Le texte qui suit avait fait l'objet d'une première version publiée
ici-même il y a longtemps (on ne calcule pas en année de Brahma
àsurdans Usenet). Autant dire plus de deux ans. Il était conçu comme
une minifaq. J'actualise ici les liens. Je ne suis pas sûr du tout
de proposer d'en faire une faq. M'enfin, puisque le sujet est
revenue sur le Bernard (pardon, sur le tapis), hop !
=============================================================
= DOCUMENT =
= FAIRE FACE AUX GOUGNAFIERS =
= sur le forum fr.lettres.langue.francaise =
=============================================================
Remerciements à Bernard Lombart et Dominique Didier pour leurs
contributions en particulier et l'ensemble de leur oeuvre en
général.
« Petite merde conchiee grans bra[i]es. » Joseph Morawski,
« Proverbes français antérieurs au XVe siècle », n°1620,
Librairie ancienne Édouard Champion, 1925.
======
VU QU'ON EST DANS FR.LETTRES.LANGUE.FRANCAISE
(fllf POUR LES INTIMES), FAISONS D'ABORD DANS LE SÉRIEUX.
HOP ! AUX DICTIONNAIRES !
======
* Gougnafier : nom masculin, Fam. Bon à rien
(« Bibliorom Larousse »).
* Gougnafier : n.m., 1899 - FAM. bon à rien ; personnage
insignifiant - rustre, goujat (« Petit Robert », éd. 1996).
* Gougnafier, subst. masc. Pop. Individu sans valeur,
qui ne sait rien faire de bien. « Qu'est-ce qu'elle dira ma moman
si elle apprenait que tu me laisses insulter par un galapiat,
un gougnafier et peut-être même un conducteur du dimanche »
(Queneau, Zazie, 1959, p. 88). [...]
(« Trésor de la langue française informatisé »)
* Du gascon « gounha », truie ; finale à rapprocher de celle de
« estafier ». 1901 (Bruant). Jean-Paul Colin « Dictionnaire de
l'argot français et de ses origines », Larousse, 1990.
On ne sent déjà mieux, non ? Mais on sait qu'il y a un écart
entre la théorie et la pratique. Mais pourquoi faut-il repérer
le gougnafier ou la gougnafière ?
======
REPÉRER LE GOUGNAFIER EST UTILE, NÉCESSAIRE
ET MÊME INDISPENSABLE, SI, SI !
======
Parce que. Bon, ça ne suffit pas ? Faut en dire plus ?
Eh bien allons-y !
* parce que le gougnafier fait perdre du temps (et même de
l'argent, avec les communications) à tout le monde ;
* parce qu'en étant désagréable, il conduit à s'énerver ce qui est
très mauvais pour l'ambiance du forum, mais aussi pour la santé
(les bons médecins vous le diront, et même les autres) ;
* parce que le gougnafier est ravi quand il piège quelqu'un
et que ça rallonge les fils de discussion (et dieu sait qu'on
a déjà suffisamment de messages utiles à lire pour ne pas se
préoccuper des autres).
======
COMMENT LE GOUGNAFIER SE MANIFESTE-T-IL ?
======
D'abord par un mépris total et absolu des règles de conduite
sur Usenet (l'ensemble des forums ou groupes de discussion).
Par exemple, le gougnafier se fera un malin plaisir de reprocher
à un nouveau venu une orthogaffe, en dépit des principes adoptés
dans fllf : voir la mini-FAQ
http://www.chez.com/languefrancaise/faq/orthogaffe.htm.
Le gougnafier s'assoit sur le respect des chartes et conseils
d'utilisation. Il s'amusera même à adresser un message à cinq ou six
forums différents sans se préoccuper de leur thème. Il suffit qu'il
s'y promène régulièrement. (Le gougnafier ne se gênera d'ailleurs
pas pour rappeler l'existence des règles aux autres, non mais !)
Le gougnafier se complaît volontiers dans les attaques personnelles,
l'injure, la calomnie avec parfois suffisamment de perversité pour
être en deçà du pénalement répréhensible mais pour bien laisser
sentir à quel point le fond de sa pensée peut être putride. Et,
naturellement, il rigole on ne peut plus quand on lui répond
de manière détaillée en ayant propagé son propos initial dans la
réponse une deuxième fois, puis une troisième, etc.
À la limite (quand bien même l'acception de ce mot lui est
relativement étrangère sauf s'il s'agit des autres), le gougnafier
se contrefout du contenu de son message. Ce qui l'intéresse, c'est
qu'on lui réponde... et que ça dure.
Une variété rare (mais pénible au plus haut point) du gougnafier
est le casse-bonbons. Le cas est malheureusement désespéré, comme en
atteste la fiche clinique établie par le professeur Rouillard
(http://fokeujvérifiousquej'lairangé/casse-bonbons.htm).
ATTENTION ! Tout un chacun peut se montrer gougnafier même
involontairement : la perception du « récepteur » n'est pas
celle de l'« émetteur ». On peut être gougnafier par maladresse (eh
oui ! ça m'est arrivé aussi).
Si c'est systématique, c'est autre chose (si c'est un échange
réciproque de noms d'oiseaux, c'est encore autre chose...).
======
COMMENT NE PAS SE LAISSER PIÉGER PAR LE GOUGNAFIER
======
Un truc pratique consiste d'abord à observer les forums (lire sans
écrire) pendant un petit moment (un mois, par exemple). On a beau
essayer de ne pas répondre au gougnafier (le silence radio est ce
qui le gêne le plus), de temps à autre, on se lâche. Et rien n'est
plus idiot que de prendre imprudemment la défense de
« Tartempion-Gougnafier injustement agressé »
en ignorant tout de la vie du forum.
Un autre truc consiste à ne pas répondre (tout de suite) : « Z'êtes
méchants et cons : je me tire de ce forum » (autre version : « Je
constate, à mon grand désarroi, qu'il est impossible d'avoir une
conversation sérieuse dans ce pandémonium : que voudriez-vous que je
fisse d'autre que vous abandonner à votre triste sort ? »). Si,
ayant lu et fréquenté le forum, vous constatez que vous n'y trouvez
pas ce que vous y cherchez, il sera bien temps de vous en
désabonner.
Un troisième truc consiste à lire la documentation disponible sur
le fonctionnement des forums et les règles de bonne usage et de
courtoisie qui devraient y prévaloir.
Vous en trouverez d'utiles dans le forum news:fr.usenet.reponses.
Pour ce qui concerne plus spécifiquement fllf, une adresse, plus
bas, vous permet d'accéder aux versions en couleur de la charte et
des conseils d'utilisation, de la FAQ, des mini-FAQ (orthogaffe,
aide aux devoirs).
Enfin, si vous voulez vous lâcher (histoire de montrer que vous
n'êtes pas passé à côté et que vous ne cautionnez pas) vous pouvez
toujours :
a) répondre par courrier privé et non pas message public
(fonction disponible dans les bons logiciels de nouvelles
et même les autres)
b) citer cet extrait (à découper sur l'écran
en suivant les pointillés)
________________________________________________
| |
| Pour le bien du forum, il vaudrait mieux ne |
| pas répondre à cette sorte de provocation... |
|______________________________________________|
Enfin, si, vous sentant agressé, vous souhaitez savoir comment
réagir, vous pouvez toujours adresser un courrier électronique à un
participant au forum de votre choix avec lequel vous vous sentirez
en harmonie.
