Y a-t-il des règles pour former les adjectifs qui nous viennent des noms
des gens ?
Par exemple, sait-on quand mettre « -ien » et quand mettre « -ois » ?
Je fais une petite traduction et je ne sais pas comment écrire "Hegelian"
et "Aristotelian", par exemple. Est-ce mieux de mettre tout simplement «
de Hegel » et « à l'Aristote », par exemple ?
Merci de votre aide ou des liens éventuels qui m'aideront,
JLL
/Felix Ahlner, Suède
"joye" <not...@netins.net> wrote in message
news:notjoye-2205...@blfd-01-187.dialup.netins.net...
On dira hégélien et aristotélicien.
Je ne connais pas la règle générale de formation mais il y a aussi "-ique" :
socratique.
lamkyre
>Je fais une petite traduction et je ne sais pas comment écrire "Hegelian"
>et "Aristotelian", par exemple. Est-ce mieux de mettre tout simplement «
>de Hegel » et « à l'Aristote », par exemple ?
>
On dit "hégélien" et "aristotélicien".
Daphné
Dans ma pauvre vie si plate et si tranquille, les phrases sont des aventures.
Gustave Flaubert
>Il me semble qu'on a déjà discuté de cela dans le temps, mais si j'ai
>bonne mémoire, c'était pour les noms géographiques
>
>Y a-t-il des règles pour former les adjectifs qui nous viennent des noms
>des gens ?
>
>Par exemple, sait-on quand mettre « -ien » et quand mettre « -ois » ?
Pour les adjectifs dérivés de noms de personnes, jamais -ois,
mais le plus fréquemment -ien. Sauf quelques exceptions... Dans
lesquelles il vaut mieux prendre bien garde aux sens parfois
particuliers et aux oppositions.
>Je fais une petite traduction et je ne sais pas comment écrire "Hegelian"
>et "Aristotelian", par exemple. Est-ce mieux de mettre tout simplement «
>de Hegel » et « à l'Aristote », par exemple ?
Non. Hegelien, aristotélicien, mais « de l'Arioste » pour
l'auteur du « Roland furieux ».
On utilise aussi les suffixes suivants :
-- -esque, souvent péjoratif ou de sens figuré ; donquichottesque,
gargantuesque, dantesque (mais de Dante pour l'auteur). Peut être
insultant ou plaisant si l'adjectif est inventé. Mais une scène
molièresque n'est pas de Molière, mais à la façon de Molière.
Gongoresque est un reproche et ne concerne que de loin Gongora, aussi
obscur que Gongora. Pagnolesque est plus positif. Ce suffixe est
subjectif, il traduit le point de vue du locuteur pour l'essentiel.
-- -iste, pour les idéologies (calviniste, huiste), pour certaines
attitudes (beyliste d'Henri Beyle, nom de Stendhal, s'oppose à
stendhalien par l'égotisme et contre le romanesque). Ce suffixe peut
correspondre à des sens distincts de -ien : gaulliste (l'idéologie) et
gaullien (le style, l'attitude), mais jospiniste et jospinien étaient
peu distincts, mitterrandiste et mitterrandien un peu plus. Le suffixe
-iste indique plus le partisan et la subjectivité, le suffixe -ien est
plus général. On l'utilise peu pour les auteurs, plus pour les
spécialistes ou amateurs. Un jarriste est un spécialiste de Jarry
seulement, comme un molièriste.
-- -lâtre, dont on a récemment parlé, et qui signifie « qui adore ».
Hugolâtre.
-- -ique, pour des définitions de doctrines philosophiques ou les termes
de poétique, mais avec un sens qui s'est éloigné de la personne. Des
vers marotiques, un amour platonique. En fait, c'est comme -esque, qui y
correspond, mais sans le sens péjoratif. Dans le cas d'Aristote, on
passe d'abord par l'adjectif aristotélique pour former aristotélicien.
-- -isant, qui tend vers. S'applique surtout au style. Pétrarquisant,
marotisant, ronsardisant. Légèrement ironique. Un peu distant, indique
surtout une source d'inspiration ou une imitation.
Il faut connaître les modifications de certains radicaux par
l'étymologie ou la correspondance des lettres :
-- giralducien, malraucien, hugolien, rimbaldien, mallarméen (une
exception finale et qui peut être péjorative).
Il faut encore savoir reconnaître les adjectifs dont un sens est passé
dans le langage courant :
-- rabelaisien ne s'applique plus guère à l'auteur dans le langage
courant, comme corneillien ou cartésien.
