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traduction de q.q. vers de Martial

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Utilisateur1

unread,
Jan 18, 2004, 9:46:27 AM1/18/04
to
Bonjour,
Il s'agit d'une traduction d'un passage de Martial (Epigrammes, livre XI,
CIV, 13 à 18.)

Voici le texte latin:

"masturbabantur Phrygii post ostia serui,
Hectoreo quotiens sederat uxor equo,
et quamuisIthaco stertente pudica solebat
illic Penelope semper habere manum,
Pedicare negas: dabat hoc Cornelia Graccho,
Iulia Pompeio, Porcia, Brute, tibi;"

Voici la traduction proposée à des adultes par un traducteur du XIXe
siècle:

"Les esclaves phrygiens s'adonnaient au plaisir solitaire derrière la porte,
toutes les fois que la femme d'Hector chevauchait sob époux; et bien que le
roi d'Ithaque ronflât, la chaste Pénélope avait coutume de tenir sa main où
tu sais. [ avec toi, point de fantaisie anormale]; pourtant Cornélie
permettait cette façon de faire à Gracchus, Julie à Pompée, et Porcia à toi,
Brutus."

J'aurais quant à moi, traduit "s'adonnaient au plaisir solitaire" par- se
masturbaient - et "Avec toi, point de fantaisie anormale" par - tu refuses
la sodomie -

Mais " pedicare" n'est pas dans le Gaffiot

Que propose le traducteur, dans la collection Budé?

Merci d'avance.
Christian.


Camille

unread,
Jan 18, 2004, 10:49:48 AM1/18/04
to

"Utilisateur1" a remis ça :

> Il s'agit d'une traduction d'un passage de Martial (Epigrammes, livre XI,
> CIV, 13 à 18.)

Dites, chef, vous êtes sûr que votre lecteur de news marche bien ?
___
Camille


Juliette Desjardins

unread,
Jan 18, 2004, 1:53:21 PM1/18/04
to
C'est quand même pas une découverte que "les latins dans leurs vers bravent
l'honnêteté" et que, jusque dans les années 80 (voir les traductions
nouvelles comme le Catulle de Bardon ou celle plus récente d'Olivier Sers
aux "Belles-Lettres" du même Catulle et aussi de Pétrone), les traducteurs
vivaient sur les instructions de Louis Havet :" les mots intraduisibles
seront remplacés par des points de suspension" ! Valete omnes! J.D.
"Utilisateur1" <christian...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de
news: bue6cd$p47$1...@news-reader5.wanadoo.fr...

Henri Tournier

unread,
Feb 19, 2004, 6:57:15 PM2/19/04
to
"Utilisateur1" <christian...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de
news:bue6cd$p47$1...@news-reader5.wanadoo.fr...
> Bonjour,
> Il s'agit d'une traduction d'un passage de Martial (Epigrammes, livre XI,
> CIV, 13 à 18.)
>
> Voici le texte latin:
>
> "masturbabantur Phrygii post ostia serui,
> Hectoreo quotiens sederat uxor equo,
> et quamuisIthaco stertente pudica solebat
> illic Penelope semper habere manum,
> Pedicare negas: dabat hoc Cornelia Graccho,
> Iulia Pompeio, Porcia, Brute, tibi;"
>
> Voici la traduction proposée à des adultes par un traducteur du XIXe
> siècle:
>
> "Les esclaves phrygiens s'adonnaient au plaisir solitaire derrière la porte,
> toutes les fois que la femme d'Hector chevauchait sob époux; et bien que le
> roi d'Ithaque ronflât, la chaste Pénélope avait coutume de tenir sa main où
> tu sais. [ avec toi, point de fantaisie anormale]; pourtant Cornélie
> permettait cette façon de faire à Gracchus, Julie à Pompée, et Porcia à toi,
> Brutus."

Une chaste infidèle, comme d'habitude...

> J'aurais quant à moi, traduit "s'adonnaient au plaisir solitaire" par- se
> masturbaient - et "Avec toi, point de fantaisie anormale" par - tu refuses
> la sodomie -

C'est effectivement le sens exact...

> Mais " pedicare" n'est pas dans le Gaffiot
>
> Que propose le traducteur, dans la collection Budé?

La traduction que tu rapportes ci-dessus est justement la traduction qu'on
trouve dans Budé, par H. J. Izaac !

Et que dirais-tu d'une petite traduction en vers ?

Les esclaves Phrygiens se branlaient en cachette
Quand la femme d'Hector chevauchait son époux ;
Bien qu'Ulysse ronflât, la chaste Pénélope
Tenait bien dans sa main la chose que tu sais.
Foin de ton cul ? l'offrait Cornélie à Gracchus
A Pompée Julia, à Brutus Porcia !

Pas piqué des vers, Martial... :-)

Amicalement,

Henri

brashbey

unread,
Feb 19, 2004, 8:17:16 PM2/19/04
to

"Henri Tournier" <tournie...@up.univ-aix.fr> a écrit dans le message de
news:40354c70$0$22390$626a...@news.free.fr...

> "Utilisateur1" <christian...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de
> news:bue6cd$p47$1...@news-reader5.wanadoo.fr...
> > Bonjour,
> > Il s'agit d'une traduction d'un passage de Martial (Epigrammes, livre
XI,
> > CIV, 13 à 18.)
> [...]

> Et que dirais-tu d'une petite traduction en vers ?
>
> Les esclaves Phrygiens se branlaient en cachette
> Quand la femme d'Hector chevauchait son époux ;
> Bien qu'Ulysse ronflât, la chaste Pénélope
> Tenait bien dans sa main la chose que tu sais.
> Foin de ton cul ? l'offrait Cornélie à Gracchus
> A Pompée Julia, à Brutus Porcia !
>
> Pas piqué des vers, Martial... :-)

Charmant !
Bravo pour les vers, superbes !
Mais tu ne t'es pas foulé avec "la chose que tu sais".
OK pour le rythme, mais...
J'espérais plus piquant... ;-)) ça me paraît pudibond...;-)))
Allez ! un effort ! cherche et trouve ! Courage !;-)

Michaella
alias brashbey, spectatrice amusée

> Amicalement,
>
> Henri
>
http://membres.lycos.fr/endymion/textes.html

Jacques Vernin

unread,
Feb 20, 2004, 4:19:08 AM2/20/04
to

Henri Tournier a écrit:


<<...toutes les fois que la femme d'Hector chevauchait sob époux; ...>>

La lapsus est mignon!

