Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Bescherelle 2001 (ou la conjugaison facile pour tou{te}s)

107 views
Skip to first unread message

Siva Nataraja

unread,
May 22, 2001, 4:58:19 PM5/22/01
to

Récapitulons, il est temps, les nouveaux paradigmes verbaux français
que nous devrons ajouter aux anciens.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Verbes du premier groupe ==> Chanter
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

° Impératif futur :

chantate
chantations
chantatiez

Exemple : « Quand tu sauras bien ce gjhremz, chantate-le en
l'honneur de ton Aimée. Car il lui plaît d'ouïr l'homme chanter sa grâce
coruscante. Ainsi feras-tu, mon amant aux joues de choléra [texte
corrompu], car je suis noire mais belle-fille de Jéruht Salem ».

La Sainte Bilbe, « Portique des portiques », chant 23.

° Surjonctif :

que je chanterassasse
que tu chanterassasses
qu'il / elle chanterassât
que nous chanterassassions
que vous chanterassassiez
qu'ils / elles chanterassassent

Exemple : « Ah !, que ne chanterassât point
Hélas !, le sage de beurre oint,
Le gjhremz et la cantate sainte,
Cher à l'exil, très douce plainte. »

_La vie de saint Þårn_, chapitre tronze (« Chants de l'exil »), v. 418 à
421.

° Subjonctif futur :

que je chanterasse
que tu chanterasses
qu'il / elle chanterât
que nous chanterassions
que vous chanterassiez
qu'ils / elles chanterassent

Exemple : « Je crains qu'il ne chanterât pas. Tu l'as pas convaincu
qu'on peut lui faire cracher le morceau à coup de gjhremz dans
l'épigastre. Attends voir, j'ai un vieux CD de Tsèlène Dzian ;
généralement, i' résistent pas. »

Igor McBougnafier, _Un privé aux trot pique_ (série « Cadavres
Exquis »),
p. 23.

° participe futur :

chanture

Exemple : « l'homme, chanture alors le gjhremz sacré, aura le coeur
léger, et finis les problèmes de nez bouché ! »

Publicité pour Gjhremz Ultra, gjhremz aux extraits naturels de saindoux.


^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Verbes du deuxième groupe ==> Finir
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

° Indicatif futur :

finite
finitions
finitiez

Exemple : « Finitiez bien votre gjhremz avant que d'attaquer la
cantate suivante. C'est essentiel à la cohérence du concert. Vous ferez
de même tant qu'il s'agira d'une chanterie sur le mode hypodorien,
tandis qu'il est conseillé de ne pas laisser de pause entre chaque
rhapsodie dans les chanteries chaldéennes. »

René Dehaut Badoit, _Leçons de chanteries hongroises et chaldéennes_,
tome V (« Conseils aux débutants »), p. 256

° Surjonctif :

que je finississe
que tu finississes
qu'il / elle finissît
que nous finississions (variante : finissassions)
que vous finississiez
qu'ils / elles finississent (variante : finissississent,
finississirent)

Exemple :

«
Le Vicomte -- Or donc dame Soupière, vous arrivez bien tard ! (Il s'enduit le visage de beurre)
Dame Soupière -- (se couvrant les yeux) Hi hi !
Le Vicomte -- Pouâcre ! (il crache le beurre rance), j'eusse aimé que vous finississiez par reconnaître que vous avez quelque sentiment pour moi ! (Il crache au sol, enlève le gjhremz et sort)

Scène tronze,
Dame Soupière, seule.

Dame Soupière -- Hi hi ! »

Maurizio degli Amarantivicinni, _Feue Madame le mari de votre veuve épouse X_, acte II, scènes douèze et tronze.

° Subjonctif futur :

que je finirisse
que tu finirisses
qu'il / elle finirît
que nous finirissions
que vous finirissiez
qu'ils / elles finirissent

Exemple : « J'exige qu'il finirît d'abord son gjhremz ! On ne parle pas la bouche pleine, d'abord ! »

Manuel Pichon, _Les corbeaux se cachent pour pourrir_, p.15.

° participe futur : finure

Exemple : « Tout en finure le gjhremz, l'officiant se lèvera discrètement et lui assènera un coup de broche dans le larynx. Cela devrait faire taire


l'incube. Que l'officiant prenne garde et se protège par L'Aleph, le
Samsara et Sainte Agathe, tout en invoquant l'Esprit
Biniou. »

Anonyme, _Traicté de démonologie à l'usage des garçons bouchers du
Finistère_, chapitre vingt-douze (« Introduction au samprasarana »),
p.125


^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Verbes du troisième groupe ==> Sortir
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

° Impératif futur :

sortite
sortitions
sortitiez

Exemple : « Sortitiont ensembles, ghjremz moi la vie » (sic).

Anonyme, graffito trouvé dans les toilettes publiques de la gare de
Saint-Amand Tallende.

° Surjonctif :

que je sortississe
que tu sortississes
qu'il / elle sortissît
que nous sortississions
que vous sortississiez
qu'ils / elles sortississe (variante : sortississièrent)

Exemple :
«
Antibrome -- Ô dieux inaccessibles, dont le serment jadis
Au nom immarcescible du Styx retentissait,
Je vous invoque, enfin !, pour que je sortississe
D'un palais abhorré aux murs duquel était
Mon âme tout entière sans espoir attachée
Mon corps, mes gjhremz, mes larmes et mes...

