Obit anus, abit onus.
--
Caligula
Pontifex Maximus, Imperator, Pater Patriae.
Lors de l'élection d'un nouveau pape, en application du Droit canon qui
interdisait le pontificat à une femme, on vérifiait la virilité du
candidat; le cas échéant, on prononçait la formule:
"Duos habet et bene pendentes".
Ce qui n'est pas un gage de vertu....
Dans ce cas-là, on pourrait dire, en jouant un peu sur la prononciation:
"Duos habet et paene bandantes"...
--
<http://users.otenet.gr/~sarbonne/actualite.html>
Amicalement. Chaeréphon
"Je ne crains rien, je n'espère rien, je suis libre".
<http://users.otenet.gr/~sarbonne/index.htm>
Hum hum, en êtes-vous sûr ? Je connais cette anecdote mais dans la version
qui m'a été transmise, elle est en relation avec la légende de la papesse
Jeanne. J'ai entendu parler aussi de la fameuse chaise percée qui reposerait
sur un parquet troué en dessous duquel à l'étage inférieur, les cardinaux
défileraient pour constater la présence des "petits témoins". Tout cela me
semble bien peu croyable.
Pour l'étymologie fausse et "intello-populaire"si j'ose dire, du sens de
"petits témoins" , je renvoie à Rabelais qui en parle.
En fait l'image est la même que pour burette en français puisque le mot
latin veut dire petite cruche. Je jouis avec des délices intectuelles
infinies en me disant que tête à la même étymologie. Ah, petit père Freud,
n'aurais-tu pas eu toujours tort, aurais-tu même eu quelquefois raison ?
Et qu'on ne vienne plus me dire après ça que la latin est utile pour la
connaissance du français.
Seul le grec a une utilité vétitable, le justification du latin reposant
justement sur son absurde inutilité intrinsèque au sens d'Huysmans et ainsi
donc par conséquent .....je cours me cacher.
Vetulus Patruus Patris Patriae Pontificisque Maximi et nimis exspectata et
tam morata Venere freudice frustratus.
> Pour l'étymologie fausse et "intello-populaire"si j'ose dire, du sens de
> "petits témoins" , je renvoie à Rabelais qui en parle.
Un poème des Priapées y fait allusion en son dernier vers.
Commisso mihi non satis modestas
Quicunque attulerit manus agello :
Is me sentiet esse non spadonem.
Hic inter frutices loco remoto
Dicat forsitan haec sibi ipse : nemo
Praecisum sciet esse me, sed errat :
Magnis testibus isto res agetur.
"Caligula" <caius.c...@club-internet.fr> a écrit dans le message de
news: 48762a59$0$21147$7a62...@news.club-internet.fr...
"Oncle Fetide" <sem...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
48760000$0$846$ba4a...@news.orange.fr...
"Julia" <helo...@pasdespam.invalid> a écrit dans le message de news:
48763839$0$904$ba4a...@news.orange.fr...
> Je ne comprends pas bien l'avant-dernier vers. Pouvez-vous l'expliquer ?
> Le reste, ça va !
Dicat forsitan haec sibi ipse : nemo
Praecisum sciet esse me, sed errat :
Magnis testibus isto res agetur.
Lire.
Sibi dicat ipse forsitan haec : "Nemo sciet me praecisum* esse"...
sed errat ! Magnis testibus isto res agetur.
Bien sûr comprendre praecisum dans son sens priapéen... personne ne saura
que je me fais... Erreur ! La chose se déroulera devant de grands témoins...
si l'on traduit dans un sens très prude.
> Bien sûr comprendre praecisum dans son sens priapéen... personne ne saura
> que je me fais... Erreur ! La chose se déroulera devant de grands témoins...
> si l'on traduit dans un sens très prude.
En parlant de traduction prude, cela me fait penser à ce que Diderot
avait répondu à Catherine II de Russie lorsqu'elle lui demanda ce que
signifiait « f***** » dans un des livres de sa bibliothèque :
« Madame, vous lisez f, et vous passez outre. »
--
Julien ÉLIE
« Veni, uidi et j'ai compris. » (César)
> Extrait de mes jeunes années de carabin :
> ' Couper les nouilles au sécateur---
> Couper les couilles aux sénateurs'.
> Mais comment l'exprimer en latin ?
C'est tout le problème de la traduction car les mots contrepétants sont très
rarement les mêmes en des langues différentes. Si en français couilles et
nouilles comme sénateur et sécateur contrepètent harmonieusement, en latin
sans nouilles ni sécateurs la contrepèterie ne saurait être fidèle.
J'avais déjà parlé, il y a quelques années, de ma déception en lisant les
traductions d'Astérix en latin tant les jeux de mots et les fines allusions
de l'original ne se retrouvaient pas dans le texte latin. En outre, le
traducteur Rubricastellanus étant Allemand, je pense qu'il traduisait en
latin la traduction germanique d'Astérix où beaucoup de l'esprit Goscinnien
devait déjà avoir disparu...
En fait, le traducteur doit faire sourire avec une blague dans la langue
cible en traduisant une blague de la langue source même si fatalement l'une
n'a rien à voir avec l'autre.