JV

brashbey

unread,
Feb 20, 2004, 8:58:10 AM2/20/04
to

"Jacques Vernin" <pir...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de
news:4035D10C...@wanadoo.fr...

ah oui z'avais pas vu, c'est sobre ! ;-)
t'es sûr qu'il l'a pas fait exeuprès, l'Henri ? ;-)))

M.

Henri Tournier

unread,
Feb 20, 2004, 9:35:45 AM2/20/04
to
"brashbey" <brash...@waWAnaDOOdoo.fr> a écrit dans le message de
news:c13n7b$s20$1...@news-reader4.wanadoo.fr...

> Charmant !

Héhé !

> Bravo pour les vers, superbes !
> Mais tu ne t'es pas foulé avec "la chose que tu sais".

Ben, je vais pas faire d'excès de zèle quand même...
Martial est en cet endroit très allusif aussi...

> OK pour le rythme, mais...
> J'espérais plus piquant... ;-))

Voui voui, je vois ça...

> ça me paraît pudibond...;-)))

Bien vu !

> Allez ! un effort ! cherche et trouve ! Courage !;-)
> Michaella
> alias brashbey, spectatrice amusée

C'est fou ce qu'il a du succès, Martial, sur ce forum...

Amicalement,

Henri

Henri Tournier

unread,
Feb 20, 2004, 9:37:45 AM2/20/04
to
"brashbey" <brash...@waWAnaDOOdoo.fr> a écrit dans le message de
news:c153q1$ro4$1...@news-reader2.wanadoo.fr...

> ah oui z'avais pas vu, c'est sobre ! ;-)
> t'es sûr qu'il l'a pas fait exeuprès, l'Henri ? ;-)))

Eh ! oh ! Mais c'est pas moi qui l'ai fait, ce lape-suce :-)

Amicalement,

Henri - etaprèsondiraquejesuispudibond!

brashbey

unread,
Feb 20, 2004, 3:23:29 PM2/20/04
to

"Henri Tournier" <tournie...@up.univ-aix.fr> a écrit dans le message de
news:40361a55$0$24952$626a...@news.free.fr...

> "brashbey" <brash...@waWAnaDOOdoo.fr> a écrit dans le message de
> news:c13n7b$s20$1...@news-reader4.wanadoo.fr...
>
> > Charmant !
>
> Héhé !

;-))


>
> > Bravo pour les vers, superbes !
> > Mais tu ne t'es pas foulé avec "la chose que tu sais".
>
> Ben, je vais pas faire d'excès de zèle quand même...

flemmard, va !
(ok, l'hôpital qui se fout de la charité)

> Martial est en cet endroit très allusif aussi...
>
> > OK pour le rythme, mais...
> > J'espérais plus piquant... ;-))
>
> Voui voui, je vois ça...
>
> > ça me paraît pudibond...;-)))
>
> Bien vu !

j'ai toujours eu des yeux d'aigle ;-))

>
> > Allez ! un effort ! cherche et trouve ! Courage !;-)
> > Michaella
> > alias brashbey, spectatrice amusée
>
> C'est fou ce qu'il a du succès, Martial, sur ce forum...

et toi donc !*
(sourire)


me sens frustrée, j'reste sur ma faim, que diantre ! allez, tu vas pas nous
laisser ainsi !
T'peux toujours améliorer, eh eh ! tu frisais la perfection, moi, brave
pomme et spectatrice attentive, je t'encourage, j'attends !;-) Y a juste ce
petit bout de vers à changer, trouve illico je t'en supplie, une jolie
musique pour cet illic.;-)
Mon bon vieux maître Monsieur Taladoire** est derrière moi pour te saluer,
je n'en doute pas...
T'l'as p't'êt' connu, qui sait ? mais non ! t'es trop gamin ! ;-)))

signé Mic l'ancêtre

* toujours époustouflée par votre art de la traduc, un jeu merveilleux...
c'est un régal de vous lire, ça change de l'amerlock !
** je l'entends encore traduire les derniers mots de Néron : "Quelle perte
pour l'art !"
>
> Amicalement,
>
> Henri
>

brashbey

unread,
Feb 20, 2004, 3:26:57 PM2/20/04
to

"Henri Tournier" <tournie...@up.univ-aix.fr> a écrit dans le message de
news:40361acd$0$24956$626a...@news.free.fr...

t'm'as fait éclater de rire !;-D

eût-il fallu que je susse
qu'ici on parlât de laps-suce ?
suçant mon pouce
je fusse
partie en douce...;-)

Henri Tournier

unread,
Feb 20, 2004, 4:33:43 PM2/20/04
to
"brashbey" <brash...@waWAnaDOOdoo.fr> a écrit dans le message de
news:c15qiu$8bm$1...@news-reader2.wanadoo.fr...

> me sens frustrée, j'reste sur ma faim, que diantre ! allez, tu vas pas nous
> laisser ainsi !
> T'peux toujours améliorer, eh eh ! tu frisais la perfection, moi, brave
> pomme et spectatrice attentive, je t'encourage, j'attends !;-) Y a juste ce
> petit bout de vers à changer, trouve illico je t'en supplie, une jolie
> musique pour cet illic.;-)

Mais elle me plaît bien, à moi, cette chose...

Bon, allez, quelques variantes....

Tenait toujours en main la bricole qu'on sait...

Tiens ! plus près du texte :

Tenait toujours sa main à l'endroit que tu sais

(mais là, tu vas encopre me dire que tu es déçue...)

