"At pius Aeneas arces quibus altus Apollo"
- uu / - -/- - / - u u /- u u / - -
... avec coupe penthémimère.
Le problème se pose pour la séquence "Aeneas ar", bien sûr.
> Souscrivez-vous à cette scansion du vers 9 de l'Enéide 6 ?
>
> "At pius Aeneas arces quibus altus Apollo"
> - uu / - -/- - / - u u /- u u / - -
>
> ... avec coupe penthémimère.
Ben oui. Il n'y a pas d'autre scansion possible.
At pius = dactyle
Aene = spondée
as arc = spondée
es quibus = dactyle
altus A = dactyle
pollo = spondée.
Un hexamètre tout à fait correct et sans difficulté aucune. La coupe est
bien au troisième pied entre as et arc.
> Le problème se pose pour la séquence "Aeneas ar", bien sûr.
Quel problème ?
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Caligula
> At pius = dactyle
> Aene = spondée
> as arc = spondée
> es quibus = dactyle
> altus A = dactyle
> pollo = spondée.
>
> Un hexamètre tout à fait correct et sans difficulté aucune. La coupe est
> bien au troisième pied entre as et arc.
Merci de votre réponse !
> Quel problème ?
Mon problème, c'est la consécution des deux voyelles ; mais je crois que
derrière le 2e "e" d'Aeneas se cache la diphtongue ei (Aineias). Est-ce que
vous confirmez ?
( le logiciel Vergilius refuse de le scander : "Difficilior quam ut scandam
!")
>Mon problème, c'est la consécution des deux voyelles ; mais je crois que
>derrière le 2e "e" d'Aeneas se cache la diphtongue ei (Aineias). Est-ce que
>vous confirmez ?
Oui. En Grec le nom de ce prince Troyen est bien Aineias, mais en
latin il s'écrit Aeneas avec e long. Un "e" long qui reproduit
certainement la diphtongue "ei".
Dans Aeneades, les descendants d'Enée, cette diphtongue n'existant
plus, le Grec donne Aineades ou Aineadai, le "e" est bref. Comme dans
le premier vers de Lucrèce :
Aeneadum genetrix, hominum divumque voluptas,
Je vois aussi dans le Bailly une graphie "latinisée" Ainéas avec un
"e" long à la place de la diphtongue "ei".
>( le logiciel Vergilius refuse de le scander : "Difficilior quam ut scandam
>!")
Les logiciels ne font que ce pourquoi ils sont programmés.
--
Caligula.
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