Je decouvre (avec stupeur et pas chez Renault ) que le mot "espace" est
feminin dans le domaine de la
typographie et de l'imprimerie .
La phrase : "Il faut mettre systematiquement *un* espace entre chaque
mot sur un document ecrit "
est elle de fait incorrecte ??
En vous remerciant pour vos eclairages.
Tila
--
.
> La phrase : "Il faut mettre systematiquement *un* espace entre chaque
> mot sur un document ecrit "
> est elle de fait incorrecte ??
Tout à fait. On met une espace entre deux mots.
--
Xorxar
>La phrase : "Il faut mettre systematiquement *un* espace entre chaque
>mot sur un document ecrit " est elle de fait incorrecte ??
Non. Parce que le mot « espace » est resté longtemps de genre
indéterminé pour des raisons internes (voyelle initiale, finale avec un
e caduc), c'est le cas de centaines de mots en français. Il s'est
spécialisé en typographie au féminin, mais c'est bien un espace fort
concret à l'origine, un espace matérialisé par une lamelle séparant les
caractères, lequel objet n'existe plus aujourd'hui à l'heure de
l'électronique. Vous pouvez aussi bien écrire un espace, cela ne sera
pas une faute, sauf pour les cuistres non typographes qui réclameraient
une espace sans savoir ce que cela désigne et pourquoi. Si vous voulez
aller un peu plus loin que l'espace-mot (celle qui est connue par les
traitres-menteurs de texte), il faudra alors ne pas se ranger à l'usage
commun.
> Si vous voulez aller un peu plus loin que l'espace-mot (celle qui est
> connue par les traitres-menteurs de texte), il faudra alors ne pas se
> ranger à l'usage commun.
Après le traître d'union et le traîtrement de texte, j'aime bien ce
traitre-menteur de texte. Je peux vous le piquer pour le ranger dans ma
boîte à mots ?
Merci !
--
Sylvie
> Tila <Ti...@tolo.com>, Tila, a eu calligraphié dans le codex de
> fr.lettres.langue.francaise :
>
>>La phrase : "Il faut mettre systematiquement *un* espace entre chaque
>>mot sur un document ecrit " est elle de fait incorrecte ??
>
> Non. Parce que le mot « espace » est resté longtemps de genre
> indéterminé
D'ailleurs ses parents ont hésité entre plusieurs prénoms : Camille,
Claude,... Et finalement ils l'ont appelé Lescochonsdansl.
--
« Coin coin coin, coin ! Coin coin : coin. » Saturnin le canard.
Robert et Larousse écrivent une espace
>>La phrase : "Il faut mettre systematiquement *un* espace entre chaque
>>mot sur un document ecrit " est elle de fait incorrecte ??
> Vous pouvez aussi bien écrire un espace, cela ne sera
> pas une faute, sauf pour les cuistres non typographes qui réclameraient
> une espace sans savoir ce que cela désigne et pourquoi. Si vous voulez
> aller un peu plus loin que l'espace-mot (celle qui est connue par les
> traitres-menteurs de texte), il faudra alors ne pas se ranger à l'usage
> commun.
Il y a eu une courte discussion à ce sujet dernièrement, dans le groupe
graphisme.pao.
Un intervenant affirmait :
<cit>
Une espace c'est la petite pièce de métal qu'on utilise pour séparer
les mots.
Avec l'informatique cette pièce de métal n'existe plus, on place juste
un espacement, un espace.
<cit>
Toute une logique !
Et /exit/ les bas de casse aussi ? Et une quantité effroyable de mots
qui ne désignent plus la même chose qu'à leur origine.
--
Anne
> "Xorxar" <xor...@laposte.nett> a écrit
>
>> Tout à fait. On met une espace entre deux mots.
>
> Pour créer un espace entre eux.
Tout est dit.
Si quelqu'un arrive à me trouver une explication aussi fulgurante de la
différence entre la capitale et la majuscule, je lui en serais très
reconnaissant. Quand j'essaie de l'expliquer, ça vire à l'épique.
--
Alex Pé
> Si quelqu'un arrive à me trouver une explication aussi fulgurante de la
> différence entre la capitale et la majuscule, je lui en serais très
> reconnaissant. Quand j'essaie de l'expliquer, ça vire à l'épique.
Le nom des capitales commence toujours* par une majuscule.