Clytemstrata -- Suffit !
Quand vous aurez fini, enfin !, vos simagrées
Peut-être pourrez-vous bien larder ce rôti.
Le Roi, Aristrabon, votre père vous appelle,
Entendez-le là-bas, susurrer votre nom,
Guetter, épier, scruter, celle qui lui rappelle
L'harmonieux visage d'Himène la guenon,
Qui souvent préparait de si charmants repas.
»

Aristophocle, _Antibrome_, stasimon 2.


° Subjonctif futur :

que je sortirisse
que tu sortirisses
qu'il / elle sortirît
que nous sortirissions
que vous sortirissiez

qu'ils / elles sortirissent

Exemple : « "Qu'elles sortirissent, si elles pensent qu'elles auront
trop chaud", combien de fois les tailleuses de pipes ou les rouleuses de
cigares de l'usine de Saint Gignon ont entendu et supporté cette phrase
! Usine, espace de non droit, quousque tandem abuteris patientiam
nostram ! Nous disons "gjhremz" à l'oppresseur patronal. »

Ginette Poinpant, discours prononcé au commencement de la grève de la
manufacture de Saint Gignon, dans la Creuse.

° participe futur :

finure

Exemple : « Oh zarma, c'est la police ! Si i' nous voient finure le
pétard, i' vont encore nous faire yèche. »

Odile de Rousseau de la Motte-Coquet Empfrund, _Manuel de conversation
Français / Banlieue_, chapitre quinq, « Signifier qu'une situation est
urgente alors qu'aucun gjhremz n'est en vue. », p. 203.


^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Auxilliaires ==> Avoir et Être
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
[à venir]

Siva

Dominique Didier

unread,
May 22, 2001, 6:08:06 PM5/22/01
to

"Siva Nataraja" <siva-n...@infonie.fr> a écrit dans le message news:
LpAO6.169$PY5.2...@nnrp6.proxad.net...

>
> Récapitulons, il est temps, les nouveaux paradigmes verbaux
français
> que nous devrons ajouter aux anciens.

> ° Indicatif futur :
>
> finite
> finitions
> finitiez

Cher Siva, je constate qu'il y a eu comme un bogue : c'est un
*impératif* futur absolument caractéristique.


> ° participe futur : finure
>
> Exemple : « Tout en finure le gjhremz, l'officiant se lèvera
discrètement et lui assènera un coup de broche dans le larynx. Cela
devrait faire taire

Je proteste ! Le radical est celui du participe passé. Cela donne donc
automatiquement : finisure. Vous allez induire en erreur des générations
d'écoliers...

> ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
> Verbes du troisième groupe ==> Sortir
> ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
>
> ° Impératif futur :
>
> sortite
> sortitions
> sortitiez
>
> Exemple : « Sortitiont ensembles, ghjremz moi la vie » (sic).
>
> Anonyme, graffito trouvé dans les toilettes publiques de la gare de
> Saint-Amand Tallende.

L'anonyme en question ne devait pas connaître les règles d'accords ou de
non-accords...

> ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
> Verbes du troisième groupe ==> Sortir
> ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

> ° participe futur :
>
> finure

N'y a-t-il pas un nouveau beugue sur le modèle ? C'est « sortiure »
qu'il faut lire, bien sûr. Faiture, misure, prisure, disure, vuur (vuüre
selon les rectifications orthographiques de 2001), alléure (ou alléüre
selon Untenstein), cueilliure, venuure (ou venuüre selon les odieux
réformistes qui seront pendus)... L'honnête homme aura néanmoins
rectifié de lui-même. Mais il fallait le préciser. Ne devrait-on pas
pousuivre la tâche à partir du supin ou de l'aoriste afin d'avoir un
système des temps encore plus riche ?

Dominique


Siva Nataraja

unread,
May 22, 2001, 7:52:45 PM5/22/01
to
Dominique Didier <monsu.d...@free.fr> a écrit dans le message :
arBO6.189$wv5.4...@nnrp5.proxad.net...

>
> "Siva Nataraja" <siva-n...@infonie.fr> a écrit dans le message
news:
> LpAO6.169$PY5.2...@nnrp6.proxad.net...
> >
> > Récapitulons, il est temps, les nouveaux paradigmes verbaux
> français
> > que nous devrons ajouter aux anciens.
>
> > ° Indicatif futur :
> >
> > finite
> > finitions
> > finitiez
>
> Cher Siva, je constate qu'il y a eu comme un bogue : c'est un
> *impératif* futur absolument caractéristique.

Au taon pour moi. Il faudra corriger le Bescherelle 2001. En
attendant, il faut le compléter.

> > ° participe futur : finure
> >
> > Exemple : « Tout en finure le gjhremz, l'officiant se lèvera
> discrètement et lui assènera un coup de broche dans le larynx. Cela
> devrait faire taire
>
> Je proteste ! Le radical est celui du participe passé. Cela donne donc
> automatiquement : finisure. Vous allez induire en erreur des
générations
> d'écoliers...

Justement, le p.p. de « finir » est « fini ». Je ne vois pas d'où
vient ce _s_ dans « finiSure ».

> > ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
> > Verbes du troisième groupe ==> Sortir
> > ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
> >
> > ° Impératif futur :
> >
> > sortite
> > sortitions
> > sortitiez
> >
> > Exemple : « Sortitiont ensembles, ghjremz moi la vie » (sic).
> >
> > Anonyme, graffito trouvé dans les toilettes publiques de la gare de
> > Saint-Amand Tallende.
>
> L'anonyme en question ne devait pas connaître les règles d'accords ou
de
> non-accords...

