> connaissez-vous l'adverbe "françaisement" ;))?
Non
> Ou est-ce mon illusion?
Qui fait quoi ?
Anne
Il est bien formé, donc on ne voit pas trop quoi lui reprocher.
Mais en pratique, il n'est presque pas utilisé. L'un ou l'autre
contexte, tiré de Gougueule :
Maintenant, est-ce qu’il faudrait vraiment que je fasse
une reprise de Lara Fabian [...] pour être politiquement
françaisement correcte, peut-être...
Françaisement vôtre [devant une signature à une pétition
défendant l'emploi du français]
Françaisement parlant, ça passe !
Une vivifiante tranche de chanson "françaisement" réaliste,
de la bonne et de la pure...
Les guillemets de la dernière citation montrent la timidité
traditionnelle face à l'emploi d'un mot dont l'usage ne s'est
pas (encore) généralisé.
--
Pierre Hallet
FAQ du forum : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>.
>> Peter Man :
>>
>> connaissez-vous l'adverbe "françaisement" ;))?
>
> Il est bien formé, donc on ne voit pas trop quoi lui reprocher.
> Mais en pratique, il n'est presque pas utilisé.
Si on va voir ailleurs, c'est tout aussi timide.
belgement : 3
anglaisement : 12 (mais une bonne part sont des substantifs)
allemandement : 0
germaniquement : 11
italiennement : 7
chinoisement : 35
américainement : 15
--
lamkyre
> Pierre Hallet :
> > Il est bien formé, donc on ne voit pas trop quoi lui reprocher.
> > Mais en pratique, il n'est presque pas utilisé.
> Si on va voir ailleurs, c'est tout aussi timide.
> belgement : 3
> anglaisement : 12 (mais une bonne part sont des substantifs)
> allemandement : 0
> germaniquement : 11
> italiennement : 7
> chinoisement : 35
> américainement : 15
Mais « européennement » ne s'en sort pas si mal (42) pour un
débutant.
Avez-vous remarqué que l'adjectif visé par tous ces néo-adverbes
est trèèès souvent « vôtre » ou « correct » ?
> Si on va voir ailleurs, c'est tout aussi timide.
>
> belgement : 3
belgiquement : 6 (c'est belgique qui est l'adjectif et non le substantif
belge)
« Anna Teresa De Keersmaeker se confie belgo-belgiquement »
> anglaisement : 12 (mais une bonne part sont des substantifs)
britanniquement : 17
> allemandement : 0
> germaniquement : 11
teutonnement : 1
Ce nom teutonnement scientifique est la version germanique du néerlandais
> italiennement : 7
> chinoisement : 35
> américainement : 15
helvétiquement : 50 ! Mais un ouvrage s'intitule « Helvétiquement autre »...
canadiennement : 15
québéquement : 1
québecquement : 3
> belgiquement : 6 (c'est belgique qui est l'adjectif et non le
> substantif belge)
Je proteste. Je suis belge, sans majuscule.
Hugo a émis "belgiquois", me dit le TLFi.
Via Google, on trouve aussi belgicain, belgien, belgeois...
Mais pas de belgiqueux.
mondialement : 42.000 Voilà une valeur sûre !
--
lamkyre
> > belgiquement : 6 (c'est belgique qui est l'adjectif et non le
> > substantif belge)
>
> Je proteste. Je suis belge, sans majuscule.
La Belgique tire son nom de l'adjectif présent dans Gallia Belgica où
vivaient les Belgæ. Mais, comme tout est fait à l'envers dans ce pays, on a
pris l'adjectif pour le nom du pays et on a fait du substantif l'adjectif
correspondant ! Si encore on écrivait Belgie, ce serait un peu plus logique,
clair et français comme construction... [Je sens que je vais me faire encore
tancer d'abondance sur ce coup-là...]
> Hugo a émis "belgiquois", me dit le TLFi.
> Via Google, on trouve aussi belgicain, belgien, belgeois...
Séraphin Lampion était défini par Hergé comme le prototype du Belgicain, ce
qui semblait être pour lui l'équivalent du « franchouillard ». Je ne sais si
c'est vraiment aussi péjoratif.
> "lamkyre" <lam...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
> baqpqq$ahf$1...@reader10.wxs.nl...
>
>> Je proteste. Je suis belge, sans majuscule.
>
> La Belgique tire son nom de l'adjectif présent dans Gallia Belgica où
> vivaient les Belgæ.
Eh, je le savais que vous alliez rappliquer au triple galop...
> Mais, comme tout est fait à l'envers dans ce
> pays,
On a les titres de gloire qu'on peut.
> on a pris l'adjectif pour le nom du pays et on a fait du
> substantif l'adjectif correspondant !
Et c'est un cas unique dans la langue française ? Cela n'arrive jamais
qu'un substantif devienne adjectif et vice versa ?
Du passé faisons table rase ; ce qui compte, c'est l'usage actuel.
> Si encore on écrivait Belgie,
> ce serait un peu plus logique, clair et français comme
> construction...
Magnifique ! Hopla, un peu d'huile sur le brasier des querelles
linguistiques !
> Séraphin Lampion était défini par Hergé comme le prototype du
> Belgicain, ce qui semblait être pour lui l'équivalent du «
> franchouillard ». Je ne sais si c'est vraiment aussi péjoratif.
Je crois bien. En fait, je ne l'utilise jamais personnellement mais en
googlant rapidement, il me semble que le belgicain est nationaliste,
monarchiste, de droite, voire d'extrême-droite.
Qu'en disent mes bien chers compatriotes ?
--
lamkyre
> > on a pris l'adjectif pour le nom du pays et on a fait du
> > substantif l'adjectif correspondant !
