais une
fois par mois pour récupérer mes Tickets Restos, je leur remets un
rapport d'activité mensuel visé par le client). Je garde néanmoins
contact pour améliorer 'mon confort' et améliorer ma classification
Syntec.
Je remplis un rapport d'activité en interne chez le client...Certains
internes ne font pas de zèle et se la coulent douce avec leurs
nombreux avantages liés à leur appartenance à un grand groupe bancaire
(14 mois de salaire, avantages sur les taux de crédit, intéressement,
primes, mutuelles, super CE etc...). On est finalement collègues sans
être collègues du fait que je suis prestataire (ou presque à terre ou
agilosol) et eux non...
Je connais bien le monde des SSII, çà fait maintenant 11ans que je
bosse pour elles. Je m'estime correctement payé (voire un peu en
dessous de la moyenne pour des raisons liées à mon cursus académique
atypique dans le milieu). Et pourtant j'ai toujours été reconduit chez
mon client actuel...
Que penser ? Je ne suis pas mal dans ma peau, je suis plutôt heureux,
mais je reconnais que le fait que le client final n'embauche pas pour
le moment (réalisation d'économies sur son informatique depuis 2
ans...) me désole quelque peu...
Je pense que je mérite largement ma place dans les effectifs de mon
client final...Je partirai en gardant mes contacts et si un jour y'a
embauche, je me présenterai...Je ronge mon frein...
Comme toutes les régies qui sont indispensables, jusqu'au jour où elles
partent.
> Mon client l'a remonté à ma SSII au cours de divers rencontres et en privé.
Pour autant il n'a pas proposé d'embauche.
> J'ai lié de véritables amitiés avec mes collègues internes
> (je mange avec eux depuis le 1er jour, on va à la piscine ensemble etc...).
> J'ai l'impression d'être parfois un étranger dans ma SSII
C'est le monde merveilleux des SSII.
> Je garde néanmoins contact pour améliorer 'mon confort'
> et améliorer ma classification Syntec.
???
> Certains internes ne font pas de zèle et se la coulent douce
Hé oui, de nombreuses grosses boites tournent uniquement grâces aux
externes.
Bonjour,
===
La règle des 3 ans est en fait la durée maximale d'un CDD (36 mois) à objet
défini, encore faut-il que ce soit le cas puisque ce contrat doit être
établi ainsi au départ avec une durée minimale de 18 mois.
C'est en fait la plus longue durée d'un CDD à terme précis.
A moins qu'il existe quelque part un zakouski que j'ignore.
Mais dans le cadre de la mise à disposition on est dans le domaine
contractuel et non d'embauche temporaire.
Autant que je conçois qu'une SSII accompagne un client pour lequel elle a
développé une grosse application, autant j'ai la ferme impression qu'on est
souvent en présence d'un prêt de main d'œuvre.
Ce ne sont pas les rapports du salarié avec ceux de l'entreprise cliente qui
importe (piscine et restaurant) mais les éventuels liens hiérarchiques qui
pourraient exister entre le client et le salarié détaché.
L'existence d'un lien de subordination effectif permet d'espérer obtenir la
requalification du contrat en contrat de travail.
> Je connais bien le monde des SSII, çà fait maintenant 11ans que je
> bosse pour elles. Je m'estime correctement payé (voire un peu en
> dessous de la moyenne pour des raisons liées à mon cursus académique
> atypique dans le milieu). Et pourtant j'ai toujours été reconduit chez
> mon client actuel...
11 ans en SSII et tu ne connais pas la règle des 3 ans (banques
essentiellement) ?!
J'ai fait 18 ans en SSII et je viens d'arreter de bosser par rupture
conventionnelle de CDI et je vis de la bourse (enfin trading (day
trading, swing trading, ..)) dorénavant car j'en ai marre de faire la
même chose (gestion de projet, pissage de code) et les salaires sont
trop minables (j'avais 4200 € net mensuel en RP, donc pas génial, et
pourtant impossible de retrouver le même salaire !)
Mes dernières missions ont duré 4 ans, car la règle des 3 ans se
négocie. (responsables de domaines, service achats, ..)
Certains collègues ont même fait des missions de 18 ans, c'est dire...
