« J'ai échangé avec Alain D., il y a quelques mois à ce propos et je l'ai
assuré que je ne
cautionnerais jamais cet usage. »
Je n'avais jamais entendu le tour échanger sans complément direct qu'au
Québec. Est-ce fréquent en France ?
Curieux à Vancouver,
Jean-Marie
Jean-Marie Munier <@smartt.com> a écrit dans le message
<8b93aj$av7$1...@newsfeed.smartt.com>...
Pour moi (en France, région parisienne), je comprendrais plutôt comme
témoignant d'une certaine communication intellectuelle entre deux
personnes : "nous avons bien échangé".
Ce qui me rappelle une blague : Rencontre de 2 personnes ;
Commentaire du premier :
- "Nous avons échangé quelques idées..."
Commentaire du second (en a parte) :
- "C'est drôle, je me sens tout bête"...
Clément-Noël
>« J'ai échangé avec Alain D., il y a quelques mois à ce propos et je l'ai
>assuré que je ne
>cautionnerais jamais cet usage. »
>
>Je n'avais jamais entendu le tour échanger sans complément direct qu'au
>Québec. Est-ce fréquent en France ?
Je ne me savais pas coupable de québecquianisme [mot que je forge
exprès à partir de la forme grec, grecque]. En fait, je n'ai jamais
utilisé ce tour avant de fréquenter la toile et Usenet. Je ne l'ai
pris que comme une ellipse pour « nous avons échangé des arguments,
des opinions, des connaissances, des remarques ». Il me semble
difficile de définir par des termes génériques la particularité des
échanges sur/dans les forums : cela tient du journal, du dazibao, de
la lettre, de la discussion, de la conférence, voire du tract, du tag,
du prospectus, de la farce plus ou moins mauvaise.
J'échange bien des propos en Champagne pouilleuse, car c'est la vie
réelle sans particules. Mais sur Usenet j'échangeais intransitivement,
et ce n'était pas la première fois que je commettais cet impair. Je ne
m'étais absolument pas posé la question de la construction. Mais il
existe bien des verbes qui peuvent devenir intransitifs dans certaines
situations. Il suffit de songer aux maximes (nutrisco et extinguo),
aux jeux ou aux travaux lorsque la référence est claire (je passe, je
tiens, je sais). Ce qui est peut-être le plus ennuyeux, c'est qu'il
s'agit d'un verbe souvent construit avec un complément d'objet second
(ancien complément d'attribution), comme donner, prêter, adjuger,
attribuer, permuter. L'absence du complément d'objet dérange plus dans
ces cas.
>Curieux à Vancouver,
La curiosité est une belle qualité.
Dominique
Vic a écrit :
> Remarque intéressante... à laquelle je ne peux pas répondre : je ne sais pas
> ce qui se passe en France. Par contre, cet emploi absolu du verbe
> "échanger" a déjà été relevé par les linguistes québécois. Gérard Dagenais,
> dans le Dictionnaire des difficultés de la langue française au Canada,
> deuxième édition, page 208, affirme que «le verbe [échanger] exige un
> complément direct. L'employer absolument au lieu de "dialoguer",
> "converser", c'est commettre une faute de français.»
> [...]
Je pense que la situation est identique en France. La règle consignée dans les
grammaires et les dictionnaires vole en éclats depuis qu'Internet cultive
l'échange comme une vertu indépendante du contenu échangé.
> ]P.S. A propos (ou hors propos) quelqu'un sait-il quand est née cette
> hypallage : «éclairer la lanterne de qqn... »? C'est pourtant la lanterne
> qui nous éclaire, ce n'est pas nous qui éclairons la lanterne! ... Vic.
>
N'est-ce pas la fable "le singe et la lanterne magique" qui en fournit, sinon
l'origine, du moins une belle et ancienne illustration ?
Le fait d'être utilisé sans complément d'objet direct
rend-il ipso facto un verbe "intransitif" ?
J'aurais eu tendance à dire plutot : un verbe "employé absolument".
Clément-Noël
(absolutiste)
... mais pas échangiste :))
Absolument !