*Je suis *sûr* qu'il doit y avoir des exceptions
>Toute une logique !
>Et /exit/ les bas de casse aussi ? Et une quantité effroyable de mots
>qui ne désignent plus la même chose qu'à leur origine.
Le fait que l'espace soit au féminin pour la chose écrite ne me dérange pas. Je
l'utilise ainsi. Ce qui est cuistre en revanche, c'est d'exiger cette forme de
la part de monsieur Tout-le-monde et de déclarer le masculin comme incorrect
dans ce cas. Cela permet à certains -- pas plus typographes ou paoïstes que moi -
- de se faire mousser à peu de frais...
--
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> Tout est dit.
La majuscule est orthographique, la capitale est un choix typographique.
--
Anne
> Si quelqu'un arrive à me trouver une explication aussi fulgurante de la
> différence entre la capitale et la majuscule, je lui en serais très
> reconnaissant. Quand j'essaie de l'expliquer, ça vire à l'épique.
Copié-collé d'un truc que j'avais gardé...
--------------- citation -----------------
En français... et en dépit des dictionnaires d'usage courant et
des traducteurs de logiciels, les deux mots ne devraient jamais
être synonymes... surtout aujourd'hui !
Une majuscule est toujours un caractère. Une capitale non... pas
nécessairement... c'est un format... Différence considérable
(théoriquement et pratiquement...). La première est affaire de
langue écrite. La seconde est uniquement, étroitement,
pauvrement, affaire de typographie... Certes, ces deux empires
ont un territoire commun (l'orthotypographie...), mais il ne
faut pas l'élargir à l'excès et surtout ne pas considérer que
leurs mots sont interchangeables. Certes, le glyphe d'une
majuscule est celui d'une capitale (kif-kif avec les
minuscules et les bas de casse), mais ça s'arrête là...
Prenons la phrase suivante :
« Ici, dénigrer Claudel est le plus sûr moyen d'obtenir un
brevet de pensée libre. »
Deux majuscules, la première est démarcative, la seconde est
distinctive. Tout le reste est en minuscules.
Maintenant, composons la phrase en toutes capitales :
« ICI, DÉNIGRER CLAUDEL EST LE PLUS SÛR MOYEN D'OBTENIR UN
BREVET DE PENSÉE LIBRE. »
Rien que des grandes capitales... mais toujours deux
majuscules... pas une de plus...
L'amusant dans l'histoire est qu'« étymologiquement » ce devrait
être le contraire (majuscule : plus grand que, capitale : en
tête), mais l'étymologie, ça va cinq minutes...
Cordialement,
Jean-Pierre Lacroux
-------------------------------------
> Copié-collé d'un truc que j'avais gardé...
>
> [...]
C'est une très bonne explication, merci beaucoup.
Je m'arrête juste sur cette phrase-ci :
> « Certes, le glyphe d'une majuscule est celui d'une capitale (kif-kif
> avec les minuscules et les bas de casse), mais ça s'arrête là... »
Pas toujours. Dans l'exemple composé en capitales qu'il donne ensuite,
les minuscules sont bien représentées par des capitales, d'ailleurs.
Autre exemple, si l'on considère les logos « france télécom » ou
« belgacom », j'ai bien envie de dire qu'ils contiennent des majuscules.
Simplement, ils sont composés en bas-de-casse.
--
Alex Pé
> Le nom des capitales commence toujours* par une majuscule.
>
> *Je suis *sûr* qu'il doit y avoir des exceptions
En français, je ne pense pas...
--
Alex Pé
> Le fait que l'espace soit au féminin pour la chose écrite ne me
> dérange pas. Je l'utilise ainsi. Ce qui est cuistre en revanche, c'est
> d'exiger cette forme de la part de monsieur Tout-le-monde et de
> déclarer le masculin comme incorrect dans ce cas. Cela permet à
> certains -- pas plus typographes ou paoïstes que moi -- de se faire
> mousser à peu de frais...
Je crois que je ne fais pas la même distinction entre l'espace masculin
et la féminine que vous.
L'espace masculin, c'est pour moi un blanc, un écart entre les mots. Ça
ne me gêne d'ailleurs absolument pas que monsieur Tout-le-monde l'emploie
en parlant de son traitement de texte. Ce qui lui importe, c'est d'avoir
un blanc, une séparation, quand il appuie sur la barre d'espace. Et quand
il le fait, il produit bien un espace, un trou quoi. Cet espace correspond
par ailleurs à une espace-mot mais, ça, il s'en fout.