C'est clairement du prêt de main d'œuvre, même si tout est fait pour que
ce ne soit pas caractérisé.
Il y en a qui ont fait des procès en exigeant l'embauche pour moins que
ça.
Un externe qui encadre des internes, ils n'ont aucune chance.
Après est-ce que tu veux garder un poste en utilisant des forceps...
Tout dépend si les responsables veulent vraiment te garder ou pas.
> que je change de SSII pour re-signer un contrat de prestation..Le
> manager a avoué qu'il ne sait pas ce qu'il allait faire sans
> moi...d'ici le 1er trimestre 2011.
Passe indépendant, en créant une SARL, cela impliquera un nouveau
contrat avec ton client, plus de règle des 3 ans...(enfin pour 3 ans de
plus)
Et tu gagneras beaucoup plus d'argent.
Bah non parce que dans ce genre de structure ils ne fonctionnent qu'avec
une short-list de sociétés agrées, donc un indépendant ne peut passer
que via une SSII short-listée, avec encore moins de marge, la SSII
n'étant pas tendre avec les indépendants...
Je ne comprends pas la question de Mark : que nous demande t'il au juste
?
L'état fait des contrats de travail de 6 ans !
Alors je ne comprends pas que cela ne leur claque pas au visage.
Dans ma branche on a beaucoup pratiqué la formule, jusqu'au moment où de
grandes entreprises logistiques ont vu les contrats de sous-traitance
requalifiées en salariat.
Il suffisait en fait que les sous-traitants oublient de payer les charges
sociales, ou le carburant, pour voir débouler un tas de contrôleurs.
D'ailleurs les grands chargeurs (type RENAULT, NESTLE...) ont soigneusement
épluché leur impact sur le CA de leurs prestataires pour éviter le problème,
ce qui a conduit à l'extinction de ce qu'on nommait "contrat d'exclusivité",
consistant pour un transporteur, par exemple, à n'avoir qu'un seul client.
Et maintenant on retrouve repeint à la main les mêmes, affublés de titres de
circonstance, portage...
Pour plusieurs raisons : déjà, les clients et les SSII savent maintenant
mettre l'habillage qui permet d'éviter la caractérisation du délit. Et
ensuite, ça arrange un peu tout le monde dans le métier : les SSII,
bien-sûr, les clients à qui ça donne de la souplesse, et en partie les
salariés qui pensent y trouver une mobilité professionnelle intéressante
(mais c'est en partie un leurre) avec des bons salaires (mais en perdant
les avantages des salariés du client).
Justement les salaires dans les SSII ne sont plus aussi bons, et les
perspectives de carrières sérieusement bouchées (par l'effet mécanique
de la pyramide des âges, et la non-embauche par les clients), d'où la
difficulté à embaucher pour les SSII...
Pour répondre à Moisse, il y a une espèce d'omerta sur le sujet, et un
aveuglement général sur l'avenir de la profession : chacun jusqu'ici
tirait son épingle du jeu, mais la répétition des "crises",
l'externalisation des services, la concurrence du portage, vont peser de
plus en plus sur le climat social dans ce secteur !
Les questions que se posent Mark sont générales dans le métier...
Et oui, les salaire sont chuté depuis 10 ans.
4200 nets, c'est limite sur Paris.
Il faut au moins 6000 pour avoir un niveau de vie correct.
===
Dans le mien aussi le même genre de loi existe, mais on s'est fait (enfin
pas moi, mais mon groupe) ramassé proprement.
Et pourtant à l'époque il s'agissait d'une filiale d'une gros prestataire
logistique, lui-même filiale d'une grosse compagnie de chemin de fer
français.
Et d'autres encore.
Et lorsque je vous indique que RENAULT épluche l'impact du CA réalisé avec
un de ses prestataire, elle inclue les filiales de groupes mondiaux.
J'ai été questionné au sein d'un groupe présent en France pour des milliers
d'emploi, et présent dans le monde entier si ce n'est pas plus.
Donc la loi de l'omerta je n'y crois pas trop, et je ne crois pas qu'un CPH
ou une cour d'appel y soit sensible.
