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Patrick Cazaux
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> pourquoi appelle-t-on « bleu » le vin en argot, comme dans le titre de
> mon message (quizz : d'ou vient-elle ?)
« Un bleu qui tache », comme disait un de mes profs.
Un rouge robuste aurait quand même des reflets bleus, n'est-ce pas ?
JLL
> pourquoi appelle-t-on « bleu » le vin en argot,
> comme dans le titre de mon message
Peut-être à cause de la couleur d'une tache de vin (bleu-violet) ?
On retrouve l'hésitation entre les deux couleurs dans les expressions pour
qualifier un mauvais vin : gros rouge, gros bleu, rouge qui tache, bleu qui tache.
> (quizz : d'ou vient-elle ?)
Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un' place,
L'est un vieux bistrot
Tenu pas un gros
Dégueulasse.
Si t'as le bec fin,
S'il te faut du vin
D' premièr' classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d'ici
Te dépasse.
Mais si t'as l' gosier
Qu'une armur' d'acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.
[...]
Le bistrot, Georges Brassens, 1960.
Amicalement,
--
A. B.
> Georges Brassens
Et le p'tit bleu,
est-ce que ça n'le
rend pas meilleur,
d'être servi
au sein des vi-
gnes du Seigneur ?
> Et le p'tit bleu,
> est-ce que ça n'le
> rend pas meilleur,
> d'être servi
> au sein des vi-
> gnes du Seigneur ?
Juste, il l'emploie aussi dans « Mon vieux Léon », je l'avais oublié.
> Le bistrot, Georges Brassens, 1960.
Y'a des connaisseurs, ici, pas vrai ?
Hélas ! il ne pleut
Jamais du gros bleu
Qui tache...
Qu'ell's donnent du vin,
J'irai traire enfin
Les vaches...
Que vienne le temps
Du vin coulant dans
La Seine !
Les gens, par milliers,
Courront y noyer
Leur peine...
Le vin (G. B.)
--
A. B.
> Y'a des connaisseurs, ici, pas vrai ?
Ça date de l'année du bac. Cette année-là j'ai fait Brassens deuxième langue ;
et je m'usais les phalanges sur les chouettes accords du père Georges...
« Si j' connus un temps de chien, certes,
C'est bien le temps de mes vingt ans !
Cependant, je pleure sa perte,
Il est mort, c'était le bon temps !
Il est toujours joli le temps passé. »
--
A. B.
"AB.fr" a écrit :
> Patrick Cazaux a écrit :
>
> > Y'a des connaisseurs, ici, pas vrai ?
>
> Ça date de l'année du bac. Cette année-là j'ai fait Brassens deuxième langue ;
Jolie formule.
>> Le bistrot, Georges Brassens, 1960.
>
>Y'a des connaisseurs, ici, pas vrai ?
Un pt'tit tour au Chat noir ?
http://www.lechatnoir.free.fr/textes/chansons/1881/gabillaud_le_ptit_bleu.htm
R. Le p'tit bleu ! P'tit bleu P'tit bleu
Ça vous ra ça vous ravigote
Ça vous ra ra ra ra ra ravigo go go gote
Le p'tit bleu P'tit bleu P'tit bleu
Ça vous met la tête en feu !
Le p'tit bleu le P'tit bleu le P'tit bleu bleu bleu bleu
Ça vous met la tête en feu
Dominique
Le gros rouge est un vin rouge de mauvaise qualité.
Le petit rouge, c'est un vin léger et sans prétention
Le gros ou le petit (question de volume du verre ?) C'est du picrate, de
la bibine, du gros-cul, du pinard, de la vinasse, etc.
(quizz : d'ou vient-elle ?)
De la couleur. Les vins de mauvaise qualité sont souvent rouge foncé
aven des reflets bleus ou violets.
> "AB.fr" a écrit :
> > Cette année-là j'ai fait Brassens deuxième langue ;
>
> Jolie formule.
Qui n'est pas de moi. C'est vrai que c'est une jolie trouvaille, mais je me
demande si elle n'est pas en train de devenir une de ces expressions à la mode
(*) ; ce qui va rapidement être pénible.
(*) si ce n'est déjà fait : je sors très peu...
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A. B.
Je la trouve intéressante aussi, et je me demandais toujours comment on
indiquait qu'on connaissait complètement une chose. En anglais, on peut
dire que « xxx est mon deuxième nom » (xxx is my middle name).
Mais vous me faites croire que la vôtre est une expression tout récente.
JLL
> je me demandais toujours comment on
> indiquait qu'on connaissait complètement une chose. En anglais, on peut
> dire que « xxx est mon deuxième nom » (xxx is my middle name).
En français on dit, familièrement, « xxx est mon deuxième prénom ».
> Mais vous me faites croire que la vôtre est une expression tout récente.
Je le suppose. Les expressions avec « deuxième » ne sont pas nouvelles, mais
il me semble que l'expression entière « j'ai fait xxx deuxième langue » est
assez récente... pour moi. En fait chacun vit dans son milieu et à moins de
faire profession d'étudier la langue il est difficile de savoir ce qui se dit
dans les autres.
Désolé de n'avoir à vous offrir que ces banalités, mais, comme disait l'autre,
le sage est celui qui connait ses limites...
Amicalement,
--
A. B.
> Désolé de n'avoir à vous offrir que ces banalités
Ne soyez jamais désolé d'avoir aidé quelqu'un d'autre, AB !
Merci beaucoup,
JLL