Pour la petite histoire, un autre verbe est très fréquemment employé
absolument » au Québec. Il s'agit de « relaxer » au sens de « se relaxer ».
Si un jour vous venez dans le coin, ne soyez pas surpris d'entendre un
directeur d'hôtel vous vanter les mérites de son bar-salon (ou de son
salon-bar, c'est selon) en vous disant que vous pourrez y venir « échanger
et relaxer devant un verre de bière. »
Jean-Marie
[Vic] :
S'agit-il de "Le singe qui montre la lanterne magique" de Florian ? Je ne
l'ai pas dans ma bibliothèque. Je chercherai à la bibliothèque municipale.
Merci pour la piste.
>
[Vic] :
«Eh bien non» répondent G. et R. Le Bidois (Syntaxe..., I. 683, p. 397)
«L'esprit ne s'y trompe pas ; il sent très bien qu'en dépit des apparences,
entre deux verbes par exemple comme "dormir" et "aimer" (même si "aimer" est
pris absolument /.../) il y a, du point de vue de l'action /.../ une
différence capitale /.../ "dormir" se suffit à lui-même, il exprime de soi,
et immédiatement, tout son sens.
Mais le second, "aimer", ne se pense bien que s'il est précisé ; on veut
savoir "qui" ou "quoi"?»
Je pense qu'en disant simplement "échanger" l'esprit supplée le complément
selon la situation : nous avons échangé... (quelques mots, quelques
courriels,etc.) Il en est de même pour un nom employé absolument : le Tour
(de France pour les Français, mais de Duduchie pour les Duduchiens).
Vic.
>Ce qui est peut-être le plus ennuyeux, c'est qu'il
>s'agit d'un verbe souvent construit avec un complément d'objet second
>(ancien complément d'attribution),
C'est comme ça que ça s'appelle maintenant ?
Cette obscure clarté qui tombe des grammaires... ;-)
Luc Bentz http://www.chez.com/languefrancaise/
--
« N'oubliez pas que que tout ce que vous lisez n'est que le résultat
de l'excitation, par des électrons, d'atomes de terres rares
déposés en couches minces sur un écran de verre. Pas de quoi s'exciter soi-même. »
(Tatie Francette - http://tatie.citeweb.net)
>Je pense que la situation est identique en France. La règle consignée dans les
>grammaires et les dictionnaires vole en éclats depuis qu'Internet cultive
>l'échange comme une vertu indépendante du contenu échangé.
>
J'avoue ne jamais l'avoir rencontré....
Gaëtan
-------
"Enfin, nous réaffirmons vouloir promouvoir un Usenet Fr coopératif et
solidaire. A contrario, nous ferons tout notre possible pour éviter un
Usenet Fr paternaliste et autoritaire." le Komité FUFA
--
DB <fed...@cybercable.fr> a écrit dans le message
> > ]P.S. A propos (ou hors propos) quelqu'un sait-il quand est née cette
> > hypallage : «éclairer la lanterne de qqn... »? C'est pourtant la
lanterne
> > qui nous éclaire, ce n'est pas nous qui éclairons la lanterne! ...
Vic.
> >
>
> N'est-ce pas la fable "le singe et la lanterne magique" qui en fournit,
sinon
> l'origine, du moins une belle et ancienne illustration ?
***
Le Larousse des locutions française renvoie, effectivement, à cette fable
:
"Éclairer sa lanterne", dire ce qu'il faut pour être compris.
La locution vient de la fable de Florian "Le Singe qui montre la lanterne
magique", où le singe, qui a convoqué une assemblée de bêtes et anoncé
pompeusement ce qu'elles allaient voir, fait l'obscurité dans la salle et
les laisse dans le noir.
*Il n'avait oublié qu'un point,
*c'était 'd'éclairer sa lanterne'.
Par suite, oublier d'éclairer sa lanterne, c'est oublier le point esentiel
pour être compris.
***
>
[Vic]
Tout à fait exact, je pense. Cependant, il est utile, je crois, de le
rappeler : le linguiste qui perce, de même que l'abcès, le soleil ou
Napoléon sous Bonaparte sont autant d'exemples du verbe intransitif
"percer", et non d'un verbe transitif employé absolument.