L'externalisation de ce qui n'est pas le coeur de métier des grandes
entreprises va multiplier ce genre de situation, et on peut considérer que
soit la loi est mal faite (prétention du CIGREF soit-dit en passant, mais
non reprise dans le rapport ATTALI) ou encore obsolète, soit cela permet des
rémunérations ou des évolutions telles qu'il n'existe pas de motif
individuel à réparations.
L'état embauche des contractuels pour 3 ans, renouvelables une fois, mais,
surtout, l'état n'est pas soumis au code du travail.
--
Xavier Hugonet
Et ils ne l'ont pas tous gagné. Comme le montre l'excellent documentaire
"Aux Prud'hommes", multidiffusé et disponible partout sur le net, ce type
de requalification est difficile à obtenir : la charge de démontrer
l'existence d'un contrat de travail avec le client est à celui qui prétend
qu'il existe : le salarié. Et les clients de SSII sont de plus en plus
vigilants quant aux conditions de la mission pour ne pas risquer ce type
d'issue judiciaire, justement.
--
Xavier Hugonet
Ca c'est la thᅵorie... je passe souvent en direct chez mes grands
comptes, tout simplement parce que je suis connu.
Quand ils le veulent vraiment, ils savent trᅵs bien plier leurs
rᅵgles...
> Je ne comprends pas la question de Mark : que nous demande t'il au juste ?
Comment faire pour ne pas quitter sa mission?
Ce qu'il ne faut pas lire.
La majorité des informaticiens gagnent entre 2500 et 3500€...
4200 NET non seulement c'est un bon salaire, mais en plus c'est surpayé
pour quelqu'un qui en est encore à faire du développement.
Si tu gagnes réellement 6000€ NET en étant à un poste sans
responsabilité réelle, profite en... et prie pour ne jamais perdre ton
poste, tu ne retrouveras pas le même. (Comme Christian qui s'étonne de
ne pas retrouver le même salaire pour la simple raison qu'il était
surpayé)
> Si tu gagnes réellement 6000€ NET en étant à un poste sans
> responsabilité réelle, profite en... et prie pour ne jamais perdre ton
> poste, tu ne retrouveras pas le même. (Comme Christian qui s'étonne de
> ne pas retrouver le même salaire pour la simple raison qu'il était surpayé)
Hein ?!
Ma MOA gagnait entre 5 et 8000 €/mois (finance de marché) pour faire de
l'Excel toute la journée, en étant facturée également 2 fois + cher, en
allant jusqu'aux consultants IBM, 5 fois plus exactement.
Et je ne parle pas des internes où le moindre poste à responsabilité est
> 10 000 € /mois (sans compter tous les avantages dans les banques ...)
Alors je ne me considérais pas vraiment comme "surpayé".
Et je ne faisais pas que du dév, encore heureux !
>> Je ne comprends pas la question de Mark : que nous demande t'il au
>> juste ?
>
> Comment faire pour ne pas quitter sa mission?
Une mission est faite pour être quittée, sinon il ne faut par bosser en
SSII
contrat d'engagement militaire par exemple?
Quand on a ENVIE de la quitter.
Et s'il y a autant de gens qui travaillent en SSII, c'est plus souvent
par nécessité que par choix...
Parce que le choix d'être traité comme un tas de viande... je ne suis
pas sûr que beaucoup le fassent avec grand plaisir.
===
C'est vrai dans tous les corps de métier.
La pression généralisée pour augmenter la productivité non pas pour en
partager les gains mais baisser le cout de revient conduit à la répulsion du
travail, au stress, à la dépression.
Alors quand on pense que certains veulent financer les retraites grâce à ces
gains c'est à se demander s'ils ont fait autre chose que de mettre des
lettres dans une boite portant le même nom, à part des études supérieurs
pour être bien certain de réussir le concours niveau BEPC.
C'était la minute politique vous l'aurez bien compris, pour en réveiller 2
ou 3 ce matin de frimas et verglas.
C'est le client qui décide, les règles se contournent (elles n'ont rien
de "légal", ce sont des garde-fous), et il est toujours possible
d'embaucher un presta si on veut le conserver.
Qu'on s'attache à ses collègues et à son boulot c'est normal, mais il
faut garder à l'esprit qu'on est prestataire, donc jetable !
