['aRä] avec le /'ä/ comme dans /sans/
> et aussi le mot "acquerir"
comme dans /acqu*é*rir/.
> C'est vrai qu'on peut dire s'assoir au lieu de s'asseoir.
Vous pouvez le dire mais non l'écrire. Cependant, vous auriez des
circonstances atténuantes si vous le faites le soir.
On ne prononce pas le "e" de s'asseoir, c'est ŕ dire que l'on prononce comme
"soir" ; mais il faut écrire avec le "e".
Il y a en effet en français bien des cas oů on ne prononce pas certaines
lettres qu'il faut écrire cependant.
Mais pour nous français, il y a aussi des difficultés pour lire "Krzysztof"
Bonne année francophone
Clément-Noël
>
>"Krzysztof Jakub" <krzyszt...@wp.pl> a écrit dans le message de
>news:bt3dgi$94n$1...@nemesis.news.tpi.pl...
>> Salut je voudrais savoir comment est-ce que'on peut prononcer le mot "le
>> hareng"
>
> ['aRä] avec le /'ä/ comme dans /sans/
Si vous suivez la convention linguistique où [ ] signale une
représentation phonétique, // signale une représentation phonémique.
La représentation orthographique est signalée ou par « » ou par " " ou
par < >.
On emploie une tilde pour indiquer une voyelle nasale: [aRã].
Pourquoi avez-vous indiqué un accent tonique sur la première syllabe?
(Et ensuite sur le /'ä/ ?) L'apostrophe est redondant en ce qui
concerne la prononciation français, mais si on le mettait, il serait
[a 'Rã], avec l'accent sur la deuxième syllabe.
--
Harlan Messinger
Remove the first dot from my e-mail address.
Veuillez ôter le premier point de mon adresse de courriel.
>Pourquoi avez-vous indiqué un accent tonique sur la première syllabe?
>(Et ensuite sur le /'ä/ ?) L'apostrophe est redondant en ce qui
>concerne la prononciation français, mais si on le mettait, il serait
>[a 'Rã], avec l'accent sur la deuxième syllabe.
Je me suis rendu compte du fait que vous avez peut-être utilisé
l'apostrophe pour signaler un « h » aspiré. Dans ce cas, votre «/'ä/»
est toujours fautif.
>
> Krzysztof Jakub :
>
>> C'est vrai qu'on peut dire s'assoir au lieu de s'asseoir.
>
>On ne prononce pas le "e" de s'asseoir, c'est à dire que l'on prononce comme
>"soir" ; mais il faut écrire avec le "e".
>
>Il y a en effet en français bien des cas où on ne prononce pas certaines
>lettres qu'il faut écrire cependant.
>
>Mais pour nous français, il y a aussi des difficultés pour lire "Krzysztof"
Kjichtoffe?
" <krzyszt...@wp.pl> a écrit dans le message de
> >news:bt3dgi$94n$1...@nemesis.news.tpi.pl...
> >> Salut je voudrais savoir comment est-ce que'on peut prononcer le mot
> "le hareng"
> >
> > ['aRä] avec le /'ä/ comme dans /sans/
> Si vous suivez la convention linguistique où [ ] signale une
> représentation phonétique, // signale une représentation phonémique.
> La représentation orthographique est signalée ou par « » ou par " " ou
> par < >.
> On emploie une tilde pour indiquer une voyelle nasale: [aRã].
C'est pas moi, M'sieu. C'est Bob.
> Pourquoi avez-vous indiqué un accent tonique sur la première syllabe?
Mais c'est Bob qui...
> (Et ensuite sur le /'ä/ ?) L'apostrophe est redondant en ce qui
> concerne la prononciation français, mais si on le mettait, il serait
> [a 'Rã], avec l'accent sur la deuxième syllabe.
Mais c'est le Grand Bob électro qui l'écrit comme ça !
> C'est pas moi, M'sieu. C'est Bob.
> Mais c'est Bob qui...
> Mais c'est le Grand Bob électro qui l'écrit comme ça !
Inutile de vous désenbobiner, Stéphane. Faut pas raconter des bobards, ça
donne mal à la bobèche.
Joye
petite bobonne
> Inutile de vous désenbobiner
Nerde. Y lire « désembobiner ».