---
L'ensemble des documents concernant le forum
fr.lettres.langue.francaise (conseils d'utilisation
et charte, FAQ, mini-foires aux questions) sont
accessibles au format HTML depuis la page :
http://www.langue-fr.net/faq/fllf.htm
Luc Bentz
--
L'accord du participe passé en cinq minutes :
<http://www.langue-fr.net/d/ppasse/5minutes.htm>
> Le texte qui suit avait fait l'objet d'une première version publiée
> ici-même il y a longtemps (on ne calcule pas en année de Brahma
> àsurdans Usenet). Autant dire plus de deux ans. Il était conçu comme
> une minifaq. J'actualise ici les liens. Je ne suis pas sûr du tout
> de proposer d'en faire une faq. M'enfin, puisque le sujet est
> revenu sur le Bernard (pardon, sur le tapis), hop !
Vous feriez mieux de mettre à jour les liens de la page de
liens.
Isabelle
===
"Isabelle Depape Hamey" <ha...@free.fr> a écrit dans le message de news:
3E47FCC...@free.fr...
Lire Mon, 10 Feb 2003 14:27:54 +0100 dans le fil <mise au point> :
Dans le forum news:fr.lettres.langue.francaise,
"Jean-Claude Mariotte" <jcmar...@kiriasse.fr> écrivit :
>Ce terme « gougnafier » semble plaire beaucoup aux internautes...
>Sa définition, dans le PLI, est « bon à rien » (familier). Mais il est
>utilisé pour tout et pour rien. Il ne signifie donc plus rien (le mot
>« gougnafier » est lui-même un gougnafier) et je l'envoie dans les
>oubliettes avec « plonker » et quelques autres...
Oh ! J'ai une grande page sur « gougnafier ». Mais elle est stockée
au frais. Je ne la sortirai que quand f.l.l.f. ressemblera à une mer
apaisée, que n'agitent point de furieuses polémiques ou, ce qu'au
siècle dernier encore, on nommait des « personnalités ».
Luc Bentz
--
L'accord du participe passé en cinq minutes :
<http://www.langue-fr.net/d/ppasse/5minutes.htm>
Mon, 10 Feb 2003 14:27:54 +0100
>>Luc Bentz a écrit :
>>>Préférer une lecture avec une police à chasse fixe.
>>>Le texte qui suit avait fait l'objet d'une première version publiée
>>>ici-même il y a longtemps (on ne calcule pas en année de Brahma
>>>àsurdans Usenet). Autant dire plus de deux ans. Il était conçu comme
>>>une minifaq. J'actualise ici les liens. Je ne suis pas sûr du tout
>>>de proposer d'en faire une faq. M'enfin, puisque le sujet est
>>>revenu sur le Bernard (pardon, sur le tapis), hop !
>>Vous feriez mieux de mettre à jour les liens de la page de
>>liens.
> Lire Mon, 10 Feb 2003 14:27:54 +0100 dans le fil <mise au point> :
> Dans le forum news:fr.lettres.langue.francaise,
> "Jean-Claude Mariotte" <jcmar...@kiriasse.fr> écrivit :
>>Ce terme « gougnafier » semble plaire beaucoup aux internautes...
>>Sa définition, dans le PLI, est « bon à rien » (familier). Mais il est
>>utilisé pour tout et pour rien. Il ne signifie donc plus rien (le mot
>>« gougnafier » est lui-même un gougnafier) et je l'envoie dans les
>>oubliettes avec « plonker » et quelques autres...
> Oh ! J'ai une grande page sur « gougnafier ». Mais elle est stockée
> au frais. Je ne la sortirai que quand f.l.l.f. ressemblera à une mer
> apaisée, que n'agitent point de furieuses polémiques ou, ce qu'au
> siècle dernier encore, on nommait des « personnalités ».
> Luc Bentz
Et alors ? Il y a actuellement quelqu'un qui fait des vagues
qui font que « f.l.l.f. » n'a rien d'une « mer apaisée ».
Isabelle
>Vous feriez mieux de mettre à jour les liens de la page de
>liens.
Je n'y manquerai pas le case est chéant.
>Et alors ? Il y a actuellement quelqu'un qui fait des vagues
> qui font que « f.l.l.f. » n'a rien d'une « mer apaisée ».
Un grand dégueulasse a sévi. Mais, le climat est devenu plus serein.
(Quant à rêver d'un calme plat ici, cela ne me semble guère
envisageable.)
>Oh ! J'ai une grande page sur « gougnafier ». Mais elle est stockée
>au frais. Je ne la sortirai que quand f.l.l.f. ressemblera à une mer
>apaisée, que n'agitent point de furieuses polémiques ou, ce qu'au
>siècle dernier encore, on nommait des « personnalités ».
>Luc Bentz
Voui. Mais finalement, je me suis dit qu'on pouvait transmettre ça.
>>Et alors ? Il y a actuellement quelqu'un qui fait des vagues
>> qui font que « f.l.l.f. » n'a rien d'une « mer apaisée ».
> Un grand dégueulasse a sévi. Mais, le climat est devenu plus serein.
> (Quant à rêver d'un calme plat ici, cela ne me semble guère
> envisageable.)
... et même pas drôle.
____
Anne
>Je n'ai rien contre Luc Bentz mais je suis d'accord avec Isabelle.
>Que ceux qui s'intéressent à ce galimatias aillent s'en délecter ailleurs.
Tsss... tsss... Les questions de vocabulaire sont en charte...
Jean-Claude
===
"Luc Bentz" <san...@chez.com> a écrit dans le message de news:
2cag4vcis9en558rs...@4ax.com...
>Certes. Mais même quand ce vocabulaire (« Tsss... tsss... », « plonker »,
>« gougnafier », etc.) est défini pro domo, c'est-à-dire pour créer ou
>maintenir une sorte de microcosme dont l'accès est balisé par des règles ou
>des connivences arbitraires ?
La sociolinguistique est dans la charte. (Merci Bonnaud !)
Je conteste ici l'emploi de « pro domo » qui ne me semble pas
approprié. D'autre part, il y a lieu selon moi de distinguer entre
« plonk[er] », qui relève du jargon (au sens non péjoratif du
terme), et « gougnafier » qui figure dans les meilleurs
dictionnaires et a fait l'objet d'un emploi littéraire (Queneau).
>Ce qui explique vraisemblablement qu'un forum dont le sujet est la langue
>française et qui devrait être fréquenté par la plupart des internautes
>francophones ne le soit que par un quarteron d'initiés. Malheur à celui qui
>y débarque en espérant simplement trouver en ces lieux l'occasion
>d'améliorer son expression.
Je ne sache pas que le forum soit fréquenté par un quarteron
d'initiés. Chacun suit ou ne suit pas les fils qui l'intéressent.