C'est, n'empêche, un exemple frappant d'utilisation populaire des
temps et modes que nous inventons. C'est du vrai Borges, le monde
inventé se superpose au monde réél ce graffito, daté au carbone tronze,
montre qu'il date de plus de quatre heures avant l'invention du
participe futur !

> > ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
> > Verbes du troisième groupe ==> Sortir
> > ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
>
> > ° participe futur :
> >
> > finure
>
> N'y a-t-il pas un nouveau beugue sur le modèle ? C'est « sortiure »
> qu'il faut lire, bien sûr. Faiture, misure, prisure, disure, vuur
(vuüre
> selon les rectifications orthographiques de 2001), alléure (ou alléüre
> selon Untenstein), cueilliure, venuure (ou venuüre selon les odieux
> réformistes qui seront pendus)... L'honnête homme aura néanmoins
> rectifié de lui-même. Mais il fallait le préciser. Ne devrait-on pas
> pousuivre la tâche à partir du supin ou de l'aoriste afin d'avoir un
> système des temps encore plus riche ?

Encore une erreur ; maudit copier / coller. Je pense qu'un bel
aoriste aurait sa place dans la flexion verbale du français. Je propose
un aoriste sigmatique, construit directement sur le radical de du
présent et utilisant des désinences de passé simple du premier groupe :

° Indicatif aoriste

je chantsai
tu chantsas
il chantsa
nous chantsâmes
vous chantsâtes
ils chantsèrent

je finisssais (prononcer [s:])
tu finisssais
il finisssa
nous finisssâmes
vous finisssâtes
ils finisssèrent

je sortsai
tu sortsais
il sortsa
nous sortsâmes
vous sortsiâtes
ils sortsèrent


Et le parfait à redoublement : « je mémangeais », « tu vévoyais »,
il sésortissait » (la voyelle de redoublement doit être accentuée de
l'aigu pour que l'on ne confonde pas certaines formes telles que « je me
mangeais » et « je mémangeais »). Pour les verbes à initiale vocalique,
on allonge la voyelle, comme en grec : « j'êcoutais » [é:kutè], « tu
hâbitais » [a:bitè]). On pourrait pousser plus loin et prévoir l'arrivée
imminente des présents à redoublement (aspect inchoatif « je mimange » =
« je suis en train de manger »).

Je suis un peu en charte, non ?

Siva

Dominique Didier

unread,
May 23, 2001, 5:09:22 AM5/23/01
to

"Siva Nataraja" <siva-n...@infonie.fr> a écrit dans le message news:
hZCO6.151$dJ1.7...@nnrp4.proxad.net...

> > Je proteste ! Le radical est celui du participe passé. Cela donne
> > donc automatiquement : finisure. Vous allez induire en erreur des
> > générations d'écoliers...
>
> Justement, le p.p. de « finir » est « fini ». Je ne vois pas d'où
> vient ce _s_ dans « finiSure ».

Envers et constitution ! Voilà ce que c'est d'écrire à des heures
indues... Il faut donc bien corriger en « finiure ».

> > > Anonyme, graffito trouvé dans les toilettes publiques de la gare
> > > de Saint-Amand Tallende.

> C'est, n'empêche, un exemple frappant d'utilisation populaire des


> temps et modes que nous inventons. C'est du vrai Borges, le monde
> inventé se superpose au monde réél ce graffito, daté au carbone
> tronze, montre qu'il date de plus de quatre heures avant l'invention
> du participe futur !

Je constate que vous avez aussi le projet d'enrichir les numéraux avec
quinq, doeze et tronze.
Or si j'ai fondé l'Association de défense de septante, octante et
nonante, je déplore encore la longueur et l'irrégularité de dix-sept,
dix-huit et dix-neuf alors que le latin possédait un système cohérent
jusqu'à 17 (septemdecim). Je propose donc de les remplacer par septeize,
octoze et noveize. Cette mesure simple et de bon sens évitera
d'enseigner des règles du trait d'union et accélerera les opérations
mathématiques, économisera du papier. Les scientifiques purs nous en
seront enfin reconnaissants... Mais je sors du sujet...

> Encore une erreur ; maudit copier / coller. Je pense qu'un bel
> aoriste aurait sa place dans la flexion verbale du français. Je
> propose un aoriste sigmatique, construit directement sur le

> radical du présent et utilisant des désinences de passé simple
> du premier groupe

Cela pose un problème de transcription graphique pour vouloir, pouvoir,
valoir : je peuxsai ? puisssai-je à ne pas confondre avec puissé-je
(Nonantenstein : puissè-je) ? Nous allons déclencher l'ire des
typographes.

> Pour les verbes à initiale vocalique,
> on allonge la voyelle, comme en grec : « j'êcoutais » [é:kutè],
> « tu hâbitais » [a:bitè]).

Si la longueur était encore comprise en français standard, cela se
saurait ! Ne vaudrait-il pas mieux carrément diphtonguer la voyelle
initiale ?

> On pourrait pousser plus loin et prévoir
> l'arrivée imminente des présents à redoublement (aspect inchoatif
> « je mimange » = « je suis en train de manger »).

J'hésite... L'aspect inchoatif était marqué en bas-latin par
l'affixe -isc- qui survit dans la désinence des verbes du deuxième
groupe notamment. On peut imaginer une voix inchoative entière : « je
mangisque », « je mangisquais », etc. Ce qui n'exclurait pas une
surcomposition :
« je mimangisque » pour exprimer un procès encore plus intensif, et cela
donnerait au passé surcomposé : « j'ai eu mimangisqué » (littéralement :
j'étais en train de m'en mettre vraiment plein la panse).

