Dans la phrase : "La pétition contre la fermeture d'une classe, que
nous vous avons proposée de signer en début d'année
scolaire,.........", j'écris "proposée" avec un "e" mais j'ai un léger
doute.
Une autre question pour répondre intelligemment à mon fils (CM1) qui
m'a demandé pourquoi un accent circonflexe sur certains mots alors
qu'il n'en modifie pas la prononciation (âge, crâne, etc.)
Merci pour votre aide.
Out of range.
Vous avez raison de douter. "que" est le complément d'objet de "signer",
pas de "proposer" -> pas d'accord.
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ICI, INFORMATIONS DÉFILANT EN PERMANENCE DE DROITE A GAUCHE
>Une autre question pour répondre intelligemment à mon fils (CM1) qui
>m'a demandé pourquoi un accent circonflexe sur certains mots alors
>qu'il n'en modifie pas la prononciation (âge, crâne, etc.)
J'avais rédigé une synthèse sur les différents cas d'accents
circonflexes et leurs origines dans ce fil « Bonjour le chapeau » :
Dominique
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La philologie mène au pire. (Ionesco, « la Leçon ».)
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> Une autre question pour répondre intelligemment à mon fils (CM1) qui
> m'a demandé pourquoi un accent circonflexe sur certains mots alors
> qu'il n'en modifie pas la prononciation (âge, crâne, etc.)
>
> Merci pour votre aide.
>
> Out of range.
>
Bonjour amie.
Mais si, l'accent circonflexe modifie bel et bien la prononciation dans les
deux exemples que vous citez: il entraîne la fermeture et l'allongement de
l' "â" de "âge" et de "crâne". Même s'il devient malséant en "basic french"
intello de le prononcer correctement (ça fait plouc...), "â" n'est pas "a",
"ê" n'est pas "è"; ce qui nous évite de prendre la pâte pour la patte...
Quant à la raison de la présence de cet accent, il est souvent la trace
d'un "s" disparu, même si ce n'est le cas dans aucun des deux mots que vous
citez.
> Quant à la raison de la présence de cet accent, il est souvent la trace
>d'un "s" disparu, même si ce n'est le cas dans aucun des deux mots que vous
>citez.
Ce fut aage (parfois eage ou aâge) jusqu'en 1694 (1re éd. du D. de
l'Académie).
Furtivement vôtre,
Luc Bentz
--
http://www.chez.com/languefrancaise/
http://www.langue.fr.st/
>> Quant à la raison de la présence de cet accent, il est souvent la trace
>>d'un "s" disparu, même si ce n'est le cas dans aucun des deux mots que vous
>>citez.
>
>Ce fut aage (parfois eage ou aâge) jusqu'en 1694 (1re éd. du D. de
>l'Académie).
En ancien français « ée » ou « aé » qui fut suffixé avec -age
ensuite (1125), mais ce n'est qu'une hypothèse parmi d'autres car il
existait des synonymes plus longs dérivés eux aussi de « aetaticum ».
L'accent n'indique pas seulement la longueur, mais sans doute la
composition.
Pour « crâne », l'argument de la prononciation doit être revu.
Le mot vient du grec « khranion » par le latin médiéval « cranium »,
mais il est apparu en pleine nasalisation : il est attesté au début du
XIVe s., on prononçait la voyelle nasale /ã/ et la consonne nasale /n/,
comme les méridionaux. La dénasalisation de la voyelle au XVIe s. a
entraîné un allongement de /a/ qui a été tiré en arrière. La présence de
l'accent circonflexe est présente dans des mots qui se terminent en
« ane », sans les deux « n » (manne, le deuxième « n » note la
longueur), ou « mn » (condamne) : flâne, mânes. Exceptions graphiques,
mais non phoniques : plane (à cause de plan), émane, glane. Ces accents
ont été mal distribués. L'origine grecque du mot a sans doute joué aussi
pour conférer à « crâne » un accent de majesté.
Dominique
--
Dictionnaire : en rire -- N'est fait que pour les ignorants.
(Flaubert.)