> Mon bon vieux maître Monsieur Taladoire** est derrière moi pour te saluer,
> je n'en doute pas...
> T'l'as p't'êt' connu, qui sait ? mais non ! t'es trop gamin ! ;-)))

Et comment que je l'ai connu, le bonhomme !
Je ne suis plus si gamin, hélas !
Je l'ai connu et eu comme prof en 69 et 70, les deux dernières années où il
enseignait à Aix. On n'était pas très nombreux à ses cours. Faut dire que malgré
son grand âge, il avait une façon de déshabiller des yeux les nénettes le
fripon, qui les dissuadait de venir à ses cours...
Bon dieu, qu'est-ce que j'ai pu rigoler ! Il nous en a raconté des choses ! la
meilleure, c'était le coup des beignets de placenta dans je ne sais plus quel
pays d'Europe centrale... Les dernières héroïques filles qui venaient en cours
ont lâché, pour le coup...
Evidemment, on faisait pas beaucoup de latin, mais le peu qu'on faisait, c'était
carrément génial. La façon de le parler, les accents, l'intonaiton, tout y
était...
Il m'a même offert, comme il savait que j'aimais la poésie et que je la
pratiquais, un recueils de poèmes qu'il avait écrit : "mythologiques". Tu
connais ?

> signé Mic l'ancêtre

Si ça se trouve, t'as connu Casabona, alors ?
Moi, je ne l'ai connu que par ouï-dire. Tant était grande l'empreinte qu'il
avait laissée de son passage...
Et les autres ? Veyne, Cèbe, Delebecque, Froidefont, Machin, Aumont, Corlu ?
Je te mentionne pas les jeunots, arrivés vers 68 : Dolorès Julia, Bordes, Trédé,
Chausserie-Laprée, Dangel, Vernhes, et encore plus récemment Pernée, Pralon,
Dorival...

> * toujours époustouflée par votre art de la traduc, un jeu merveilleux...

Un jeu, oui, c'est bien le mot. Au même titre qu'on *joue* de la musique.

> c'est un régal de vous lire, ça change de l'amerlock !

Parce que tu lis de l'amerlock ? Dieu m'en garde !

> ** je l'entends encore traduire les derniers mots de Néron : "Quelle perte
> pour l'art !"

Moi, je le vois encore mimer Cicéron en train de démolir Verrès...

Amicalement,

Henri

Henri Tournier

unread,
Feb 20, 2004, 4:41:30 PM2/20/04
to
"brashbey" <brash...@waWAnaDOOdoo.fr> a écrit dans le message de
news:c15qiv$8bm$2...@news-reader2.wanadoo.fr...

> t'm'as fait éclater de rire !;-D

Tu m'en vois ravi.

> eût-il fallu que je susse

Ca me rappelle le correcteur orthographique de Word 97, ça...
Comme il ne connaissait visiblement pas l'imparfait du subjonctif du verbe
savoir, il proposait innocemment de remplacer "susse" pas "suce".
Ils ont dû s'apercevoir de la bourde à Seattle et ils y ont remédié dans la
version 2000.
Pareil pour Marie-Solange, invariablement corrigé en "marie-salope". Si, si, ça
ne s'invente pas !

Et pour finir...

Qu'est-ce qui est plus dégueulasse qu'un lèche-cul ?

Avec ce qui précède, tu devrais trouver...

Amicalement,

Henri

rousseau

unread,
Feb 20, 2004, 4:58:32 PM2/20/04
to

"Henri Tournier" <tournie...@up.univ-aix.fr> a écrit dans le
message de news:40354c70$0$22390$626a...@news.free.fr...

> Une chaste infidèle, comme d'habitude...

Quand Pénélope fut-elle infidèle ?

Le reste est interdit aux moins de 18 ans.

> Et que dirais-tu d'une petite traduction en vers ?
>
> Les esclaves Phrygiens se branlaient en cachette
> Quand la femme d'Hector chevauchait son époux ;
> Bien qu'Ulysse ronflât, la chaste Pénélope
> Tenait bien dans sa main la chose que tu sais.
> Foin de ton cul ? l'offrait Cornélie à Gracchus
> A Pompée Julia, à Brutus Porcia !

Voyons ce qu'on peut faire en rimes :

Les esclaves phrygiens se branlaient en cachette
Quand l'épouse d'Hector chevauchait son époux.
Pénélope toujours caressait la quéquette (braguette :) ? trompette ?)
D'Ulysse sommeillant. Pourquoi pas l'autre trou,
Alors que Cornelia pourtant l'offre à Gracchus,
Et Julia et Porcia à Pompée et Brutus ?

Améliorons un peu :

Les esclaves phrygiens se branlaient en cachette
Quand l'épouse d'Hector chevauchait son époux.
Pénélope tenait fermement la baguette
D'Ulysse. Tu exclus l'assaut d'un de tes trous,
Quand Gracchus honora le cul de Cornélie,
Et Brutus de Porcia, et Pompée de Julie.

C'est encore laborieux.

Les esclaves phrygiens se branlaient en cachette
Quand l'épouse d'Hector l'enfourchait tant et plus
La main de Pénélope agrippait la baguette
D'Ulysse sommeillant. Tu dis non pour l'anus,
Alors que Cornelia pourtant l'offre à Gracchus,
Et Julia et Porcia à Pompée et Brutus ?

Essayons autre chose.

Les esclaves phrygiens se pelotaient le dard
Lorsque sur son époux galopait Andromaque.
Pénélope jamais ne lâchait le bazar
D'Ulysse qui ronflait. Pour le cul, tu te braques,
(ou Par le cul point d'attaque)
Alors que Cornelia l'accordait à son Gracque
Et à Brutard Porcia, et Julia à Pompard (hahaha)...

J'abandonne...


brashbey

unread,
Feb 20, 2004, 5:45:48 PM2/20/04
to

"Henri Tournier" <tournie...@up.univ-aix.fr> a écrit dans le message de
news:40367c49$0$2468$626a...@news.free.fr...

> "brashbey" <brash...@waWAnaDOOdoo.fr> a écrit dans le message de
> news:c15qiu$8bm$1...@news-reader2.wanadoo.fr...
>
> > me sens frustrée, j'reste sur ma faim, que diantre ! allez, tu vas pas
nous
> > laisser ainsi !
> > T'peux toujours améliorer, eh eh ! tu frisais la perfection, moi, brave
> > pomme et spectatrice attentive, je t'encourage, j'attends !;-) Y a juste
ce
> > petit bout de vers à changer, trouve illico je t'en supplie, une jolie
> > musique pour cet illic.;-)
>
> Mais elle me plaît bien, à moi, cette chose...
>
> Bon, allez, quelques variantes....
>
> Tenait toujours en main la bricole qu'on sait...
>
> Tiens ! plus près du texte :
>
> Tenait toujours sa main à l'endroit que tu sais
>
> (mais là, tu vas encopre me dire que tu es déçue...)
>
> > Mon bon vieux maître Monsieur Taladoire** est derrière moi pour te
saluer,
> > je n'en doute pas...
> > T'l'as p't'êt' connu, qui sait ? mais non ! t'es trop gamin ! ;-)))
>
> Et comment que je l'ai connu, le bonhomme !

