Un pneu, des pneus.
Un neuneu, des neuneus.
Logique ?
> Le syntagme
Un lexème, une lexie, un morphème..., un mot tout simplement, mais pas
un syntagme.
> "neuneu", couramment utilisé depuis l'avènement de
> l'internet, prend-il un "s" (ou un "x") au pluriel ? ...Ou au
> contraire reste-t-il neutre ? ...
"Neutre" est un genre qui s'oppose à "masculin" et "féminin". C'est
plutôt invariable qu'il faudrait écrire.
En faisant une recherche sur G, je trouve les réponses suivantes :
- neuneu : 10 600 citations
- neuneus : 2 680 citations
- neuneux : 1 240 citations
- neuneue : 29 citations
- neuneues : 4 citations
Il existe de remises de diplôme
(http://gnu.free.fr/GNU1/neuneu-howto.htm) et même un site "dédié"
(http://www.neuneus.net/).
Pour en revenir à votre problème de pluriel, je préfère le pluriel en
"s", car il permet de faire une distinction entre "neuneus" et "neuneues",
ce que ne permet pas "neuneux".
PPHN
> Pour en revenir à votre problème de pluriel, je préfère le pluriel en
> "s", car il permet de faire une distinction entre "neuneus" et "neuneues",
> ce que ne permet pas "neuneux".
A l'écrit seulement, hehe !
> "Neutre" est un genre qui s'oppose à "masculin" et "féminin". C'est
> plutôt invariable qu'il faudrait écrire.
> En faisant une recherche sur G, je trouve les réponses suivantes :
> - neuneu : 10 600 citations
> - neuneus : 2 680 citations
> - neuneux : 1 240 citations
> - neuneue : 29 citations
> - neuneues : 4 citations
>
> Il existe de remises de diplôme
> (http://gnu.free.fr/GNU1/neuneu-howto.htm) et même un site "dédié"
> (http://www.neuneus.net/).
>
> Pour en revenir à votre problème de pluriel, je préfère le pluriel en
> "s", car il permet de faire une distinction entre "neuneus" et "neuneues",
> ce que ne permet pas "neuneux".
Google trouve 9 *neuneuse* et 3 *neuneuses*. Pas convaicant...
>> Pour en revenir à votre problème de pluriel, je préfère le pluriel en
>> "s", car il permet de faire une distinction entre "neuneus" et "neuneues",
>> ce que ne permet pas "neuneux".
>
>A l'écrit seulement, hehe !
Sauf si l'on prononce des /eu/ longs comme moi... Hi hi !
>Google trouve 9 *neuneuse* et 3 *neuneuses*. Pas convaincant...
Mais 20 « neuneute » et 19 « neuneutes » qui peuvent se confondre avec
le verbe neuneuter. Encore une histoire de <t> euphonique...
>Je lui mettrais un « s », car le « x » me gêne visuellement en l'écrivant
>(je n'ai pas d'autre argument).
Il y a une raison plus simple, plus objective et plus logique. Neuneu
vient de la fête à Neuilly qui a d'abord été dit la « Fête à
Neuneuille ». Redoublement affectif, puis apocope. Donc on a un mot
tronqué exactement comme pour « pneu ». Et le <x> note la présence
ancienne d'un <l> en latin sous la forme d'une ligature qui remplaçait
<ls> (comparer cheveu et capillaire). Bien sûr, certains mots ont reçu
par analogie ce <x> non étymologique, mais il n'y a aucune raison de
l'utiliser ici. aujourd'hui... Sauf qu'on a peu l'habitude des pluriels
d'émeus, un peu plus de ceux de bleus et que l'on confond souvent les
lieux avec les lieus. La tendance du troupeau est souvent de se
précipiter à la flotte, dans l'erreure commune...
Normal, c'est un qualificatif qui s'applique plus volontiers
aux hommes qu'aux femmes...
Isabelle
--
« Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y
céder. » (Oscar Wilde)
> Je lui mettrais un « s », car le « x » me gêne visuellement en l'écrivant
> (je n'ai pas d'autre argument).