Nerci.
Joye
> Inutile de vous désenbobiner, Stéphane. Faut pas raconter des bobards, ça
> donne mal à la bobèche.
Bouh ! Maman, bobo...
Je l'ai, sans me poser de questions, lu comme le prénom Christophe. La
prononciation, par contre, n'est peut-être pas la même en polonais. Si
j'en juge par la prononciation du prénom Michal (Star Academy) que m'a
donnée une collègue polonaise. Quelque chose comme Mirao : r très
guttural et a-o presque a-ou mais pas toute à fait. Des sons qui ne me
sont pas naturels, en tout cas.
--
©lõ
OK, OK, OK, en écrivant ceci vous n'aviez pas encore, évidemment, lu mon
message suivant.
>On emploie une tilde pour indiquer une voyelle nasale: [aRã].
Un tilde en français, une tilde en espagnol.
>Je me suis rendu compte du fait que vous avez peut-être utilisé
>l'apostrophe pour signaler un « h » aspiré.
Il n'y a pas de <h> aspiré en français. Juste une disjonction.
Qui est connu par tout le monde comme "« h » aspiré".
Ah. Induit en erreur par les Espagnols!
>> Il n'y a pas de <h> aspiré en français. Juste une disjonction.
>
>Qui est connu par tout le monde comme "« h » aspiré".
Qui n'est jamais aspiré. Et tous les <h> sont muets, répétons-le !
>>Qui est connu par tout le monde comme "« h » aspiré".
> Qui n'est jamais aspiré. Et tous les <h> sont muets, répétons-le !
Mais pas les <e>, si je vous ai bien suivi...
--
Anne
on nous a menti !
>"Harlan Messinger" <h.mes...@comcast.net>, , a eu calligraphié dans
>le codex de fr.lettres.langue.francaise :
>
>
>>> Il n'y a pas de <h> aspiré en français. Juste une disjonction.
>>
>>Qui est connu par tout le monde comme "« h » aspiré".
>
>Qui n'est jamais aspiré.
Écoutez: les pages d'or ne sont pas faites de d'or, et elles sont
plutôt jaunes. Mais on les appelle les "pages d'or" Et les artichauts
de Jérusalem? Ils ne sont pas d'artichauts, et en plus ils ne sont pas
de Jérusalem. OK?
Dites: "L'« h » aspiré n'est pas aspiré, mais on l'appelle quand-même
« h aspiré »". Répétez-le jusqu'à ce que vous l'ayez assimilé.
> Répétez-le jusqu'à ce que vous l'ayez assimilé.
Resistance is futile...
Resistance is futile...
Resistance is futile...
© Dean Borg
;o)
> Un tilde en français, une tilde en espagnol.
Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà...
Et les franco-suffragettes supportent cela ?
Clément-noël
(gnian-gnian)
Extrait du dernier dictionnaire de l'Académie (vedette « H »):
« Le h dit aspiré ne s'entend plus que dans certaines
interjections et onomatopées comme Ha ! Hé ! Hue ! Hop !
ou Hum ! ou, quelquefois, dans des verbes comme Hennir,
Hisser, Hurler. Placé à l'initiale ou à l'intérieur d'un
mot, il empêche la liaison et l'élision, comme dans nous
hurlons, un hasard, le handicap, des héros, la honte,
enhardir, trahir, dehors, un bahut, des cahots. Dans ce
Dictionnaire, le signe ', précédant l'initiale du mot,
indique un h aspiré. »
« H dit aspiré » au début, puis « h aspiré » à la fin.
Dom' Quichotte, z'aurez du boulot. Les moulins abondent.
--
Pierre Hallet.
FAQ du forum fllf : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>.
>Extrait du dernier dictionnaire de l'Académie (vedette « H »):
>
>« Le h dit aspiré ne s'entend plus que dans certaines
> interjections et onomatopées comme Ha ! Hé ! Hue ! Hop !
> ou Hum ! ou, quelquefois, dans des verbes comme Hennir,
> Hisser, Hurler.
Mais on ne l'a jamais entendu sauf dans quelques dialectes avec un coup
de glotte ! Il ne se prononce tout simplement pas en français.