En interne aussi, il y a des sociétés où un changement d'équipe tous les
3 ans est obligatoire, c'est trés sain de bouger !
> Et s'il y a autant de gens qui travaillent en SSII, c'est plus souvent
> par nécessité que par choix...
>
> Parce que le choix d'être traité comme un tas de viande... je ne suis
> pas sûr que beaucoup le fassent avec grand plaisir.
N'exagérons rien, la SSII est souvent un bon début dans le métier...
l'essentiel c'est d'en sortir avant d'être "vieux" (35-40 ans) et d'en
profiter pour justement, varier les expériences :)
Les clients sont les 1ers à nous traiter comme des kleenex, dans
l'indifférence totale de leurs salariés et IRP, et ça c'est énormément
aggravé depuis 1999-2000 (on peut dire que les 35h se sont faites sur le
dos des prestas).
On a l'impression que c'est le cas, parce qu'on se dit qu'on va un peu
bouger, mais ce n'est pas forcément vrai.
Par contre, c'est un peu un passage obligé, les embauches directes
devenant de plus en plus rares.
> l'essentiel c'est d'en sortir avant d'être "vieux" (35-40 ans) et d'en
> profiter pour justement, varier les expériences :)
Expérience perso ; j'aurais plus eu de variations si j'étais rentré
directement chez le client.
> Les clients sont les 1ers à nous traiter comme des kleenex, dans
> l'indifférence totale de leurs salariés et IRP, et ça c'est énormément
> aggravé depuis 1999-2000 (on peut dire que les 35h se sont faites sur le
> dos des prestas).
Ma faute, désolé, c'est parce que j'ai quitté le monde des SSII (et des
IRP de SSII) à ce moment-là ;-)
C'est le client qui décide, les règles se contournent (elles n'ont rien
de "légal", ce sont des garde-fous), et il est toujours possible
d'embaucher un presta si on veut le conserver.
Qu'on s'attache à ses collègues et à son boulot c'est normal, mais il
faut garder à l'esprit qu'on est prestataire, donc jetable !
En interne aussi, il y a des sociétés où un changement d'équipe tous les
3 ans est obligatoire, c'est trés sain de bouger !
==
Là je vous arrête car c'est le principal reproche fait à FT que d'obliger
son personnel avec des rotations/mutations tous les 3 ans.
A la suite de la série impressionnante de suicides, l'instruction du dossier
perdure sur la théorie du harcèlement qu'est (était) cette obligation de
mutation.
Pour les motifs suivants :
* troubles apportés à la cellule familiale - emploi du conjoint
* troubles apportés à l'éducation des enfants
* impossibilité pratique de se constituer un patrimoine immobilier.
Pour ceux que ce dernier point interpelle, acheter pour revendre sous 3 ans
et de nouveau acheter implique les frais de mutation à chaque opération de
rachat c'est à dire une somme de 10/15000 euro voire plus, à amortir en 3
ans.
La mutation professionnelle si elle ne s'accompagne pas d'une promotion
permanente avec un impact substantiel sur les revenus est donc un facteur
d'appauvrissement.
C'est pourquoi les fonctionnaires appelés à subir ce système bénéficient de
conditions de logement spécifiques (casernes, locaux réservés ou logement de
fonction).
Il est étrange que ça porte préjudice , aux agents de france télécom , alors
que les militaires soumis aux mêmes contraintes , ne sont pas génes par le
fait de changer d'emploi réguliérement , et pas toujours pour des postes
proches les uns des autres .
Un exemple que j'ai connu .
1 an à rochefort
1 an à villacoublay
1 an à mururoa
1 an à salon de provence
1 an à versailles
1 an à dijon
1 an à aix en provence
2 ans à solenzara
puis enfin une mutation pluslongue à tours .
==
SI vous relisez mon message, vous verrez qu'il s'applique aussi à vous.
Toutes ces bases aériennes ont mis à votre disposition selon le cas:
* des logements en caserne
* des logements réservés
* des indemnités spéciales de logement pour le reste.
Et dans ce parcours vous n'avez pas pu ou très difficilement acquérir votre
résidence principale.
