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Collocations

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joye

unread,
May 18, 2005, 10:24:58 PM5/18/05
to
J'aimerais bien qu'on parle ici des collocations, c'est-à-dire, des mots qui
figurent surtout avec d'autres mots.

Par exemple, le mot /vieux/ . On le trouve souvent en collocation avec
/schnoque/ mais pas très souvent si jamais avec /juvénat/ .

Donc, à vous de discuter des rapports...

Quels mots viennent (pour vous) le plus souvent en tandem avec :

jeune

vieux

beau

joli

bête

grand

petit


Tout en notant, bien sûr, le synonyme de collocation, ce très beau
/coocurrence/ .

Waouh !

À chaque fois que je pense qu'il vaudrait mieux abandonner le français, sa
beauté me fait revenir...

Vincent Ramos

unread,
May 19, 2005, 1:59:40 AM5/19/05
to
joye a écrit dans <d6gte0$36o$1...@news.netins.net> :

> jeune

Jeune gandin.

> vieux

Vieux beau.

> beau

Beau garçon.

> joli

Joli cœur.

> bête

Bête de somme.

> grand

Grande âme.

> petit

Petit con.

Pour moi, ce procédé relève aussi du cliché.

Jean-Claude Wullaert

unread,
May 19, 2005, 2:08:40 AM5/19/05
to

"joye" <not...@notins.not> a écrit dans le message de news:
d6gte0$36o$1...@news.netins.net...

Coo*cc*urrence, non?
Dans votre liste il y en a même qui se retrouvent par paires de temps à
autre :
petit jeune
vieux beau


Clotilde Chaland

unread,
May 19, 2005, 3:48:19 AM5/19/05
to
joye :

> J'aimerais bien qu'on parle ici des collocations, c'est-à-dire, des mots qui
> figurent surtout avec d'autres mots.
>
> Par exemple, le mot /vieux/ . On le trouve souvent en collocation avec
> /schnoque/ mais pas très souvent si jamais avec /juvénat/ .

J'ignorais totalement que le mot juvénat existat ! Il est vrai que la
seule référence (cf. TLFi) à son utilisation dans certains ordres ou
congrégations catholiques explique mon ignorance. Par contre juvénile ou
jouvence sont des mots de la même famille et les vieux schnoques
prendront volontiers un bain de jouvence dans le (vain) espoir de se
préserver des méfaits de leur sénilité.

--
©lõ

joye

unread,
May 19, 2005, 5:45:01 AM5/19/05
to

"Clotilde Chaland"

> J'ignorais totalement que le mot juvénat existat !

Et moi qu'on puisse écrire l'imparfait du subjonctif de la troisième
personne singulier sans circonflexe !

joye

unread,
May 19, 2005, 5:48:39 AM5/19/05
to

"Vincent Ramos"

> Pour moi, ce procédé relève aussi du cliché.

Parfaitement. Les psycholinguistes soulignent que les collocations servent
aussi à former notre mentalité, de la sorte que, pour les francophones, par
exemple, un /schnoque/ serait presque toujours /vieux/ et un /con/ toujours
/petit/ .

http://elc.polyu.edu.hk/advdicts/collocation.htm

joye

unread,
May 19, 2005, 5:50:38 AM5/19/05
to

"Jean-Claude Wullaert" <

> > À chaque fois que je pense qu'il vaudrait mieux abandonner le français,
sa
> > beauté me fait revenir...

[...]

> Coo*cc*urrence, non?

Oui, merci, c'est moins laid ainsi.

Isabelle Hamey

unread,
May 19, 2005, 6:29:46 AM5/19/05
to
joye a écrit :

> "Vincent Ramos"
>
>
>>Pour moi, ce procédé relève aussi du cliché.
>
>
> Parfaitement. Les psycholinguistes soulignent que les collocations servent
> aussi à former notre mentalité, de la sorte que, pour les francophones, par
> exemple, un /schnoque/ serait presque toujours /vieux/ et un /con/ toujours
> /petit/ .

Presque toujours, oui. Pour « schnoque », ça le fait. Pour «
con », moins, à mon humble avis. Un « con » peut être gros,
sale, pauvre, vieux... selon le cas.