J'ai entrevu de très intéressantes discussions (pour ceux qui y
participaient) sur les noms géographiques, mais, par goût personnel,
je ne les ai point suivies et y ai encore moins participé. Les
curiosités sont diverses.
Au demeurant, quelque différent que soit le degré d'« initiation »
-- comme vous dites -- des uns ou des autres, il ne me semble pas
que celui qui arrive ici avec le seul souci « d'améliorer son
expression » soit le moins du monde abandonné ou rejeté.
Participant depuis 1998 à ce forum, je dis et je redis que nombre de
discussions plus pointues m'ont conduit à aller plus loin que ce qui
était ma connaissance « implicite, personnelle » de la langue et
qu'à participer à certains fils d'« initiés » parce que le sujet
m'intéressait, j'ai creusé ma connaissance de la langue par plaisir
d'usager (et non de « professionnel de l'enseignement de la
langue »).
> Participant depuis 1998 à ce forum, je dis et je redis que nombre de
> discussions plus pointues m'ont conduit à aller plus loin que ce qui
> était ma connaissance « implicite, personnelle » de la langue et
> qu'à participer à certains fils d'« initiés » parce que le sujet
> m'intéressait, j'ai creusé ma connaissance de la langue par plaisir
> d'usager (et non de « professionnel de l'enseignement de la
> langue »).
Mitou.
> > Participant depuis 1998 à ce forum, je dis et je redis que nombre de
> > discussions plus pointues m'ont conduit à aller plus loin que ce qui
> > était ma connaissance « implicite, personnelle » de la langue et
> > qu'à participer à certains fils d'« initiés » parce que le sujet
> > m'intéressait, j'ai creusé ma connaissance de la langue par plaisir
> > d'usager (et non de « professionnel de l'enseignement de la
> > langue »).
>
> Mitou.
Mithree. (Yiouvingt-cent.)
Joye
Jean-Claude.
===
"Luc Bentz" <san...@chez.com> a écrit dans le message de news:
05lh4vgbe9kmnvbd8...@4ax.com...
> Je conteste ici l'emploi de « pro domo » qui ne me semble pas
> approprié.
C'est la préposition qui cloche.
Il fallait dire _per_ domum.
Mais qui aurait compris ?
et « gougnafier » qui figure dans les meilleurs
> dictionnaires et a fait l'objet d'un emploi littéraire (Queneau).
Vous m'oubliez ! ;-)
Je crois avoir été le premier à employer le mot sur ce groupe pour
désigner ce genre de butor(s) assez répandu(s) (s ou pas ?).
Mais il faudrait le vérifier...
--
Le magicien.
(Le magicien ne parle qu'en son nom personnel,
et encore, pas toujours.)
> j'ai creusé ma connaissance de la langue par plaisir
> d'usager (et non de « professionnel de l'enseignement de la
> langue »).
Arrête ! Je bande...
--
Marc G. (qui est en vacances)
> Marc G. (qui est en vacances)
... et ne lit probablement pas ce forum en ce moment.
(Petite précision ą l'intention des pissent froid. On ne sait jamais.)
« des pisse-froid »...
Isabelle
Jean-Claude Mariotte a écrit :
>
> Il suffit de savoir compter les noms ou les pseudonymes des personnes qui
> participent plus ou moins régulièrement à ce forum dont le sujet est
> pourtant de nature à attirer toute personne francophone (et quelques
> autres). Au pifomètre, je doute que ce nombre dépasse vingt-cinq.
> Et j'ai émis mon hypothèse explicative.
>
Ne tenez-vous pour rien les innombrables lecteurs qui ne peuvent ou ne
souhaitent pas écrire dans ce forum ?
Par ailleurs, en classant les messages par expéditeur sur mon lecteur
de forum, je compte dans les derniers temps au moins 35 "gros"
contributeurs réguliers, sachant qu'il en existe de très nombreux,
moins prolixes, mais nullement négligeables. Sans compter non plus les
intervenants occasionnels, tous ceux qui, contrairement à ce que vous
avancez, viennent poser une question à laquelle (facultativement :
auquel) généralement un contributeur régulier tente de répondre,
fût-ce en renvoyant le cas échéant à la FAQ ou à un fil passé.
> « des pisse-froid »...
Non ?! T'es sûre ?
--
Le magicien.
Vous avez atteint les sommets jamais atteints de la beaufitude maximale.
> Je ne sache pas que le forum soit fréquenté par un quarteron
> d'initiés. Chacun suit ou ne suit pas les fils qui l'intéressent.
Sans oublier un nombre inconnu mais non négligeable de simples leurqueurs.
J'en connais une bonne demi-douzaine.
« Trente-cinq gros contributeurs réguliers » et des « contributeurs
occasionnels ».
Allez, je vous accorde que cent personnes et même deux cents (je fais bon
poids) s'expriment sur ce forum. Pour combien d'internautes francophones ?
Jean-Claude.
===
"DB" <fed...@noos.fr> a écrit dans le message de news:
3E48F18D...@noos.fr...
L'emploi du mot « gougnafier » dans le sens qui lui est donné sur les forums
est un détournement abusif et pro domo du sens initial. À force de détourner
les mots de leur sens, on les vide de toute signification. C'est ainsi que
j'ai pu être traité de « gougnafier » parce que je choisis de taper mes
contributions en haut de la fenêtre comme l'on a traité de « gougnafier » ce
triste individu qui a écrit des obscénités à en vomir adressées à Clotilde
Chaland. Ce terme et bien d'autres sont surtout utilisés comme marques de
reconnaissance entre « initiés » et comme tentatives d'intimidation dont
j'espère qu'elles seront de plus en plus souvent dénoncées au profit d'un
accès du plus grand nombre à internet et en particulier à des forums comme
celui-ci, sans avoir à se conformer à des règles formelles inutiles,
arbitraires et discutables.
Jean-Claude.
===
"Sh. Mandrake" <ns~mand...@chezlui.Xanadu> a écrit dans le message de news:
1fq7w31.mnuttn1hoc83qN%ns~mand...@chezlui.Xanadu...
Jean-Claude Mariotte a écrit :
> « Trente-cinq gros contributeurs réguliers » et des « contributeurs
> occasionnels ».
> Allez, je vous accorde que cent personnes et même deux cents (je fais bon
> poids) s'expriment sur ce forum. Pour combien d'internautes francophones ?
>
> Jean-Claude.
Si tous les internautes francophones devaient s'exprimer sur ce forum,
une vie entière ne suffirait pas pour les lire. Le forum cuisine n'est
pas non plus fréquenté par l'intégralité des gens qui mangent.
> Jean-Claude Mariotte a écrit :
>>« Trente-cinq gros contributeurs réguliers » et des « contributeurs
>>occasionnels ».
>>Allez, je vous accorde que cent personnes et même deux cents (je fais bon
>>poids) s'expriment sur ce forum. Pour combien d'internautes francophones ?
> Si tous les internautes francophones devaient s'exprimer sur ce forum,
> une vie entière ne suffirait pas pour les lire. Le forum cuisine n'est
> pas non plus fréquenté par l'intégralité des gens qui mangent.