Histoire de simplifier les choses on pourrait aussi parler des verbes
intransitifs employés transitivement, soit dans un contexte (très)
littéraire : «Dormez votre sommeil, riches de la terre.» (Bossuet) ou d'un
emploi suffisamment courant pour être noté comme transitif dans les
grammaires et dictionnaires : Vivre sa vie ; sortir les poubelles.
Vic.
Vic a écrit :
Le contexte est un peu différent. Il s'agissait d'éclairer la lanterne magique
de l'intérieur pour qu'elle puisse projeter ses images à l'extérieur ; la
lanterne magique n'avait pas pour vocation d'éclairer elle-même.
Vic a écrit :
> Lacroux a écrit dans le message
> <1e7x1bj.8l...@dialup487.brussels.skynet.be>...
> >Oui, le complément est ici « caché », mais il est des cas où il est
> >absent et où il est inutile de l'appeler... Exemple classique :
> >Ce type perce mon mur !
> >Ce linguiste a vite percé !
> >Cordialement,
> >Jean-Pierre Lacroux
>
> [Vic]
> Tout à fait exact, je pense. Cependant, il est utile, je crois, de le
> rappeler : le linguiste qui perce, de même que l'abcès, le soleil ou
> Napoléon sous Bonaparte sont autant d'exemples du verbe intransitif
> "percer", et non d'un verbe transitif employé absolument.
> Histoire de simplifier les choses on pourrait aussi parler des verbes
> intransitifs employés transitivement, soit dans un contexte (très)
> littéraire : «Dormez votre sommeil, riches de la terre.» (Bossuet) ou d'un
> emploi suffisamment courant pour être noté comme transitif dans les
> grammaires et dictionnaires : Vivre sa vie ; sortir les poubelles.
> Vic.
Oui, et pour simplifier encore, parlons des verbes transitifs à emploi passif,
ou passifs à emploi transitif :
Bouillir la soupe ; la soupe bout. Fondre la neige ; la neige fond !
[Vic] :
Il n'y a qu'un verbe, certes, qui connaît différents emplois : le café passe
(emploi intransitif), je passe le café (emploi factitif : je fais passer le
café), je passe mon tour (emploi transitif), je passe (avec le même sens
que le précédent ; emploi transitif absolu).
Ces distinctions sont loin d'être inutiles, elles sont même indispensables
si l'on veut s'y retrouver assez vite dans un long article de Robert (sur un
verbe, bien sûr).
Si l'on reprend l'exemple du verbe" passer", Robert, cela va de soi, ne fait
qu'une seule entrée : il n'y a qu'un verbe "passer". Il décrit et illustre
successivement les emplois intransitif, transitif (y compris au sens
absolu), transitif à sens factitif, et la voix pronominale. Le tout en
quatre colonnes denses et écrites fin.
Supposons que je doute de l'expression "tout passer à un enfant" (ou que je
lui cherche un synonyme), je peux parcourir les quatre colonnes, ou me
limiter à la demi-colonne sur le transitif. Il va de soi qu'on essaye
ensuite d'éliminer certaines sections (A, B ; 1, 2, 3...) pour arriver enfin
aux quelques lignes qui nous intéressent.
Inutile de dire que la langue est un animal rétif, qui ne se laisse pas
facilement enfermer dans des boîtes, si bien étiquetées celles-ci
soient-elles. Où chercheriez-vous, par exemple, «Se passer toutes ses
envies»? Logiquement dans l'emploi pronominal? Non! Robert n'y met que
les sens spécifiques à la voix pronominale.
Plus difficile : «Passez votre chemin.» Sans aucun doute iriez-vous dans la
section "transitif". Eh non! Robert explique cette expression dans la
partie consacrée à l'intransitif, et ajoute un "trans." : employé
transitivement. Un intransitif employé transitivement... Rappelons-nous le
«Dormez votre sommeil, riches de la terre» de Bossuet.