L'espace au féminin, c'est le moyen par lequel le blanc est produit. Cela
peut être un morceau de plomb, une combinaison bien définie de bits,
n'importe quoi, mais c'est ce qui produit l'écart, c'est un objet.
Par métonymie, on peut également désigner un espace par « une espace ».
D'un point de vue pratique, la conclusion est la même : l'espace
féminine n'a d'intérêt que pour le typographe ou, en tout cas, pour
celui qui s'intéresse de près à la façon dont un texte est produit.
Balancer « ha ha ! mais les gens qui s'y connaissent disent *une* espace,
voyons ! » au premier utilisateur de Word venu, c'est stupide (et faux).
--
Alex Pé
Bob ne fait pas grande différence entre :
Capitale : (1690) Lettre imprimée dont le dessin diffère de celui du bas
de casse*, et qui sert à commencer une phrase, un nom propre, écrire un
titre, etc. Capitale en romain, en italique. Grande, petite capitale. Les
entrées d'un dictionnaire sont souvent en capitales. - Lettre manuscrite
de même fonction, dont la forme rappelle la lettre imprimée. Þ majuscule.
Écrivez votre nom en capitales.
et
Majuscule : lettre manuscrite plus grande que la minuscule, d'un dessin
différent, qui se met au commencement des phrases, des vers, des noms
propres et de certains noms de choses personnifiées. Un A, un H
majuscule. - N. f. Une majuscule. Majuscule ornée, enluminée. Þ lettrine.
Les majuscules d'un clavier de machine à écrire. Mot écrit en majuscules.
Þ capitale.
Logiquement on pourrait considérer que « capitale » et
« bas-de-casse » sont au même niveau que « gras », « italique »
etc.
; ) (*), je vois plutôt, dans capitale et majuscule, la même
réalité (le dessin) exprimée dans deux jargons différents :
celui des grammairiens et celui des typographes ; c'est pourquoi
vos « majuscules composées en bas-de-casse » sonnent un peu, à
mon oreille, comme un oximoron. Pour moi « france télécom » ou
« belgacom », ne contiennent pas de majuscules.
(*) Néanmoins
--
A. B.
(du haut de sa science typographique.. c'est tout dire.)
>Pas toujours. Dans l'exemple composé en capitales qu'il donne ensuite,
>les minuscules sont bien représentées par des capitales, d'ailleurs.
>
>Autre exemple, si l'on considère les logos « france télécom » ou
Sans accent ! C'est le nom de la société qui s'écrit avec des capitales
et des accents.
>« belgacom », j'ai bien envie de dire qu'ils contiennent des majuscules.
>Simplement, ils sont composés en bas-de-casse.
On peut citer aussi les livres de la collection « Tel » chez Gallimard :
BENVENISTE en capitales donc, mais B est la majuscule
problèmes de linguistique générale en bas-de-casse, mais il faudrait une
capitale à Problèmes
gallimard, nom propre et raison sociale, sans capitale initiale
Cela ne concerne que la couverture, l'intérieur du livre reprend les
règles orthographiques et typographiques habituelles, et même des
capitales accentuées (Émile Benveniste).
En français, la majuscule est la première lettre d'un nom propre, d'une
phrase, etc. Mais il y a des langues où les majuscules peuvent être
intérieures aux mots, comme le nom DeLaRue en québécois et en anglais.
Dans l'anglais iMac, la majuscule est bien i mais en bas-de-casse, et M
n'est pas une majuscule, c'est une minuscule en capitales...
>Si quelqu'un arrive à me trouver une explication aussi fulgurante de la
>différence entre la capitale et la majuscule, je lui en serais très
>reconnaissant. Quand j'essaie de l'expliquer, ça vire à l'épique.
a) Tracé des lettres :
= imprimerie :
grandes capitales, petites capitales, bas de casse.
= écriture manuscrite :
majuscules, minuscules (pas d'équivalent des petites caps).
b) Rôle grammatical de la majuscule
(début de phrase, noms propres, etc.)
Dans ce sens, un texte consacré aux « idées » avec un i minuscule en
corps 72 suivi de « DÉES » en caps dans un corps 25 verra le I
considéré comme la majuscule du mot.