Beaucoup d'auteurs n'ont pas d'adjectifs reconnus. C'est
indépendant de leur notoriété ou de la forme de leur nom. En fait, ces
adjectifs peuvent exister chez les spécialistes, mais ils ne sont pas
entrés dans les dictionnaires : colettien, perequien, quenaldien,
vernien, zolien et zoliste, célinien, camusien, flaubertien,
chateaubriandien... J'en passe, il y en a des palanquées... Les
adjectifs des philosophes ou des auteurs classiques plus anciens sont
mieux reconnus : kantien, platonicien, thomiste, augustiniste mais je
doute que l'on trouve facilement schopenhauerien ou sartrien dans un
dictionnaire. Cela dépend du sccès de l'adjectif, de son idée. Il faut
donc savoir si l'adjectif est employé en dehors d'un petit monde de
spécialistes. Par exemple, si l'on s'adresse à un public de profanes, il
n'est pas toujours nécessaire d'employer l'adjectif ou de le trouver.
Verlainien, lamartinien ou gidien sont tout de suite compris, mais pour
Maupassant, pour Marivaux, pour Laclos, pour Beaumarchais ? Rien.
Dominique
> Y a-t-il des règles pour former les adjectifs qui nous
> viennent des noms des gens ?
Pas de règles, un aimable désordre dans lequel on est
libre toutefois de voir certaines tendances lourdes.
> Par exemple, sait-on quand mettre « -ien » et quand
> mettre « -ois » ?
La tendance est de mettre très souvent « -ien » (parfois
« -éen »), et jamais « -ois » qui semble réservé aux noms
géographiques. Mais pour les personnes, il existe aussi du
« -esque », du « -ique » et du « -iste », ce dernier étant
souvent (mais pas toujours) lié à un « -isme » doctrinal.
Et comparez « sadique » (relatif au sadisme) à « sadien »
(relatif à Sade).
Je vous recommanderais de faire des hypothèses et d'utiliser
Gougueule pour les valider... en jetant un oeil sur les
contextes, bien sûr. Ayez un peu d'imagination et de
flexibilité : « Balzac » et « Chirac » donnent, l'un
« balzacien », l'autre « chiraquien » ; « Hugo » donne
« hugolien », « Apollinaire » donne « apollinarien »,
« Trotsky » donne « trotskyste » (et ce qu'un Étatsunien
appelle un « McCarthyist » est un « maccarthyste », du
moins en principe puisque Gougueule trouve un peu tout).
> Je fais une petite traduction et je ne sais pas comment
> écrire "Hegelian"
Hégélien. (Bonne illustration : Gougueule en trouve 1290,
mais nul hégéléen, hégélesque, hégélique ni hégéliste :
donc vous pouvez y aller.
> et "Aristotelian"
Aristotélique ou (si c'est surtout de la doctrine qu'il
s'agit) aristotélicien (beaucoup plus répandu).
> par exemple. Est-ce mieux de mettre tout simplement «
> de Hegel » et « à l'Aristote », par exemple ?
Vous pouvez, oui... Cela peut vous éviter des contresens
là où l'adjectif a pris un sens à lui (cf. « sadique » et
« sadien », ou « cornélien »... Un conseil : quand vous
avez trouvé un adjectif candidat, cherchez-le dans un
dictionnaire en ligne. « Cornélien » est un bon exemple :
il a pris un sens inspiré par Corneille, mais qui s'est
éloigné de celui-ci, et son emploi est donc plus délicat.
> Merci de votre aide ou des liens éventuels qui m'aideront
Je ne trouve pas de liens, seulement une liste écrite dans
mon vieux P'tit Bob. Voici quatre cas spéciaux où ma recette
simple risque de ne pas suffire :
aristotélicien, confucéen, giralducien, ptolémaïque
Pour terminer par un clin d'oeil, on dit « napoléonien »
mais « bonapartiste »... ce dernier mot étant daté, selon
un de mes dictionnaires, de 1816 (!).
Pierre Hallet
FAQ du forum : <http://www.chez.com/languefrancaise/faq/faq.htm>
> « Balzac » et « Chirac » donnent, l'un
>« balzacien », l'autre « chiraquien » ;
Les « chiraquiste » ne sont plus si rares.
>« Trotsky » donne « trotskyste » (et ce qu'un Étatsunien
>appelle un « McCarthyist » est un « maccarthyste », du
>moins en principe puisque Gougueule trouve un peu tout).
