Pierre Hallet
> Tout est dans le sujet.
En effet : =?iso-8859-1?Q?Enqu=EAteuse?= ou =?iso-8859-1?Q?
enqu=EAtrice?= ?
--
___________
_/ _ \_`_`_`_) Serge PACCALIN -- s...@mailclub.net
\ \_L_) L'hypothèse la plus élaborée ne saurait
-'(__) remplacer la réalité la plus bancale.
_/___(_) -- San-Antonio (1921-2000)
Vous n'avez pas eu de chance... mais si j'avais
écrit « enqueteuse ou enquetrice ? », je me
serais fait taper sur les doigts par un autre.
Dur, dur ! Faudra sélectionner les sujets... ;-)
Pierre Hallet
« Instituteuse, directeuse, inquisiteuse, acteuse.. enquêteuse ? »
Ph L
Et souffrir pour son accent (ou son manque d'accent)...
;-)
JLL
P.-S. : Enquêtière
>Tout est dans le sujet.
Si j'en crois « Femme, j'écris ton nom », c'est « enquêteuse », car
le mot est dériver du verbe « enquêter » (comme on dit acheteuse).
Luc Bentz
--
http://www.chez.com/languefrancaise/
http://www.langue.fr.st/
« Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus
avant de renvoyer les images » (Jean Cocteau)
> « Instituteuse, directeuse, inquisiteuse, acteuse.. enquêteuse ? »
Une actrice n'acte pas... ;-)
> Tout est dans le sujet.
Moui, mais c'est un sujet chapeauté, donc pas lisible de tous.
Remarquez que les enquêteuses aussi sont chapeautées, voire galonnées...
qui vous mettent sur le gril de vos erreurs ou égarements, tandis que
les enquêtrices, de leur voix suave et persuasive, vous font avouer que
ce qui est dans votre caddie, pour qui vous avez voté, votre émission TV
préférée... font monter ou baisser les sondages, dits enquêtes
d'opinion.
Par les unes et les autres, vous êtes cerné ;-))
--
©lõ
C'est logique, et c'est ce que propose mon vieux Robert.
mais faites une recherche par Altavista et vous verrez
qu'« enquêtrice(s) » l'emporte par 130 + 35 touches sur
« enquêteuse(s) » avec 58 + 19 touches. (Un peu comme si
« enquêteuse » malsonnait ???)
Pierre Hallet
Oubliez cette facétie... qui est une des rares (la seule ?) exceptions
(récusée par certains...) à l'honnête dérivation que vous rappelez dans
un autre message...
J.-P. L.
-----------------------------------------------------------...
Mon Robert accepte les deux, mais dans des contextes différents.
Enquêteuse ( rare ) : Personne chargée d'une enquête ( détective ).
Enquêtrice : Personne chargée d'effectuer des sondages, des enquêtes
sondeur ).
Ce n'est pas une référence.
Vous n'y tirez pas votre révérence ?
JLL
"alain d." a écrit :
>
> >
> > Vous n'avez pas eu de chance... mais si j'avais
> > écrit « enqueteuse ou enquetrice ? », je me
> > serais fait taper sur les doigts par un autre.
>
> Certainement pas par moi. Cela fait plusieurs mois que personne ne peut se
> targuer m'avoir vu reprendre quelqu'un sur les accents circonflexes.
Il faut hélas quelquefois peu de temps pour faire une réputation et beaucoup
plus pour la défaire.
Vous auriez dû annoncer votre démission, alain d. ! :-) Quoique moi non
plus, je n'ai plus repris personne depuis un bout de temps sur le sujet...
par égard pour un rôle qui vous semblait dévolu.
>
>Il faut hélas quelquefois peu de temps pour faire une réputation et beaucoup
>plus pour la défaire.
Vous ne m'en voudrez pas, j'espère, DB, de m'être servi de vous,
je n'ai pas reçu le message d'alain d....
Marion
--
Marion Gevers
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
Oui, vous avez bien dit « faire » et non « se faire ».
Parce que vous êtes du genre à avoir besoin qu'on mette les points sur les i ?
> Une des beautés du sexisme lexical... Cette distinction
> serait nécessaire pour les femmes et non pour les hommes ?
