> Cela d'ailleurs me fait penser à un autre problème : le prédicat est
> formé du verbe et de ses compléments. Or, dans "le maître est malade",
> il y a fort à parier que les élèves diront, _si la notion d'attribut du
> sujet n'est pas abordée_, que "malade" est un complément du verbe
> "être", ce qui revient à dire un COD.
>
J'ai eu mieux, et c'est authentique ! Sur cette même phrase ( Untel est
malade ) j'ai eu droit à un "complément circonstanciel de maladie" ...
Il faut voir les choses en face : à l'heure actuelle, on ne fait PLUS de
grammaire dans les collèges. Le Brevet des collèges, d'ailleurs, ne fait
pratiquement aucune place à la grammaire dans les questions que l'on
pose sur un texte. La fonte des heures de cours et les instructions
découragent d'envisager un enseignement régulier de cette discipline.
L'ignorance est totale quant aux natures des mots ( nom, adjectif,
déterminant, pronom, adverbe, conjonctions, etc. ), et presque totale
pour les fonctions ( sujet, COD, attribut, etc.) Hélas ! j'ai pu le
constater aussi chez de jeunes collègues.
J'en étais venu à me demander, avant que mes collègues m'offrent
Montaigne dans La Pléiade pour mon départ à la retraite, si un
enseignement systématique de la grammaire ne devait pas être abandonné,
ce qui est d'ailleurs pratiquement le cas sans que l'on ose le dire.