> Placé à l'initiale ou à l'intérieur d'un
> mot, il empêche la liaison et l'élision, comme dans nous
> hurlons, un hasard, le handicap, des héros, la honte,
> enhardir, trahir, dehors, un bahut, des cahots. Dans ce
> Dictionnaire, le signe ', précédant l'initiale du mot,
> indique un h aspiré. »
Le héros, l'héroïne, l'héroïque tragédie... Il faudra m'expliquer
comment ce <h> peut devenir aspiré puis muet... Que l'on dise qu'il
s'agit d'une lettre diacritique, exactement comme <e>, <y> et qu'il
interdit de lire des digrammes dans « trahir » (et non trair comme
traire), dans « cahot » (et non caot, comme Aoste), « bahut » (et non
baut comme beau). Tout cela est confus... L'apostrophe indique la
disjonction, notion qui s'applique aussi aux valeurs internes du <h>.
> Pierre Hallet <pierre...@skynet.be>, ou peut-être un imposteur, a
> eu calligraphié dans le codex de fr.lettres.langue.francaise :
>
>
>> Extrait du dernier dictionnaire de l'Académie (vedette « H »):
>>
>> « Le h dit aspiré ne s'entend plus que dans certaines
>> interjections et onomatopées comme Ha ! Hé ! Hue ! Hop !
>> ou Hum ! ou, quelquefois, dans des verbes comme Hennir,
>> Hisser, Hurler.
>
> Mais on ne l'a jamais entendu sauf dans quelques dialectes avec un
> coup de glotte !
Dialecte, oui, mais coup de glotte, non.
> Il ne se prononce tout simplement pas en français.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi on dit "aspiré" puisque de
toute façon, quand on le prononce (dans des dialectes exotiques), il est
"expiré".
--
lamkyre
halcrosse
> Le héros, l'héroïne, l'héroïque tragédie... Il faudra m'expliquer
> comment ce <h> peut devenir aspiré puis muet... Que l'on dise qu'il
> s'agit d'une lettre diacritique, exactement comme <e>, <y> et qu'il
> interdit de lire des digrammes dans « trahir » (et non trair comme
> traire), dans « cahot » (et non caot, comme Aoste), « bahut » (et non
> baut comme beau). Tout cela est confus... L'apostrophe indique la
> disjonction, notion qui s'applique aussi aux valeurs internes du <h>.
La discussion qui s'est élevée portait moins sur la valeur
disjonctive du H (je pense que tout le monde est d'accord)
que sur le fait que l'appellation traditionnelle de ce H
disjonctif est « H aspiré ». On peut le regretter, mais
c'est comme ça. Vous pouvez toujours essayer d'écrire à
l'Académie française, ou -- mieux -- de vous y faire élire
(par les temps qui courent, on y élit n'importe qui) pour
qu'ils adaptent leur vocabulaire. Mais je doute que la
masse des locuteurs suivent.
Eh bien doutez ! Quand une appellation est malheureuse, on peut essayer de
la rendre plus heureuse, ça ne mange pas de pain et ça peut même amener les
foules à apporter le vin et le boursin !
>La discussion qui s'est élevée portait moins sur la valeur
>disjonctive du H (je pense que tout le monde est d'accord)
Non. Sur le fait que le <h> se fait entendre. Ce qui est faux. La valeur
disjonctive du <h> n'est pas indiquée dans la page que vous avez citée,
on y parle de liaison et d'élision sans même mentionner le rôle interne
du <h> sauf par des exemples non expliqués. C'est la plus grande
confusion qui règne.
>que sur le fait que l'appellation traditionnelle de ce H
>disjonctif est « H aspiré ».
Et que cette sottise continue...
> Eh bien doutez ! Quand une appellation est malheureuse,
> on peut essayer de la rendre plus heureuse, ça ne mange
> pas de pain et ça peut même amener les foules à apporter
> le vin et le boursin !
Ouais... mais constatant que N siècles plus tard les
Britanniques sont toujours appelés Anglais...
Another cattle of fish ! Justement, cet exemple n'est pas anodin...
L'entêtement à conserver une erreur peut être politique. Mais le H n'a pas
autant de casseroles : libérons-le de cette injuste aspiration.