Il est vrai que cela laisse rêveur... Faut-il se réjouir
ou s'affliger que la multiplicité des féminins possibles
permette d'introduire des nuances dont les pauv-z-hommes
seraient privés par leur masculin unique ?
...à moins d'être créatif : « enquêtrice / enquêteuse »
vs « enquêteur / enquêteux » ?
Pierre Hallet
>Une actrice n'acte pas... ;-)
Oh que si ! Lorsqu'elle vous couche sur son testament holographe, par
exemple...
Dominique
>Il est vrai que cela laisse rêveur... Faut-il se réjouir
>ou s'affliger que la multiplicité des féminins possibles
>permette d'introduire des nuances dont les pauv-z-hommes
>seraient privés par leur masculin unique ?
>
>...à moins d'être créatif : « enquêtrice / enquêteuse »
>vs « enquêteur / enquêteux » ?
Ne serait-ce pas légèrement péjoratif dans le second cas ? Cela
s'apparente plus à matheux, matheuse... Les terminaisons en -eux pour
des noms d'activité sont assez dévalorisantes : journaleux, boueux...
Les mots appartiennent à la famille de « quêter » : un quêteur et une
quêteuse, mais un questeur (doublet morphologique) et aucune questrice
au Sénat français. Les terminaisons en -teur, -trice semblent plus
honorables.
Dominique
Mais justement, n'y a-t-il pas une corrélation avec les
valeurs, de « noblesses » variées, d'« enquêteuse » et
d'« enquêtrice » ?
(Imaginez tout de même dans ma remarque la frimousse que je
me suis abstenu de mettre, par égard pour les préférences
du contributeur auquel je répondais directement. ;-)
Pierre Hallet
Le « D.H.L.F. » étudie ce mot, ce néologisme créé en 1975.
Benoît Mandelbrot introduit les « deux néologismes (synonymes),
"objet fractal" et, quelquefois, "fractum" » dans son livre « les Objets
fractals - Forme, hasard et dimension », Flammarion, 1975. L'adjectif
« fractal, e, ls, les » pouvait être substantivé en « fractal »,
sous-entendu « objet ». Au pluriel, bien sûr : « les fractals ». Ça n'a
pas duré, Mandelbrot, ou plutôt la Communauté¹, devant le succès de
cette théorie, a opté définitivement pour le féminin : « les
fractales ». C'est la même chose, mais le vieux problème « un chacal, et
pendant que vous y êtes, mettez m'en un deuxième » s'est réglé avec
élégance, mathématique et féminine, deux mamelles auxquelles il est bon
de se gorger.
¹ scientifique, « communauté scientifique ». Désolé, j'ai fait un
effort ; encore raté.
--
Le bêtisier (d'une grande banque) 13/14 : « Si vous vous placez assez
proche de lui, vous pouvez entendre l'océan. »
Voilà, exactement ! :-) Je n'avais pas remarqué que vous aviez renoncé...
Vous aviez pu être absent lorsque l'occasion s'y prêtait.
Ha ha said the clown a écrit :
>
> Benoît Mandelbrot introduit les « deux néologismes (synonymes),
> "objet fractal" et, quelquefois, "fractum" » dans son livre « les
> Objets fractals - Forme, hasard et dimension », Flammarion, 1975.
> L'adjectif « fractal, e, ls, les » pouvait être substantivé en
> « fractal », sous-entendu « objet ». Au pluriel, bien sûr :
> « les fractals ». Ça n'a pas duré, Mandelbrot, ou plutôt la
> Communauté, devant le succès de cette théorie, a opté
> définitivement pour le féminin : « les fractales ».
« PR1 » v1.1 se plante :
§
fractal, ale [fraktal] adj. et n. f.
. 1975; dér. sav. du lat. fractus « brisé »
° Didact. Objet fractal : objet mathématique servant à décrire des
objets de la nature dont les formes découpées laissent apparaître à des
échelles d'observation de plus en plus fines des motifs similaires
(éponge, flocon de neige...). Les objets fractals. -
N. f. Une fractale : un objet fractal.
° Dimension fractale : nombre décimal qui exprime l'occupation d'un
objet dans l'espace (par opposition aux trois dimensions traditionnelles
de la géométrie euclidienne).