En l'écrivant ou en le lisant ?
Isabelle (bisous ou bisoux ?)
Un "neuneu", des "neuneus".
Définition : double neu : très pratique par exemple pour attacher
ses lacets, le neuneu apporte une touche d'élégance indispensable à toute
chaussure qui se respecte
paradoxalement, se dit également d'une personne très niaise, du
genre qui ne sait même pas faire ses lacets
Définition : double neu : très pratique par exemple pour attacher
ses lacets, le neuneu apporte une touche d'élégance indispensable à toute
chaussure qui se respecte
paradoxalement, se dit également d'une personne très niaise, du
genre qui ne sait même pas faire ses lacets
**
neuneu
n. m.
[SOC] Qu'est-ce donc qu'un neuneu dans le langage de l'internet ?
Généralement un individu vaguement simiesque, monocouille et
hydrocéphale qui est pris de contractions orgasmiques et séminalement
productives dès lors qu'il aperçoit au travers de son butineur de
l'internet de zoulies animations de couleur en hachtéhèmèle. Il arrive de
plus très souvent que ces specimens presqu'hominiens essaient d'envoyer
des images ou d'écrire eux aussi en hachtéhèmèle, dans un accès
irrépressible de masturbation bonoboesque...
>Quoique... peut-on se réjouir qu'« une raison plus simple, plus objective et
>plus logique » prenne onze lignes au lieu d'une seule phrase ?
Même type de raisonnement que celui qui accorde le plus de crédit à la
forme la plus présente dans Google, dit le Gros con par un autre gros
con. Il faut compter les lignes d'explication maintenant pour être
simple, clair et objectif ? J'ai donné une explication historiquement
fondée, avec des comparaisons, et non pas celle qui reposerait sur ma
seule petite personne...
Oui, on le peut. On peut être simple, objectif et logique en onze lignes et
totalement fumeux en une phrase. Impossible n'est pas français.
« Or, il est de la nature de l'information de se prêter au mensonge, et cela
pour plusieurs raisons (...)
[4/9] Il y a également parmi ces raisons l'inattention à la véritable
signification des faits. Beaucoup de transmetteurs, ignorant la
signification de ce qu'ils ont vu et entendu, rapportent l'information
d'après leur croyance et leurs conjectures, et rapportent ainsi des
mensonges. »
>C'est bien, tu auras encore un bon point, Dominique. Le problème, sans doute
>mineur à tes yeux d'enseignant, c'est que je n'ai *strictement rien* compris
>à ton charabia.
Moi parler à toi simplement et dans ton langage. Toi y en a suivre ? Toi
y en a pas comprendre que le <x> vient le plus souvent d'un mot latin
avec <l> à la fin : caballus > cheval > chevals > chevaus > chevax (avec
ligature du <x> pour <ls>) > chevaux (avec rétablissement du <u> ou du
<l> qui était compris dans la ligature).
Si le mot y en a pas venir du latin par l'ancien français, pas besoin de
<x>. Donc pneus, émeus, bleus, lieus, et neuneus... ou beubeus autre
variété du neuneu où toi y en a être...
Vous exprimez votre opinion personnelle, soit, mais :
1) Ce que vous trouvez fumeux, je le trouve clair limpide
2) Il est possible de n'entraver que couic sans être désagréable
3) Petit jaloux !
>>Quoique... peut-on se réjouir qu'« une raison plus simple, plus objective et
>>plus logique » prenne onze lignes au lieu d'une seule phrase ?
> Même type de raisonnement que celui qui accorde le plus de crédit à la
> forme la plus présente dans Google, dit le Gros con par un autre gros
> con.
N'auriez vous pas merdé dans la forme de la citation, par
hasard ? Ce ne serait pas la première fois...
> Il faut compter les lignes d'explication maintenant pour être
> simple, clair et objectif ? J'ai donné une explication historiquement
> fondée, avec des comparaisons, et non pas celle qui reposerait sur ma
> seule petite personne...
Petit est un adjectif qui convient parfaitement lorsqu'il
s'agit de qualifier votre personne...