Ah ! j'espérais bien !!!;-))

> Je ne suis plus si gamin, hélas !

Bébé oui ! ;-)

> Je l'ai connu et eu comme prof en 69 et 70

Et moi en 59-60 ! ;-)
J'avais 18 ans... Je ne lui ai jamais remis un seul devoir, pas plus qu'à
aucun de ses collègues
mais j'ai décroché son certif de latin en fin d'année scolaire tant y a d'la
veine que pour la canaille.
Je préférais de loin les cafés, les cinoches (on ratait jamais un seul film)
et les bals.
Idem pour le certif de français décroché la même année, mon seul travail
ayant été un exposé pour le doyen Bernard Guyon qui me sortait du
Mademoiselle Ozéroff par ci, Mademoiselle Ozéroff par là... Un rigolo aussi
qui m'avait baptisée l'ex séquestrée d'Aix, car la veuve de pasteur
protestant qui me louait une piaule à l'angle du Bd du Roi René n'avait rien
trouvé de mieux que de m'enfermer le jour où je devais pour lui faire un
exposé sur Bernanos. Le doyen est resté avec moi au téléphone pendant que
tout l'amphi s'inquiétait, le soir au restau-U j'ai été à ma grande surprise
accueillie en héroïne... l'exposé j'ai dû le retravailler vaguement, mais il
lui a plu assez pour qu'il me défende auprès de ses collègues à qui je
n'avais pas remis un seul devoir non plus de toute l'année...
Fumiste j'étais, fumiste je me suis fait massacrer par Delebecque, que
j'adorais et exécrais et fuyais à la fois... tu parles, j'allais me marier,
j'avais d'autres chats à fouetter que d'assister régulièrement à ses cours,
mais j'étais si stupide que je répondais quand j'y étais, si bien que je fis
partie des "heureux" qui furent exterminés en fin d'année, d'où mon
entraînement l'été qui a suivi... Y avait plus les bistros ni les copains,
j'avais suivi le jeune mari à Grenoble la grise..
Je vais avoir 63 ans au printemps, ces bons vieux maîtres et qq autres je
les porte encore dans mon coeur, très fort très fort.

, les deux dernières années où il
> enseignait à Aix. On n'était pas très nombreux à ses cours. Faut dire que
malgré
> son grand âge, il avait une façon de déshabiller des yeux les nénettes le
> fripon, qui les dissuadait de venir à ses cours...

Il n'était pas le seul, mon frère aîné avait un prof en anglais qui était
pas mal non plus en cet art... moi j'allais lassister aux oraux rien que
pour observer... ;-)

> Bon dieu, qu'est-ce que j'ai pu rigoler ! Il nous en a raconté des choses
! la
> meilleure, c'était le coup des beignets de placenta dans je ne sais plus
quel
> pays d'Europe centrale... Les dernières héroïques filles qui venaient en
cours
> ont lâché, pour le coup...
> Evidemment, on faisait pas beaucoup de latin, mais le peu qu'on faisait,
c'était
> carrément génial.

Tu l'as dit. Un génie ce bonhomme...
Je l'adorais.
Je pensais aujourd'hui à se commentaires de l'accident de Malpasset en 59.
Quand je pense que maintenant j'ai déserté Nice pour le Var... et ... Fréjus
!!! où je me planque...

oui ce prof était génial. Il venait aussi s'amuser avec nous, dans les fêtes
d'étudiants.
Et il traduisait des poèmes suédois, si je me souviens bien...

La façon de le parler, les accents, l'intonaiton, tout y
> était...
> Il m'a même offert, comme il savait que j'aimais la poésie et que je la
> pratiquais, un recueils de poèmes qu'il avait écrit : "mythologiques". Tu
> connais ?

Non, mais j'aimerais.
Indique-moi la référence, peut-être pourrai-je le trouver encore...


>
> > signé Mic l'ancêtre
>
> Si ça se trouve, t'as connu Casabona, alors ?

Oui, ne m'en parle pas de çui-là. Ma nièce m'a offert ses thèmes il y a qq
années.
Je l'ai connu, oui, je le considérais comme totalement fou.
Incroyable ce gars. Pour l'étudiante chahuteuse que j'étais.
Brillant, certes, mais fou.
Moi je le haïssais ... cordialement.;-)
Tous les autres je les ai adorés.
Jonin ?
Tu parles d'accent... Rostaing...
Ruff nous a saoûlés avec son Valéry que mon frère adorait.
Oui mon frère pour passser le temps assistait à certains de nos cours, tout
comme moi j'allais suivre du droit dans l'aile d'à côté ou de la biologie à
Marseille...

Mes préférés, mes chouchous furent Guyon, Taladoire et Delebecque.
J'ai toujours dit merci dans mon coeur à Delebecque de m'avoir recalée en
grec.
Je ne l'avais pas volé, taillant trois cours sur quatre, plus exactement
trois semaines sur quatre... tout occupée par mes amours.
J'ai été infidèle à mes amours mais pas à Delebecque car grâce à lui le grec
est devenu passion, moins fugitive que toute autre passion.

> Moi, je ne l'ai connu que par ouï-dire. Tant était grande l'empreinte
qu'il
> avait laissée de son passage...

T'as rien perdu. je te le dis il était fou.

Jonin lui était une merveille de délicatesse. Il évoquait la période
médiévale et le seizième siècle.
Ruff traitait Valéry et Stendhal (Lucien Leuwen). Guyon Balzac et Bernanos.
Les autres sont sortis de ma mémoire.
Pour le grec quel était donc ce spécialiste de Pindare qui nous a tant fait
souffrir ? Son nom m'échappe soudain. Mais il me reviendra.