Équivalent de majuscule en langage typo : cap[itale] initiale.
Luc Bentz
http://www.langue-fr.net
--
« Ne faites pas totalement confiance au traîtrement de texte. »
(Éric Angelini)
D'accord globalement pour accepter l'hermaphroditisme de l'espace
excepté pour /espace fine/ car /espace fin/ çà ne le fait pas
--
Patrick Peccatte
www.kalinews.net
> Mais il y a des langues où les majuscules peuvent être
> intérieures aux mots, comme le nom DeLaRue en québécois et en anglais.
Ça se discute.
« J'ai des majuscules dans mon nom et je le vis mal », avec
N. LePingouin et S. LeCanard.
> Logiquement on pourrait considérer que « capitale » et
> « bas-de-casse » sont au même niveau que « gras », « italique »
> etc.
Toutafé. Pareil pour les lettres supérieures. C'est uniquement pour une
question « pratique » qu'on a les capitales et certaines lettres
supérieures comme ², ¹, º(ici la lettre o, pas le degré °) ou ª dans les
jeux de caractères. Mais on voit bien qu'il manque d'autres lettres
supérieures, celles pour écrire 1er ou Mlle, par exemple, manque auquel
on ne peut ici suppléer (à moins d'écrire 1<sup>er</sup>, ce qui est un
peu lourd...) comme ici, en mode texte, on supplée, conventionnellement,
au manque d'italiques par les tirets et de caractères gras par les
étoiles (ou les capitales, justement), alors que sur les machines à
écrire et dans les manuscrits on y supplée par le soulignement, lequel
ne devrait pas exister en typographie, mais s'est retrouvé dans les
traitements de texte par la force de l'habitude « dactylo ». Du coup,
c'est comme ça qu'on se retrouve avec des fichiers Word de-la-mort
comportant des titres en italique-gras-souligné !
Et on voit du même coup que ce serait idiot de « réclamer » des jeux de
caractères avec « toutes les lettres supérieures » ! Et pourtant, il y a
plein d'horreurs de ce genre qui se sont infiltrées dans Unicode, projet
qui se voulait au départ rationnel... Heureusement que les Chinois n'ont
pas demandé une version en italiques de tous leurs idéogrammes...
> Heureusement que les Chinois n'ont
> pas demandé une version en italiques de tous leurs idéogrammes...
Ah tiens, je n'y avais jamais pensé. Essayons. Du japonais, ça vous va ?
(Je n'ai pas mon fils sous la main pour écrire quelque chose de joli, je
me contente de taper « hiragana »).
http://www.braultdesign.com/fourretout/hiragana.jpg
Bof.
--
Anne
> (ita) :
>
> > Mais il y a des langues où les majuscules peuvent être
> > intérieures aux mots, comme le nom DeLaRue en québécois
> > et en anglais.
>
> Ça se discute.
>
> « J'ai des majuscules dans mon nom et je le vis mal »,
> avec N. LePingouin et S. LeCanard.
En anglais, on parle de « camel case », parce que les
majuscules frappant la vue au sein d'un mot évoqueraient
les bosses du chameau.
Et en français, que dire ? « Casse de chameau » ?
Mais faites confiance aux francophones pour polémiquer entre
« casse de chameau » pour DeLaRue et « casse de dromadaire »
pour DuPont.
--
Pierre Hallet.
FAQ du forum fllf : <http://www.langue-fr.net/faq/faq.htm>.
> Et en français, que dire ? « Casse de chameau » ?
>
> Mais faites confiance aux francophones pour polémiquer entre
> « casse de chameau » pour DeLaRue et « casse de dromadaire »
> pour DuPont.
« Le dromadaire est un chameau à une bosse. »
Amicalement,
Christophe
--
AN > pas ce vieux troll usagé sur la traduction de lurk, quand même !
RMD> Lurk? Le fils de dark vador ?
PC > Rahhhh... tu aurais pu mettre [SPOILER] !
-+- in Guide du Science-Fictionneux : The lurker strikes back -+-
>c'est comme ça qu'on se retrouve avec des fichiers Word de-la-mort
>comportant des titres en italique-gras-souligné !
Et même Word de-la-mort-qui-tue en
ital-gras-souligné-rouge,vif-clignotant !
Non, c'est le chalumeau qui est un drolumadaire à 2 bosses ...
:-((
MR
Non.
Amicalement,
Christophe