Lacroux a raison : «La souplesse de l'emploi bouscule heureusement la
rigidité de certaines catégorisations.» Vic.
>[DB] :
>Oui, et pour simplifier encore, parlons des verbes transitifs à emploi
passif,
>ou passifs à emploi transitif :
>Bouillir la soupe ; la soupe bout. Fondre la neige ; la neige fond !
[[Vic]
Je n'avais pas encore lu le message de DB quand j'ai répondu à Lacroux.
Manque total de méthode!
J'ai l'habitude de considérer les deux exemples fournis par DB comme des
emplois factitifs : bouillir la soupe = faire bouillir la soupe ; fondre la
neige = faire fondre la neige.
Cependant, j'ai trouvé dans Grevisse-Goosse (13e éd., #742, i, rem. 1) :
«Certains grammairiens considèrent que l'on a aussi une transformation
passive dans "Le soleil jaunit le papier" = "Le papier jaunit au soleil".
Pour eux, "le soleil" serait un complément d'agent.»
Autrement dit, deux façons d'interpréter la phrase : "bouillir la soupe" :
Faire bouillir la soupe.
La soupe est bouillie. Sous entendu: "par la cuisinière". Victoire! Ne
venons-nous pas de rappeler la catégorie que nous n'avions pas encore
mentionnée : le verbe passif employé absolument (c'est-à-dire sans le
complément d'agent attendu)! Vic
Dites, si vous n'aimez pas sa soupe, vous devriez quand meme
vous adresser plus gentiment a cette pauvre Victoire, hein.
Sinon, elle risque d'etre amere.
Tom.
--
"La mere etait mauvaise/ Mais la soupe etait bonne..."
Vic a écrit :
> [...]Histoire de simplifier les choses on pourrait aussi parler des verbes
> intransitifs employés transitivement, soit dans un contexte (très)
> littéraire : «Dormez votre sommeil, riches de la terre.» (Bossuet)
ou "la neige neigeait sa lumière" de Chateaubriand ou plus poétique encore, de
Verlaine (espérons que ces citations satisferont "cweil", s'il nous lit !) :
«N'ai-je pas sangloté ton angoisse suprême
Et n'ai-je pas sué la sueur de tes nuits ? »
En revanche, il y a quelques années, une publicité pour un nouveau jeu de
grattage de la Française des Jeux disait : «Découvrez sur une même ligne une
des combinaisons illustrées et *gagnez le gain* correspondant. »
Les latinistes du groupe reconnaîtront une formule courante en latin :
"mirum atque inscitum somniavi somnium "
Et pour n'être pas de reste avec quelques autres langues :
"she smiled a curious smile, he sighed a little sigh, to sleep the sleep of
the just",
"Er lebt ein gefährliches Leben"
"darabtouhou darban chedidân".
Ceci dit, Thomas Chaboud a sans doute raison : je suppose que mon
subconscient a automatiquement imposé une "Victoire" après "cuisinière".
Mais je ne l'ai pas fait exprès, je le jure sur la tête du saint patron des
grammairiens. Qui est-ce, à propos?
Cordialement, Vic.
Thomas Chaboud a écrit dans le message <38DA3D09...@eurocontrol.fr>...
DB a écrit dans le message <38DA3D59...@cybercable.fr>...
Vic a écrit :
> Bravo à DB ; je préfère, et de loin, son Verlaine à mon Bossuet. Ne parlant
> guère que le français, et encore, je
> comprends "mal" (entendre : pas du tout) la dernière citation.
> Cordialement. Vic
>
Oui, celle-là, je crois qu'il faut la traduire, car c'est de l'arabe :
> >"darabtouhou darban chedidân".
> >
Je l'ai frappé très fort (litt. je l'ai frappé une frappe fortement). Qu'on
n'en tire aucune conclusion raciste sur le caractère belliqueux des uns ou des
autres.
>>Ce qui est peut-être le plus ennuyeux, c'est qu'il
>>s'agit d'un verbe souvent construit avec un complément d'objet second
>>(ancien complément d'attribution),
>
>C'est comme ça que ça s'appelle maintenant ?