J'avais traduit la blague d'Astérix :
- Quinze ans de légion et être bleu !
Par un truc comme :
- Etsi Romae natus sum, uenetus fio !
Quiconque jettera les mains sans retenue (non satis modestas manus) sur le
potager confié à mes soins, s'apercevra que je ne suis pas un eunuque ! Ici
au milieu des vergers, en un lieu écarté, peut-être dira-t-il en lui-même :"
personne ne saura que j'ai été ..."[ alors là j'ai un problème "praecisus"
veut dire "châtré" et pas "sodomisé" alors que Priape semblait annoncer un
viol "me sentiet esse non spadonem"]... mais il se trompe: la chose se fera
avec de grands témoins (= testicules) (là aussi on pense plutôt à un acte de
sodomie... détournement du sens de praecido ??? (couper par devant
littéralt) Iulia
>
>Voici ce que je comprends, sans chercher à faire une très bonne traduction
> Quiconque jettera les mains sans retenue (non satis modestas manus) sur le
> potager confié à mes soins, s'apercevra que je ne suis pas un eunuque !
> Ici au milieu des vergers, en un lieu écarté, peut-être dira-t-il en
> lui-même :" personne ne saura que j'ai été ..."[ alors là j'ai un problème
> "praecisus" veut dire "châtré" et pas "sodomisé" alors que Priape semblait
> annoncer un viol "me sentiet esse non spadonem"]... mais il se trompe: la
> chose se fera avec de grands témoins (= testicules) (là aussi on pense
> plutôt à un acte de sodomie... détournement du sens de praecido ???
> (couper par devant littéralt)
N'y a-t-il pas confusion entre praecido et percido?
Dans The Latin Library le poème est un peu différent :
Commisso mihi non satis modestas
quicunque attulerit manus agello,
is me sentiet esse non spadonem.
dicat forsitan hoc: 'tibine quisquam
hic inter frutices loco remoto
percisum sciat esse me?', sed errat:
magnis testibus ista res agetur.
Et là c'est bien "percisum"...
Alors là tout devient clair ! Votre première édition (praecisum) était
fautive et "percisum" convient bien pour dire "traversé de part en part". Il
y avait aussi dans le dernier vers "isto" dont je ne savais que faire. Avec
"ista res" tout devient clair ! C'est là qu'on voit qu'on a intérêt à avoir
une édition scrupuleuse...
Iulia
> Alors là tout devient clair ! Votre première édition (praecisum) était
> fautive et "percisum" convient bien pour dire "traversé de part en part".
> Il y avait aussi dans le dernier vers "isto" dont je ne savais que faire.
> Avec "ista res" tout devient clair ! C'est là qu'on voit qu'on a intérêt à
> avoir une édition scrupuleuse...
La première édition, achetée à la librairie Budée, est un fac-similé de
l'édition de 1929 aux éditions du Trianon... Moi, aussi je ne voyais pas
trop à quoi rapporter "isto" mais j'avais lu percisum... dans le praecisum.
Percisum est tellement utilisé pour évoquer la pénétration que j'avais lu
percisum dans praecisum...
Pour me faire pardonner une épigramme de Martial avec percisum et testes...
72
Hesterna factum narratur, Postume, cena
quod nollem - quis enim talia facta probet? -
os tibi percisum quanto non ipse Latinus
uilia Panniculi percuti ora sono:
quodque magis mirum est, auctorem criminis huius
Caecilium tota rumor in urbe sonat.
Esse negas factum: uis hoc me credere? credo.
Quid quod habet testes, Postume, Caecilius?
Cher Caligula,
> J'avais déjà parlé, il y a quelques années, de ma déception en lisant les traductions d'Astérix en latin tant les jeux de mots et
> les fines allusions de l'original ne se retrouvaient pas dans le texte latin. En outre, le traducteur Rubricastellanus étant
> Allemand, je pense qu'il traduisait en latin la traduction germanique d'Astérix où beaucoup de l'esprit Goscinnien devait déjà
> avoir disparu...
Une autre que tu nous avais traduite :
« Et César heureux, aux acclamations de la foule, a un geste de clémence
envers le chef barbare réduit à l'esclavage.
- Que fait César ?
- Il affranchit le rubicond. »
Et felix Caesar plebis acclamatione se erga Getarum ducem,
cui servitutem injunxerat, clementem praebet.
- Quid Caesar facit ?
- Cedant arma Getae...
> J'avais traduit la blague d'Astérix :
>
> - Quinze ans de légion et être bleu !
>
> Par un truc comme :
>
> - Etsi Romae natus sum, uenetus fio !
Plus exatement, le truc était :
« Perdidi urbanitatis colorem nunc uenetus sum ! »
(J'ai perdu mon teint des gens de la Ville : me voilà bleu ! - c'est-à-dire Vénète.)
« Quamquam Romae natus nunc uenetus sum ! »
(Bien que né à Rome, maintenant je suis bleu ! - donc Vénète.)