> Et les autres ? Veyne, Cèbe, Delebecque, Froidefont, Machin, Aumont, Corlu
?
> Je te mentionne pas les jeunots, arrivés vers 68 : Dolorès Julia, Bordes,
Trédé,
> Chausserie-Laprée, Dangel, Vernhes, et encore plus récemment Pernée,
Pralon,
> Dorival...
>
> > * toujours époustouflée par votre art de la traduc, un jeu
merveilleux...
>
> Un jeu, oui, c'est bien le mot. Au même titre qu'on *joue* de la musique.
>
> > c'est un régal de vous lire, ça change de l'amerlock !
>
> Parce que tu lis de l'amerlock ?

Non, enfin pas bcp, pas souvent, mais je le subis quand je passe qq semaines
chez mon fils, enfer et damnation !
Lui qui était si féru d'histoire ancienne et qui avait lu tous les tragiques
grecs à quatorze ans, le voici informaticien dans le Massachusetts. Il
adorait l'égyptologie, il est perdu, c'est ma tristesse... mais je lui ai
refourgué son Bailly et le nouveau Gaffiot que je viens donc de racheter,
sans parler de dicos étymologiques... et puis tu sais, chez Barnes and
Nobles, y a de ces rayons classiques qui sont quand même pas mal du tout !
J'y erre des heures, d'autant plus que t'as de grands fauteuils, des tables
à ta disposition, de quoi bouffer, boire, pisser, bref que demande le peuple
? T'as chaud ou t'es au frais selon la saison, le rêve, quoi ! Epictète
lui-même s'y perdrait. "Ne pas avoir faim, ne pas avoir froid, ne pas avoir
soif", n'est-ce pas ? ;-)

Dieu m'en garde !

Je te l'accorde, j'intercèderai pour toi, si tu es sage... ;-)
bien oui, il peut rien me refuser... ;-)))


>
> > ** je l'entends encore traduire les derniers mots de Néron : "Quelle
perte
> > pour l'art !"
>
> Moi, je le vois encore mimer Cicéron en train de démolir Verrès...

Ah oui, j'avais oublié, tiens !

Il disait qu'il était surpris chaque fois qu'il rencontrait un ancien
étudiant de ce que l'étudiant avait retenu de ses cours. C'est pourquoi il
semait, au hasard de l'inspiration du moment, persuadé que plus tard ses
graines germeraient dans nos petites têtes. Ah oui, ces gars-là c'étaient
des profs !
J'ai jamais adoré des hommes autant depuis.;-)))

Cordialement

Michelle

Je me souviens que Taladoire était venu voir Laurent Terzieff jouer
Claudel...
Guyon et lui avaient un charme fou. Delebecque si féroce qu'il ait pu être
en imposait terriblement.
Mais mon coeur dans l'instant était à Guyon et Taladoire, qui m'aimaient
bien. Je les ai trahis, tout comme le prof qui m'a plus tard prodigué des
cours de sanscrit, et mon grand-oncle Félix Lacôte, prof de sanscrit. La
liberté, que voulez-vous, en 68...¨Paris, quartier latin, puis Provence,
celle des beatniks... Peace and love... Le rêve, quoi ! les guitares et
Moustaki.

>
> Amicalement,
>
> Henri
>

brashbey

unread,
Feb 20, 2004, 5:59:57 PM2/20/04
to

"rousseau" <cam...@com.invalid> a écrit dans le message de
news:c1608l$tg9$1...@news-reader2.wanadoo.fr...

>
> "Henri Tournier" <tournie...@up.univ-aix.fr> a écrit dans le
> message de news:40354c70$0$22390$626a...@news.free.fr...
> > Une chaste infidèle, comme d'habitude...
>
> Quand Pénélope fut-elle infidèle ?
>
> Le reste est interdit aux moins de 18 ans.
>
> > Et que dirais-tu d'une petite traduction en vers ?
> >
> > Les esclaves Phrygiens se branlaient en cachette
> > Quand la femme d'Hector chevauchait son époux ;
> > Bien qu'Ulysse ronflât, la chaste Pénélope
> > Tenait bien dans sa main la chose que tu sais.
> > Foin de ton cul ? l'offrait Cornélie à Gracchus
> > A Pompée Julia, à Brutus Porcia !
>
> Voyons ce qu'on peut faire en rimes :
>
> Les esclaves phrygiens se branlaient en cachette
> Quand l'épouse d'Hector chevauchait son époux.
> Pénélope toujours caressait la quéquette (braguette :) ? trompette ?)

le premier c'est le mieux ;-)

> D'Ulysse sommeillant. Pourquoi pas l'autre trou,
> Alors que Cornelia pourtant l'offre à Gracchus,
> Et Julia et Porcia à Pompée et Brutus ?
>
> Améliorons un peu :
>
> Les esclaves phrygiens se branlaient en cachette
> Quand l'épouse d'Hector chevauchait son époux.
> Pénélope tenait fermement la baguette

pas mal, pas mal !!!

> D'Ulysse. Tu exclus l'assaut d'un de tes trous,
> Quand Gracchus honora le cul de Cornélie,
> Et Brutus de Porcia, et Pompée de Julie.
>
> C'est encore laborieux.

Fais pas ton modeste ! ;-(


>
> Les esclaves phrygiens se branlaient en cachette
> Quand l'épouse d'Hector l'enfourchait tant et plus
> La main de Pénélope agrippait la baguette
> D'Ulysse sommeillant. Tu dis non pour l'anus,
> Alors que Cornelia pourtant l'offre à Gracchus,
> Et Julia et Porcia à Pompée et Brutus ?


mieux, semble-t-il, vite vite, la suite !
et pas en jésuite
sinon t'as un zéro d'conduite
je prends une cuite
ou la fuite
flûte !

>
> Essayons autre chose.
>
> Les esclaves phrygiens se pelotaient le dard

pkoi t'évoques le Frédéric ?

> Lorsque sur son époux galopait Andromaque.
> Pénélope jamais ne lâchait le bazar

ah ah ! t'as piqué l'art à Taladoire ?

