Par exemple, le mot /vieux/ . On le trouve souvent en collocation avec
/schnoque/ mais pas très souvent si jamais avec /juvénat/ .
Donc, à vous de discuter des rapports...
Quels mots viennent (pour vous) le plus souvent en tandem avec :
jeune
vieux
beau
joli
bête
grand
petit
Tout en notant, bien sûr, le synonyme de collocation, ce très beau
/coocurrence/ .
Waouh !
À chaque fois que je pense qu'il vaudrait mieux abandonner le français, sa
beauté me fait revenir...
> jeune
Jeune gandin.
> vieux
Vieux beau.
> beau
Beau garçon.
> joli
Joli cœur.
> bête
Bête de somme.
> grand
Grande âme.
> petit
Petit con.
Pour moi, ce procédé relève aussi du cliché.
Coo*cc*urrence, non?
Dans votre liste il y en a même qui se retrouvent par paires de temps à
autre :
petit jeune
vieux beau
> J'aimerais bien qu'on parle ici des collocations, c'est-à-dire, des mots qui
> figurent surtout avec d'autres mots.
>
> Par exemple, le mot /vieux/ . On le trouve souvent en collocation avec
> /schnoque/ mais pas très souvent si jamais avec /juvénat/ .
J'ignorais totalement que le mot juvénat existat ! Il est vrai que la
seule référence (cf. TLFi) à son utilisation dans certains ordres ou
congrégations catholiques explique mon ignorance. Par contre juvénile ou
jouvence sont des mots de la même famille et les vieux schnoques
prendront volontiers un bain de jouvence dans le (vain) espoir de se
préserver des méfaits de leur sénilité.
--
©lõ
> J'ignorais totalement que le mot juvénat existat !
Et moi qu'on puisse écrire l'imparfait du subjonctif de la troisième
personne singulier sans circonflexe !
> Pour moi, ce procédé relève aussi du cliché.
Parfaitement. Les psycholinguistes soulignent que les collocations servent
aussi à former notre mentalité, de la sorte que, pour les francophones, par
exemple, un /schnoque/ serait presque toujours /vieux/ et un /con/ toujours
/petit/ .
> > À chaque fois que je pense qu'il vaudrait mieux abandonner le français,
sa
> > beauté me fait revenir...
[...]
> Coo*cc*urrence, non?
Oui, merci, c'est moins laid ainsi.
Presque toujours, oui. Pour « schnoque », ça le fait. Pour «
con », moins, à mon humble avis. Un « con » peut être gros,
sale, pauvre, vieux... selon le cas.
d'écouter joye :
> "Clotilde Chaland"
Ou qu'on puisse oublier l'article contacté
À moins que d'amnésie on ne soit affecté.
> d'écouter joye :
>> "Clotilde Chaland"
J'ignorais qu'il y eût un « article contacté » dans la
langue que nous utilisons tous, ici, avec plus ou moins de
bonheur.
d'écouter Isabelle Hamey :
>>>> J'ignorais totalement que le mot juvénat existat !
>>> Et moi qu'on puisse écrire l'imparfait du subjonctif de la troisième
>>> personne singulier sans circonflexe !
>> Ou qu'on puisse oublier l'article contacté
>> À moins que d'amnésie on ne soit affecté.
> J'ignorais qu'il y eût un « article contacté » dans la
> langue que nous utilisons tous, ici, avec plus ou moins de
> bonheur.
C'était trop évident, la faute était voulue
Et ressortait trop fort quand la phrase était lue.
(Et si vous croyez ça, j'en serai fort heureux
Mais je ne pense pas que vous serez nombreux).
Il existe un petit livre sur le sujet :
Dictionnaire des clichés littéraires de (d') Hervé Laroche
chez Arléa.
Mise en garde : ce livre est diabolique. Il en répertorie
tellement que si vous avez la moindre veilléité (*) d'écrire
il vaut mieux ne pas l'ouvrir sous peine d'être
définitivement paralysé ; à partir du moment où vous l'aurez
lu vous vérifirez chaque mot.
(*) vélléité : toujours précédé de /toute/ ou /moindre/ et
suivi d'/action/ ou de /résistance/.
------------------------------------
Quatrième de couverture :
" Pas d'anges, pas d'anges ! ", s'écrie Flaubert corrigeant
un poème de Louise Colet.
Il n'y a pas d'anges dans ce dictionnaire un peu
particulier. Hervé Laroche s'attaque, avec humour et
bonheur, au cliché qui encombre la production littéraire
d'aujourd'hui. Il nous découvre ce monde " de l'écrit ", où
l'on savoure au lieu de manger, où l'on étanche sa soif au
lieu de boire, où l'on marche sur des cendres encore tièdes,
devant des décors encore fumants, par des chemins semés
d'embûches ou jonchés d'obstacles...
