Je croyais que la minuscule était correcte, mais j'ai vu qu'on
ecrit parfois avec une majuscule. Peut-être qu'il y a un difference
entre l'ecriture du Canada et celle de France (?).
merci par avance,
--
:-- Hans Georg http://www.ii.uib.no/
`This Universe never did make sense; I suspect that it was built
on government contract.' (Heinlein)
> Ecrit-on les nationalités avec une majuscule ou une minuscule ?
> Par example, ecris-je « en français » ou « en Français » ?
>
> Je croyais que la minuscule était correcte, mais j'ai vu qu'on
> ecrit parfois avec une majuscule. Peut-être qu'il y a un difference
> entre l'ecriture du Canada et celle de France (?).
>
Vous écrivez [en] français et vous êtes Canadien.
Denis est Belge et parle français.
Je suis Français et n'en parle pas.
C'est plus clair ?
Toute piste sera la bienvenue
Oui, c'est plus clair, mais j'éspère que ce serai encore plus clair :-)
La nationalité d'une personne s'ecit avec une majuscule, c'est bon;
mais pour l'origine des choses ? J'ai vu « le thé Anglais » et
« le clavier français » . . . Y a-t-il une nuance entre les deux ?
Parfait, la seule chose que je ne comprenne pas encore, c'ést le dernier
reponse disant qu'on ecrit « je suis Français ». D'abord, je croyais
que c'était un adjectif ça, et donc qu'il faut l'écrire avec une
minuscule selon votre explication. Puis, selon ma grammaire utilisse
aussi la minuscule dans les exemple pareils.
: | La nationalité d'une personne s'ecit avec une majuscule, c'est bon;
: | mais pour l'origine des choses ? J'ai vu « le thé Anglais » et
: | « le clavier français » . . . Y a-t-il une nuance entre les deux ?
:
: En français, on ne met pas la majuscule lorsqu'il s'agit de l'adjectif ou de
: la langue ; en anglais, on écrit « the French coffee or the English tea »,
: avec des majuscles ; la confusion vient peut-être du traducteur (si
: traduction il y a eu).
Non, c'était une texte originale écrite par une francophone, mais
quiconque fait des fautes de temps en temps :-)
>La nationalité d'une personne s'ecit avec une majuscule, c'est bon;
>mais pour l'origine des choses ? J'ai vu « le thé Anglais » et
>« le clavier français » . . . Y a-t-il une nuance entre les deux ?
Les noms se rapportant à des peuples, des nationalités, des ethnies sont
des noms propres : un Parisien, un Français, un Sumérien, un Africain,
un Bantou.
Les noms se rapportant à des religions, à des appartenances politiques,
syndicales ne sont pas des noms propres : un juif (de religion juive)
mais un Juif (du peuple juif et qui peut ne pas être de religion juive),
un hindou (adepte du brahmanisme ou de l'hindouisme) mais un Indien
(habitant de l'Inde qui peut être sikh ou musulman), un gaulliste, un
socialiste.
Les noms se rapportant à des langues ne prennent pas de majuscules : le
français, l'hébreu. Il faut comprendre que c'est un adjectif employé
comme nom : la langue française, la langue hébraïque. De même lorsqu'un
de ces mots se rapportant à une nationalité est employé comme adjectif,
il ne prend jamais de majuscule. Dans vos exemples, « le thé Anglais »
est une erreur, c'est « le thé anglais ». Le nom « thé » est qualifié
par l'adjectif « anglais ».
On aura donc : cette phrase est française, cette personne est française,
elle est de nationalité française, c'est la Française type, c'est une
Française.
Dominique
Ne prenons, par commodité, que le signifiant "français"
La règle est simple :
Quand il est nom, c'est-à-dire qu'il dénote un être humain, il porte la
majuscule :
"Un Français"
Lorsqu'il est adjectif, c'est-à-dire qu'il qualifie un nom, il porte la
minuscule :
"Un journal français"
On écrit donc bien : "Ici, on parle français", sous-entendu le [langage]
français, et "on boit du thé anglais".
Bernard Bonnejean
En français, on écrit aussi: "Je suis médecin."* Dans les phrases de ce
genre, on omet (ou peut omettre) l'article devant le nom. En "je suis
Français", "Français" prend le rôle d'un nom est non celui d'un adjectif.
*Mais: "Je suis un bon médecin."