> D'Ulysse qui ronflait. Pour le cul, tu te braques,
> (ou Par le cul point d'attaque)
> Alors que Cornelia l'accordait à son Gracque
> Et à Brutard Porcia, et Julia à Pompard (hahaha)...
>
> J'abandonne...
>
>

bravo ! je suis ébahie et me fends la pêche
quiconque a le cafard
qu'il vienne sans retard !
>
>

brashbey

unread,
Feb 20, 2004, 6:07:12 PM2/20/04
to

"Henri Tournier" <tournie...@up.univ-aix.fr> a écrit dans le message de
news:40367e1c$0$2456$626a...@news.free.fr...

> "brashbey" <brash...@waWAnaDOOdoo.fr> a écrit dans le message de
> news:c15qiv$8bm$2...@news-reader2.wanadoo.fr...
>
> > t'm'as fait éclater de rire !;-D
>
> Tu m'en vois ravi.

Et galant homme de surcroît ! ;-)
Dans c'forum de latin
y a que des gens de bien ;-)
le gratin ! ;-)))
(et moi j'rigole sur les gradins)


>
> > eût-il fallu que je susse
>
> Ca me rappelle le correcteur orthographique de Word 97, ça...
> Comme il ne connaissait visiblement pas l'imparfait du subjonctif du verbe
> savoir, il proposait innocemment de remplacer "susse" pas "suce".
> Ils ont dû s'apercevoir de la bourde à Seattle et ils y ont remédié dans
la
> version 2000.
> Pareil pour Marie-Solange, invariablement corrigé en "marie-salope". Si,
si, ça
> ne s'invente pas !
>
> Et pour finir...
>
> Qu'est-ce qui est plus dégueulasse qu'un lèche-cul ?
>
> Avec ce qui précède, tu devrais trouver...

langue au chat ;-)))

s'il te plaît Henri, sois pas hypocrite, mais plus explicite, j'insiste
!;-))
(si je lui sors un smiley
laid
il va me brandir le fouet)
Envoie-moi dare dare
la réponse, pétard !

M.

>
> Amicalement,
>
> Henri
>

Henri Tournier

unread,
Feb 20, 2004, 6:45:57 PM2/20/04
to
"brashbey" <brash...@waWAnaDOOdoo.fr> a écrit dans le message de
news:c163vf$592$1...@news-reader4.wanadoo.fr...

> langue au chat ;-)))
>
> s'il te plaît Henri, sois pas hypocrite, mais plus explicite, j'insiste
> !;-))

Ben voyons !
C'est pourtant pas difficile !
Plus dégueulasse qu'un lèche-cul, c'est un suspect !

Amicalement,

Henri

Henri Tournier

unread,
Feb 20, 2004, 6:57:43 PM2/20/04
to
"rousseau" <cam...@com.invalid> a écrit dans le message de
news:c1608l$tg9$1...@news-reader2.wanadoo.fr...

Bravo, Jean-Jacques !
C'est excellent tout ça !
J'aime bien le dernier, avec le galop d'Andromaque, le bazar d'Ulysse et le
Pomp(in)ard de Julia !

Amicalement,

Henri - douanier

brashbey

unread,
Feb 20, 2004, 7:16:20 PM2/20/04
to

"Henri Tournier" <tournie...@up.univ-aix.fr> a écrit dans le message de
news:40367c49$0$2468$626a...@news.free.fr...

> "brashbey" <brash...@waWAnaDOOdoo.fr> a écrit dans le message de
> news:c15qiu$8bm$1...@news-reader2.wanadoo.fr...
>
> > me sens frustrée, j'reste sur ma faim, que diantre ! allez, tu vas pas
nous
> > laisser ainsi !
> > T'peux toujours améliorer, eh eh ! tu frisais la perfection, moi, brave
> > pomme et spectatrice attentive, je t'encourage, j'attends !;-) Y a juste
ce
> > petit bout de vers à changer, trouve illico je t'en supplie, une jolie
> > musique pour cet illic.;-)
>
> Mais elle me plaît bien, à moi, cette chose...
>
> Bon, allez, quelques variantes....
>
> Tenait toujours en main la bricole qu'on sait...

J'aime bien "la bricole"
j'trouve que ça colle, ça caracole ;-)

>
> Tiens ! plus près du texte :
>
> Tenait toujours sa main à l'endroit que tu sais
>
> (mais là, tu vas encopre me dire que tu es déçue...)

vouais, je préfère la bricole
c'est chouette les bricoleurs
"affrioleurs"*
on leur
rend jamais assez hommage
et c'est dommage !

*pardon !:-(

>
> > Mon bon vieux maître Monsieur Taladoire** est derrière moi pour te
saluer,
> > je n'en doute pas...
> > T'l'as p't'êt' connu, qui sait ? mais non ! t'es trop gamin ! ;-)))
>
> Et comment que je l'ai connu, le bonhomme !
> Je ne suis plus si gamin, hélas !

ben moi 6 + 2 = 8
j'peux même pas encore chanter avec le Souchon "J'ai dix ans":-(

> Je l'ai connu et eu comme prof en 69 et 70, les deux dernières années où
il
> enseignait à Aix. On n'était pas très nombreux à ses cours. Faut dire que
malgré
> son grand âge, il avait une façon de déshabiller des yeux les nénettes le
> fripon, qui les dissuadait de venir à ses cours...
> Bon dieu, qu'est-ce que j'ai pu rigoler ! Il nous en a raconté des choses
!

Rassure-toi c'était pas par gâtisme, à nous aussi il nous en racontait,
crois-moi...

Tiens j'avais oublié Moulinier, qui nous traduisait du Platon, alors lui,
oui, on avait qq doutes, il bredouillait dans sa barbe, non il n'en avait
pas mais il piquait du menton, un semblant de petit roupillon par ci, un
autre par là qu'on croyait, j'te l'dis, mais de fait il se con-cen-trait !
L'autre prof, spécialiste de Pindare, que j'évoquais tout à l'heure, c'était
Monsieur Guillon. Remarquable mais hermétique. J'ai regretté amèrement
d'avoir séché combien de ses cours, si brillants... et j'ai gardé une
tendresse émue pour Pindare.


>la
> meilleure, c'était le coup des beignets de placenta dans je ne sais plus
quel
> pays d'Europe centrale...

Raconte sans honte, t'vas pas nous laisser sur notre faim ! d'ailleurs c'est
la période des crêpes, non ?
Qu'est-ce donc que cette histoire de beignets ?