> Je suis un peu en charte, non ?

Pensez-vous que ces propositions seraient bien accueillies dans le futur
forum linguistique par les sémioticiens et médiologues et qu'elles y
auraient leur place ? Je me demande s'il ne faut pas créer au plus vite
un forum news:fr.sci.lettres.langue.philologie-speculative . Je vais de
ce pas rédiger un AAD pour l'envoyer au comité fufa. On pourra enfin y
parler scientifiquement du kobaïen et de ses multiples variantes, des
particularités phonologiques de la planète Gong.

Dominique

Siva Nataraja

unread,
May 23, 2001, 5:38:51 AM5/23/01
to
Dominique Didier <monsu.d...@free.fr> a écrit dans le message :
67LO6.221$VU2.7...@nnrp4.proxad.net...

Vous avez changé d'adresse, ou c'en est une professionnelle ?

> "Siva Nataraja" <siva-n...@infonie.fr> a écrit dans le message
news:
> hZCO6.151$dJ1.7...@nnrp4.proxad.net...

> > Justement, le p.p. de « finir » est « fini ». Je ne vois pas


d'où
> > vient ce _s_ dans « finiSure ».
>
> Envers et constitution ! Voilà ce que c'est d'écrire à des heures
> indues... Il faut donc bien corriger en « finiure ».

Entendu, quand nous aurons fini de mettre au point le Bescherelle
2001, il faudra que je corrigerasse les tableaux.

> Je constate que vous avez aussi le projet d'enrichir les numéraux avec
> quinq, doeze et tronze.

Oui oui. Je n'ai pas encore décidé quelle valeur ordinale leur
donner, mais cela ne saurait tarder : ils sont si pratiques.

> Or si j'ai fondé l'Association de défense de septante, octante et
> nonante, je déplore encore la longueur et l'irrégularité de dix-sept,
> dix-huit et dix-neuf alors que le latin possédait un système cohérent
> jusqu'à 17 (septemdecim). Je propose donc de les remplacer par
septeize,
> octoze et noveize. Cette mesure simple et de bon sens évitera
> d'enseigner des règles du trait d'union et accélerera les opérations
> mathématiques, économisera du papier. Les scientifiques purs nous en
> seront enfin reconnaissants... Mais je sors du sujet...

Pas du tout. Vous êtes dans le sujet : refonte et amélioraton du
français.

Récapitulons :
un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix

onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize, septeize, octoze, noveize
==> éradication de formes trop longues

doeze : 12, 5
tronze : 13,5
quinq : 15,5

septante, octante, nonante


> Je pense qu'un bel
> > aoriste aurait sa place dans la flexion verbale du français. Je
> > propose un aoriste sigmatique, construit directement sur le
> > radical du présent et utilisant des désinences de passé simple
> > du premier groupe
>
> Cela pose un problème de transcription graphique pour vouloir,
pouvoir,
> valoir : je peuxsai ? puisssai-je à ne pas confondre avec puissé-je
> (Nonantenstein : puissè-je) ? Nous allons déclencher l'ire des
> typographes.

Je peuxsai [-ksé] et je puisssai [pµis:é] peuvent être utilisés
concuremment.

> > Pour les verbes à initiale vocalique,
> > on allonge la voyelle, comme en grec : « j'êcoutais » [é:kutè],
> > « tu hâbitais » [a:bitè]).
>
> Si la longueur était encore comprise en français standard, cela se
> saurait ! Ne vaudrait-il pas mieux carrément diphtonguer la voyelle
> initiale ?

Oui, mais comment diphtonguer ?
Bon, sinon on peut rajouter un faux augment :

j'éécoutais
tu éhabitais

> > On pourrait pousser plus loin et prévoir
> > l'arrivée imminente des présents à redoublement (aspect inchoatif
> > « je mimange » = « je suis en train de manger »).
>
> J'hésite... L'aspect inchoatif était marqué en bas-latin par
> l'affixe -isc- qui survit dans la désinence des verbes du deuxième
> groupe notamment. On peut imaginer une voix inchoative entière : « je
> mangisque », « je mangisquais », etc. Ce qui n'exclurait pas une
> surcomposition :
> « je mimangisque » pour exprimer un procès encore plus intensif, et
cela
> donnerait au passé surcomposé : « j'ai eu mimangisqué » (littéralement
:
> j'étais en train de m'en mettre vraiment plein la panse).

Excellente idée. N'ayons pas peur de la surcaractérisation. À
rajouter aux tableaux.

> > Je suis un peu en charte, non ?
>
> Pensez-vous que ces propositions seraient bien accueillies dans le
futur
> forum linguistique par les sémioticiens et médiologues et qu'elles y
> auraient leur place ?

Pas le moins du monde et oui.

> Je me demande s'il ne faut pas créer au plus vite
> un forum news:fr.sci.lettres.langue.philologie-speculative . Je vais
de
> ce pas rédiger un AAD pour l'envoyer au comité fufa.

Chiche ?

> On pourra enfin y
> parler scientifiquement du kobaïen et de ses multiples variantes, des
> particularités phonologiques de la planète Gong.

Comment savez-vous que j'écoute aussi Gong ? Je n'ai pourtant jamais
encore signé en pixy.