>
>Cette obscure clarté qui tombe des grammaires... ;-)
Cela pourrait être aussi un GPn qui se raccorderait avec un GN au V,
noyau du GV. À partir de là, on trace de jolis arbres ou on inscrit
des signes + et des crochets bien droits. La grammaire a ses raisons,
que la raison ne connait pas.
Dominique
>Si un jour vous venez dans le coin, ne soyez pas surpris d'entendre un
>directeur d'hôtel vous vanter les mérites de son bar-salon (ou de son
>salon-bar, c'est selon) en vous disant que vous pourrez y venir « échanger
>et relaxer devant un verre de bière. »
Alors qu'en France, ils sont trois, en toge noire... puisque la
relaxe est prononcée par une juridiction correctionnelle
(l'acquittement étant réservé soit aux factures, soit aux cours
d'assises se prononçant sur les accusations de crimes).
Luc Bentz
--
http://www.chez.com/languefrancaise/
« Le silence était si absolu que je me croyais sourd. »
Jules Renard (qui ne connaissait pas Usenet et son bruit).
>Cela pourrait être aussi un GPn qui se raccorderait avec un GN au V,
>noyau du GV. À partir de là, on trace de jolis arbres
J'ai fait ça (à l'EN). Quand j'étais élève (il y a fort longtemps),
c'était encore l'analyse grammaticale et l'analyse logique bien
classiques.
> ou on inscrit
>des signes + et des crochets bien droits. La grammaire a ses raisons,
>que la raison ne connait pas.
;-)
>Cependant, j'ai trouvé dans Grevisse-Goosse (13e éd., #742, i, rem. 1)
#742 et pourquoi pas "§ 742" ?
>Ceci dit, Thomas Chaboud a sans doute raison : je suppose que mon
>subconscient a automatiquement imposé une "Victoire" après "cuisinière".
>Mais je ne l'ai pas fait exprès, je le jure sur la tête du saint patron des
>grammairiens. Qui est-ce, à propos?
Saint Tagme (mais le Schtroumpf pourrait nous renseigner... ou alors
JR -- je double par courriel).
[Vic] Hoc erat in votis. C'est ça que je voulais. Vendez-m'en douze
douzaines : mon clavier n'a pas le signe "paragraphe". Usage américain?
Vic.
Luc Bentz a écrit dans le message <38daa2e2...@news.wanadoo.fr>...
>"Vic" <victor5...@videotron.ca> a écrit dans
>fr.lettres.langue.francaise :
>
>
> Luc Bentz a écrit dans le message <38daa296...@news.wanadoo.fr>...
> >"Vic" <victor5...@videotron.ca> a écrit dans
> >fr.lettres.langue.francaise :
> >>>Cependant, j'ai trouvé dans Grevisse-Goosse (13e éd., #742, i, rem. 1)
> >
> >#742 et pourquoi pas "§ 742" ?
> >Luc Bentz
>
>
> [Vic] Hoc erat in votis. C'est ça que je voulais. Vendez-m'en douze
> douzaines : mon clavier n'a pas le signe "paragraphe". Usage américain?
> Vic.
Si vous êtes Macintoshien, essayez donc option-6 : §
JLL
Le mien non plus, c'est également un Qwerty. Il est toutefois possible
d'obtenir ce caractère en tenant la touche Alt enfoncée et en composant 21
sur le pavé numérique situé à droite du clavier : § § § CQFD
Cordialement des rives du Pacifique Nord où il fait un temps splendide,
Jean-Marie
--
rivaud paul <rivau...@worldonline.fr> a écrit dans le message : ...
>
>
> --
>
>
>
> DB <fed...@cybercable.fr> a écrit dans le message
>
> > > ]P.S. A propos (ou hors propos) quelqu'un sait-il quand est née
cette
> > > hypallage : «éclairer la lanterne de qqn... »? C'est pourtant la
> lanterne
> > > qui nous éclaire, ce n'est pas nous qui éclairons la lanterne! ...
> Vic.
