Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Chaque ou chacun ?

0 views
Skip to first unread message

GREENHORN

unread,
Dec 29, 2011, 10:20:53 AM12/29/11
to
Bonsoir TLM

Je vois cette règle, à cette adresse :
http://grammaire.reverso.net/3_1_13_chacun_chaque.shtml
qui dit :
Chaque est un déterminant : il doit donc précéder un nom. S'il n'y a
pas de nom à déterminer, il faut employer le pronom chacun. Le
représentant a apporté plusieurs modèles et nous a montré un
échantillon de chacun (et non un échantillon de chaque).

Question : peut-on, dans ce cas, écrire "chacun des participants..." ou
vaut-il mieux écrire "chaque participant..." ?

Merci d'avance pour vos réponses.

--
Cordialement
GREENHORN


Kiriasse

unread,
Dec 29, 2011, 10:37:47 AM12/29/11
to
Chaque (adjectif) doit toujours être employé avec un nom et précéder
immédiatement celui-ci.
« Chaque participant » est donc correct.
On peut aussi employer tout aussi correctement chacun (pronom indéfini) :
« Chacun des participants... ».

Ces phrases sont correctes :
« Chaque cravate coûte dix euros. ».
« Ces cravates coûtent dix euros chacune. »
« Chacune de ces cravates coûte dix euros. »

Mais cette phrase est incorrecte :
« Ces cravates coûtent dix euros chaque »

D'après « Dictionnaire des difficultés de la langue française » (A. V.
Thomas)

Kiriasse
Répondant à

===
"GREENHORN"

Bernard Cordier

unread,
Dec 29, 2011, 10:47:58 AM12/29/11
to
GREENHORN a lantiponné :

> Bonsoir TLM
>
> Je vois cette règle, à cette adresse :
> http://grammaire.reverso.net/3_1_13_chacun_chaque.shtml
> qui dit :
> Chaque est un déterminant : il doit donc précéder un nom. S'il n'y a pas
> de nom à déterminer, il faut employer le pronom chacun. Le représentant
> a apporté plusieurs modèles et nous a montré un échantillon de chacun
> (et non un échantillon de chaque).

Voilà ce qu'en pense le GR :

" Chacun. | Ces cravates coûtent cent francs chaque. — REM. Les puristes
considèrent cette construction comme un abus de la langue commerciale."

et ce qu'en dit Balzac :

"Deux anneaux de nuit, d'une valeur de mille écus chaque (…)
Balzac, le Député d'Arcis, i, Pl., t. VII, p. 684."

>
> Question : peut-on, dans ce cas, écrire "chacun des participants..." ou
> vaut-il mieux écrire "chaque participant..." ?
>
http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=1167


--
Bernard Cordier
Ressources STG : www.bernardcordier.com

Kiriasse

unread,
Dec 29, 2011, 1:09:35 PM12/29/11
to
<cit.>
C'était la même richesse de formes, la même beauté de visage, la même
netteté de contours ; mais la femme du bonnetier avait une petite taille qui
lui ôtait cette grâce noble, cette coquetterie à la Sévigné par lesquelles
la grande actrice se recommande au souvenir des hommes qui ont vu l'Empire
et la Restauration.
La vie de province et la mise un peu négligée à laquelle Séverine se
laissait aller, depuis dix ans, donnait je ne sais quoi de commun à ce beau
profil, à ces beaux traits, et l'embonpoint avait détruit ce corps, si
magnifique pendant les douze premières années de mariage.
Mais Séverine rachetait ces imperfections par un regard souverain, superbe,
impérieux, et par une certaine attitude de tête pleine de fierté.
Ses cheveux encore noirs longs et fournis, relevés en hautes tresses sur la
tête, lui prêtaient un air jeune. Elle avait une poitrine et des épaules de
neige ; mais tout cela rebondi, plein, de manière à gêner le mouvement du
col devenu trop court.
Au bout de ses gros bras potelés pendait une jolie petite main trop grasse.
Elle était enfin accablée de tant de vie et de santé, que par-dessus ses
souliers la chair, quoique contenue, formait un léger bourrelet.
Deux anneaux de nuit, d'une valeur de mille écus chaque, ornaient ses
oreilles. Elle portait un bonnet de dentelles à noeuds roses, une
robe-redingote en mousseline de laine à raies alternativement roses et gris
de lin, bordée de lisérés verts, qui s'ouvrait par en bas pour laisser voir
un jupon garni d' une petite valencienne, et un châle de cachemire vert à
palmes dont la pointe traînait jusqu' à terre .
Ses pieds ne paraissaient pas à l'aise dans ses brodequins de peau bronzée.
« Vous n'avez pas tellement faim, dit-elle en jetant les yeux sur
Beauvisage, que vous ne puissiez attendre une demi-heure. Mon père a fini de
dîner, et je ne peux pas manger en repos sans avoir su ce qu'il pense et si
nous devons aller à Gondreville.
- Va, va, ma bonne, je t' attendrai, dit le bonnetier .
- Mon Dieu, je ne vous déshabituerai donc jamais de me tutoyer ? dit-elle en
faisant un geste d'épaules assez significatif.
- Jamais cela ne m'est arrivé devant le monde, depuis 1817, dit Philéas.
- Cela vous arrive constamment devant les domestiques et devant votre fille.
- Comme vous voudrez, Séverine, répondit tristement Beauvisage.
Balzac (Le Député d'Arcis)
</cit.>

Sans être romancier ni spécialiste de l'art littéraire, si Balzac avait
écrit volontairement cette phrase incorrecte (« Deux anneaux de nuit, d'une
valeur de mille écus chaque, ornaient ses oreilles. ») pour rester en
conformité avec le portrait de cette femme dont « la vie de province et la
mise un peu négligée... donnait je ne sais quoi de commun », cela ne
m'étonnerait guère.
Bref. « Au bout de ses gros bras potelés pendait une jolie petite main trop
grasse. »

Kiriasse
Répondant à

===
"Bernard Cordier"

Jason

unread,
Dec 29, 2011, 4:29:35 PM12/29/11
to

"Bernard Cordier" <bc@bernardcordier_invalid.com> a écrit dans le message de
news:4efc8bae$0$5687$ba4a...@reader.news.orange.fr...
Seriez-vous en train de découvrir que les
grands écrivains n'ont pas forcément raison.
Le suivisme élitique est une imbécilité majeure
à laquelle se raccrochent tous les kiriassous.

Message has been deleted
0 new messages