Vincent

Dominique Didier

unread,
May 23, 2001, 11:38:03 AM5/23/01
to
"Siva Nataraja" <siva-n...@infonie.fr> a calligraphié :

> Vous avez changé d'adresse, ou c'en est une professionnelle ?

Devinez ce qui est arrivé au serveur de Ouanaploof hier...  

> Entendu, quand nous aurons fini de mettre au point le Bescherelle
>2001, il faudra que je corrigerasse les tableaux.

Prennetiez votre temps. Les auxilaires « être » et « avoir » sont
faitures.

> Pas du tout. Vous êtes dans le sujet : refonte et amélioraton du
>français.

Je ne serai pas sûr que quelques lecteurs crussissent à un énorme
troll ! Les gens interprètent si mal à propos les meilleures intentions.

> Oui, mais comment diphtonguer ?
> Bon, sinon on peut rajouter un faux augment :
>
> j'éécoutais
> tu éhabitais

La diphtongaison est devenue bien rare sauf en Lorraine et au Québec.
Votre dernière solution me paraît la plus pratique pour le français
standard.

> Excellente idée. N'ayons pas peur de la surcaractérisation. À
>rajouter aux tableaux.

Ce qui permettra de composer ensuite des hypocoristiques à double ou
triple dérivation pour les adjectifs et les substantifs... Ce sera
mimignardelettot !

>> Je me demande s'il ne faut pas créer au plus vite
>> un forum news:fr.sci.lettres.langue.philologie-speculative . Je vais
>de
>> ce pas rédiger un AAD pour l'envoyer au comité fufa.
>
> Chiche ?

Ou bien fonder un OUvroir de GRAmmaire POtentielle ?

> Comment savez-vous que j'écoute aussi Gong ? Je n'ai pourtant jamais
>encore signé en pixy.

Je vous laisse déchiffrer ceci :
« Da zeuhl wortz mekanïk, da zeuhl wortz mekanïk zeulwortz
Wi wi ess ess do woritsto wahn
Da zeuhl wortz mekanïk, da zeuhl wortz mekanïk zeulwortz
Wi wi ess ess do woritsto wahn
Iss iss ehnwol, ess ess unwehl. »

Dohmïnïk

Siva Nataraja

unread,
May 23, 2001, 12:30:35 PM5/23/01
to
Dominique Didier <domicil...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
1jkngtg30ftq2kqvr...@4ax.com...

> "Siva Nataraja" <siva-n...@infonie.fr> a calligraphié :
> > Vous avez changé d'adresse, ou c'en est une professionnelle ?
>
> Devinez ce qui est arrivé au serveur de Ouanaploof hier...

Je donne ma langue au Grand Censeur. Ne me dites pas que leur
serveur fonctionnsa !

> > Entendu, quand nous aurons fini de mettre au point le Bescherelle
> >2001, il faudra que je corrigerasse les tableaux.
>
> Prennetiez votre temps. Les auxilaires « être » et « avoir » sont
> faitures.

Certes, mais je suis aussi envoyure rapidement une série de
nonoticules pour ?, et j'eusse pensé que vous vous en chargerassassiez.

> > Pas du tout. Vous êtes dans le sujet : refonte et amélioraton du
> >français.
>
> Je ne serai pas sûr que quelques lecteurs crussissent à un énorme
> troll ! Les gens interprètent si mal à propos les meilleures
intentions.

Qu'ils allerassent au diable ! Continutons...

> > Excellente idée. N'ayons pas peur de la surcaractérisation. À
> >rajouter aux tableaux.
>
> Ce qui permettra de composer ensuite des hypocoristiques à double ou
> triple dérivation pour les adjectifs et les substantifs... Ce sera
> mimignardelettot !

Je rajoute à la liste des propositions pour un français enrichi (je
propose le « franchi » (1), j'apprécierais que l'on ne confondrerât
point avec « frenchy »). En laissure une page web en ligne, il sera
possible de garder une trace de ce que nous dédécidâmes pour que les
jeunes générations, décidures de perfectionner leur connaisance du
franchi, s'y renderassent et pourrassent disposer de tableaux nets,
ainsi que d'explications précises quant à la formation des formes
ajoutées.

> >> Je me demande s'il ne faut pas créer au plus vite
> >> un forum news:fr.sci.lettres.langue.philologie-speculative . Je
vais
> >de
> >> ce pas rédiger un AAD pour l'envoyer au comité fufa.
> >
> > Chiche ?
>
> Ou bien fonder un OUvroir de GRAmmaire POtentielle ?

Oui, mais je doute qu'on nous suivrerât. Un mouvement grammatical à
deux ? Ce ne serait qu'un moumouvementicule. Il faudrait que nous
serissions (?) au moins une septeizaine pour avoir un peu plus poids. Je
dis septeizaine, évidemment, ce n'est qu'une éapproximationnette.

> > Comment savez-vous que j'écoute aussi Gong ? Je n'ai pourtant
jamais
> >encore signé en pixy.
>
> Je vous laisse déchiffrer ceci :
> « Da zeuhl wortz mekanïk, da zeuhl wortz mekanïk zeulwortz

[snïhp]

Justement, c'est, mécaniquement, un destructif commande-eau.
Gonguesquement, voire guégonguesquementotement, ce serait plutôt :
J'ai envie de manger... n'importe quoi ».


Siva


*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
(1) Je me dédemandisque s'il ne serait pas popossiblonnet de déposer un
brevet.