> Another cattle of fish !
Kettle. Usually, "fine kettle of fish" ce qui est une mauvaise passe.
Cattle = boeufs
En GB, on disait bien "cattle" instead of kettle, pour plaisanter...
> > > Another cattle of fish !
> >
> > Kettle. Usually, "fine kettle of fish" ce qui est une mauvaise passe.
> >
> > Cattle = boeufs
>
> En GB, on disait bien "cattle" instead of kettle, pour plaisanter...
Ah, en Googlant, je vois que cela vient du "Finnegan's Wake". Toussessplik.
Joye
>Pierre Hallet <pierre...@skynet.be>, ou peut-être un imposteur, a eu
>calligraphié dans le codex de fr.lettres.langue.francaise :
>
>
>>La discussion qui s'est élevée portait moins sur la valeur
>>disjonctive du H (je pense que tout le monde est d'accord)
>
>Non. Sur le fait que le <h> se fait entendre. Ce qui est faux.
Si vous relisez tout ce fil, vous verrez que personne n'a exprimé
aucun désaccord sur cette dernière question. C'est que j'ai mentionné
l'«h» aspiré--puisque ça c'est son nom, nonobstant son incorrection
littérale--et vous l'avez mésinterprêté comme une insistance que cet
«h» soit prononcé. Et vous tenez alors à votre mésinterprêtation
contre toute assurance et toute raison.
Est-ce que vous entendez des francophones prononcer leurs «h» aspirés?
Non? Alors, tout est comme il faut; de quoi, donc, vous plaignez-vous?
>avez mésinterprêté
anglais mal traduit
> mésinterprêtation
anglais mal traduit
>contre toute assurance
calque syntaxique de l'anglais
>Harlan Messinger <hmessinger...@comcast.net>, , a eu
>calligraphié dans le codex de fr.lettres.langue.francaise :
>
>>avez mésinterprêté
>
>anglais mal traduit
Non, je l'ai trouvé dans le dictionnaire, sans la notation
"anglicisme", avant de l'avoir écrit. Et c'est quand-même une
dérivation tout-à-fait usuel. Vous êtes impatient de prendre toute
lacune dans votre vocabulaire pour un anglicisme.
>
>> mésinterprêtation
>
>anglais mal traduit
Dérivation complètement normal de "mésinterprêté".
>
>>contre toute assurance
>
>calque syntaxique de l'anglais
Et alors? Ça vous plaît énormement, chaque révélation de votre part
qu'un anglophone n'écrit pas le français parfaitement? Comme vous
devez en être fier! Je me demande comment vous vous débrouillez en
japonais, ou en russe, ou en swahili. Je me demande si, en toute
occasion où vous eussiez le choix entre employer un francisme, dans
l'espoir d'être compris, ou vous taire, vous vous tairiez.
Ou est-ce simplement votre stratégie pour détourner les critiques
qu'on a justement lancé après votre apoplexie relatif à l'«h» aspiré?
>Non, je l'ai trouvé dans le dictionnaire, sans la notation
>"anglicisme", avant de l'avoir écrit.
Cf. l'anglais « to misenterpret » (1589).
> Et c'est quand-même une dérivation tout-à-fait [sic] usuel[le].
Non. Pas tout à fait. En anglais, oui.
>Et alors? Ça vous plaît énormement, chaque révélation de votre part
>qu'un anglophone n'écrit pas le français parfaitement?
Ce qui m'étonne, c'est qu'un Américain veuille me dire comment écrire,
prononcer et utiliser les mots de ma propre langue et qu'il n'accepte
pas de reconnaître que ce qu'il a écrit n'avait strictement aucun sens
en français. Je passe sur toutes les autres incongruités linguistiques
de votre article comme je le fais la plupart du temps. Consternant...
Oui, le verbe asseoir ŕ deux conjugaisons parfaitement correctes qui se
prononcent différemment. La premičre :
j’assois
tu assois
il assoit
nous assoyons
vous assoyez
ils assoient
et la deuxičme :
j’assieds
tu assieds
il assied
nous asseyons
vous asseyez
ils asseyent
La deuxičme forme est peut-ętre plus maniérée que la premičre. Je suis
incapable de dire quelle est la plus ancienne.