Attention !! j'ai parlé de changement d'équipe (par exemple dans les
services infos de grandes banques/assurances/industrie), pour éviter
l'encroutage et le copinage, pas de mutations géographiques !!
La mobilité interne volontaire doit être la règle si on ne veut pas
perdre ses meilleurs éléments, rien à voir avec des mobilités forcées
comme à FT ou certaines entreprises !
J'ai connu bien des cas où l'absence de changement (car bloqué par le +1
qui voulait garder un bon élément "indispensable" à son équipe) a poussé
à la démission des jeunes de valeur qui voulaient, justement, progresser
ou changer de secteur, et qui ont quitté l'entreprise où ils se
sentaient bloqués professionnellement. La bonne gestion du personnel
passe aussi par le besoin de changement, même si le "middle management"
n'aime pas forcément le mouvement interne que cela provoque.
Il est bien évident que les mutations géographiques fréquentes doivent
être :
. connues à l'avance, dès l'embauche (ou le concours pour les
administrations)
. volontaires et bien accompagnées
. source de progression professionnelle
. indemnisées de manière à ce que le salarié soit gagnant
Les impacts familiaux sont à prendre en compte (emploi du conjoint,
scolarité des enfants, etc), et cela explique les forts de taux de
divorce dans certains secteurs (l'époque où les conjointEs ne
"travaillaient pas" est quand même un peu révolue)
De nos jours, ce ne sont plus les DSI qui décident si elles peuvent
embaucher ou non.
Ce sont les services financiers.
Ce ne sont que des bidouilles comptables, les désiderata des DSI
concernant les embauches n'ont que peut d'importance.
> En interne aussi, il y a des sociétés où un changement d'équipe tous les 3
> ans est obligatoire, c'est trés sain de bouger !
Boaf, si le travail évolue, il n'y a aucun intérêt à bouger.
Un projet de taille conséquente dure facilement plus de 3 ans.
>> Et s'il y a autant de gens qui travaillent en SSII, c'est plus souvent
>> par nécessité que par choix...
>>
>> Parce que le choix d'être traité comme un tas de viande... je ne suis
>> pas sûr que beaucoup le fassent avec grand plaisir.
>
> N'exagérons rien, la SSII est souvent un bon début dans le métier...
> l'essentiel c'est d'en sortir avant d'être "vieux" (35-40 ans) et d'en
> profiter pour justement, varier les expériences :)
C'était...
Aujourd'hui, il n'y a aucun scrupule à envoyer un jeune sur des technos
dépassées pendant des années.
Et en SSII on sait très bien que la formation n'existe pas.
En interne, c'est bien souvent 1 à 2 formations par an.
> Les clients sont les 1ers à nous traiter comme des kleenex, dans
> l'indifférence totale de leurs salariés et IRP, et ça c'est énormément
> aggravé depuis 1999-2000 (on peut dire que les 35h se sont faites sur le dos
> des prestas).
C'est très dépendant des clients. J'ai eu la chance de ne jamais
connaitre cet aspect du métier.
Les militaires connaissent cette contrainte dès le début.
En outre ils sont nourris, logés, blanchis, et la plupart sont
propriétaires d'au moins un bien (quand ce n'est pas plus) dès leur
très jeune retraite.
Rien à voir...
=== Alors là on peut être d'accord.
Un bon management doit permettre de faire progresser même avec des
formations importantes un élément à potentiel, même si cela doit dégarnir
momentanément un service ou une fonction.
Le même on manager n'aura guère de difficulté à choisir un successeur au
promu, on sait bien que des indispensables il y en a plein les cimetières.
nourris, Le midi , avec une retenu sur solde , comme dans pas mal d'autres
entreprises
logés, quelque uns oui , si nécessité absolu de service , en contrepartie
, ils peuvent étre apeler n'imorte quand , et ne sont pas rémunérer de leurs
astreinte .
blanchis, pour leur vétements de travail , vétements qu'ils ont
l'obligation de porter .
et la plupart sont propriétaires d'au moins un bien (quand ce n'est pas
plus) dès leur , dans le dernier service ou j'ai travailler , 13 personnes
, 7 étaient propiétaire , soit 54% , quel est le pourcentage de français
propriétaire de leur logements .