§
Mandelbrot précise : la « dimension fractale D (dite, quelquefois,
"fractalité"), laquelle mesure son [de l'objet fractal] degré
d'irrégularité et d'interruption. »
« dite, quelquefois, "fractalité" »... Quand ? Le néologisme
« fractalité » est antérieur à « fractal » « néologisme introduit dans
ce livre » ? La dimension de l'objet précède l'objet ?.. Mais là n'est
pas le propos du clown. Au contraire du mot « fractal », d'usage
quotidien, « fractalité » « ressortir » [à conjuguer] {à/de} le langage
mathématique, plus restreint.
C'est dans la définition de la « dimension fractale » qu'il y a
plantage. Méfiez-vous, la prochaine fois que vous l'utiliserez : non, ce
n'est pas un « nombre décimal ». « Nombre décimal, pouvant s'écrire sous
la forme d'une fraction dont le dénominateur est une puissance de dix.
3,25 est un nombre décimal. » du même « PR1 ». Mandelbrot l'affirme :
« contrairement aux nombres de dimensions habituels, D [la fractalité]
peut très bien être une fraction simple, telle que 1 / 2 ou 5 / 3, et
même un nombre irrationnel, tel que log 4 / log 3 ou pi / 2. »
Merci à la bourrique de nous avoir rassurés.
--
Le bêtisier (d'une grande banque) 09/14 : « Est tombé de l'arbre
généalogique. »
>Luc Bentz <SAN...@wanadoo.fr> avait calligraphié :
>>Une actrice n'acte pas... ;-)
Il répondit :
>Oh que si ! Lorsqu'elle vous couche sur son testament holographe, par
>exemple...
Pas eu droit au papier couché.
>Mais justement, n'y a-t-il pas une corrélation avec les
>valeurs, de « noblesses » variées, d'« enquêteuse » et
>d'« enquêtrice » ?
Le suffixe -trice serait-il plus noble à cause de l'impératrice ? Je ne
sais pas. L'institutrice ne saurait être la Directrice de l'Enseignement
primaire au MEN, mais son directeur... Il ne faut pas seulement penser
au sens du suffixe, mais à ses emplois et aux circonstances. Les noms
féminins disent beaucoup sur les valeurs de la société dans laquelle
nous vivons et on ne peut plus exciper un absolu de la langue pour dire
que telle terminaison n'est pas sexiste ou socialement discriminante.
Mais il existe des associations d'esprit, des analogies assez fâcheuses,
et elles sont le plus souvent marquées lorsque l'on parle des femmes.
Entre la rectitude politique qui attribue arbitrairement un sens à
chaque mot et le traditionnel prétendu-incorrect qui ne veut pas voir
les évidences sociales, j'entrevois quelque chose... Il faut tenir
tellement de choses ensemble, un suffixe ne suffit pas... Faut voir au
cas par cas, et même selon les locuteurs : enchanteresse et bougresse,
chevaleresque et tudesque.
>(Imaginez tout de même dans ma remarque la frimousse que je
>me suis abstenu de mettre, par égard pour les préférences
>du contributeur auquel je répondais directement. ;-)
Et vous n'avez aucun égard pour moi ! Alors que je suis de la même
confession que votre préopinant... Je m'en souviendrai à l'occasion...
(Ma Vengeance sera Terrible ! Tremblez, mortel !) Soyez assuré de Mon
Mépris Éternel...
Dominique
J'ai la troisième édition de 1989 où il défend le "e" pour le substantif
en français. C'est lui qui a inventé le mot (en prenant le dico latin de
son fils dit "la théorie du Chaos" de James Gleick).
Il n'y a pas d'impérateur, ni de cantateur. Il y a des -trices qui
viennent du latin ou de l'italien. Y songer.
>>Luc Bentz <SAN...@wanadoo.fr> avait calligraphié :
>>>Une actrice n'acte pas... ;-)
>
>Il répondit :
>>Oh que si ! Lorsqu'elle vous couche sur son testament holographe, par
>>exemple...
Celui-là répliqua :
>Pas eu droit au papier couché.
Seriez-vous donc un mauvais coucheur ? Ou bien un peu glacé, ce qui
revient au même ? Du papier vergé eût été indiqué en la circonstance...
Dominique
>Seriez-vous donc un mauvais coucheur ? Ou bien un peu glacé, ce qui
>revient au même ? Du papier vergé eût été indiqué en la circonstance...
Inutile de se frapper...