« Bleu » se dit aussi uenetus. La ueneta factio, c'est l'équipe bleue des courses
de chars. Venetus, c'est aussi un cocher de l'équipe des bleus, mais c'est aussi
un Vénète, un habitant de la Vénétie. Le jeu de mots en latin est tout de suite
trouvé. Il suffit que le soldat se dise né à Rome, par exemple.
Et un Romain bon teint a la color urbanitatis !
Pierre Salat avait proposé un peu de verdure pour rendre la phrase latine :
« Quina dena stipendia meritus tamen uiridis nunc sum ! »
(En latin, le mot uiridis signifie au figuré « vert, vigoureux » et même « frais, jeune ».)
Source : http://www.trigofacile.com/jardins/chronica/curiosite/0102-jeuxdemots.htm
--
Julien ÉLIE
« Être raisonnable en toutes circonstances. Il faudrait être fou... » (Raymond Devos)
Hé là attention. D'abord il faut "percutit" au vers 4. Et puis dans cette
épigramme pas question de sodomie, ni de fellation, ce que j'ai cru d'abord
(os tibi percisum : os non est culus !) mais une simple gifle, assez sonore,
il est vrai !
" On rapporte un incident survenu au repas d'hier, Postumus, que je ne
voudrais pas [voir m'arriver] : Qui approuverait de tels actes ? On t'a
frappé le visage avec un bruit plus retentissant que n'en fait Latinus
lorsqu'il frappe les viles joues de Panniculus [deux clowns à la mode]. Et
ce qui est plus étonnant, l'auteur du crime est Caecilius, la rumeur en
court dans la ville. Tu prétends que ce n'est pas vrai : tu veux que je te
croies ? Je te crois. Mais si , Postumus, Caecilius a des témoins ? [
Toujours le même jeu de mots sur "testis"] Iulia
>
>
>
>
>
>
Hé là attention. D'abord il faut "percutit" au vers 4. Et puis dans cette
> Hé là attention. D'abord il faut "percutit" au vers 4.
Cette fois c'est The Latin Library qui est fautive... effectivement dans
l'édition de Budée il y a percutit...
> Et puis dans cette épigramme pas question de sodomie, ni de fellation, ce
> que j'ai cru d'abord (os tibi percisum : os non est culus !) mais une
> simple gifle, assez sonore, il est vrai !
Est-ce si sûr? Os est aussi un orifice qu'on peut percer. Je me demande si
le double sens ne fait pas tout le "charme" de l'épigramme.
> " On rapporte un incident survenu au repas d'hier, Postumus, que je ne
> voudrais pas [voir m'arriver] : Qui approuverait de tels actes ? On t'a
> frappé le visage avec un bruit plus retentissant que n'en fait Latinus
> lorsqu'il frappe les viles joues de Panniculus [deux clowns à la mode]. Et
> ce qui est plus étonnant, l'auteur du crime est Caecilius, la rumeur en
> court dans la ville. Tu prétends que ce n'est pas vrai : tu veux que je te
> croies ? Je te crois. Mais si , Postumus, Caecilius a des témoins ? [
> Toujours le même jeu de mots sur "testis"] Iulia
Justement, je me demande ce que viendrait faire une paire de c... témoins
s'il ne s'agissait que d'un soufflet.
> Et c'est l'occasion de citer l'adage juridique:
> Testis unus, testis nullus... Iulia
Adage repris de façon amusante avec le même jeu de mot par les éleveurs pour
éliminer de la reproduction les mâles monorchites.
Pour testis témoin < *tristis oui, je veux bien suivre Meillet même si c'est
tiré par les cheveux. Mais testiculus me semble bien être le diminutuf de
testa et aurait pu signifier "burette" avec la même image qu'en français et
je me demande si le testis n°2 n'est pas une réfection plus tardive sur
testiculus, un dérivé inverse en quelque sorte. Sinon sémantiquement cela ne
s'explique pas.
Bien amicalement
Vetulus Patruus
c'est bien le cas en effet ...
Amusant ! J'ignorais cette plaisanterie !
>
> Pour testis témoin < *tristis oui, je veux bien suivre Meillet même si
> c'est tiré par les cheveux. Mais testiculus me semble bien être le
> diminutuf de testa et aurait pu signifier "burette" avec la même image
> qu'en français et je me demande si le testis n°2 n'est pas une réfection
> plus tardive sur testiculus, un dérivé inverse en quelque sorte. Sinon
> sémantiquement cela ne s'explique pas.
>
> Bien amicalement
> Vetulus Patruus
Désolée de vous décevoir, mais je ne vous suis pas. Avez-vous des exemples
d'un diminutif masculin formé sur un féminin (testa) ? Ce serait "testicula"
(mignon, d'ailleurs !). On peut comprendre les deux sens de testis par le
glissement "témoin" d'où "assistant, soutien, auxiliaire" comme le grec
"parastata" qui a les deux sens "assistant" et "testicule". Les testicules
ne jouent pas apparemment le rôle principal dans le coitus, mais sont en
quelque sorte "les assistants", les "témoins" de l'acte... Cordialement
Iulia