Isabelle
--
« On vouvoie le paradis mais on tutoie l'enfer » (« Tonnerre
» Christophe Miossec)
Con est adjectif qui vous va décidément bien aussi.
En résumé, petit con !
>Neuneu provient de Neuilly qui, n'ayant pas d'étymologie latine, a donc un
>pluriel régulier.
Non. Neuilly est bien d'origine latine. La terminaison en -y montre un
suffixe -acus (propriété de) clairement gallo-romain. J'ai la flemme de
chercher le nom du propriétaire du domaine, sans doute un Novomachinus .
Mais le mot « neuneu » est contemporain ! Il est formé en coupant la fin
(apocope) comme pour « pneu » (pneumatique). Le -x des pluriels est lui,
le plus souvent, originaire de l'ancien français avec la motivation
latine. Il y a des -x non justifiés étymologiquement comme ceux de jeux,
de feux, etc. Mais c'est par analogie avec -oux et -aux à la
Renaissance. Seulement comme il y a peu de mots en -eus, on a tendance à
croire qu'il faut un -x au pluriel alors que cela ne se justifie pas !
Le <x> n'est pas un simple substitut de <s>, il a une histoire.
Tu t'es relu, là, Marc ? Tu proposais donc d'écrire les Neuillyx ?
> Non. Neuilly est bien d'origine latine. [...]
Il aurait pu exploiter ton inattention, là, (sic).
Il est bien doux avec toi, sur ce coup.
Des doudoux ? des coucoux ?
Tiens, pour ta collection de philo, un extrait d'un texte que je relis
souvent :
§
L¹ égocentrisme
L¹ égocentrisme entretient la /self-deception/, tromperie à l¹égard de
soi-même, engendrée par l¹autojustification, l¹autoglorification et la
tendance à rejeter sur autrui, étranger ou non, la cause de tous maux.
La /self-deception/ est un jeu rotatif complexe de mensonge, sincérité,
conviction, duplicité qui nous conduit à percevoir de façon péjorative les
paroles ou actes d¹autrui, à sélectionner ce qui leur est défavorable, à
éliminer ce qui leur est favorable, à sélectionner nos souvenirs
gratifiants, à éliminer ou transformer les déshonorants.
/Le Cercle de la croix/, de Iain Pears, montre bien à travers quatre
récits différents des mêmes événements et d¹un même meurtre
l¹incompatibilité entre ces récits due non seulement à la dissimulation et
au mensonge mais aux idées préconçues, aux rationalisations, à
l¹égocentrisme ou à la croyance religieuse.
/La Féerie pour une autre fois/, de Louis-Ferdinand Céline, est un
témoignage unique de l¹autojustification frénétique de l¹auteur, de son
incapacité à s¹autocritiquer, de son raisonnement paranoïaque.
En fait, l¹incompréhension de soi est une source très importante de
l¹incompréhension d¹autrui. On se masque à soi-même ses carences et
faiblesses, ce qui rend impitoyable pour les carences et faiblesses
d¹autrui.
L¹égocentrisme s¹amplifie dans le relâchement des contraintes* et
obligations qui faisaient autrefois renoncer aux désirs individuels quand
ils s¹opposaient aux désirs des parents ou des conjoints. Aujourd¹hui,
l¹incompréhension ravage les relations parents-enfants, époux-épouses.
Partout, elle se répand en cancer de la vie quotidienne, suscitant des
calomnies, des agressions, des meurtres psychiques (souhaits de morts).
Le monde des intellectuels, écrivains ou universitaires, qui devrait être le
plus compréhensif, est le plus gangrené sous l¹effet d¹une hypertrophie du
moi nourrie par un besoin de consécration et de gloire.
* le virtuel, et plus encore Usenet, est un lieu d'extrême relâchement des
contraintes, des inhibitions et de l'autocensure (note perso)
Extraits de /Les sept savoirs nécessaires à l¹éducation du futur/
Edgar Morin, @ UNESCO 1999
Dominique Lacroix
> Le syntagme "neuneu", couramment utilisé depuis l'avènement de l'internet,
> prend-il un "s" (ou un "x") au pluriel ? ...Ou au contraire reste-t-il
> neutre ? ...