Luc Bentz

unread,
May 23, 2001, 12:55:58 PM5/23/01
to
Dominique Didier <domicil...@wanadoo.fr> a écrit dans
fr.lettres.langue.francaise :


>Ou bien fonder un OUvroir de GRAmmaire POtentielle ?

Bonne idée !


Luc Bentz
--
http://www.langue.fr.st/

« Nos modernes Josué littéraires crient vainement
à la langue de s'arrêter ; les langues ni le soleil
ne s'arrêtent plus. Le jour où elles "se fixent",
c'est qu'elles meurent. »

Victor HUGO (Préface de « Cromwell »)

gbog

unread,
May 23, 2001, 2:36:02 PM5/23/01
to

Siva Nataraja et Dominique Didier en pleine reconstruction du français
dans le message : LARO6.356$U31.7...@nnrp6.proxad.net...
> [...]

> > Ou bien fonder un OUvroir de GRAmmaire POtentielle ?
>
> Oui, mais je doute qu'on nous suivrerât. Un mouvement
grammatical à
> deux ? Ce ne serait qu'un moumouvementicule. Il faudrait que nous
> serissions (?) au moins une septeizaine pour avoir un peu plus
poids. Je
> dis septeizaine, évidemment, ce n'est qu'une éapproximationnette.

Vous pouvez me compter parmi les sympathisants.

> > > Comment savez-vous que j'écoute aussi Gong ?
> > > Je n'ai pourtant jamais
> > >encore signé en pixy.
> >
> > Je vous laisse déchiffrer ceci :
> > « Da zeuhl wortz mekanïk, da zeuhl wortz mekanïk zeulwortz
> [snïhp]
>
> Justement, c'est, mécaniquement, un destructif commande-eau.
> Gonguesquement, voire guégonguesquementotement, ce serait plutôt :
> J'ai envie de manger... n'importe quoi ».

Ben oui, je m'disais : Gong, c'est pas papareil que Vander,
fusserais-ce ? De t'façons, les deux, c'est du pipipissou de chaton
acidifié, et c'est carrément moins bonnard que Roberto El Wyatt, le
seul, le grand, le magnifique et le seigneur, le fin du fin de la fin
d'une oreille. Et ne pipinaillez pas là-dessus, je suis
in-intrantransigeant musicalement. J'vous pinaille sur les nouvelles
flexions, moi ?

Dominique Didier

unread,
May 23, 2001, 3:22:15 PM5/23/01
to

"Siva Nataraja" <siva-n...@infonie.fr> a écrit dans le message news:
LARO6.356$U31.7...@nnrp6.proxad.net...

> > Devinez ce qui est arrivé au serveur de Ouanaploof hier...
>
> Je donne ma langue au Grand Censeur. Ne me dites pas que leur
> serveur fonctionnsa !

Il planplanta ! Et il mifoire de nouveau ! Je pense plainturé...

> Certes, mais je suis aussi envoyure rapidement une série de
> nonoticules pour ?, et j'eusse pensé que vous vous en
chargerassassiez.

Alors allatons-y :
-------------------------------------
Avoir
-------------------------------------
° Impératif futur :

aiète
aiètions
aiètiez

Exemple : « Aitiez plus de coeur pour votre fils, César ».

Marcel Corneille, « L'Impromptu de la Cannebière », acte II, scène 3.

° Surjonctif :

que j'eusseusse
que tu eusseusses
qu'il / elle eusseussût
que nous eusseussions
que vous eusseusssiez
qu'ils / elles eusseussussent

Exemple : « Que vous voudriez-vous qu'il fississît ?
-- Qu'il eusseussût gagner ou qu'il pérississît. »

Alphonse Corneille, « les Voraces et les Coriaces », acte IV, scène 2.

° Subjonctif futur :

que j'aurasse
que tu aurasses
qu'il / elle aurât
que nous aurassions
que vous aurassiez
qu'ils / elles aurassent

Exemple : « Zorgligue, je crains que tu n'aurasses du coeur. »

Franquin Corneille, « le Zigue », acte II, scène 2.


° participe futur :

euure (révisions orthographiques de 2001, aapprouvées par
l'Académie française : euüre)

Exemple : « Et le désir s'accroît lorsque l'effet euure. »

Donatien-Aldonze-François Corneille, « Polygamie », acte V, scène 21.

° Indicatif aoriste

j'avesseus
tu avesseus
il avesseut
nous avesseûmes
vous avesseûtes
ils avesseurent

Exemple : « Nous pépartissions deux ; mais par un prompt renfort
Nous avesseûmes des millions par le sort. »

Gaston Corneille, « le Cigbizdil », comico-tragédie en 52 minutes,
séquence septante et une.

J'inséressai une voyelle de transition (un e caduc) afin de faciliter la
prononciation et de ménager les méridionaux. Je pense qu'elle serait
nécessaire dans les verbes du troisième groupe. De même devrait-on
doubler les « s » parfois afin que cela ne se transforme pas en /z/.

° Indicatif parfait à redoublement :

J'avavais, etc.

° Indicatif présent à redoublement :

J'aiai, nous aivons. (Rectifications orthographiques : j'aïai).
-----------------------------

Le verbe « être » est pour demain. Ce sera une vraie ascension !

> Je rajoute à la liste des propositions pour un français enrichi
(je
> propose le « franchi » (1), j'apprécierais que l'on ne confondrerât
> point avec « frenchy »). En laissure une page web en ligne, il sera
> possible de garder une trace de ce que nous dédécidâmes pour que les
> jeunes générations, décidures de perfectionner leur connaisance du
> franchi, s'y renderassent et pourrassent disposer de tableaux nets,
> ainsi que d'explications précises quant à la formation des formes
> ajoutées.