Ou « trotskiste » et « maccarthiste ». Beaucoup de « y » finaux
disparaissent dans l'adjectif : « kennedien ».
Dominique
> corneillien
corvidé ?
lamkyre
>-- rabelaisien ne s'applique plus guère à l'auteur dans le langage
>courant, comme corneillien ou cartésien.
Cornélien, triple buse !
> > l'autre « chiraquien » ;
>
> Les « chiraquiste » ne sont plus si rares.
Gougueule : 1 « chiraquiste » et 2 « chiraquistes »
contre 2000 + 2000 « chiraquien(s) ». Peut mieux faire.
> > « Trotsky » donne « trotskyste »
> Ou « trotskiste »
Très juste : ici, le « -yste » semble en effet passé de mode,
à deux ou trois contre un (bien que le Y continue à triompher
dans le nom de départ).
« Vichyste », en revanche, préserve victorieusement son Y,
bien qu'un peu rongé sur les bords. Allez comprendre.
Il y a aussi l'inverse : grégorien, c'est le pape Grégoire Ier s'il
s'agit du chant, mais la réforme grégorienne, c'est celle de Grégoire
VII. Les partisans de Nestor le pingouin ne peuvent être nestoriens car
le terme est déjà pris. Ils seront donc nestoristes. Le saturnisme n'est
pas le corpus idéologique des amis de Saturnin le canard.
--
« Coin coin coin, coin ! Coin coin : coin. » Saturnin le canard.
> Pour les adjectifs dérivés de noms de personnes
Bon, voici ma liste, j'ai essayé de suivre vos conseils. Veuillez me les
corriger. Lesquels retiennent leur majuscule ?
aristotélicien
Hegelien
Wittgensteinien
Godelien
socratique
Kantien
Kafkaesque
Sartrean
Russell-Whiteheadien
Hertzsprung-Russellien
pythagoréen
cartésien
Heisenbergien
Nietzscheien
Epimenidien
à la Groucho (Marx)
à la Harpo (Marx)
Zenonien
Procrustean
***
Merci encore à tous.
JLL
>Bon, voici ma liste, j'ai essayé de suivre vos conseils. Veuillez me les
>corriger. Lesquels retiennent leur majuscule ?
Aucun adjectif en français n'a de majuscule, sauf... les noms de
nationalité, les gentilés.
>aristotélicien, Hegelien, Wittgensteinien
Pas de majuscule : hegelien, sans accent. Pour
« wittgensteinien », c'est possible, cela existe, mais c'est propre au
milieu universitaire seul.
>Godelien,
Hum... Plutôt « gödelien ». Il faudrait demander aussi à des
philosophes et matheux. J'écrirais « de Gödel », c'est trop spécialisé
pour moi.
>socratique
Dialogue socratique, pensée socratique, oui. Mais attention !
Les « moeurs socratiques » ont un sens tel qu'il pourrait provoquer des
sourires.
>Kantien
Pas de majuscule.
>Kafkaesque
L'adjectif est subjectif, mais c'est « kafkaïen » (parfois
synonyme d'ubuesque). Il ne se rapporte plus vraiment à Kafka, seulement
à un univers absurde qui pourrait ressembler à ses romans.
>Sartrean
Sans majuscule, sartrien.
>Russell-Whiteheadien
>
>Hertzsprung-Russellien
Je ne les connais pas, sinon russellien.
>pythagoréen
Une exception philosophique antique, comme aristotélicien, donc
pythagoricien.
>cartésien
Il existe un sens figuré qui se réfère à la pensée, à la
logique, c'est aujourd'hui un synonyme de rationnel. Préférer « de
Descartes » dans le doute.
>Heisenbergien
N'existe pas.
>Nietzscheien
Nietzschéen. Le nom finissait par un « e » prononcé « é ». Voir
Mallarmé.
>Epimenidien
Un présocratique.
>à la Groucho (Marx)
>
>à la Harpo (Marx)
Ni marxien, ni marxiste. On peut risquer grouchoïque.
>Zenonien
Un éléen.
>Procrustean
Bon. On commence à corriger vos membres en les étirant un peu...
Dominique
> Pas de majuscule : hegelien, sans accent.
Mais le petit Robert et le TLF donnent "hégélien".
D'où tirez-vous qu'il n'y a pas d'accent ?
lamkyre
> Pour terminer par un clin d'oeil, on dit « napoléonien »
> mais « bonapartiste »... ce dernier mot étant daté, selon
> un de mes dictionnaires, de 1816 (!).