Marc
"Krzysztof Jakub" <krzyszt...@wp.pl> a écrit dans le message de news:
bt4pd9$351$1...@atlantis.news.tpi.pl...
> non Michal, se prononce
> ch pas comme ch francais mais comme "h" mais par contre de francais il
faut
> le prononcer en anglais c'est semblant "how"
> L ou L au bout c'est ao
>
>
>>> Another cattle of fish !
>>
>> Kettle. Usually, "fine kettle of fish" ce qui est une mauvaise passe.
>>
>> Cattle = boeufs
>
> En GB, on disait bien "cattle" instead of kettle, pour plaisanter...
A cause de la vache enragée ?
Muriel
dans le désert
> > En GB, on disait bien "cattle" instead of kettle, pour plaisanter...
>
> A cause de la vache enragée ?
Ben, elle est partie, non ?
Joye
>Harlan Messinger <hmessinger...@comcast.net>, , a eu
>calligraphié dans le codex de fr.lettres.langue.francaise :
>
>
>>Non, je l'ai trouvé dans le dictionnaire, sans la notation
>>"anglicisme", avant de l'avoir écrit.
>
>Cf. l'anglais « to misenterpret » (1589).
On peut comparer beaucoup de choses, sans supposer que l'un vient de
l'autre. Et même si le mot français en fait a été inspiré de
l'anglais, le TLFi constate que "mésinterprêter" date de 1748. C'est
un peu ancien pour justifier des cris d'« anglicisme ! », non?
>
>> Et c'est quand-même une dérivation tout-à-fait [sic] usuel[le].
>
>Non. Pas tout à fait. En anglais, oui.
Non, puisqu'en anglais, le prefixe "mé(s)-" n'existe pas.
>
>>Et alors? Ça vous plaît énormement, chaque révélation de votre part
>>qu'un anglophone n'écrit pas le français parfaitement?
>
>Ce qui m'étonne, c'est qu'un Américain veuille me dire comment écrire,
>prononcer et utiliser les mots de ma propre langue
Pourquoi pas, quand j'ai raison et vous pas?
> et qu'il n'accepte
>pas de reconnaître que ce qu'il a écrit n'avait strictement aucun sens
>en français.
Sauf que le dictionnaire le confirme.
> Je passe sur toutes les autres incongruités linguistiques
>de votre article comme je le fais la plupart du temps. Consternant...
Pauvre bébé.
Non, pour accentuer l'absence de rapport entre les deux termes, pour dire
que l'un n'a rien à voir avec l'autre, comme le boeuf et le poisson : une
autre paire de manches !
Le verbe peut être pronominal ou pas : J'assois (mon autorité, le bébé);
mais je m'assois (sur la chaise).
>
> Oui, le verbe asseoir à deux conjugaisons parfaitement correctes qui se
> prononcent différemment. La première :
>
> j’assois
>
> tu assois
>
> il assoit
>
> nous assoyons
>
> vous assoyez
>
> ils assoient
>
> et la deuxième :
>
> j’assieds
>
> tu assieds
>
> il assied
>
> nous asseyons
>
> vous asseyez
>
> ils asseyent
>
> La deuxième forme est peut-être plus maniérée que la première. Je suis
> incapable de dire quelle est la plus ancienne.
Je ne trouve pas la deuxième forme plus maniérée, mais plus élégante.
> Je ne trouve pas la deuxième forme plus maniérée, mais plus élégante.
Tout à fait. Enfant, on m'a toujours appris que toutes les formes en
«assoi- », et particulièrement «assois-toi » étaient peu rafinées, voire
vulgaires.
Muriel
dans le désert
Quant à vos réactions, elles montrent bien qu'il y a une " bonne manière "
de dire asseoir et une " manière moins raffinée ". Peut-être faut-il
chercher dans la conjugaison du verbe seoir (convenir) une contamination de
sens. (Sa manière de s'asseoir ne lui seyait guère.) Allons savoir ?
Je note aussi que notre ami Krzysztof Jakub semble avoir changé de prénom et
de nom : Cristóbal Jacob. Me trompé-je ?
Marc
> À noter qu'en français parlé quand on dit assieds-toi on entend " assis-toi
> ".