> > >
> >
> > N'est-ce pas la fable "le singe et la lanterne magique" qui en
fournit,
> sinon
> > l'origine, du moins une belle et ancienne illustration ?
>
> ***
>
> Le Larousse des locutions française renvoie, effectivement, à cette
fable
> :
>
--
Luc Bentz <languef...@paspourriel.fr> a écrit dans le message
saint patron des
> >grammairiens. Qui est-ce, à propos?
>
> Saint Tagme (mais le Schtroumpf pourrait nous renseigner... ou alors
> JR -- je double par courriel).
>
***
St Jérôme ?
Patron des traducteurs et Docteur des Saintes Écritures.
***
Bernard Lombart a écrit :
> [Ref. Tue, 21 Mar 2000 16:15:57 -0800, "Jean-Marie Munier"
<@smartt.com> :]
>
> >Dans un autre fil encore ouvert sur ce forum (Franglais encore et
toujours),
> >Dominique Didier a écrit :
> >
> >« J'ai échangé avec Alain D., il y a quelques mois à ce propos et je
l'ai
> >assuré que je ne
> >cautionnerais jamais cet usage. »
> >
> >Je n'avais jamais entendu le tour échanger sans complément direct
qu'au
> >Québec. Est-ce fréquent en France ?
>
>
> Je ne crois pas, mais cela ne me choque pas outre mesure, même si cela
sent
> son (anti-)conformisme. Pour ma part, je l'entends immédiatement comme
> venant d'« échangistes ».
Le même dit ailleurs (s'Il ne l'a pas renié) : « je disputerais
[même avec moi-même] ». Est-ce une recherche de style propre, plaisant,
intriguant et reconnaissable ? Je le pense, sans à mal (après tout,
d'autre cacographie volontiers et date républicainement) : chacun ses
ficelles.
>> >>>Cependant, j'ai trouvé dans Grevisse-Goosse (13e éd., #742, i, rem.
1)
>> >
>> >#742 et pourquoi pas "§ 742" ?
>> >Luc Bentz
>>
>>
>> [Vic] Hoc erat in votis. C'est ça que je voulais. Vendez-m'en douze
>> douzaines : mon clavier n'a pas le signe "paragraphe". Usage américain?
>> Vic.
>>
>
> [Vic] : Merci. Je suis fenestrien.
Mes condoléances.
;-)
>J'annule ma commande d'une grosse de § §§§ Alt21 fonctionne à merveille.
>Jean-Marie a-t-il encore beaucoup de lapins comme celui-là cachés dans sa
>manche? Où les trouver? Merci du tuyau. Vic.
Et bien avec Alt + 3 ou 4 chiffres, vous essayez toutes les
combinaisons et vous avez un truc rigolo.
Ex :
Alt + 0201 = É
Alt + 225 = ß
Mais c'est vrai que si quelqu'un avait une table, ça serait pratique.
Gaëtan
-------
"Enfin, nous réaffirmons vouloir promouvoir un Usenet Fr coopératif et
solidaire. A contrario, nous ferons tout notre possible pour éviter un
Usenet Fr paternaliste et autoritaire." le Komité FUFA
Faites une recherche sur "ASCII characters" (de 0 à 127) puis sur "Extended
ASCII" (128 à 255). Vous y trouverez grosso modo tout ce que vous cherchez.
Pour les "Extended ASCII", un site au hasard :
http://www.gerry1.dircon.co.uk/Program/ascii2.htm
Les caractères ASCII étendus ne comprennent pas toutes les majuscules
accentuées. Pour cela, il faut un code à 4 chiffres (À = Alt 0192). Sous
Windows, vous pouvez établir un tableau de ces caractères en lançant le
programme charmap.exe (start/run/charmap ou, en cas de problème, lancez une
recherche sur "charmap" pour en connaître le chemin exact). Dans le
programme, choisissez une police de caractères compatible avec l'alphabet
que vous utilisez (Times Roman, par exemple), cliquez sur le caractère voulu
et vous verrez apparaître le numéro correspondant dans le coin inférieur
droit de la fenêtre. Mémorisez -- et voilà!
Cordialement,
Jean-Marie