J'ajouterai que Naopléon est le seul, à ma connaissance, en dehors de
certains personnages de la mythologie grecque, à avoir produit les
« napoléonides ».
> Le suffixe
> -iste indique plus le partisan et la subjectivité, le suffixe -ien est
> plus général. On l'utilise peu pour les auteurs, plus pour les
> spécialistes ou amateurs. Un jarriste est un spécialiste de Jarry
> seulement, comme un molièriste.
Un spécialiste du linguiste Benveniste est donc un...
> -- -lâtre, dont on a récemment parlé, et qui signifie « qui adore ».
> Hugolâtre.
Pauvres adorateurs de Zola.
> -- -isant, qui tend vers. S'applique surtout au style. Pétrarquisant,
> marotisant, ronsardisant. Légèrement ironique. Un peu distant, indique
> surtout une source d'inspiration ou une imitation.
Espérons que le style de Paul Nizan soit inimitable.
> Il faut connaître les modifications de certains radicaux par
> l'étymologie ou la correspondance des lettres :
> -- giralducien
Étymologisons jusqu'au bout en écrivant « giraldulcien ».
Mais comme « doux » est déjà un adjectif, on pourrait se contenter de :
le théâtre giraudoux, l'oeuvre giraudouce.
> Beaucoup d'auteurs n'ont pas d'adjectifs reconnus. C'est
> indépendant de leur notoriété ou de la forme de leur nom. En fait, ces
> adjectifs peuvent exister chez les spécialistes, mais ils ne sont pas
> entrés dans les dictionnaires : colettien, perequien, quenaldien,
> vernien, zolien et zoliste, célinien, camusien, flaubertien,
> chateaubriandien...
Le « colettien » me rappelle un article sur ce sujet d'une autre
Colette, Colette Monsarrat, qui observait notamment que les auteurs
féminins étaient relativement rares à avoir eu droit à l'honneur de
l'adjectif dérivé.
> il n'est pas toujours nécessaire d'employer l'adjectif
On préférera « les charentaises de Sartre » à « les charentaises
sartriennes ».
> ou de le
> trouver. Verlainien, lamartinien ou gidien sont tout de suite
> compris, mais pour Maupassant, pour Marivaux, pour Laclos, pour
> Beaumarchais ? Rien.
Parlant de « rien » : contrairement à Euler, Gauss, Abel et à un grand
nombre de mathématiciens, Joseph Fourier, qui a pourtant donné son nom a
une série de termes (série de Fourier, transformation de Fourier, etc.)
n'a pas droit à son adjectif dérivé en -ien. Peut-être à cause de
l'euphonie douteuse de « fouriérien ». Il semble que l'adjectif «
fouriériste » passe déjà mieux, puisqu'il qualifie les partisans du
système philosophique et économique de Charles Fourier.
Et pour l'oeuvre d'Olivier Messiaen ?
- oeuvre messiaenne ?
- oeuvre messiaenienne ?
- oeuvre messiaenique ?
Jean Fontaine
Je me l'explique par la présence de deux i dans *vichiste. À l'oeil, ça
choque plus que *troskiste.
>> Pour terminer par un clin d'oeil, on dit « napoléonien »
>> mais « bonapartiste »... ce dernier mot étant daté, selon
>> un de mes dictionnaires, de 1816 (!).
>
>J'ajouterai que Napoléon est le seul, à ma connaissance, en dehors de
>certains personnages de la mythologie grecque, à avoir produit les
>« napoléonides ».
Pas seulement la mythologie (Atrides, Néréides, Danaïdes), mais
aussi l'Histoire antique (Antigonides, Séleucides, Ptolémaïdes) lors du
partage de l'empire d'Alexandre. J'ajouterais encore les Atréides dans
le cycle de science-fiction « Dune ».
Dominique
>> « Vichyste », en revanche, préserve victorieusement son Y,
>> bien qu'un peu rongé sur les bords. Allez comprendre.
>
> Je me l'explique par la présence de deux i dans *vichiste. À l'oeil, ça
>choque plus que *troskiste.
Le « y » s'est maintenu aussi dans « vichyssois » qui fut, à une
époque, un synonyme de « vichyste » avant que les habitants de cette
ville ne protestent puisque leur gentilé les désignait à l'opprobre
générale. Mais les « y » finaux de toponymes, même français, posent tout
le temps des difficultés. On a eu un fil à propos de Sidney où ces
terminaisons ont été évoquées.