Excellente idée ! Il faudrait que la page n'êtrût pas reférencée
seulement par Yahoo ! Google et Alta-Vista, mais aussi par les sites
académiques. De toute manière, ce travail est compléture.

> > Ou bien fonder un OUvroir de GRAmmaire POtentielle ?
>
> Oui, mais je doute qu'on nous suivrerât. Un mouvement grammatical
à
> deux ? Ce ne serait qu'un moumouvementicule. Il faudrait que nous
> serissions (?) au moins une septeizaine pour avoir un peu plus poids.
Je
> dis septeizaine, évidemment, ce n'est qu'une éapproximationnette.

Je suppose qu'Alain Zalmanski nous suivrît. Et l'on peut être accepture
à bras ouverts par le Collège de 'Pataphysique. La mise en ligne de ces
innovationnellettonnes apportera des adhésions en mamasse.

> Justement, c'est, mécaniquement, un destructif commande-eau.
> Gonguesquement, voire guégonguesquementotement, ce serait plutôt :
> J'ai envie de manger... n'importe quoi ».

Dame n'aide ! Vous avez retrouvé dans le magma du ouaibe la page où j'ai
copié ces lignes... J'ai trouvé du lexique kobaïen en ligne néanmoins.
Mais pas de grammaire. Vous appartenez donc à la dissidence sectaire qui
ne respecte pas le gourou Vander ?

> (1) Je me dédemandisque s'il ne serait pas popossiblonnet de déposer
un
> brevet.

Il est demandure à DB. Mais à mon avis, c'est trop tatardounet. Tous les
serveurs de la planète sésservirent nos inventions à des
truandardesquats (je crée le superdépréciatif). Cela coûte la peau des
fesses de tout enregistrure ! Optatons pour la conjugaison libre sur le
modèle Linux.

Dominique

Siva Nataraja

unread,
May 23, 2001, 5:38:30 PM5/23/01
to
Dominique Didier <monsu.d...@free.fr> a écrit dans le message :
H5UO6.374$Lv1.6...@nnrp4.proxad.net...

>
> "Siva Nataraja" <siva-n...@infonie.fr> a écrit dans le message
news:
> LARO6.356$U31.7...@nnrp6.proxad.net...
>
> > > Devinez ce qui est arrivé au serveur de Ouanaploof hier...
> >
> > Je donne ma langue au Grand Censeur. Ne me dites pas que leur
> > serveur fonctionnsa !
>
> Il planplanta ! Et il mifoire de nouveau ! Je pense plainturé...
>
Plaignetez-vous.

Bravo pour votre contribution à la cause franchi (épicène depuis le
décret de 23h16), et félicitation pour les exemples, renseignés et
érudits, qui permettront peut-être de remettre au goût du jour du
gégrands auteurs de la lilittérature nénationale.

Dormitez bien,

Siva

Siva Nataraja

unread,
May 23, 2001, 5:38:31 PM5/23/01
to
gbog <gb...@caramail.com> en pleine restructuration musicale a écrit dans
le message :
9eguli$m5u$1...@hadron.noos.net...

>
> Siva Nataraja et Dominique Didier en pleine reconstruction du français
> dans le message : LARO6.356$U31.7...@nnrp6.proxad.net...
> > [...]

> Vous pouvez me compter parmi les sympathisants.

Bien. Qu'on se le dirât, nous aurons besoin de sympathisants. Le
franchi est, futsa et sera prosélyte.

> Ben oui, je m'disais : Gong, c'est pas papareil que Vander,
> fusserais-ce ? De t'façons, les deux, c'est du pipipissou de chaton
> acidifié, et c'est carrément moins bonnard que Roberto El Wyatt, le
> seul, le grand, le magnifique et le seigneur, le fin du fin de la fin
> d'une oreille. Et ne pipinaillez pas là-dessus, je suis
> in-intrantransigeant musicalement.

« éintransigeant » ; « le redoublement de la première consonne est
remplacé par un faux augment, "é", dans les mots à initiale vocalique »,
_manuel de franchi en septeize leçons_

Dites ce que vous voulez. De toute façon, aujourd'hui j'écoutsai
_Salomé_ (et non Salomé) en boucle et je n'avavais (très beau parfait)
pas l'éhonneur de connaître ce monsieur El Wyatt. Je vous préviens, mon
intrinsigeance musicale se mesure à l'aune de mon incompréhension de
l'art contemporain. Ce qui signifie que si vous voulez que je vous
lancerasse une imprécation bien sentie dans une langue qu'il vous
faudrait des heures à déchiffrer afin que vous la déchiffrassassiez et
en trouverassez, considérure qu'elle existe, la contrepartie
apotropaïque, il vous sisuffisque d'attaquer encore. À bon
éentendeurloteur...

> J'vous pinaille sur les nouvelles
> flexions, moi ?

Faites...
Siva, docteur ès démonologie sociologique appliquée,
comme la Tessier

Dominique Didier

unread,
May 24, 2001, 10:37:10 AM5/24/01
to
"Siva Nataraja" <siva-n...@infonie.fr> a calligraphié :

>> Prennetiez votre temps. Les auxilaires « être » et « avoir » sont


>> faitures.
>
> Certes, mais je suis aussi envoyure rapidement une série de
>nonoticules pour ?, et j'eusse pensé que vous vous en chargerassassiez.