Tous les internautes francophones ne s'intéressent pas à la
langue française et tous les gens qui mangent ne
s'intéressent pas à la façon dont on fait la cuisine.
Quel que soit le forum sur lequel on s'exprime, les débuts
sont souvent difficiles ; on échappe rarement à une espèce
de bizutage qui peut parfois décourager. Pourtant, que ce
soit pour la langue française ou la cuisine, à partir du
moment où l'on est réellement intéressé [passionné] par le
sujet, le mieux est de faire son possible pour passer
rapidement du statut de « profane » à celui d'« initié »,
même si ça demande une bonne capacité de résistance aux chocs.
Isabelle
> Je n'apprendrai sans doute à personne sur ce forum que « pro domo » est dans
> le dictionnaire (et pas dans les pages roses). Cette expression signifie
> « pour sa maison » (« pour sa cause ») et je ne vois pas pourquoi (à moins
> de ne pas vouloir me comprendre) on pourrait contester son emploi dans ce
> que j'ai écrit : « ce vocabulaire ... est défini pro domo, c'est-à-dire pour
> créer ou maintenir une sorte de microcosme dont l'accès est balisé par des
> règles ou des connivences arbitraires ».
On est en droit de contester son emploi dans la mesure où on n'est pas
d'accord avec ce que vous dites.
Le mot gougnafier n'a pas été défini _pour_ une cause quelconque ici.
Il est simplement utilisé pour désigner certaines personnes.
On aurait pu se servir d'un synonyme (comme butor ou sagouin).
Celui-ci avait l'avantage d'être un peu tombé en désuétude.
Je maintiens, je signe et je
> précise...
>
> L'emploi du mot « gougnafier » dans le sens qui lui est donné sur les forums
> est un détournement abusif et pro domo du sens initial. À force de détourner
> les mots de leur sens, on les vide de toute signification.
C'est le sort de tous les mots.
Vous ne l'avez pas encore remarqué ?
C'est ainsi que
> j'ai pu être traité de « gougnafier » parce que je choisis de taper mes
> contributions en haut de la fenêtre comme l'on a traité de « gougnafier » ce
> triste individu qui a écrit des obscénités à en vomir adressées à Clotilde
> Chaland.
Ce n'est pas parce que le même mot vous a été appliqué à tous les deux
que vous êtes semblables en tous points.
Ce terme et bien d'autres sont surtout utilisés comme marques de
> reconnaissance entre « initiés » et comme tentatives d'intimidation dont
> j'espère qu'elles seront de plus en plus souvent dénoncées au profit d'un
> accès du plus grand nombre à internet et en particulier à des forums comme
> celui-ci, sans avoir à se conformer à des règles formelles inutiles,
> arbitraires et discutables.
Petite tendance à la paranoïa, quand même. :-)
Pourtant, que ce
> soit pour la langue française ou la cuisine, à partir du
> moment où l'on est réellement intéressé [passionné] par le
> sujet, le mieux est de faire son possible pour passer
> rapidement du statut de « profane » à celui d'« initié »,
> même si ça demande une bonne capacité de résistance aux chocs.
Résistance que vous avez acquise de haute lutte, à n'en pas douter...
> Pourtant, que ce
Ce ne sont pas vos coups de griffe qui en viendront à bout.
Isabelle
Vous êtes d'un conformisme et d'un traditionnalisme que ça en devient
effrayant.
Laissez-les donc vivre les mots. Ne les enfermez pas dans une cage stérile
et vaine.
> C'est ainsi que
> j'ai pu être traité de « gougnafier » parce que je choisis de taper mes
> contributions en haut de la fenêtre comme l'on a traité de « gougnafier »
ce
> triste individu qui a écrit des obscénités à en vomir adressées à Clotilde
> Chaland.
Le terme de « gougnafier » qualifie *tous* les gougnafiers. Mais tous les
gougnafiers ne sont pas de la même espèce.
L'espèce gougnafier Mariotte n'est pas la même espèce que le gougnafier
Arkadenyos.
Z'êtes un mariole, m. Mariotte, et un beau.
Vous mettez un point d'honneur à ne pas vous conformer aux règles
communes les plus neutres. Vous perderiez la face en répondant une fois en
dessous, n'est-ce pas ? Mais celui qui met son honneur aussi bas, en
général, ne voit aucun inconvénient à voler ses clients ou à mentir à ses
congénères, ni à arroser de publicités un lieu public. Vous mettez votre
face sous les semelles de vos souliers, m. Mariotte. (C'est ce qui vous a
autorisé à faire semblant de compâtir avec Clotilde, mais elle n'a pas été
dupe...)
Non, puisque je critique votre idée même de "bizutage" et toutes ces bêtises
d'initiés et non initiés : comme s'il s'agissait d'une secte ! Si vous
considérez mes remarques comme des coups de griffes, c'est que vous n'avez
rien compris, et surtout que vous tenez à vous enfermer dans ce jeu de
baballe "à qui se valorisera le plus" : gardez vos balles Isabelle, je vous
ai déjà dit que je ne jouais pas.
"Félicia Mariani" a écrit :
>
>
> > > Pourtant, que ce
> >
> > >>soit pour la langue française ou la cuisine, à partir du
> > >>moment où l'on est réellement intéressé [passionné] par le
> > >>sujet, le mieux est de faire son possible pour passer
> > >>rapidement du statut de « profane » à celui d'« initié »,
> > >>même si ça demande une bonne capacité de résistance aux chocs.
[...]
> Non, puisque je critique votre idée même de "bizutage" et toutes ces bêtises
> d'initiés et non initiés : comme s'il s'agissait d'une secte ! [...]
"Initiation" n'est pas ici nécessairement lié à une secte ; c'est
simplement être introduit dans certains usages. Il a bien fallu que
j'enlève mes chaussures pour entrer dans une mosquée ou que je me
couvre la tête pour entrer dans une synagogue. Il a fallu qu'on me le
dise, qu'on me le fasse observer ou que je l'observe moi-même, mais en
général on n'entre pas dans un milieu particulier sans un minimum
d'initiation, spontanée ou assistée. Le terme de bizutage, avec sa
notion de brimade, me paraît un peu fort pour ce forum qui, de manière
absolue ou par comparaison à d'autres que je connais, me semble
particulièrement ouvert.
>L'emploi du mot « gougnafier » dans le sens qui lui est donné sur les forums
>est un détournement abusif et pro domo du sens initial. À force de détourner
>les mots de leur sens, on les vide de toute signification.
C'est ce que je conteste. Mais bon, on ne va pas y passer l'hiver,
surtout que je dois passer à la boulangerie.
>Le mot gougnafier n'a pas été défini _pour_ une cause quelconque ici.
>Il est simplement utilisé pour désigner certaines personnes.
>On aurait pu se servir d'un synonyme (comme butor ou sagouin).
Je suis d'accord avec vous. Nous ne le sommes pas avec Jean-Claude
Mariotte : à ce stade, il est inutile de prolonger la
non-discussion... ;-)
> Mitou.
Certes, mais « ce forum est francophone » (la règle de saint Marc
Bonnaud).