>| Parfait, la seule chose que je ne comprenne pas encore, c'ést le dernier
>| reponse disant qu'on ecrit « je suis Français ». D'abord, je croyais
>| que c'était un adjectif ça, et donc qu'il faut l'écrire avec une
>| minuscule selon votre explication.
>
>Je crois qu'ici, ça signifie « je suis (un) Français », d'origine française,
>de nationalité française, bref, je fais partie du peuple français.
Je confirme. Il s'agit en effet de la difficulté principale. Le verbe
« être » et les verbes d'état servent à construire des attributs du
sujet. Ces attributs peuvent ne pas être des adjectifs, mais des
adverbes, des propositions ou comme ici un nom. Il faut comprendre que
l'article est sous-entendu dans cette phrase : « je suis *un*
Français ». Et si l'on applique cette phrase à un nom de religion, la
règle n'est pas modifiée : « je suis protestant » ou « je suis *un*
protestant » (nom commun). La nature du mot n'est pas modifiée par son
emploi comme attribut, seulement l'article permet de construire des
groupes de mots plus complexes. Si j'utilise un patronyme, il ne perdra
pas sa majuscule même comme attribut : « je suis Untel » et « je suis
*le* petit Untel que vous avez déjà rencontré ». Mais la confusion est
fréquente parce que l'on pense trop que l'attibut ne pourrait être qu'un
adjectif.
Dominique
> On aura donc : cette phrase est française, cette personne est française,
> elle est de nationalité française, c'est la Française type, c'est une
> Française.
Pas forcément.
Supposez que cette dernière n'ait de Française que le nom... ;-)
--
Hakouna matata,
Le magicien.
(Pour le courrier/For E-mails : mand...@createur.org)
> Dominique Didier <domicil...@wanadoo.fr> a wroté :
>
> > On aura donc : cette phrase est française, cette personne est française,
> > elle est de nationalité française, c'est la Française type, c'est une
> > Française.
>
> Pas forcément.
> Supposez que cette dernière n'ait de Française que le nom... ;-)
>
Mauvais souvenir...
Isabelle
> Parfait, la seule chose que je ne comprenne pas encore, c'ést le dernier
> reponse disant qu'on ecrit « je suis Français ». D'abord, je croyais
> que c'était un adjectif ça, et donc qu'il faut l'écrire avec une
> minuscule selon votre explication. Puis, selon ma grammaire utilisse
> aussi la minuscule dans les exemple pareils.
Il faut dire que bon nombre de grammaires et de dicos de difficultés passent
complètement sous silence ce cas précis où le gentilé (nom ou adjectif
désignant un habitant) est ainsi présenté sans déterminant et en fonction
d'attribut. Parmi les auteurs qui se mouillent, certains prônent l'emploi de
la majuscule, citations à l'appui. Ils ne justifient pas vraiment ce choix,
mais laissent entendre que « Français » est un nom dans ce contexte.
D'autres auteurs disent que la majuscule est facultative dans ce cas, parce
que le gentilé peut être un nom ou un adjectif. Encore une fois, c'est un
peu court comme explication. Quelqu'un enfin m'a assuré avoir lu un jour un
ouvrage qui imposait la minuscule dans ce contexte, mais je n'ai rien trouvé
dans ce sens.
Recommandation : si, dans votre phrase, vous présentez le fait d'être
français comme une « qualité » (qui peut être modulée avec un adverbe de
degré : « Il est très français. Elle est parisienne jusqu'au bout des
ongles. Il est plus marseillais que Pagnol. »), vous pouvez considérer le
mot comme un adjectif et y aller avec la minuscule. En revanche, si vous
présentez la chose plutôt comme un « état » sans gradation possible (comme
dans « Il est plombier »), ce qui est l'intention la plus fréquente dans ce
genre de construction, le gentilé s'apparente alors à un nom et il est alors
préférable de le « majusculiser » (« Il est Français. »), conformément à la
règle générale sur les noms gentilés.
Jean Fontaine
Dominique Didier a écrit :
>
> un hindou (adepte du brahmanisme ou de l'hindouisme) mais un Indien
> (habitant de l'Inde qui peut être sikh ou musulman)
Vous n'écrivez plus « indou » ? Ou seulement sur « f.u.f.e. » ?
§
hindou, e [è|du] adj. et n.
. 1830; indou 1653; de Inde
§