>
> Melmoth - neutre
savez-vous que plusieurs neuneus qui rotent(13), ça se dit arharhf...
c'est mimi, non ?
--
Sandrá
>Bon, je reformule à ma sauce (deuxième essai) :
>
>Neuneu provient de Neuilly et, en raison de sa terminaison tronquée, suit un
>pluriel régulier, à l'instar de pneu (pneumatique).
Voilà. Le mot est coupé et cela suffit. Pour le reste, l'histoire des
pluriels en -x est très compliquée et la plupart de ceux en -eux ne
relèvent pas de l'étymologie mais de l'analogie. Il me faudrait deux
cents lignes pour reconstituer le tout. Or on ne suit plus cette
analogie pour les mots en -eu aujourd'hui, sauf... sauvagement comme
ceux qui écrivent « neuneux » comme on l'a fait auparavant pour deux,
jeux, feux, preux, voeux... sans aucune justification autre
qu'analogique !
Ah ! Tu t'es exprimé de façon fumeuse. Pas grave. J'avais compris aussi et
cela arrive à tout le monde.
>> Il aurait pu exploiter ton inattention, là, (sic).
>
> Faut croire qu'il a compris ce que je voulais dire et qu'il ne s'est pas
> arrêté à la forme, et je lui en sais gré.
>
>> Il est bien doux avec toi, sur ce coup.
>
> Rappelle-moi l'objet de ton intervention ?
Que « les voies d¹entrée et de sortie du système neuro-cérébral, qui mettent
en connexion l¹organisme et le monde extérieur, ne représentent que 2% de
l¹ensemble, alors que 98% concernent le fonctionnement intérieur [...] où
fermentent besoins, rêves, désirs, idées, images, fantasmes. »
Donc, on n'a que 2% de nos ressources disponibles pour comprendre lorsqu'on
lit une explication concernant un point de langue. Encore moins à mon avis
dans une joute.
>> Tiens, pour ta collection de philo, un extrait d'un texte que je relis
>> souvent :
>
> Hors charte.
Peut-être, mais pas hors sujet. L'extrait ci-dessus est tiré du même texte.
Dominique Lacroix
>> Un lexème, une lexie, un morphème..., un mot tout simplement, mais pas
>> un syntagme.
>
>Ben...si...non ? ...
>http://atilf.atilf.fr/Dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=2974688730;
>
>J'ai dit une connerie, encore ? ...
Oui... Un syntagme a un sens dans une suite logique comme une phrase
quelles que soient les écoles linguistiques. Si on le prend isolément,
ce n'est pas un syntagme.
>Melmoth - incurable
> J'ai dit une connerie, encore ? ...
Un peu. Pour faire très très simple, un syntagme correspond à un groupe
de mots dans un énoncé, très souvent le "groupe sujet" et le "groupe
verbal", mais chacun de ces groupes peut être constitué d'un ou plusieurs
syntagmes selon la complexité de l'énoncé.
> Melmoth - incurable
En apprentissage.
PPHN
> Non. Neuilly est bien d'origine latine. La terminaison en -y montre un
> suffixe -acus (propriété de) clairement gallo-romain. J'ai la flemme
> de chercher le nom du propriétaire du domaine, sans doute un
> Novomachinus .
Je recopie un extrait du /Dictionnaire des noms de lieux/, éditions le
Robert :
<cit.>
[...] /Nobiliacum/ 1136, forme latinisée qui met en évidence une origine
gallo-romaine du type habituel : radical + suffixe /i-acum/. Plutôt que
de rechercher dans le radical un nom de personne (/Nobilius/ ?
/Novellius/ ?, on préfère y voir le latin /novalia/ « terres
nouvellement défrichées » (ou un terme analogue, dérivé du gaulois
/novio/ « nouveau », bien attesté en toponymie celtique : --> *Niort*,
*Nogent*, etc.). [...]
</cit.>
--
Sylvie