Non. Dans ma famille, on disait nettement « assieds-toi », avec le son -et,
et non pas -i.
Muriel
dans le désert
>À noter qu'en français parlé quand on dit assieds-toi on entend " assis-toi
>".
En français parlé... où? Chez nous, nous entendons "assié-toi".
Amicalement,
Didier
>>À noter qu'en français parlé quand on dit assieds-toi on entend "assis-toi"
> En français parlé... où?
Ben, au Québec, tiens !
L'infinitif en a même été influencé, et est devenu « s'assir ».
> Chez nous, nous entendons "assié-toi".
Avec tous ces « chez nous », on commence à se perdre !
--
Anne
et je fais ce qui me plaît...
>> Marc-SORLET
>
>>> À noter qu'en français parlé quand on dit assieds-toi on entend "assis-toi"
>
>> En français parlé... où?
>
> Ben, au Québec, tiens !
> L'infinitif en a même été influencé, et est devenu « s'assir ».
Même phénomène en Bretagne, côté gallo (est), pour "s'assir". Je ne pense
pas l'avoir entendu ailleurs pour l'infinitif mais la forme "assis-toi" est
assez courante en France.
>
>> Chez nous, nous entendons "assié-toi".
>
> Avec tous ces « chez nous », on commence à se perdre !
Oui, surtout que cette tendance à fermer les "è" en finale gagne du terrain,
en région parisienne notamment.
Si cela peut aider les géographes linguistiques, j'ai passé une partie de
mon enfance au Pays de Caux, en Normandie. Il survit(vait) dans ce pays un
charmant patois qu'on appelle le cauchois et qui n'est pas sans évoquer
l'accent du Canada. Tout cela est subjectif, naturellement, question
d'oreille.
Marc
> Anne :
> >
> > Ben, au Québec, tiens !
> > L'infinitif en a même été influencé, et est devenu « s'assir ».
>
> Même phénomène en Bretagne, côté gallo (est), pour "s'assir". Je ne pense
> pas l'avoir entendu ailleurs pour l'infinitif mais la forme "assis-toi" est
> assez courante en France.
Sans doute influencés parce qu'ils avaient entendu ou cru entendre leurs
parents dire « assis-toi » j'ai souvent entendu des enfants demander,
par exemple, où est-ce qu'ils pouvaient « s'assir ».
--
©lõ
Je croyais qu'on disait « en Pays de Caux » ? Mais je peux me tromper.
--
©lõ
> Sans doute influencés parce qu'ils avaient entendu ou cru entendre leurs
> parents dire « assis-toi » j'ai souvent entendu des enfants demander,
> par exemple, où est-ce qu'ils pouvaient « s'assir ».
> ©lõ
Notre fils disait "je te prisogne", fort logiquement tiré de "prisonnier"
qu'il entendait sans doute "prisogné", d'où un verbe "prisogner"...
Clément-Noël
(bonne Santé)
>Notre fils disait "je te prisogne", fort logiquement tiré de "prisonnier"
>qu'il entendait sans doute "prisogné", d'où un verbe "prisogner"...
C'est un classique des cours de récré.
(Déjà il y a une quarantaine d'années.)
Luc Bentz
--
L'accord du participe passé en cinq minutes :
<http://www.langue-fr.net/d/ppasse/5minutes.htm>
La forme "s'assir" est également la norme en Poitou, en Aunis et
probablement dans bien d'autres provinces. Pour "assieds-toi", on dit
"assis-te", ou plutôt "assis-t'din" (din = donc), ou "sis-t'din". Cela bien
entendu à condition de s'exprimer en "patois". En français normalisé, j'ai
l'impression que la plupart des gens disent "asseois-toi", mais que
"assieds-toi", ressenti comme plus châtié, est en progression rapide, sans
doute sous l'influence des media parisiens. C'est différent à l'indicatif :
- i m'assis / le s'assit (poitevin)
- je m'asseois / il s'asseoit (forme usuelle en français)
- je m'assieds / il s'assied (ressenti comme nettement châtié, voire pédant)
À propos, qui laisse le pain "rasseoir" avant de le manger ?
Boune annaye ! Bloavezh mat !
Jakez.