> http://elc.polyu.edu.hk/advdicts/collocation.htm

Stéphane De Becker

unread,
May 19, 2005, 7:09:48 AM5/19/05
to
On entend de partout : « Le pape est allemand... »
Mais on s'en fiche ici car on est trop gourmand

d'écouter joye :

> "Clotilde Chaland"

Ou qu'on puisse oublier l'article contacté
À moins que d'amnésie on ne soit affecté.

Isabelle Hamey

unread,
May 19, 2005, 7:20:01 AM5/19/05
to
Stéphane De Becker a écrit :

> d'écouter joye :

>> "Clotilde Chaland"

J'ignorais qu'il y eût un « article contacté » dans la
langue que nous utilisons tous, ici, avec plus ou moins de
bonheur.

Stéphane De Becker

unread,
May 19, 2005, 7:54:00 AM5/19/05
to
On entend de partout : « Le pape est allemand... »
Mais on s'en fiche ici car on est trop gourmand

d'écouter Isabelle Hamey :

>>>> J'ignorais totalement que le mot juvénat existat !

>>> Et moi qu'on puisse écrire l'imparfait du subjonctif de la troisième
>>> personne singulier sans circonflexe !

>> Ou qu'on puisse oublier l'article contacté
>> À moins que d'amnésie on ne soit affecté.

> J'ignorais qu'il y eût un « article contacté » dans la
> langue que nous utilisons tous, ici, avec plus ou moins de
> bonheur.

C'était trop évident, la faute était voulue
Et ressortait trop fort quand la phrase était lue.
(Et si vous croyez ça, j'en serai fort heureux
Mais je ne pense pas que vous serez nombreux).

ab.fr

unread,
May 19, 2005, 8:08:02 AM5/19/05
to
joye a écrit :


Il existe un petit livre sur le sujet :
Dictionnaire des clichés littéraires de (d') Hervé Laroche
chez Arléa.

Mise en garde : ce livre est diabolique. Il en répertorie
tellement que si vous avez la moindre veilléité (*) d'écrire
il vaut mieux ne pas l'ouvrir sous peine d'être
définitivement paralysé ; à partir du moment où vous l'aurez
lu vous vérifirez chaque mot.

(*) vélléité : toujours précédé de /toute/ ou /moindre/ et
suivi d'/action/ ou de /résistance/.
------------------------------------

Quatrième de couverture :

" Pas d'anges, pas d'anges ! ", s'écrie Flaubert corrigeant
un poème de Louise Colet.
Il n'y a pas d'anges dans ce dictionnaire un peu
particulier. Hervé Laroche s'attaque, avec humour et
bonheur, au cliché qui encombre la production littéraire
d'aujourd'hui. Il nous découvre ce monde " de l'écrit ", où
l'on savoure au lieu de manger, où l'on étanche sa soif au
lieu de boire, où l'on marche sur des cendres encore tièdes,
devant des décors encore fumants, par des chemins semés
d'embûches ou jonchés d'obstacles...

Bourré de clichés littéraires, ce livre, on l'aura compris,
se lit comme un roman sans clichés.
-----------------------------------------

Extraits (trouvés sur la toile):


Foncer : une seule manière : tête baissée. Une seule
destination : dans le piège.

Idée : souvent malencontreuse, hélas. Une malencontreuse
idée est nettement meilleure qu’une mauvaise idée.

Mystère : toujours insondable, s’il n’est pas le plus grand.
Mot fatigué. La réussite de ce crétin de Willy demeurait
pour lui un insondable mystère.

Souvenir : être littéraire de première importance,
mobilisable à tout moment. C’est bien pratique.

Bond : mode de déplacement réservé à certains animaux
dans la vie ordinaire, mais très commun chez les personnages
littéraires. A ces mots, il bondit . Mieux : il se leva
d'un seul bond (au lieu de trois ou quatre habituellement
?). Préciser chaque fois que nécessaire : sur ses pieds .
Mode de propulsion recommandé : le ressort. Comme mue par
un puissant ressort, elle bondit sur ses pieds.

Notes : toujours griffonnées, jetées à la hâte sur le
papier . Jamais le temps d'écrire proprement.

Remords : un cas intéressant : le remords étouffe , par
ailleurs on étouffe ses remords . Le premier qui commence a
gagné.