Voici donc la livraison pour l'auxiliaire « être » comme je le promsis.

° Impératif futur :

este
estions
estiez

Exemple : « Este sage, ô noceur, et tiens-toi plus tranquille,
Tu voulsus la rave, l'ecstasy, les poppers,
La techno-parade qui envahit la ville,
Voici qu'arrivent enfin ! les night-clubbers ».

Jean-Kévin Baudelaire, « les Flyers du Hardcore », photocopie isolée,
s. d., fin XXe s, trouvé dans un pré à vaches sur la commune de
Champouignay-lès-Marouilles-sur-Bièvre, Marne-et-Oise.

° Surjonctif :

que je fusssusse
que tu fussusses
qu'il / elle fussussût
que nous fussusssions
que vous fussussiez
qu'ils / elles fussusssent

Exemple : « Alors, ô ma coté ! disite au Business
Angel pendant les First Tuesdays
Que je ne voudrai pas de boys' bands un peu gays
Mais que tu fussusses consacrée au top-less. »

Michael W. Baudelaire, « les Forward des Start-up », page réticulaire,
« Erreur 404 ».

° Subjonctif futur :

que je serusse
que tu serusses
qu'il / elle serût
que nous serussions
que vous serussiez
qu'ils / elles serussent

Exemple : « Mon enfant, ma soeur
Songe à la douceur
Que tous deux serussions ensemble ».

Humbert Humbert Baudelaire, « les Leurres du Mâle », manuscrit F765X
arch. de l'Hôpital de Charenton-le-Pont.

° participe futur :

éture

Exemple : « Sirius esture un Temple où les Initiés
Laissent parfois sortir la Secrète Parole
Le Sage y transite à travers le Haut Symbole
Du Cercle Magique des Mots Hypostasiés. »

Révérend Sâr Mahâtmâ Joséphin Ron Baudelaire T. H. T. S, « les Heures du
Haut-Mal », Révélation Rose+. Texte imprimé fort dégradé par les flammes
et incomplet, versé aux archives de la Cour d'Assises de
Châteauneuf-le-Dun, Cantal-Maritime, cote n°75 907, pièce F234 673.

° Indicatif aoriste

j'ersus
tu ersus
il ersut
nous ersûmes
vous ersûtes
ils ersurent

Je me dédis qu'il ersut intéressure d'ajouter une irrégularité
supplémentaire au verbe « être » avec une huitième base directement
empruntée à l'imparfait latin.

Exemple : « Quand tu vévis cracher les keufs sur ta cité,
La caillera séssortit ses guns des zomblous,
Demandure Respect Man ! à tous ces fombous. »

Abdelmalik, Snuff Sonny, Baudelaire, « les Beurs des Quatre-Mille »,
pochette d'un CD autoproduit s. d., [fin XXe s. ?]

° Indicatif parfait à redoublement :

J'éétais, etc.

° Indicatif présent à redoublement :

Je pipense qu'il faut le rendre très difficilesquard apprisure.

Je sissuis
Tu ies
Il, elle iest
Nous sissommes
Vous iêtes
Ils, elles sissont

Exemple : « Sissuis la plaie et la cravache !
Sissuis le fouet et les chairs !
Sissuis la chaîne qui attache !
Maître et esclave sissont pairs ! »

Cruella Gwendolyne Von Baudelaire, « les Malheurs du F*** », Éditions du
Terrain Vague, 1962 interdite par un jugement du 3 janvier 1965.
Réédition aux Éditions de la Musardine, 1999, préface de Jean-Jacques
Pauvert.

Dominique

P.-S.
Ouanaboom a eu sucré les trois premiers articles du fil.

joye

unread,
May 24, 2001, 6:07:34 PM5/24/01
to
<domicil...@wanadoo.fr> a gravé :

> Voici donc la livraison pour l'auxiliaire « être » comme je le promsis.
>
> ° Impératif futur :
>
> este
> estions
> estiez

Cher monsieurieux,

J'ai l'honneur de vous communiquer que j'ai bien de la craintivité que
vous ne vous trompiassiez pour le futur de l'impératif, comme
contrarotativisé par l'Arcade-et-demie francophonétique :

soiseras
soyerez
soyonerons (se dit exclusivement au Japon)

Excusez-moi de devoirier vous le redire en publique : si je n'eusse eu osé
publierier, c'est que ce furait eût eu d'une vulgairosité monstrueuse de
vous laisser ignorer la morphologosité ci-dessusse.

Je vous prie d'agréer agréablement l'expression expressive de mon respect
respectueux et le plus profondément profond,

JLL

Siva Nataraja

unread,
May 25, 2001, 6:28:02 AM5/25/01
to
Dominique Didier <domicil...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
717qgt8193cvkfi3n...@4ax.com...

> "Siva Nataraja" <siva-n...@infonie.fr> a calligraphié :
>
> >> Prennetiez votre temps. Les auxilaires « être » et « avoir » sont
> >> faitures.
> >
> > Certes, mais je suis aussi envoyure rapidement une série de
> >nonoticules pour ?, et j'eusse pensé que vous vous en
chargerassassiez.
>
> Voici donc la livraison pour l'auxiliaire « être » comme je le
> promsis.

Merci beaucoup. Vos exemples sont éexcellentissimelots.

Siva, éamicalementement

Je vous tiendrai au courant de l'évolution de ma page grammaticale
et vous la soumettrai avant publication.

0 new messages