>Tous les internautes francophones ne s'intéressent pas à la
>langue française et tous les gens qui mangent ne
>s'intéressent pas à la façon dont on fait la cuisine.
Mais moi qui m'intéresse à la cuisine, je ne fréquente pas
fr.rec.cuisine (sauf occasionnellement pour poser une question
pointue, après quoi je me désabonne parce que, bon, on ne peut pas
tout lire !).
>Ne tenez-vous pour rien les innombrables lecteurs qui ne peuvent ou ne
>souhaitent pas écrire dans ce forum ?
Il m'est d'ailleurs arrivé de recevoir par courriel des demandes de
complément ou de précision de « simples lecteurs » réagissant à un
échange.
>(Petite précision à l'intention des pissent froid. On ne sait jamais.)
J'aurais écrit « des pisse-froid ».
Remarque publique en raison de l'absence d'adresse valide, mais
toujours dans l'esprit de :
http://langue-fr.net/faq/orthogaffe.htm.
>>(Petite précision à l'intention des pissent froid. On ne sait jamais.)
> J'aurais écrit « des pisse-froid ».
Voyons si "le magicien" vous répond sur le même ton que
celui qu'il a utilisé pour me répondre lorsque je lui ai
fait, publiquement, la même réflexion...
Isabelle
===
"DB" <fed...@noos.fr> a écrit dans le message de news:
3E49097F...@noos.fr...
Ce ne sont pas des règles communes (il suffit d'aller faire un tour sur
d'autres forums -- et même sur celui-ci -- pour s'en convaincre) et je suis
convaincu que ce ne sont pas des règles neutres.
Pour le reste votre texte n'est qu'insultes et procès d'intention qui
n'appellent donc aucune réponse.
Jean-Claude Mariotte
===
"gbog" <gb...@caramail.com> a écrit dans le message de news:
3e49217f$0$261$626a...@news.free.fr...
Luc Bentz a écrit :
>
> Dans le forum news:fr.lettres.langue.francaise,
> DB <fed...@noos.fr> écrivit :
>
> >Ne tenez-vous pour rien les innombrables lecteurs qui ne peuvent ou ne
> >souhaitent pas écrire dans ce forum ?
>
> Il m'est d'ailleurs arrivé de recevoir par courriel des demandes de
> complément ou de précision de « simples lecteurs » réagissant à un
> échange.
>
Moi aussi, et notamment de lecteurs qui ne peuvent pas (ou ne savent
pas) répondre directement sur le forum.
> Par ailleurs, en classant les messages par expéditeur
> sur mon lecteur de forum, je compte dans les derniers
> temps au moins 35 "gros" contributeurs réguliers,
> sachant qu'il en existe de très nombreux,
> moins prolixes, mais nullement négligeables.
- Nombre d'auteurs 'historiques' (depuis le 01/11/1999): 6578
- Nombre d'auteurs en 2 mois (du 2002-12-01 au 2003-02-01 00:00:00): 606
- Nombre d'auteurs sur le dernier mois (depuis le 2003-01-01): 347
- Auteurs qui n'ont posté _que_ sur ce forum (depuis le 2002-12-01): 95
http://www.crampe.eu.org/statfr/fr.lettres.langue.francaise.html
> "Félicia Mariani" a écrit :
[...]
>>Non, puisque je critique votre idée même de "bizutage" et toutes ces bêtises
>>d'initiés et non initiés : comme s'il s'agissait d'une secte ! [...]
> "Initiation" n'est pas ici nécessairement lié à une secte ; c'est
> simplement être introduit dans certains usages. Il a bien fallu que
> j'enlève mes chaussures pour entrer dans une mosquée ou que je me
> couvre la tête pour entrer dans une synagogue. Il a fallu qu'on me le
> dise, qu'on me le fasse observer ou que je l'observe moi-même, mais en
> général on n'entre pas dans un milieu particulier sans un minimum
> d'initiation, spontanée ou assistée. Le terme de bizutage, avec sa
> notion de brimade, me paraît un peu fort pour ce forum qui, de manière
> absolue ou par comparaison à d'autres que je connais, me semble
> particulièrement ouvert.
Il me semble aussi « ouvert » que d'autres auxquels je
participe, et j'avais bien précisé : « Quel que soit le
forum sur lequel on s'exprime, les débuts sont souvent
difficiles ; on échappe rarement à une espèce de bizutage
qui peut parfois décourager. ». Félicia a choisi de
critiquer un passage qu'elle n'a même pas pris la peine de
citer dans sa totalité, ça ne me surprend pas de sa part.
[C'est beau comme du Dominique Didier outragé ; ça devrait
lui plaire, à Félicia.]
Isabelle
> Il me semble aussi « ouvert » que d'autres auxquels je
> participe, et j'avais bien précisé : « Quel que soit le
> forum sur lequel on s'exprime, les débuts sont souvent
> difficiles ; on échappe rarement à une espèce de bizutage
> qui peut parfois décourager. »
Je ne l'ai pas constaté ici en ce qui me concerne.
20+100
Eh bien, tant mieux !
Isabelle
> > Je ne l'ai pas constaté ici en ce qui me concerne.
> Eh bien, tant mieux !
Vous voulez dire tant meuh ? :)
Le beau 20(+100)
Jean-Claude Mariotte a écrit :
>
> Argutie : tous les gens qui mangent ne font pas la cuisine alors que tous
> les internautes francophones, par définition, parlent le français.
>
N'êtes-vous pas las d'avoir toujours raison et de cotoyer ici des
interlocuteurs qui ne vous arrivent pas à la cheville (bien grasse),
pauvres interlocuteurs dont les misérables opinions ne sauraient être
que des arguties. Je remercie le ciel qui, en dépit de votre
perfection quasi-divine, vous a laissé suffisamment d'humanité et de
compassion pour vous permettre de vous adresser encore à nous.
Je croyais que parler le français ne signifiait pas nécesairement
s'intéresser à la langue française. Voilà toute mon erreur. Merci
encore de vos lumineuses analyses.
Ce sera néanmoins ma dernière contribution à ce dialogue trop inégal.
Jean-Claude
===
"DB" <fed...@noos.fr> a écrit dans le message de news:
3E492849...@noos.fr...
« perdriez », « compatir » Quant à « m. Mariotte », je
préfère imaginer que vous l'avez fait exprès. Pour rester
"en charte", votre « congénères » me rend perplexe vu
l'impression que vous semblez souhaiter donner de celui dont
vous parlez.
Isabelle
Et pourquoi existe-t-il ce "bizutage", si ce n'est parce qu'il se trouve des
gens comme vous pour le pratiquer avec art ?
>Félicia a choisi de
> critiquer un passage qu'elle n'a même pas pris la peine de
> citer dans sa totalité, ça ne me surprend pas de sa part.
> [C'est beau comme du Dominique Didier outragé ; ça devrait
> lui plaire, à Félicia.]
Qu'est-ce que je disais !
> Et pourquoi existe-t-il ce "bizutage", si ce n'est parce qu'il se trouve des
> gens comme vous pour le pratiquer avec art ?
Trouvez-moi des exemples où j'ai été désagréable avec un
nouveau venu au point de le faire fuir.
