On dit, et on écrit :
une image noire
Marion
--
Marion Gevers,
Newcastle, NSW, Australia
mar...@eepjm.newcastle.edu.au
> > Je voudrais en savoir plus à propos de l'accord des adjectifs de
> > couleur.
> >
> > Dit-on:
>
> On dit, et on écrit :
>
> une image noire
Dans ce cas, l'adjectif s'accorde, mais c'est parfois plus compliqué:
http://www.google.fr/search?q=%22adjectifs%20de%20couleur%22
--
`cat ~/.signature`
> Je voudrais en savoir plus a propos de l'accord des adjectifs de
> couleur.
Les adjectifs simples s'accordent :
- une lueur bleue, des chemises vertes.
Les noms utilisés comme adjectifs de couleur ne s'accordent pas :
- une veste marron, des rideaux orange
sauf rose, mauve, fauve qui s'accordent quand même.
Les adjectifs composés ne s'accordent pas non plus :
- une lueur bleu-vert, des chemises vert pomme.
> Dit-on:
> une image noir
> ou image noire ???
Une image noire.
--
___________ 2004-12-15 20:26:53
_/ _ \_`_`_`_) Serge PACCALIN -- sp ad mailclub.net
\ \_L_) Il faut donc que les hommes commencent
-'(__) par n'être pas fanatiques pour mériter
_/___(_) la tolérance. -- Voltaire, 1763
en lisant Apokrif qui écrivit :
> Marion Gevers :
>>> Je voudrais en savoir plus à propos de l'accord des adjectifs de
>>> couleur.
>> On dit, et on écrit :
>> une image noire
> Dans ce cas, l'adjectif s'accorde, mais c'est parfois plus compliqué:
> http://www.google.fr/search?q=%22adjectifs%20de%20couleur%22
Heureusement, un bienfaiteur de l'humanité a essayé de simplifier un peu
tout ça : http://www.langue-fr.net/index/C/couleurs-accord.htm.
Dit-on:
une image noir
ou image noire ???
Merci
>- une veste marron, des rideaux orange
>sauf rose, mauve, fauve qui s'accordent quand même.
marron prend de plus en plus le S comme kaki.
Quant à « orange », je considère qu'il a pris son autonomie, loin de
l'ellipse « de la couleur de l'[orange] », et qu'il n'est point besoin
de se rabattre sur le rare orangé pour l'accorder en tant que de
besoin (pour le féminin, aucun problème avec cet épicène !).
Grevisse notait (B.U., Xe éd., § 381bis) indiquait :
« Écarlate, mauve, pourpre, rose, ésignant la couleur , sont devenus
de véritables adjectifs et sont variables. » Ici intervenait une note
(2) dans laquelle il mentionnait : « On constate une tendance à
traiter comme adjectifs tous ls noms employés pour désigner la couluer
et à faire l'accord du mot selon sa fonction. » Avec des exemples
d'accords pluriels avec « oranges » (je suis fautif revendiqué... avec
Pierre Loti) et un « marrons » chez Julien Green (Journal, 8 juillet,
1933).
Cela ne fait au demeurant aucun obstacle au respect de la règle « des
rideaux rouge et or » (de couleur rouge et or) ou « des drapeaux
blanc-bleu » (avec du blanc et du bleu). Le singulier, ici, fait
sens... et ne l'est plus (singulier !).
Luc Bentz
http://www.langue-fr.net
--
« C'est beau, la langue française. Si elle n'existait pas,
je crois que j'aimerais mieux faire des dessins. »
Frédéric Dard (San-Antonio), « Du poulet au menu ».
La première fois que j'ai entendu ce « fait sens », c'était il y a deux
ou trois ans, de la bouche d'une personne chargée des documentations,
dont la plupart sont en anglais. D'abord je n'ai véritablement pas
compris ce qu'elle voulait dire, puis j'ai pensé que c'était peut-être
la traduction littérale d'une tournure anglaise signifiant « a du
sens ».
Je ne trouve nulle part « fait sens » ni « faire sens » dans le TLFi,
alors qu'il y a six occurrences de « a du sens ». Est-ce que tout
francophone est censé (et non pas sensé) le comprendre ? Je dois
dire que maintenant je le comprends mais que cela me choque toujours,
à tort ou à raison.
>Je ne trouve nulle part « fait sens » ni « faire sens » dans le TLFi,
>alors qu'il y a six occurrences de « a du sens ». Est-ce que tout
>francophone est censé (et non pas sensé) le comprendre ? Je dois
>dire que maintenant je le comprends mais que cela me choque toujours,
>à tort ou à raison.
<http://minilien.com/?EExqmbT8Gw> Tu n'es pas tout seul, Jef !
>>Le singulier, ici, fait sens...
> La première fois que j'ai entendu ce « fait sens », c'était il y a deux
> ou trois ans, de la bouche d'une personne chargée des documentations,
> dont la plupart sont en anglais. D'abord je n'ai véritablement pas
> compris ce qu'elle voulait dire, puis j'ai pensé que c'était peut-être
> la traduction littérale d'une tournure anglaise signifiant « a du
> sens ».
It makes sense.
> Je ne trouve nulle part « fait sens » ni « faire sens » dans le TLFi,
> alors qu'il y a six occurrences de « a du sens ». Est-ce que tout
> francophone est censé (et non pas sensé) le comprendre ?
Tout Québécois, en tout cas. On dit même parfois, ici « ça fait *du* sens ».
> Je dois
> dire que maintenant je le comprends mais que cela me choque toujours,
> à tort ou à raison.
À raison. Il n'y a de pire anglicisme que celui qui se déguise en français.
--
Anne
>Les adjectifs composés ne s'accordent pas non plus :
>- une lueur bleu-vert, des chemises vert pomme.
On peut citer Ch.-H. Audet, Morphologie et syntaxe du français,
Sainte-Foy (Québec), Le Griffon d’Argile, 1994
(http://www.aide-doc.qc.ca/voilier/ftp/dfra/chaudet/adjcomp.pdf).
<cit>
En fait, les « adjectifs composés » n’existent pas, qu’ils soient de
couleur ou autrement. La séquence vert foncé, par exemple, n’est pas
un adjectif de couleur composé mais un syntagme substantival composé
d’un substantif vert, qui refuse l’accord avec robe, et d’un adjectif
foncé, qui se rapporte à vert et s’accorde avec lui.
La chose est simple: les adjectifs s’accordent toujours et les
substantifs refusent toujours de s’accorder.
</cit>
L'idée n'est pas absurde (bien qu'en la suivant, il faudrait voir
comme correct l'invariablilité si le nom de couleur est utilisé seul,
« lueur bleue » ou « lueur bleu ») et explique ce non-accord sans
évoquer de règles spécifiques aux couleurs (on peut imaginer parler
d'« évènements futur sombre » ou d'« idées romantique exagéré »).
Qu'en pensent les grammairiens ?
--
Ork
« Pour toute illogique que soit »
Merci. J'y ai trouvé l'accusation et la défense :
http://groups.google.fr/groups?threadm=8hddae%24l5q%241%40seagoon.newcastle.edu.au
--
Olivier Miakinen
Non, monsieur le juge, je vous le jure : jamais je n'ai cité
Bruxelles dans ma signature.