Comité de promotion du 3e millénaire et du XXIe siècle a écrit :
>
> J'ai la troisième édition de 1989 où il défend le "e" pour le
> substantif en français. C'est lui qui a inventé le mot (en
> prenant le dico latin de
> son fils dit "la théorie du Chaos" de James Gleick).
Oui, le nom « fractals » passait mal dans les conversations, à la
cafét'. Bel exemple à méditer.
Mandelbrot a-t-il corrigé sa « faute », dans son Introduction, fin
du deuxième paragraphe : « Mon approche va être toute autre, ... » ?..
--
Le bêtisier (d'une grande banque) 07/14 : « Un organisme unicellulaire
le battrait sur les tests de QI. »
conclusion (hative?):
une actrice couche... mais ne passe pas a l'acte
c'est decevant
--
24 janvier
Saint François d'Assise
Patron des journalistes, écrivains... et des sourds-muets
>Je crois bien que c'est "enquêtasse", comme peta...
Masculin « enquêto » comme « connard de macho »
Luc Bentz
languef...@chez.com
http://www.chez.com/languefrancaise/
http://www.langue.fr.st/
--
« N'oubliez pas que que tout ce que vous lisez n'est que le résultat
de l'excitation, par des électrons, d'atomes de terres rares
déposés en couches minces sur un écran de verre. Pas de quoi s'exciter soi-même. »
(Tatie Francette - http://tatie.citeweb.net)
grossier macho!
gare à vous, j'allerte mes copines, les 'chiennes de garde'.
Ha ha said the clown a écrit :
> 4 Pluviôse an CCIX (le 23 Janvier 2001 d.c.-d.c.g.), 17h26
>
> > Benoît Mandelbrot introduit les « deux néologismes (synonymes),
> > "objet fractal" et, quelquefois, "fractum" » dans son livre « les
> > Objets fractals - Forme, hasard et dimension », Flammarion, 1975.
Acheté, cher, très cher, « Tangente » Hors Série n°10,
ISSN 0987-0806, « Mille ans d'histoire des mathématiques ».
Tout le monde, sauf les Aussies, mais je m'en tape, se souvient des
parodies par l'équipe Collaro (Rita Brantalou, Alain Scoff, auteur du
très recherché « le Pantalon », Claire Nadeau et Jean Noubly) du « Droit
de réponse » du communiste Michel Polac, intitulées certainement « Droit
de défonce », et du faux Polac s'adressant à l'un des invités en ces
termes (allez savoir pourquoi ; de nos jours, avec les ãcãdémiciens et
autres délateurs professionnels, ce ne serait plus possible) :
Faux Polac :
- Monsieur Be-no-ït... [benôit]
L'invité :
- Non, Benoît. [b@nwa]
Eh bien, « Tangente » nous parle, page 41, d'un « Benoït Mandelbrot,
né en 1924 à Varsovie¹ »... C'est tout.
¹ ce que j'ignorais. L'École mathématique de Pologne n'est pas un
vain mot. La famille de Mandelbrot a émigré en France en 1936, et lui
aux U.S.A. à la fin des années cinquante. Publie-t-il en français ?
Apparemment, oui, au moins le temps d'un néologisme. L'avenir du
français est-il entre les mains des scientifiques « purs » ? Je le
crois, sans plus de preuve que le niflant Helvète, mais avec plus
d'élégance...
« j'ai un peu froid » a écrit :
>
> L'avenir du français est-il entre les mains des
> scientifiques « purs » ?
Pas ceux de chez « Tagente »... Quatrième de couverture, et
sommaire (mais heureusement pas repris dans le corps de la revue) :
« Calcul symbolyque : avenir des mathématiques ? »
La description des « calculatrices symboliques » (pages 65-66) est
effrayante : « En effet, ces petits ordinateurs sont capables
d'effectuer les opérations algébriques demandées au lycée beaucoup plus
rapidement qu'un être humain et quasiment sans erreurs. » Ouf ! je suis
rassuré... C'est pas demain que les missiles arrêteront de retomber sur
la gueule des troupes d'invasion. À quand les grenades des gendarmes
mobiles pilotées par « machine symbolyque » ?
--
« Je vous ai dit, en ne disant rien, ce que j'avais à vous dire. »,
Daniel Vaillant, ministre de la Police.