>>Félicia a choisi de
>>critiquer un passage qu'elle n'a même pas pris la peine de
>>citer dans sa totalité, ça ne me surprend pas de sa part.
>>[C'est beau comme du Dominique Didier outragé ; ça devrait
>>lui plaire, à Félicia.]
> Qu'est-ce que je disais !
Ça, c'est pas du « bizutage », c'est du jeu de « baballe ».
Isabelle
> Jean-Claude Mariotte <jcmar...@kiriasse.fr> a écrit :
[...]
Oulà !
Quelque chose me dit qu'il est temps que la discussion se rapproche de
l'objet de ce forum.
Il est clair que vous cherchez à montrer le mépris que vous avez pour la
personne à qui vous vous adressez, mais autant le "monsieur" peut se
subsituer au "Monsieur", autant le remplacement du "M."par "m." ne me
semble pas justifiable.
Tenez, savez-vous ce que c'est qu'un oulà-oulà ?
--
Le magicien.
(Le magicien ne parle qu'en son nom personnel,
et encore, pas toujours.)
> J'aurais écrit « des pisse-froid ».
Ce qui montre que vous avez un point commun avec zaza.
Pour le reste, l'adresse <mand...@libertysurf.fr> est toujours valide.
Mais MacSoup ne permettant pas de l'inscrire une fois pour toutes, c'est
fastidieux de la remettre à chaque envoi.
> Dans le forum news:fr.lettres.langue.francaise,
> "Jean-Claude Mariotte" <jcmar...@kiriasse.fr> écrivit :
>
> >Certes. Mais même quand ce vocabulaire (« Tsss... tsss... », «
> >plonker », « gougnafier », etc.) est défini pro domo, c'est-à-dire
> >pour créer ou maintenir une sorte de microcosme dont l'accès est
> >balisé par des règles ou des connivences arbitraires ?
>
> La sociolinguistique est dans la charte. (Merci Bonnaud !)
>
> Je conteste ici l'emploi de « pro domo » qui ne me semble pas
> approprié. D'autre part, il y a lieu selon moi de distinguer entre
> « plonk[er] », qui relève du jargon (au sens non péjoratif du
> terme), et « gougnafier » qui figure dans les meilleurs
> dictionnaires et a fait l'objet d'un emploi littéraire (Queneau).
« pro domo » est couramment utilisé en italien pour désigner ce que nous
appelons nous autres francophones « le syndicat d'initiative ».
20+100
"Félicia Mariani" a écrit :
>
> Et pourquoi existe-t-il ce "bizutage", si ce n'est parce qu'il se trouve des
> gens comme vous pour le pratiquer avec art ?
>
Il me semble qu'Isabelle ne pratique pas le bizutage. Elle est de
celles et ceux, assez rares au fond, qui renseignent très vite et
courtoisement les nouveaux venus. Qu'il existe en revanche une
inimitié palpable entre elle et vous, ou entre vous et elle, c'est
très apparent et je le regrette, car, pour des raisons différentes,
j'ai plaisir à vous lire l'une et l'autre. Sans diminuer d'ailleurs la
portée de ce compliment, je précise que je lis tout le monde. Mais pas
tout le monde avec plaisir. Ou du moins pas avec le même plaisir.
Pan sur le bec.
> Quant à « m. Mariotte », je
> préfère imaginer que vous l'avez fait exprès.
Bien entendu.
> Pour rester
> "en charte", votre « congénères » me rend perplexe vu
> l'impression que vous semblez souhaiter donner de celui dont
> vous parlez.
Il se peut que j'utilise mal ce mot. Pour moi, « congénère » désigne
autrui sans distinctions.
===
"DB" <fed...@noos.fr> a écrit dans le message de news:
3E493031...@noos.fr...
Puisqu'il faut te mettre les points sur les i, zaza, allons-y.
Luc n'a jamais été désagréable avec moi.
Je n'ai donc pas de raison de l'être avec lui.
Tu vois, vous avez un point commun, mais il y a aussi une grosse
différence entre vous.
--
Le magicien.
> Puisqu'il faut te mettre les points sur les i, zaza, allons-y.
> Luc n'a jamais été désagréable avec moi.
> Je n'ai donc pas de raison de l'être avec lui.
> Tu vois, vous avez un point commun, mais il y a aussi une grosse
> différence entre vous.
Bien vu.
Isabelle
[...]
> Qu'il existe en revanche une inimitié palpable entre elle et vous, ou entre vous et elle,
> c'est très apparent et je le regrette [...]
Moi aussi.
Isabelle
> On aurait pu se servir d'un synonyme (comme butor ou sagouin).
> Celui-ci avait l'avantage d'être un peu tombé en désuétude.
Notez que « butor » n'est pas mal non plus, et assez désuet.
> Tenez, savez-vous ce que c'est qu'un oulà-oulà ?
Comme le hop-hop, mais moins velu et doté d'une paire de bras en
moins¹. Cf. <http://minilien.com/?NpN8nKOQqP>.
¹ « Doté en moins », c'est comme « privé en plus ».
> > Mitou.
> Certes, mais « ce forum est francophone » (la règle de saint Marc
> Bonnaud).
C'est pour cela que j'ai francisé l'aolisme.
> dans je ne sais quelle « charte »
Vous pouvez consultez ces chartes -- qui existent vraiment -- dans
le site d'Usenet-fr : <http://www.usenet-fr.net/liste-groupes.html>.
> > Il m'est d'ailleurs arrivé de recevoir par courriel des demandes de
> > complément ou de précision de « simples lecteurs » réagissant à un
> > échange.
> Moi aussi, et notamment de lecteurs qui ne peuvent pas (ou ne savent
> pas) répondre directement sur le forum.
Pour ma part, je reçois la plupart du temps des demandes du type :
« comment dit-on "bonjour, je voudrais des graines de courge pour
nourrir mon spermophile anoure" en swahili ? » ou « pourriez-vous me
traduire cela (document Word de 27 pages) du sarde au
proto-maltèque ? ».
> Je suis passablement gourmand mais, quand mon épouse s'est absentée
> pour une semaine d'hospitalisation, je n'ai su me cuire que des oeufs et des
> biftecks et ouvrir des conserves.
[Cf. titre du fil]
Notez également que, parmis tous ces termes, le seul qui a
un féminin attesté est « sagouin ».
Isabelle
> Il m'est d'ailleurs arrivé de recevoir par courriel des demandes
> de complément ou de précision de « simples lecteurs »
> réagissant à un échange.
Il existe d'ailleurs d'autres hiérarchies usenetiennes avec des forums de
français comme la hiérarchie it.cultura.linguistica.francese ou
K12.lang.francais (francophone, éducatif et international), ou sur un autre
réseau comme Niouzenet, ou des forums en ligne comme Carrefour francophone
chez About.com ou celui de Lexicom, ou des listes de diffusion comme
langue-fr. Le forum fllf est le forum consacré à la langue française dans la
hiérarchie internationale fr.* d'Usenet et pas *le* forum de français.