???

> Les dernières héroïques filles qui venaient en cours
> ont lâché, pour le coup...

moi j'avoue que j'avais un faible pour les paillardises, ça mettait du
piquant, et puis justement, tant de filles étaient dégoûtées que c'était
drôle de ne l'être point ! Cela me rappelle la dissection de la grenouille
en classe terminale au lycée. Une de mes camarades aux longues tresses
blondes sortaient son petit mouchoir brodé et parfumé, et moi j'y allais de
gaieté de coeur, gaillardement, rien que pour jouer, quoi ! moyennant quoi
j'ai décroché le premier prix de biologie cette année-là, rien que par
fronde...
les filles qui font les mijaurées, c'pas rigolo, non mais !
T'as pas connu la bande des réunionnais qui hantaient le restau-U en
1959-60-61, y avait parmi eux une fille, une seule, dans ma bande à moi on
était deux, c'était mieux, bien que l'autre n'ait pas été là souvent non
plus, habitant Marseille, elle ne créchait pas tous les soirs à Aix. Dans la
bande des réunionnais y avait donc une fille qui n'avait pas roid aux yeux,
et elle chantait j'te dis pas, ça braillait que c'était un régal ! oui, mon
ami, autant que tes traducs d'enfer, les chants estudiantins gueulés par
elle, si petite qu'elle ait été... et moi je tâchais de ne pas être en
reste, peste !
t'nous aurais traitées d'héroïques, alors ? p't'êt' ben ! m'en v'là tout
émue, pour sûr !
(j'suis pas bien grande non plus, ni en sagesse ni en centimètres)

> Evidemment, on faisait pas beaucoup de latin, mais le peu qu'on faisait,
c'était
> carrément génial. La façon de le parler, les accents, l'intonaiton, tout y
> était...
> Il m'a même offert, comme il savait que j'aimais la poésie et que je la
> pratiquais, un recueils de poèmes qu'il avait écrit : "mythologiques". Tu
> connais ?

j'vais presque être jalouse, dis donc !
s'faire faire des cadeaux mythologico-poétiques par Taladoire ! en v'là une
histoire, bonsoir ! J'suis ja-lou-se !!!!!!!!!!!
(je rigole, j'ai jamais été jalouse de ma vie, sauf des julies qui ont
approché mes jules)
Mais quand j'rejoindrai Taladoire dans les Enfers, j'y d'mand'rai des
comptes quand même ! j'ai le droit d'aînesse, te dis-je traîtresse,
n'est-ce... pas ? cependant p't'êt' que c'était pas encore la mode avant 68
qu'un prof offrît un bouquin même fût-il pas coquin à un "gamin" ou une
gamine, n'empêche que j'ai bonne mine ! Allez, j'vais pas être mesquine,
j'suis heureuse pour toi, dis, tu me le scanneras ? et coetera et coetera...
J'ai pas dit scanderas... et t'verras j'f'rai pas d'esclandre, n'empêche que
si je le pêche aux enfers, on verra qui il préfère, chez Lucifer, de toi ou
d'la p'tite réunionnaise... pas niaise, t'vas pas l'nier, c't'à qui qu'il
mettra la main au panier ???;-)))

>
> > signé Mic l'ancêtre
>
> Si ça se trouve, t'as connu Casabona, alors ?

"alors" parc'que j'suis l'ancêtre ? ;-))) ben voui ! mais j'ai fréquenté
très peu le bonhomme, il était à l'époque chargé de cours de philologie,
cours qui ne m'ont passionnée que plus tard grâce à Madame Manessy, à Nice.
Entre temps j'avais un peu grandi ou vieilli et lui il est mort jeune, non ?

brashbey

unread,
Feb 20, 2004, 7:18:03 PM2/20/04
to

"Henri Tournier" <tournie...@up.univ-aix.fr> a écrit dans le message de
news:40369b46$0$2462$626a...@news.free.fr...

;-))))

elle se fend la pêche ;-D
(j'suis archi-nulle
tu m'fous la bulle ?
zéro
pour ozéroff ?)

>
> Amicalement,
>
> Henri
>

brashbey

unread,
Feb 20, 2004, 7:22:16 PM2/20/04
to

"Henri Tournier" <tournie...@up.univ-aix.fr> a écrit dans le message de
news:40369e09$0$2436$626a...@news.free.fr...

> "rousseau" <cam...@com.invalid> a écrit dans le message de
> news:c1608l$tg9$1...@news-reader2.wanadoo.fr...
>
> > Essayons autre chose.
> >
> > Les esclaves phrygiens se pelotaient le dard
> > Lorsque sur son époux galopait Andromaque.
> > Pénélope jamais ne lâchait le bazar
> > D'Ulysse qui ronflait. Pour le cul, tu te braques,
> > (ou Par le cul point d'attaque)
> > Alors que Cornelia l'accordait à son Gracque
> > Et à Brutard Porcia, et Julia à Pompard (hahaha)...
> >
> > J'abandonne...
>
> Bravo, Jean-Jacques !
> C'est excellent tout ça !
> J'aime bien le dernier, avec le galop d'Andromaque, le bazar d'Ulysse et
le
> Pomp(in)ard de Julia !
>
> Amicalement,
>
> Henri - douanier
>
Faut dire que vous vous surpassez tous les deux, à notre plus grande joie,
je dis "notre" car y doit bien y en avoir "des autres" dont les yeux
traînent par ici, n'est-ce pas ?
Quel feu d'artifice ! ;-)))))

M.

Caligula

unread,
Feb 22, 2004, 9:41:34 AM2/22/04
to
Henri Tournier scripsit:

Selon Martial :

>> "masturbabantur Phrygii post ostia serui,
>> Hectoreo quotiens sederat uxor equo,

Mais Ovide L'art d'Aimer livre III, vers 777,778 niait la chose :

Parva vehatur equo : quod erat longissima, numquam
Thebais Hectoreo nupta resedit equo.

La petite à cheval ! Mais l'épouse Thébaine,
Grande, jamais ne put faire un cheval d'Hector.