Tristesse : trois états : 1) gaz : diffuse,
insaisissable; flotte . 2) liquide : onde, vague, flot;
inonde, entraîne, envahit, submerge . 3) antimatière : sans
fond, infinie; on s'y enfonce, on y tombe, on y sombre. Une
grande dame de la littérature (dire bonjour à la dame).


--
A. B.

Hibernatus

unread,
May 19, 2005, 11:01:56 AM5/19/05
to

Vous avez reçu un coup de /feel/ ?

Tardigradus

unread,
May 19, 2005, 12:52:53 PM5/19/05
to
joye <not...@notins.not> wrote:

> jeune
con
>
> vieux
con
>
> beau
et con à la fois

> joli
mais con
>
> bête
ou con
> grand
con
>
> petit
con

À chaque fois que je pense qu'il vaudrait mieux abandonner le français,
sa beauté me fait revenir...

--
Tardigradus
Ma moto et moi, c'est le couple comique

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
May 19, 2005, 1:02:23 PM5/19/05
to
joye :

| J'aimerais bien qu'on parle ici des collocations, c'est-à-dire, des
| mots qui figurent surtout avec d'autres mots.

Merci pour l'info.

| Quels mots viennent (pour vous) le plus souvent en tandem avec :

Pour moi donc :

| jeune

talent

| vieux

rabougri

| beau

salaud

| joli

lapsus

| bête

bé-bête

| grand

artiste

| petit

con

--
MAS

joye

unread,
May 19, 2005, 1:12:00 PM5/19/05
to

Tardigradus wrote:

> > jeune
> con
> >
> > vieux
> con
> >
> > beau
> et con à la fois

Arf !

:-)

Anne

unread,
May 19, 2005, 1:48:53 PM5/19/05
to
Tardigradus a écrit:
> joye <not...@notins.not> wrote:

>>jeune
> con

>>vieux
> con

>>beau
> et con à la fois

>>joli
> mais con

>>bête
> ou con

>>grand
> con

>>petit
> con

J'avais commencé pareil. Au troisième, j'ai annulé mon message.
Vous avez, plus que moi, le courage de vos opinions.

--
Anne

Andree

unread,
May 19, 2005, 3:28:18 PM5/19/05
to

"Mehmet Alparslan Saygin" <the.w...@skynette.be> a écrit dans le message
de news: 428cc69e$0$23310$ba62...@news.skynet.be...
> joye :

> Pour moi donc :
>
> | jeune
>
> talent
>
> | beau
>
> salaud
>
> | grand
>
> artiste
>
> | petit
>
> con
>

L'étape suivante, c'est l'analyse. Et si on analyse tes associations, on
peut conclure que tu es plutôt jeune, plutôt grand et plutôt moche.
J'ai bon ? :-))

--
Andrée
Si j'osais, j'y ajouterais le forum psy ...


Tardigradus

unread,
May 19, 2005, 4:21:04 PM5/19/05
to
Anne <an_g...@alussinan.org> wrote:

> Vous avez, plus que moi, le courage de vos opinions.

Aucun courage, ce n'est pas une opinion, juste une connerie.

Anne

unread,
May 19, 2005, 4:23:00 PM5/19/05
to
Tardigradus a écrit:
> Anne <an_g...@alussinan.org> wrote:

>>Vous avez, plus que moi, le courage de vos opinions.

> Aucun courage, ce n'est pas une opinion, juste une connerie.

Il faut du courage pour l'afficher, quand on ne l'est pas.

--
Anne

Mehmet A.

unread,
Jun 8, 2005, 4:16:41 PM6/8/05
to
Andree :

| L'étape suivante, c'est l'analyse. Et si on analyse
tes
| associations, on peut conclure que tu es plutôt
jeune,
| plutôt grand et plutôt moche.

Ça me fait penser que ma professeure de Techniques
informatiques me parle souvent d'une méthode,
justement, analytique prenant comme point de départ
l'écriture (typographie, orthographe, syntaxe,
grammaire) afin d'analyser l'état d'esprit de l'auteur.
Une approche qui me laisse à la fois sceptique et
perplexe, je dois dire. D'ailleurs, je suppose que
cette approche doit exister quelle que soit la langue
utilisée, si tant est que ladite langue soit celle
couramment parlée par le quidam - il me paraît en effet
délicat de transposer une émotion à travers une langue
qui ne s'y prête pas, faute de maîtrise.

| J'ai bon ? :-))

Joker. :-)

--
MAS

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