Certains préfèrent lire en ligne ou ignorent l'existence d'Usenet, d'autres
sont partisans du filtrage permis par les listes de diffusion, donc ne
viendront pratiquement jamais sur Usenet ou seulement par hasard. Ces
systèmes ne sont pas concurrents, ils répondent à des besoins distincts. Et
il existe encore la possibilité d'avoir un accès en lecture mais non en
écriture publique. Usenet n'est pas Internet et fr* n'est pas la seule
hiérarchie où le français est possible, ce n'est d'ailleurs pas la seule
hiérarchie francophone d'Usenet.
> Vincent Ramos :
> > Mitou.
>
> Certes, mais « ce forum est francophone » (la règle de saint
> Marc Bonnaud).
Simple contraction de « m(oi )itou », et je crois me souvenir
que quelqu'un l'a déjà souligné ici. C'est « me too » qui est
un gallicisme.
Pierre Hallet
FAQ du forum : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>.
> Il se peut que j'utilise mal ce mot. Pour moi, « congénère »
> désigne autrui sans distinctions.
Emploi familier et péjoratif assez déplaisant, voire raciste dans certains
cas. On utilise ce terme pour les animaux. http://minilien.com/?qFpNxNbR69
> Notez également que, parmis tous ces termes, le seul qui a
> un féminin attesté est « sagouin ».
« Sagouine » existe ? Je le trouve infame.
« infâme » ou « infemme » ?
Vous n'avez donc jamais lu Antonine Maillet ? Moi non plus...
Isabelle
> >>Notez également que, parmis tous ces termes, le seul qui a
> >>un féminin attesté est « sagouin ».
> > « Sagouine » existe ? Je le trouve infame.
> « infâme » ou « infemme » ?
Me croirez-vous si je dis que j'avais écrit « infâme » puis me suis
corrigé en me disant : « mais non, cela doit venir de "fama, famæ",
réputation ». Je vérifie : c'est bien cela.
Quel est le rôle de cet conflexe ? Phonétique ?
> Vous n'avez donc jamais lu Antonine Maillet ? Moi non plus...
Non plus. Antoine Meillet, en revanche...
>>>>Notez également que, parmis tous ces termes, le seul qui a
>>>>un féminin attesté est « sagouin ».
>>> « Sagouine » existe ? Je le trouve infame.
>>« infâme » ou « infemme » ?
> Me croirez-vous si je dis que j'avais écrit « infâme » puis me suis
> corrigé en me disant : « mais non, cela doit venir de "fama, famæ",
> réputation ». Je vérifie : c'est bien cela.
Comme le remède.
> Quel est le rôle de cet conflexe ? Phonétique ?
Aucune idée.
>>Vous n'avez donc jamais lu Antonine Maillet ? Moi non plus...
> Non plus. Antoine Meillet, en revanche...
Connais pas.
Nous voilà bien avancés...
Isabelle
>> Rappel : dans <3E4943C...@free.fr>, Isabelle Depape Hamey
>> <ha...@free.fr> a écrit :
>>> Notez également que, parmis tous ces termes, le seul qui a un féminin
>>> attesté est « sagouin ».
>> « Sagouine » existe ? Je le trouve infame.
> « infâme » ou « infemme » ?
Elle est pas vraiment jolie...
> Vous n'avez donc jamais lu Antonine Maillet ? Moi non plus...
J'y suis passée, l'été dernier.
C'est joli, Bouctouche.
--
Anne
>>> Je ne l'ai pas constaté ici en ce qui me concerne.
>> Eh bien, tant mieux !
> Vous voulez dire tant meuh ? :)
Bon, c'est bientôt fini, les vacheries ?
> Le beau 20(+100)
Sylvie
> Isabelle Depape Hamey <ha...@free.fr> a écrit :
> > Notez également que, parmis tous ces termes, le seul qui a
> > un féminin attesté est « sagouin ».
>
> « Sagouine » existe ? Je le trouve infame.
Ouf ! J'ai eu très peur. Mais puisque même Marina Yaguello ne le
mentionne pas tout va bien.
--
©lõ
Diprionneuse de gromines à tossades,
du verbe diprionner, c.-a.-d. bugrader des tynites.
Comment dit-on « bonjour, je voudrais des graines de tynites pour
nourrir mes gromines anoures à tossades » en swahili et en
tamoulo-ougrien. Merci Vincent.
Mort de rire ! On trouve tout à la sivaritaine.
Vs
qui reçoit seulement des remontrances, mais c'est pour ça qu'il s'améliore.
(Laissez-moi le croire !)
> Comme le hop-hop, mais moins velu et doté d'une paire de bras en
> moins'.
Ēa lui ressemble, en effet.
Mais vous oubliez le principal...
Et le hop-hop, pourquoi l'appelle-t-on ainsi ?
--
Le magicien.
(Le magicien ne parle qu'en son nom personnel,
et encore, pas toujours.)
> Quel est le rôle de cet conflexe ? Phonétique ?
Sans nul doute.
Pour N. Catach (D. hist. de l'orth. fr., Larousse), c'est une trace
étymologique (le a long latin), introduit dans l'édition de 1798 du
Dictionnaire de l'Académie. (§ 47, 2, p. 1130).
Votre graphie initiale était conforme à l'édition de 1694, qui plaît
à notre schtroumpf-pingouin-canard-dontj'ignoreleprochainavatar, car
elle est seule exempte des honteuses rectifications orthographiques
qui, à partir de la 3e édition surtout (1740), ont été ajoutées au
Dictionnaire de l'Académie.
Luc Bentz
--
L'accord du participe passé en cinq minutes :
<http://www.langue-fr.net/d/ppasse/5minutes.htm>
> > Non plus. Antoine Meillet, en revanche...
> Connais pas.
> Nous voilà bien avancés...
Un linguiste. Le pote à Vendryes.
> > Comme le hop-hop, mais moins velu et doté d'une paire de bras en
> > moins'.
> Ça lui ressemble, en effet.
> Mais vous oubliez le principal...
Je ne vois pas.
> Et le hop-hop, pourquoi l'appelle-t-on ainsi ?
Étymologie très contestée.
Effectivement, pas très lisible. Exemples sur
http://iquebec.ifrance.com/bienvenuechezclorepi/sagouine/sagouine.htm
Ça doit se voir et s'écouter. Alors, c'est savoureux.
J.
>Il est clair que vous cherchez à montrer le mépris que vous avez pour la
>personne à qui vous vous adressez, mais autant le "monsieur" peut se
>subsituer au "Monsieur", autant le remplacement du "M."par "m." ne me
>semble pas justifiable.
« m. » n'est en effet pas une abréviation admise ni même disputée
ici.
À propos de « monsieur ».-- Dans l'édition du Livre de poche
(appareil de notes excellent pour ne pas s'y perdre) des /Mémoires
d'outre-tombe/ de Chateaubriand, celui-ci, dans ses correspondances,
écrit toujours « monsieur » en minuscules (sauf lorsque le
commencement de la phrase impose la majuscule), même à une personne
« supérieure par la fonction » (par ex. un ministre lorsqu'il est
ambassadeur).