"Faire un cheval d'Hector" c'est accomplir la position où la femme
s'asseoit sur l'homme allongé et le chevauche. Pour que la chose soit
plus agréable Ovide préconise cette position aux femmes de petite
taille et de poids léger ce que n'était pas Andromaque l'épouse
d'Hector. D'où l'humour que je devine dans les vers d'Ovide si la
chevauchée ainsi décrite avait pour nom le "cheval d'Hector" il est
amusant de la nier pour Hector lui-même dont la femme était trop
grande.

Mais alors, le suspense est insoutenable, pourquoi appelle-t-on cette
position le cheval d'Hector si Hector lui-même ne pouvait la pratiquer
avec la trop grande Andromaque ?

--
Caligula

Et fora conveniunt ( quis credere possit ?) amori.
[Ovide]

brashbey

unread,
Feb 22, 2004, 3:20:55 PM2/22/04
to

"Caligula" <caius.c...@club-internet.fr> a écrit dans le message de
news:7ubh30tjc8rricfrs...@4ax.com...

> Henri Tournier scripsit:
>
> Selon Martial :
>
> >> "masturbabantur Phrygii post ostia serui,
> >> Hectoreo quotiens sederat uxor equo,
>
> Mais Ovide L'art d'Aimer livre III, vers 777,778 niait la chose :
>
> Parva vehatur equo : quod erat longissima, numquam
> Thebais Hectoreo nupta resedit equo.
>
> La petite à cheval ! Mais l'épouse Thébaine,
> Grande, jamais ne put faire un cheval d'Hector.
>
> "Faire un cheval d'Hector" c'est accomplir la position où la femme
> s'asseoit sur l'homme allongé et le chevauche. Pour que la chose soit
> plus agréable Ovide préconise cette position aux femmes de petite
> taille et de poids léger ce que n'était pas Andromaque l'épouse
> d'Hector.

D'où l'avantage d'être petite et légère : on mène la danse !;-)))

D'où l'humour que je devine dans les vers d'Ovide si la
> chevauchée ainsi décrite avait pour nom le "cheval d'Hector" il est
> amusant de la nier pour Hector lui-même dont la femme était trop
> grande.
>
> Mais alors, le suspense est insoutenable, pourquoi appelle-t-on cette
> position le cheval d'Hector si Hector lui-même ne pouvait la pratiquer
> avec la trop grande Andromaque ?

t'y crois, toi, aux hommes monogames toute leur vie ? ;-)
"et dona ferentes";-)))

Michaella

Caligula

unread,
Feb 22, 2004, 5:57:25 PM2/22/04
to
brashbey scripsit:

>t'y crois, toi, aux hommes monogames toute leur vie ? ;-)
>"et dona ferentes";-)))

Oui mais Hector n'est pas n'importe quel homme !

D'ailleurs vu comment il rabroue son frère, le séducteur Pâris, on
peut voir en lui le héros droit dans ses cnémides et fidèle à son
épouse Andromaque. En outre loin d'avoir reçu une dot pour épouser
celle-ci, c'est lui qui fit des présents à Eetion père d'Andromaque et
roi de Thèbe en Cilicie pour l'avoir comme femme.

Et comme elle l'aime son Hector l'Andromaque !
Lire les vers 429, 430 du livre VI de l'Iliade.

Camille

unread,
Feb 23, 2004, 4:19:14 PM2/23/04
to

"Caligula" a cru bon d'écrire :

> Mais alors, le suspense est insoutenable, pourquoi appelle-t-on cette
> position le cheval d'Hector si Hector lui-même ne pouvait la pratiquer
> avec la trop grande Andromaque ?

Euh... sans vouloir entrer, si j'ose dire, dans des détails techniques, je
ne crois pas qu'il y ait vraiment impossibilité, même si la dame est
"longissima".
A moins que le monsieur, lui, soit particulièrement "minimus", si v'voyez
c'que j'veux dire...
:-/
D'ailleurs, Ovide se contente de "préconiser" la chose aux femmes "parvae",
il ne prononce pas de fatwa contre les "longissimae".
A mon avis, c'est Hector qui voulait pas, voilà tout.
___
Camille


rousseau

unread,
Feb 25, 2004, 5:08:28 PM2/25/04
to

"Caligula" <caius.c...@club-internet.fr> a écrit dans le message de
news:7ubh30tjc8rricfrs...@4ax.com...

> Mais Ovide L'art d'Aimer livre III, vers 777,778 niait la chose :
>
> Parva vehatur equo : quod erat longissima, numquam
> Thebais Hectoreo nupta resedit equo.
>
> La petite à cheval ! Mais l'épouse Thébaine,
> Grande, jamais ne put faire un cheval d'Hector.
>
> "Faire un cheval d'Hector" c'est accomplir la position où la femme
> s'asseoit sur l'homme allongé et le chevauche.

Fresco from Pompeii :
http://musee.nuit.ca/secretcabinet/plate48.html

> Pour que la chose soit
> plus agréable Ovide préconise cette position aux femmes de petite
> taille et de poids léger ce que n'était pas Andromaque l'épouse
> d'Hector. D'où l'humour que je devine dans les vers d'Ovide si la
> chevauchée ainsi décrite avait pour nom le "cheval d'Hector" il est
> amusant de la nier pour Hector lui-même dont la femme était trop
> grande.

Mais l'expression ne vient-elle pas précisément de ce vers ?

Et n'y a-t-il pas aussi un autre trait d'humour, un clin d'oeil par
allusion au fameux cheval de Troie.

> Mais alors, le suspense est insoutenable, pourquoi appelle-t-on cette
> position le cheval d'Hector si Hector lui-même ne pouvait la pratiquer
> avec la trop grande Andromaque ?

Il faudrait être sûr que l'expression est antérieure au vers d'Ovide.

Rousseau.


rousseau

unread,
Feb 25, 2004, 5:09:43 PM2/25/04
to

"Henri Tournier" <tournie...@up.univ-aix.fr> a écrit dans le
message de news:40369e09$0$2436$626a...@news.free.fr...

> Bravo, Jean-Jacques !
> C'est excellent tout ça !
> J'aime bien le dernier, avec le galop d'Andromaque, le bazar d'Ulysse
et le
> Pomp(in)ard de Julia !

Merci Henri, et aussi Brashley (Aix-en-Provence te salue), pour vos
(indulgents) encouragements.

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