michele avait écrit le 02/06/2012 :
> Dans nnotre cas (copropriété)
Commençons par ça...
Votre affaire à l'air de concerner les parties communes.
Qui etes vous ?
Syndic ? L'un des copropriétaires ?
> la dalle du -2 est implantée sous le niveau de la nappe
> phreatique et se trouve fissurée en x points après la poussée de la nappe.Ces
> fissures sont manifestement traversantes:l'eau arrive par celles ci et se
> retire par elles en laissant une trace blanches autour des fissures.
Il semble que ce niveau -2 soit le plus bas, et qu'il s'agisse d'un
dallage (béton, sur le sol, par opposition à un plancher).
Il est banal et normal qu'il se fissure, pas besoin de poussée de l'eau
pour ça.
Egalement, ces fissures sont nécessairement traversantes.
Les critères pour qualifier la gravité de la situation :
1/ Y a-t-il eu effectivement des entrées d'eau significatives par ces
fissures ? Quelques gouttes ? 1 cm ? Plus ?
2/ Y a-t-il tassement du dallage d'un coté de la fissure par rapport à
l'autre ? Ou ça reste de niveau, simplement il y a une fissure ouverte
?
> Ces fissures sont secondaires de 6 mois environ à la dalle
Pour l'instant, c'est normal.
> et sont aux endroits de moindre résistance:on les voit rentrer dans les boxs.
C'est votre impression, mais en fait ce n'est pas ça.
Plus probablement, les fissures sont liés aux points de contraintes de
flexion maximales induites par les phénomènes de retrait.
De toute façon, c'est sans importance pour la suite de l'affaire.
> Ces fissures sont
> continues et n'existent pas sur la dalle du -1.
Normal aussi, le niveau -1 doit être un plancher béton, et pas un
dallage.
> Des fissures traversantes sont prises en garantie par l'assureur DO.
Non, pas du tout. Tout dépend de l'origine et des conséquences de ces
fissures (notament, si elles attentent à la solidité de l'ouvrage).
901% des fissures de construction sont traversantes, et pour autant
sans danger, et non garanties par les assureurs DO.
> Nous subissons une nouvelle inondation et les fissures semblent
> s'aggrandir.Une nouvelle declaration semble necessaire.Le soucis c'est que le
> delai entre la declaration et l'expertise permet à l'eau de se retirer.
Ca n'est pas un problème.
La prochaine fois que le phénomène a lieu, constat d'huisdsier, en lui
demandant non seulement de photographier pour qu'on puisse visualiser
l'extension de l'inondation, mais aussi de mesurer l'épaisseur de la
lame d'eau.
L'expert ne fera aucune difficulté pour admettre le caractère probant
du constat d'huissier.
> Pour l'expertise précédente l'expert parle de fissures inherentes au beton
> alors qu'il nous semble évident que ce ne sont pas des fissures de retrait du
> béton.Il nous semble y avoir une collusion entre l'expert et l'assureur .
L'expert est payé par l'assureur, et pour éclairer celui ci. Autrement
dit, contrairement à ce que pense la majorité des gens, il n'est pas là
pour "planter" l'assureur en lui faisant prendre une position intenable
ensuiste en justice.
Ceci étant, si le dallage reste "de niveau" (cf ma question plus haut),
l'expert a certainement raison. Qu'un dallage en béton fissure est une
phénomène normal (explicitement prévu au DTU, même).
Je vous suggère d'oublier les fissures, qui par elle même n'ont pas
d'importance. Ce qui compte c'est l'eau. Qui notez le bien, passerait
entre dallage et murs périphériques, s'il n'y avait pas de fissures...
> Pour faire bonne mesure l'assureur (ALLIANZ)refuse sa garantie car
> l'inondabilité etait prevue dans les actes de vente mais celle ci etait
> annoncée comme liée aux plus hautes eaux centenales.(ce qui ne veut rien
> dire)
Si, ça veut dire quelque chose de précis, en terme de retour.
Et ça renforce la nécessité de quantifier le niveau de l'eau, pour
justifier qu'on sort de l'excepionnel.
> L'assureur met en avant le défaut d' alea qui ne pourrait être opposé qu'au
> souscripteur.
Ca n'est pas faux, mais à nouveau sans grande portée.
Ce qui compte c'est de savoir si les venues d'eau rendent "impropre à
sa destination" l'ouvrage. Et ça n'a rien d'évident, si il y a
seulement quelques mm d'eau le long d'une fissure, de temps en temps,
et jamais plus.
Je reviens ici sur votre idée de demander un expert désigné par le
tribunal après double récusation. Les éléments de fait montrent que
ceci sera inefficace dans ce cas. L'expert en question certainement ne
verra pas plus d'eau que son prédécesseur, sera obligé de l'écrire, et
l'assureur refusera à nouveau de garantir : "dommage non constaté".
Je vous suggère fortement, si vraiment ces venues d'eau sont une gêne
et que vous avez encore quelques années de garantie devant vous, la
stratégie suivante :
- Attendre une inondation significative,
- Immédiatement huissier. Et passage renouvelé chaque jour pendant la
durée du phénomène,
- Nouvelle déclaration à la DO, en mentionnant "forte aggravation", et
en joignant les constats d'huissier.
µTout ceci, s'agissant des parties commune,s relevant naturellement du
travail du syndic, habilité à cet effet par les coproppriétaires.