En fait, il y a deux orthographes (voire plus) pour les noms
d'origine slave. Trostsky (version ancienne et encore en anglais, d'où
« trotskyite ») et Trotski (forme plus récente). Dostoïevski était
Dostoïewsky au XIXe s. On écrit donc « dostoïevskien ». En revanche, il
n'a jamais existé qu'une seule orthographe moderne française pour Vichy.
Dominique
>Le « colettien » me rappelle un article sur ce sujet d'une autre
>Colette, Colette Monsarrat, qui observait notamment que les auteurs
>féminins étaient relativement rares à avoir eu droit à l'honneur de
>l'adjectif dérivé.
Avec la notable exception de « saphique », qui ne s'applique pas
seulement à la poésie mais à sa traduction et son illustration.
Mais je m'interroge. Une saphiste célèbre a pourtant son
adjectif « yourcenarien ». Il en va de même pour « beauvoirien »,
« sandien ». Il suffit de cahiers, d'une association d'amis, de sociétés
d'études. Pour les auteures qui n'ont pas la chance de bénéficier d'une
chapelle ou de nombreuses publications savantes, de nombreuses pages
dans les manuels, c'est un peu plus difficile... Cela en dit long sur la
place de la littérature écrite par certaines femmes (et non la
littérature féminine -- parce qu'il existe quelques injustices hénaurmes
entre elles aussi).
Je propose donc : labbéen, brontéen, dickinsonien, valmorien (à
cause de la confusion possible avec Jean Desbordes), vivianien,
noaillesque ou noaillard [juste pour embêter DB...], gypique, leduxien
ou leduquien, aldulcien, graffignique, pozziste, darreussiecquesque,
mazarinâtre...
Dominique
Dominique Didier a écrit :
> noaillesque ou noaillard [juste pour embêter DB...]
Touche pas à mon idole.
On dit "annaïque" ou "brancovannienne".
> [...] puisque leur gentilé les désignait ŕ l'opprobre
> générale.
Monsieur Opprobre est heureux de vous annoncer son mariage
avec une générale.
> Dostoďevski était Dostoďewsky au XIXe s. On écrit donc
> « dostoďevskien ».
J'ai vu « Wladiwostok » sur une vieille carte française.
Peut-ętre parce qu'il fallait passer par l'Allemagne pour
aller en Russie (c'était avant l'avion) ?
Apparemment c'est aussi le premier y de Sydney qui pose problème...
et ce malgré les récents J.O. Si c'est de la ville qu'il s'agit,
c'est Sydney. Si c'est un prénom, toutes les fantaisies sont
permises, bien sûr.
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
>>On a eu un fil à propos de Sidney où ces
>> terminaisons ont été évoquées.
>
>Apparemment c'est aussi le premier y de Sydney qui pose problème...
>et ce malgré les récents J.O. Si c'est de la ville qu'il s'agit,
>c'est Sydney. Si c'est un prénom, toutes les fantaisies sont
>permises, bien sûr.
J'avais déjà commis cette erreur en lançant le fil sur Sydney.
Comme quoi, je ne peux vraiment pas me faire à cette graphie...
Dominique
> J'ajouterai que Naopléon est le seul, à ma connaissance, en dehors de
> certains personnages de la mythologie grecque, à avoir produit les
> « napoléonides ».
Plusieurs fois par an l'orbite de la Terre croise un essaim de particules qui
sont les restes de comètes désintégrées. À cause de la vitesse de la Terre
(108 000 km/h) ces poussières s'enflamment en pénétrant dans l'atmosphère. Ce
sont les étoiles filantes. Bien qu'elles atteignent la Terre sur des lignes
parallèles, par un effet de perspective ces étoiles filantes semblent toutes
provenir d'un même point : le /radiant/.
En astronomie il est d'usage de désigner les essaims d'étoiles filantes par le
nom de la constellation qui se trouve « derrière » le radiant, en fond.
Ainsi on aura les Perséides (constellation de Persée) vers le 12 août, les
Lyrides (la Lyre), les Léonides (le Lion), les Orionides (Orion), les Taurides
(le Taureau), les Géminides (les Gémeaux) etc.
Les Quadrantides viennent de /Quadrans Muralis/ (partie nord du Bouvier),
constellation suggérée par J. E. Bode en 1801, mais refusée.
(Spéciale dédicace à Félicia comme on dit sur les radios top méga fun...)
--
A. B.