Je ne sais si ce traitement typographique figurait dans des
éditions plus anciennes ou savantes (faudrait voir le cas échéant
avec le possesseur d'une version éditée dans la Pléiade), mais je
serais assez tenté de croire cette transcription fidèle : en
d'autres cas, notamment à l'égard des membres de la famille régnante
-- fût-ce en les évoquant comme tiers --, il sait user de la
majuscule de déférence.
>C'est ce que je conteste. Mais bon, on ne va pas y passer l'hiver,
>surtout que je dois passer à la boulangerie.
J'y suis passé.
Quel dommage que nous ayons changé le nom de l'unité de compte
européenne. Sinon, la vieille chanson serait actuelle encore,
peut-être (mais socialement ou sociologiquement moins remarquable
qu'il y a deux siècle) :
« La boulangère a des écus qui ne lui coûtent guè-è-reuh... »
>Vous compariez la cuisine et la langue française. Je suis passablement
>gourmand mais, quand mon épouse s'est absentée pour une semaine
>d'hospitalisation, je n'ai su me cuire que des oeufs et des biftecks et
>ouvrir des conserves.
Vous avez été mal éduqué, assurément.
>En revanche, tout francophone est obligé de pratiquer la langue française,
>il est impossible qu'il ne soit qu'un consommateur dans ce domaine.
Mais le francophone en question peut même s'efforcer d'employer une
langue surveillée, soignée, rigoureuse, sans pour autant éprouver le
besoin de s'abonner à un forum traitant de la langue française. Il
peut même considérer qu'avec le Petit Larousse ou le Petit Robert,
il dispose de ce qui lui est nécessaire (tableaux de conjugaison
notamment) et réserver son besoin d'échanges avec d'autres usenautes
à d'autres thèmes qui le passionnent (la liste est vaste).
Il peut se contenter, lorsqu'il a besoin d'un éclairage sur quelque
point qui lui reste obscur, d'effectuer une recherche sur ce réseau
différent qu'est Internet. Les services de dépannage linguistique ne
manquent pas : l'Académie, le Monde, l'O.L.F. du Québec
(gracieusement pour les habitants de la Belle-Province) sont là pour
le faire, sans parler même des sites édités par des personnes
privées. On peut manifester son intérêt pour la langue française
sans nécessairement suivre les débats de f.l.l.f. ou y contribuer :
je suis bien placé pour le savoir,-- et je constate d'ailleurs que
les consultations pour des documents d'entreprises ou
d'administration sont les plus fréquentes pour ce qui me concerne.
Ajoutons que certains possesseurs d'ordinateurs peuvent poser leurs
questions dans le cadre de listes de discussion.
>Et
>il existe encore la possibilité d'avoir un accès en lecture mais non en
>écriture publique.
Et ne parlons pas des gens qui lisent le forum mais qui, pour des
raisons d'ordre professionnel, ne « peuvent » pas y écrire.
>- Nombre d'auteurs 'historiques' (depuis le 01/11/1999): 6578
> - Nombre d'auteurs en 2 mois (du 2002-12-01 au 2003-02-01 00:00:00): 606
> - Nombre d'auteurs sur le dernier mois (depuis le 2003-01-01): 347
> - Auteurs qui n'ont posté _que_ sur ce forum (depuis le 2002-12-01): 95
>
>http://www.crampe.eu.org/statfr/fr.lettres.langue.francaise.html
Ah ! ça a repris...
>Luc n'a jamais été désagréable avec moi.
Sauf sur une question capitale. ;-)
>"Initiation" n'est pas ici nécessairement lié à une secte ; c'est
>simplement être introduit dans certains usages. Il a bien fallu que
>j'enlève mes chaussures pour entrer dans une mosquée ou que je me
>couvre la tête pour entrer dans une synagogue.
Il est d'ailleurs recommandé qu'avant d'écrire dans un forum on
l'observe pendant un certain temps (allez, un mois). Ça permet de se
rendre compte assez rapidement :
-- des sujets qui fâchent ;
-- des questions récurrentes qui ont déjà été traitées
(parfois de tous les noms) ;
-- du fait que si X écrit, Y ne tardera pas à lui répondre vertement
(et réciproquament).
Si j'ai bien suivi votre lien, je trouve que cweil a utilisé congénère
pour les humains et que cela a un peu choqué Dominique Didier. Comment
trancher ? Je consulte le Zeus en-ligne :
~~~~~~~~
CONGÉNÈRE, adj. et subst.
I. Emploi adj. Vx ou vieilli
A. Domaine de la biol. Qui appartient au même genre. Plante congénère d'une
autre; plantes congénères mais d'espèces différentes; animaux congénères.
Substances congénères des métaux (M. BERTHELOT, Les Orig. de l'alchimie,
1885, p. 231).
B. Domaine du lang., des idées, des arts, etc. Congénère (à, de qqn, qqc.).
Qui est de même nature ou de même origine. Il y a une littérature
contemporaine et congénère de l'art de David (SAINTE-BEUVE, Nouveaux lundis,
t. 8, 1863-69, p. 238). Art congénère de l'art de colorer les métaux (M.
BERTHELOT, Les Orig. de l'alchimie, 1885, p. 71). Idée congénère de la
précédente (M. BERTHELOT, Les Orig. de l'alchimie, 1885p. 268). Mots
congénères (VERLAINE, Ouvres posthumes, t. 2, Critiques et conférences,
1896, p. 282). Employer des termes que nous avons reconnus congénères
(CLAUDEL, Art poétique, 1907, p. 164) :
1. Le Rhin ne sort point d'une couche de roseaux, il se lève d'un lit de
frimas; son urne, ou plutôt ses urnes sont de glace; son origine est
congénère à ces peuples du nord dont il devint le fleuve adoptif et la
ceinture guerrière.
CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 4, 1848, p. 120.
II. Emploi subst.
A. BIOL. Être vivant de même genre ou espèce (qu'un autre). L'aigle et ses
congénères. C'est une solanée somnifère et vénéneuse, comme un grand nombre
de ses congénères (NODIER, La Fée aux Miettes, 1831, p. 182). Les congénères
de ces eucalyptus de l'Australie (VERNE, L'Île mystérieuse, 1874, p. 234) :
2. Il aurait voulu percer le mystère de ce combat sous-marin, et savoir quel
congénère des mastodontes ou autres monstres marins avait fait au dugong une
si étrange blessure.
VERNE, L'Île mystérieuse, 1874 p. 151.
P. ext., usuel, gén. au plur., souvent péj. Personnes de même genre, de
même race, de même catégorie sociale. Son congénère le traître juif Alfred
Dreyfus (MAURRAS, Kiel et Tanger, 1914, p. XXXI) :
3. ... Roubaud promène entre les tables son petit ventre rondelet et
recueille nos copies qu'il porte à ses congénères.
COLETTE, Claudine à l'école, 1900, p. 197.
B. CHIM. [...]
~~~~~~~~
À part dans la citation de Maurras, je ne vois pas que ce mot soit
connoté négativement. Pour moi il souligne l'origine commune de tous les
humains et les mets biologiquement sur le même pied, ce qui est l'inverse du
racisme, mais je peux me tromper.