joye a écrit:
> On 12/9/2023 2:42 PM, Valcarus wrote:
>
>>>> Je pose la question.
>>>> Je me pose la question.
>>>>
>>>> J'attends une réponse.
>>>> Je m'attends *à* une réponse.
>>>>
>>>>
>>>> Dans cette dernière proposition, pourquoi cet étrange COI ?
>>>
>>> Rien d'étrange. Quand il est utilisé à la voix active, attendre se
>>> construit avec un COD ou une subordonnée commençant par que. Quand il
>>> est utilisé à la voix pronominale, il se construit avec à.
>>> Voili voilou.
>
>> C'est une bonne description mais pas une explication.
>>
>> Y a-t-il d'autres verbes soumis à ces 2 règles ?
>
> La langue française n'intéresse pas tout le monde mais on s'intéresse quand
> même à vos questions.
>
> Elle habitue beaucoup de monde, mais ce n'est pas tout le monde qui s'habitue
> aux structures insolites.
>
> Comme quoi, on peut adresser une envelope, mais on s'adresse à son
> destinataire.
>
> Donc, on fait des études, mais on se fait à ne pas tout savoir.
>
> Et l'on peut joindre des amis au café et puis se joindre à leur conversation.
>
> Lors d'une fête, on met la musique et puis l'on se met à danser.
>
> Mais on rend sa copie avant de se rendre à la fête.
>
> *** et ainsi de suite ***
Oui mais non. Dans tous vos exemples, vous modifiez le complément et le
sens.
"J'attends une réponse / Je m'attends *à* une réponse", il n'y a pas de
différence de sens ou alors elle est très subtile.
"Je m'attends une réponse" devrait être la vraie bonne tournure.
J'ai trouvé un exemple presque similaire:
On moque Poutine / on se moque de Poutine.
Aucune altération de sens. La première tournure est simplement
qualifiée de /littéraire/.
Bref, le francophone cause mal même quand il cause bien.
>
> Sacrées prépositions françaises !
>
> On notera aussi que les verbes "penser à" et "penser de" sont deux verbes
> différents,
> tout comme "attendre" et "s'attendre à".
Non, c'est le verbe attendre dans les deux cas.