Bourré de clichés littéraires, ce livre, on l'aura compris,
se lit comme un roman sans clichés.
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Extraits (trouvés sur la toile):
Foncer : une seule manière : tête baissée. Une seule
destination : dans le piège.
Idée : souvent malencontreuse, hélas. Une malencontreuse
idée est nettement meilleure qu’une mauvaise idée.
Mystère : toujours insondable, s’il n’est pas le plus grand.
Mot fatigué. La réussite de ce crétin de Willy demeurait
pour lui un insondable mystère.
Souvenir : être littéraire de première importance,
mobilisable à tout moment. C’est bien pratique.
Bond : mode de déplacement réservé à certains animaux
dans la vie ordinaire, mais très commun chez les personnages
littéraires. A ces mots, il bondit . Mieux : il se leva
d'un seul bond (au lieu de trois ou quatre habituellement
?). Préciser chaque fois que nécessaire : sur ses pieds .
Mode de propulsion recommandé : le ressort. Comme mue par
un puissant ressort, elle bondit sur ses pieds.
Notes : toujours griffonnées, jetées à la hâte sur le
papier . Jamais le temps d'écrire proprement.
Remords : un cas intéressant : le remords étouffe , par
ailleurs on étouffe ses remords . Le premier qui commence a
gagné.
Tristesse : trois états : 1) gaz : diffuse,
insaisissable; flotte . 2) liquide : onde, vague, flot;
inonde, entraîne, envahit, submerge . 3) antimatière : sans
fond, infinie; on s'y enfonce, on y tombe, on y sombre. Une
grande dame de la littérature (dire bonjour à la dame).
--
A. B.
Vous avez reçu un coup de /feel/ ?
> jeune
con
>
> vieux
con
>
> beau
et con à la fois
> joli
mais con
>
> bête
ou con
> grand
con
>
> petit
con
À chaque fois que je pense qu'il vaudrait mieux abandonner le français,
sa beauté me fait revenir...
--
Tardigradus
Ma moto et moi, c'est le couple comique
| J'aimerais bien qu'on parle ici des collocations, c'est-à-dire, des
| mots qui figurent surtout avec d'autres mots.
Merci pour l'info.
| Quels mots viennent (pour vous) le plus souvent en tandem avec :
Pour moi donc :
| jeune
talent
| vieux
rabougri
| beau
salaud
| joli
lapsus
| bête
bé-bête
| grand
artiste
| petit
con
--
MAS
> > jeune
> con
> >
> > vieux
> con
> >
> > beau
> et con à la fois
Arf !
:-)
>>jeune
> con
>>vieux
> con
>>beau
> et con à la fois
>>joli
> mais con
>>bête
> ou con
>>grand
> con
>>petit
> con
J'avais commencé pareil. Au troisième, j'ai annulé mon message.
Vous avez, plus que moi, le courage de vos opinions.
--
Anne
L'étape suivante, c'est l'analyse. Et si on analyse tes associations, on
peut conclure que tu es plutôt jeune, plutôt grand et plutôt moche.
J'ai bon ? :-))
--
Andrée
Si j'osais, j'y ajouterais le forum psy ...
> Vous avez, plus que moi, le courage de vos opinions.
Aucun courage, ce n'est pas une opinion, juste une connerie.
>>Vous avez, plus que moi, le courage de vos opinions.
> Aucun courage, ce n'est pas une opinion, juste une connerie.
Il faut du courage pour l'afficher, quand on ne l'est pas.
--
Anne
| L'étape suivante, c'est l'analyse. Et si on analyse
tes
| associations, on peut conclure que tu es plutôt
jeune,
| plutôt grand et plutôt moche.
Ça me fait penser que ma professeure de Techniques
informatiques me parle souvent d'une méthode,
justement, analytique prenant comme point de départ
l'écriture (typographie, orthographe, syntaxe,
grammaire) afin d'analyser l'état d'esprit de l'auteur.
Une approche qui me laisse à la fois sceptique et
perplexe, je dois dire. D'ailleurs, je suppose que
cette approche doit exister quelle que soit la langue
utilisée, si tant est que ladite langue soit celle
couramment parlée par le quidam - il me paraît en effet
délicat de transposer une émotion à travers une langue
qui ne s'y prête pas, faute de maîtrise.
| J'ai bon ? :-))
Joker. :-)
--
MAS