>
> Et c'est un cas unique dans la langue française ? Cela n'arrive
> jamais qu'un substantif devienne adjectif et vice versa ?
Oh ! Pour les noms de pays étrangers (au sens large) : Afrique, Majorque,
Argentine, la Dominique, les Philippines... Mais ce sont plutôt des
exceptions. En revanche, c'est plus courant si l'on songe aux noms de
provinces françaises qui sont souvent formées à partir d'un suffixe
d'adjectif : Toulois, Touraine... J'étais un peu de mauvaise foi.
> > Si encore on écrivait Belgie, ce serait un peu plus
> > logique, clair et français comme construction...
>
> Magnifique ! Hopla, un peu d'huile sur le brasier des querelles
> linguistiques !
Eh eh ! Il suffit de peu...
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai dans un replis de ma mémoire un de
ces adjectifs employé par Jacques Brel. Mais lequel ? Ou bien rêvè-je et
me trompè-je ?
--
©lõ
> Si encore on écrivait Belgie, ce serait un peu plus logique,
> clair et français comme construction... [Je sens que je vais
> me faire encore tancer d'abondance sur ce coup-là...]
Ben... C'EST « België » qu'on dit ici... mais en néerlandais.
Néerlandais : logique et clair, français : illogique et obscur ?
Aïe, c'est moi qui vais de nouveau me faire tancer.
> Ben... C'EST « België » qu'on dit ici... mais en néerlandais.
Même ainsi, il n'aurait pas pu y avoir de (ré)conciliation entre les
communautés, à moins d'imaginer un tréma entre parenthèses (horreur pour les
néerlandophones !) ou dans une sorte de grisé (mais cela passe mal à
l'écran)...
> Néerlandais : logique et clair, français : illogique et obscur ?
>
> Aïe, c'est moi qui vais de nouveau me faire tancer.
Ah ça ! on dira que vous prenez des leçons linguistiques du côté de
Bastogne...
Pour moi, il semble difficile de dissocier « nationaliste » et « de
droite ». Le terme « belgicain », dans mon esprit, se réfère à ceux
qui sont opposés à une séparation des deux composantes principales
de la Belgique. Cela ne fait pas des tenants du maintien de ce pays
des nationalistes. Je veux bien me qualifier de belgicaine, mais en
aucun cas de nationaliste ! Quant à la monarchie, je n'y suis pas
particulièrement attachée, sans pour autant y être opposée. Au
moins on n'a pas, tous les x ans, une querelle sans fin sur le fait
de savoir si le chef de l'État doit être un néerlandophone ou un
francophone.
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
>"lamkyre" <lam...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
>baqpqq$ahf$1...@reader10.wxs.nl...
>
>> > belgiquement : 6 (c'est belgique qui est l'adjectif et non le
>> > substantif belge)
>>
>> Je proteste. Je suis belge, sans majuscule.
Ah bon? Dans "je suis belge", le mot "belge" est-il un qualificatif ou
un nom? J'aurai mis un B majuscule.
>La Belgique tire son nom de l'adjectif présent dans Gallia Belgica où
>vivaient les Belgæ. Mais, comme tout est fait à l'envers dans ce pays, on a
>pris l'adjectif pour le nom du pays et on a fait du substantif l'adjectif
>correspondant ! Si encore on écrivait Belgie, ce serait un peu plus logique,
>clair et français comme construction... [Je sens que je vais me faire encore
>tancer d'abondance sur ce coup-là...]
Tancer? Non. Il suffisait de mettre un tréma sur le deuxième e:
België... en néerlandais.
J'ai entendu dire qu'il fut un temps où l'on parlait de "provinces
belgiques".
>Séraphin Lampion était défini par Hergé comme le prototype du Belgicain, ce
>qui semblait être pour lui l'équivalent du « franchouillard ». Je ne sais si
>c'est vraiment aussi péjoratif.
Je ressens "Belgicain" comme quelqu'un qui désire garder la Belgique
unie mais sans roi. "Belgi-" conserve la Belgique et le -cain fait
vraiment républicain. Je ne crois pas, en effet, que Belgicain soit
aussi péjoratif que franchouillard (il a le béret sur le crâne, la
baguette sous le bras et est résolument chauvin, ce genre de choses).
Franchouillard m'évoque plus de clichés que Belgicain.
Amicalement,
Didier
Un belgicain est un unitariste, nostalgique de la Belgique à papa,
vraisemblablement royaliste, anti-Flamand et anti-Wallon. C'est tout aussi
péjoratif que franchouillard.
Euh... anti-Flamand et anti-Wallon. Il reste quoi ? Un Brusseleir ? ;-))
Voilà une définition très personnelle, très surréaliste même !
Il y avait quand meme pas mal de fossiles vivants, qui n'en
finissaient pas de mourir il y a vingt ans. Le type qui ne veut meme
pas se demander s'il est F ou W, parce que les langues ont leur status
bien defini: francais pour les amis (de meme calibre), pour le cercle
(toujours dans quelque batisse anterieure au 18e siecle) ou on se rend
habille comme un banquier suisse avec une rosette vaguement rougeatre
a la boutonniere. Flamand pour le portier, le charcutier. Carriere
dans les colonies puis a gratter dans quelque ministere, qu'on ne
finit pas de detailler au pauvre diable d'etranger qui doit les
ecouter (eh oui, j'avais trois voisins comme ca dans le meme
immeuble). Panegyrique de Leopold II, indignation sur les informations
qui circulent a propos du Congo. Pas la peine d'essayer de leur
rappeler qu'on n'est plus en 1902. La deuxieme guerre, connait pas, se
rappelle pas trop ce qu'il faisait de 40 a 45.
(pas d'accents aujourd'hui)